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  • Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sollicite les gouverneurs pour impliquer les acteurs déconcentrés dans les établissements secondaires du Togo

    Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sollicite les gouverneurs pour impliquer les acteurs déconcentrés dans les établissements secondaires du Togo

    L’ONG AIMES-AFRIQUE accélère le déploiement des Clubs Santé SOS Docteur TV à travers le pays en impliquant les gouverneurs et les autorités régionales dans une vaste stratégie de prévention sanitaire et de promotion de l’excellence en milieu scolaire.

    Face à la multiplication des défis sanitaires et sociaux auxquels sont confrontés les adolescents togolais, l’ONG AIMES-AFRIQUE franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son ambitieux projet des Clubs Santé SOS Docteur TV. Du 15 au 18 juin 2026, une tournée nationale a été organisée dans les six gouvernorats du pays afin de présenter cette initiative aux gouverneurs et à leurs proches collaborateurs.

    L’objectif est clair : faire des établissements secondaires des espaces privilégiés d’éducation à la santé, de responsabilisation des jeunes et de développement du civisme.

    Initiée dès octobre 2023, cette démarche se veut une réponse concrète à des indicateurs sanitaires jugés préoccupants chez les adolescents et les jeunes. L’essor des réseaux sociaux et l’affaiblissement progressif des activités parascolaires traditionnelles ont également renforcé la nécessité de mettre en place des mécanismes d’encadrement plus structurés.

    Porté par le professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE, le projet s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation en milieu scolaire et universitaire composé de cinq projets majeurs.

    Au cœur du dispositif, les Clubs Santé SOS Docteur TV ambitionnent d’installer durablement une culture de prévention dans les établissements scolaires. Le programme repose sur sept axes stratégiques intégrant notamment l’éducation sanitaire, la sensibilisation aux comportements à risque, la promotion de la responsabilité citoyenne et des activités pédagogiques innovantes comme le jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep ».

    Au-delà de la simple présentation du projet, la tournée vise à associer étroitement les autorités déconcentrées à sa mise en œuvre. Gouverneurs, présidents des conseils régionaux, préfets, maires, responsables régionaux de l’éducation, de la santé et des affaires sociales sont désormais appelés à jouer un rôle central dans l’accompagnement du programme.

    Cette implication des acteurs territoriaux apparaît indispensable au regard des chiffres alarmants qui concernent la jeunesse togolaise.

    Les données présentées par les promoteurs du projet révèlent des réalités préoccupantes : la persistance des grossesses en milieu scolaire, la faible connaissance du VIH chez les jeunes, la consommation importante d’alcool, de tabac et de drogues ainsi qu’une vulnérabilité accrue face aux infections sexuellement transmissibles.

    Le phénomène des grossesses scolaires demeure particulièrement inquiétant. Plus de 2 000 cas sont enregistrés chaque année depuis quatre années consécutives dans les établissements du pays.

    À cela s’ajoutent des comportements à risque observés chez les adolescents, notamment la précocité des rapports sexuels et la faible utilisation des moyens de protection.

    Pour AIMES-AFRIQUE, ces défis nécessitent une mobilisation collective dépassant le seul cadre éducatif. D’où la volonté d’associer l’administration territoriale, les collectivités locales et les services déconcentrés de l’État afin de bâtir un véritable écosystème de protection des jeunes.

    Déjà présente dans quinze pays, l’organisation entend ainsi renforcer sa vision : « Santé et Éducation pour tous en Afrique ».

    Cette tournée nationale marque donc un tournant stratégique. Elle traduit la volonté des promoteurs du projet de territorialiser davantage leurs actions et de faire des gouvernorats des relais essentiels dans la construction d’une jeunesse plus responsable, mieux informée et davantage préparée aux défis de demain.

    Un pari ambitieux qui pourrait, à terme, redessiner le paysage de l’éducation sanitaire au Togo.


  • Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Des sanctions sont tombées, mais elles laissent un goût d’inachevé dans un dossier qui promettait un grand ménage dans le football togolais.

    La montagne a finalement accouché d’une souris. C’est le sentiment qui domine après la décision rendue par la Commission de discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) dans l’affaire des présumées manipulations de matchs ayant entaché les deux dernières journées du championnat D1 LONATO 2025-2026.

    Depuis plusieurs semaines, des enregistrements audio circulaient et laissaient entendre des tentatives d’influence sur l’issue de certaines rencontres décisives du championnat d’élite. Face à l’ampleur de la polémique, le Comité exécutif de la FTF avait saisi sa Commission de discipline afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui menaçait encore davantage la crédibilité du football national.

    Mais dès l’ouverture de l’enquête, certains acteurs du football togolais avaient affiché leur scepticisme. Ils doutaient de la capacité réelle de la Commission de discipline à « secouer l’arbre », autrement dit à aller jusqu’au bout des responsabilités, même si cela impliquait des personnalités influentes du milieu.

    Au final, ces craintes semblent avoir été confirmées.

    Certes, des sanctions ont été prononcées. Kokou Toulassi, président du FC Espoir de Zio, a écopé de six ans d’interdiction d’exercer toute activité liée au football et d’une amende de 500 000 FCFA pour manipulation de match.

    De son côté, Théophile Bola, entraîneur de l’AS Binah, a été suspendu pour une durée totale de cinq ans et six mois. Il devra également payer une amende de 500 000 FCFA et présenter des excuses publiques à la FTF et au public sportif togolais dans un délai de 48 heures.

    En revanche, la Commission a décidé de maintenir les résultats sportifs des deux dernières journées du championnat des 24 et 31 mai 2026, invoquant l’absence de preuves démontrant l’exécution effective du pacte de manipulation.

    Par ailleurs, plusieurs responsables de clubs ont été blanchis. Il s’agit notamment d’Ayikoé Firmin Ajavon, vice-président de l’AS Gbohloe-su, de Pré A. Sébastien, président d’honneur de l’AS Binah, de Hessou Passiwe, président de l’AS Binah, d’Aklisso Amah, président de l’ASCK, de Nabiga Kueviakoe, manager de l’AS Gbohloe-su, et de Kokou Mensah, président de Gomido FC.

    Si la FTF peut se féliciter d’avoir agi, la portée de cette décision suscite déjà de nombreuses interrogations. Pour beaucoup, les sanctions prononcées donnent davantage l’impression de cibler quelques individus sans s’attaquer véritablement au système qui nourrit les soupçons récurrents autour du championnat togolais.

    Cette affaire rappelle d’ailleurs un précédent qui demeure gravé dans les mémoires des supporters. Le 28 mai 2017, lors de la dernière journée du championnat national disputée à Bassar, Gbikinti avait écrasé Maranatha sur le score ahurissant de 11 buts à 0. Ce résultat avait immédiatement provoqué une vague d’indignation et un parfum de scandale avait envahi le football togolais.

    Là aussi, une enquête avait été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette rencontre aux allures surréalistes. Mais au bout du compte, aucune décision forte ni véritablement courageuse n’avait émergé.

    Près de dix ans plus tard, le scénario semble se répéter. Une fois encore, les soupçons de manipulation secouent le football national, des enquêtes sont diligentées, des sanctions sont prononcées, mais le sentiment d’impunité persiste.

    Au-delà des individus concernés, c’est surtout la crédibilité des institutions qui est en jeu. Car un football qui peine à convaincre sur sa capacité à sanctionner fermement les dérives s’expose à une perte progressive de confiance de ses supporters, de ses partenaires et des acteurs eux-mêmes.

    La possibilité de recours devant la Commission de recours de la FTF reste ouverte pendant dix jours. Mais une question demeure : le football togolais est-il véritablement prêt à mener le combat contre les manipulations jusqu’au bout, quels qu’en soient les auteurs ? Pour l’instant, beaucoup ont déjà leur réponse.

  • « La neutralité républicaine ne prend pas sa retraite » : Kafui Adjamagbo met en garde contre la politisation des anciens corps habillés

    « La neutralité républicaine ne prend pas sa retraite » : Kafui Adjamagbo met en garde contre la politisation des anciens corps habillés

    À travers un communiqué ferme, la députée Kafui Adjamagbo rappelle que le devoir de neutralité des anciens corps habillés demeure une exigence essentielle à la préservation de la République.

    La députée de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, est montée au créneau à travers un communiqué au ton ferme autour de la question des « Corps habillés à la retraite ». Son message est sans ambiguïté : le devoir de neutralité républicaine demeure une exigence permanente, même après la fin de la carrière active des militaires, policiers et gendarmes.

    À travers cette sortie, la responsable politique s’inquiète des prises de position publiques de certains anciens membres des forces de défense et de sécurité qui, selon elle, risquent d’alimenter les tensions politiques dans un contexte national déjà fragile.

    « La neutralité républicaine ne prend pas sa retraite » n’est pas seulement un slogan, mais un rappel des principes qui fondent la cohésion nationale. Pour la DMP, l’appartenance passée aux institutions chargées de protéger la République impose une responsabilité morale durable.

    Le communiqué intervient dans un climat politique particulièrement tendu au Togo, marqué par des débats récurrents sur les libertés publiques, la gouvernance et le rôle des institutions dans la vie démocratique. Depuis plusieurs mois, Kafui Adjamagbo multiplie les interventions sur la préservation des contre-pouvoirs, le respect des prérogatives parlementaires et la défense des principes constitutionnels.

    Pour la députée, les anciens corps habillés doivent demeurer des figures de rassemblement et non devenir des acteurs susceptibles d’être instrumentalisés dans des affrontements politiques. Une telle dérive pourrait, selon elle, brouiller la frontière entre l’État et les intérêts partisans.

    Cette prise de position ouvre un débat plus large sur la place des anciens militaires et agents de sécurité dans l’espace public. Dans une démocratie, leur liberté d’expression est reconnue, mais elle doit constamment s’équilibrer avec l’impératif supérieur de préserver la confiance des citoyens dans la neutralité des institutions républicaines.

  • Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    À l’Université de Lomé, chercheurs, chefs traditionnels et experts unissent leurs forces pour faire du Togo une référence continentale de l’agroforesterie.

    L’agroforesterie prend une nouvelle dimension au Togo. En dressant le bilan de sa participation aux cinq dernières éditions du Congrès mondial de l’agroforesterie, le pays affiche désormais des ambitions continentales avec la création officielle de l’Union africaine pour l’agroforesterie, branche togolaise (AFRU-Togo). Une initiative qui pourrait placer le Togo au cœur des stratégies africaines de lutte contre le changement climatique et de restauration des écosystèmes.

    Le 5 juin 2026, le Centre numérique francophone de l’Université de Lomé a servi de cadre à un important atelier de restitution réunissant enseignants-chercheurs, autorités traditionnelles, représentants de l’administration publique et acteurs de la société civile engagés dans la protection de l’environnement.

    Organisée par le Centre de Recherche et de Formation sur les Plantes Médicinales (CERFOPLAM), en collaboration avec GASD/SADDA-Togo, l’Union des chefs traditionnels de Yoto (UCTY) et la Fondation Messanvi GBAESSOR de Recherche-Action pour le Développement (FOMGRADA), la rencontre avait un double objectif : évaluer les acquis de la participation togolaise aux cinq derniers Congrès mondiaux de l’agroforesterie et mettre en place une structure nationale capable de porter les ambitions du pays à l’échelle continentale.

    Depuis 2009, le Togo a régulièrement pris part aux grands rendez-vous mondiaux du secteur, notamment à Nairobi, New Delhi, Montpellier, Québec et Kigali. Cette constance a permis aux experts togolais d’accumuler une expérience précieuse et de nouer des partenariats stratégiques.

    L’un des artisans de cette dynamique, le Dr Koudouvo Koffi, maître de conférences à l’Université de Lomé, a rappelé la philosophie qui guide son engagement : « Le bruit ne fait pas du bien et le bien ne fait pas de bruit ».

    À travers cette formule, il a voulu souligner la discrétion avec laquelle de nombreux acteurs togolais travaillent depuis plusieurs années à l’intégration des pratiques agroforestières dans les politiques de développement durable.

    Le chercheur a notamment salué l’accompagnement du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières ainsi que le rôle déterminant des chefs traditionnels dans la préservation des forêts sacrées, véritables réservoirs de biodiversité.

    Les échanges ont permis de mettre en évidence les nombreux bénéfices tirés de la participation du Togo aux différentes rencontres internationales. Parmi eux figurent le partage des bonnes pratiques agricoles adaptées aux réalités locales, le renforcement des partenariats scientifiques, l’accès à de nouveaux appuis techniques et financiers ainsi que l’intégration progressive des mécanismes liés au crédit carbone.

    Ces avancées constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour répondre aux défis environnementaux qui menacent le continent africain. Les participants ont particulièrement insisté sur la nécessité d’accélérer les actions de restauration des terres dégradées, de freiner la déforestation et de renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques.

    Présidant la cérémonie d’ouverture, le Professeur Taïrou, premier vice-doyen de la Faculté des sciences, représentant le secrétaire général de l’Université de Lomé, a rappelé que la reconnaissance dont bénéficie désormais le Togo sur la scène africaine s’accompagne de nouvelles responsabilités.

    Selon lui, la création d’un cadre national de concertation apparaît indispensable pour permettre au pays de jouer pleinement son rôle dans la gouvernance continentale de l’agroforesterie.

    L’autre moment fort de cette journée a été la mise en place officielle de l’AFRU-Togo, avec l’élection de son premier bureau national.

    Le Dr Koudouvo Koffi a été porté à la présidence de la nouvelle organisation. Il sera épaulé par un bureau composé à la fois de chercheurs, de responsables communautaires et de chefs traditionnels, une configuration qui traduit la volonté d’associer savoir scientifique et connaissances ancestrales.

    Cette nouvelle équipe aura plusieurs missions stratégiques : structurer le réseau national des acteurs de l’agroforesterie, promouvoir les initiatives liées au crédit carbone et préparer la candidature du Togo à l’organisation du premier Congrès africain de l’agroforesterie envisagé en 2027.

    Une échéance qui servirait de tremplin au prochain Congrès mondial prévu en 2028 au Costa Rica.

    Au-delà d’une simple rencontre académique, cet atelier marque une étape importante dans la stratégie environnementale du Togo. En misant sur l’agroforesterie, le pays entend transformer ses défis climatiques en opportunités de développement durable et s’imposer comme l’un des laboratoires africains des solutions écologiques de demain.

  • Togo : diplômés mais invisibles, les personnes handicapées interpellent l’État sur leur droit à l’emploi

    Togo : diplômés mais invisibles, les personnes handicapées interpellent l’État sur leur droit à l’emploi

    Au Togo, des diplômés en situation de handicap brisent le silence et exigent que leurs compétences ouvrent enfin les portes de l’emploi.

    Ils ont étudié, obtenu des diplômes et nourri les mêmes ambitions que tous les autres jeunes Togolais. Pourtant, leur insertion professionnelle demeure un parcours semé d’embûches. À Lomé, des diplômés en situation de handicap sont récemment descendus dans la rue pour réclamer ce qu’ils considèrent comme un droit fondamental : un emploi décent et une véritable égalité des chances.

    Cette manifestation met en lumière une réalité souvent ignorée. Malgré les discours en faveur de l’inclusion, de nombreux jeunes diplômés handicapés peinent toujours à accéder au marché du travail. Ils dénoncent des recrutements insuffisamment inclusifs, des préjugés persistants et un manque de mécanismes concrets favorisant leur intégration professionnelle.

    Le paradoxe est frappant. Le Togo s’est pourtant engagé depuis plusieurs années dans des politiques de promotion des droits des personnes vivant avec un handicap. Le pays a ratifié en 2011 la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et a mis en place plusieurs dispositifs destinés à encourager leur inclusion sociale et économique.

    Mais entre les textes et la réalité, l’écart reste considérable. Selon des données relayées par les Nations unies, plus de 80 % des personnes handicapées diplômées en Afrique sont sans emploi. Au Togo, les obstacles sont multiples : accessibilité limitée des lieux de travail, discrimination à l’embauche, manque de formations adaptées et faible application des politiques publiques.

    Cette colère intervient d’ailleurs dans un contexte où les autorités mettent en avant des efforts en faveur de l’employabilité des jeunes vulnérables. L’Agence nationale du volontariat au Togo affirme avoir accompagné plus de 13 000 jeunes vulnérables et handicapés entre 2024 et 2025. Une avancée saluée, mais qui reste insuffisante pour répondre à la demande croissante des diplômés en quête d’un véritable emploi stable.

    Au-delà de cette manifestation, ces jeunes adressent un message fort aux décideurs : le handicap ne doit plus être un facteur d’exclusion. Leur combat dépasse la simple revendication d’un poste de travail. Il pose une question essentielle à la société togolaise : à quoi sert un diplôme si ceux qui l’obtiennent restent condamnés à l’invisibilité ?

    L’inclusion ne se mesure pas aux promesses, mais aux opportunités réellement offertes. Pour ces diplômés, le temps des discours semble désormais révolu. Place aux actes.

  • Albert Agbeko couronné au Bénin : le journalisme togolais s’offre une consécration internationale

    Albert Agbeko couronné au Bénin : le journalisme togolais s’offre une consécration internationale

    En recevant à Cotonou le prix du meilleur directeur de publication en ligne lors de la première Nuit internationale de la presse, Albert Agbeko offre au journalisme togolais une reconnaissance continentale qui récompense près de vingt ans d’engagement au service d’une information crédible et indépendante.

    Le journalisme togolais vient d’inscrire une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès. À l’occasion de la première édition de la Nuit internationale de la presse (NIP), organisée du 11 au 13 juin 2026 à Cotonou, au Bénin, le journaliste togolais Albert Agbeko a été distingué comme « Meilleur journaliste-Directeur de publication » dans la catégorie presse en ligne.

    Cette récompense vient saluer un parcours marqué par la persévérance, l’innovation et un engagement constant en faveur d’une information crédible et accessible.

    Placée sous le signe de l’excellence, de la liberté de la presse et de la solidarité panafricaine, cette rencontre a réuni plus de soixante professionnels des médias venus de douze pays africains ainsi que de la diaspora. Une quarantaine de journalistes et trois chefs d’État y ont également été honorés pour leur contribution au développement du secteur médiatique sur le continent.

    Le fondateur et directeur de publication de TOGO SCOOP INFO a reçu son trophée des mains de Hermine Otounga Souna, Administrateur directeur général de l’Agence gabonaise de presse. À travers cette distinction, le comité d’organisation a voulu récompenser son engagement en faveur d’un journalisme professionnel et sa contribution au rayonnement des médias africains.

    Mais pour Albert Agbeko, cette récompense dépasse largement le cadre d’une réussite personnelle. Le journaliste a choisi d’en faire un hommage à toute la profession au Togo, souvent confrontée à des défis économiques et structurels.

    « Je dédie cette distinction à tous ces journalistes togolais qui, souvent dans l’ombre et parfois dans des conditions difficiles, continuent de défendre le droit à l’information et les libertés fondamentales », a-t-il déclaré.

    Un message fort qui traduit les réalités quotidiennes d’une profession essentielle à la vitalité démocratique, mais qui évolue dans un environnement de plus en plus exigeant.

    Le Togo était représenté à cette cérémonie par une délégation de sept journalistes composée notamment de Richard Maglo, Ayi d’Almeida, Zombléwou Kossi Segbé, Nao-Koura Kossi Gbandi, Adam Adjronou, Pascal Lossou et Joseph Gadah.

    Cette consécration internationale vient surtout couronner près de vingt années d’expérience dans l’univers des médias. Après avoir multiplié les collaborations éditoriales et managériales au sein de plusieurs organes de presse, Albert Agbeko a fondé en 2020 TOGO SCOOP INFO, un média en ligne qui s’est progressivement imposé parmi les références de l’actualité togolaise.

    Son parcours est jalonné de plusieurs distinctions majeures. En 2025, il figurait parmi les cinq journalistes les plus influents du Togo. En 2022, il avait été nominé pour le prix du meilleur journaliste de l’année par Togo Top Impact. Plus tôt encore, en 2018 et 2019, il avait remporté à deux reprises le Prix Journalisme d’Impact, soutenu par l’Union européenne, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ainsi que les ambassades d’Allemagne, de France et des États-Unis au Togo.

    Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette distinction envoie un signal fort : le journalisme togolais gagne progressivement en visibilité sur la scène continentale. Dans un contexte où la désinformation, les pressions économiques et les mutations numériques bouleversent le paysage médiatique africain, le sacre d’Albert Agbeko apparaît comme une invitation à poursuivre la quête d’un journalisme rigoureux, indépendant et résolument tourné vers l’intérêt public.

    Une victoire personnelle qui devient, de fait, une fierté nationale.

  • Kagame à Lomé : le Togo, un nouveau carrefour diplomatique africain?

    Kagame à Lomé : le Togo, un nouveau carrefour diplomatique africain?

    La visite de travail du président rwandais Paul Kagame à Lomé, ce lundi 15 juin, dépasse largement le cadre protocolaire. Elle confirme l’émergence du Togo comme une plateforme diplomatique incontournable en Afrique et traduit la volonté des deux pays d’accélérer un partenariat devenu stratégique.

    Invité par Faure Gnassingbé, le chef de l’État rwandais effectue sa première visite officielle au Togo après plusieurs années de rapprochement discret mais constant entre Kigali et Lomé.

    Cette rencontre intervient dans un contexte particulier, marqué par la tenue à Lomé de la Convention et exposition africaines du transport aérien 2026, un rendez-vous continental qui réunit des décideurs politiques, des experts et des investisseurs autour de l’avenir de la connectivité africaine.

    Au-delà de l’agenda officiel, cette visite symbolise la convergence de deux modèles de gouvernance qui misent sur la modernisation des administrations, la digitalisation des services publics et l’attractivité économique. Depuis plusieurs années, le Togo s’inspire de certaines réussites rwandaises dans des secteurs clés tels que la transformation numérique, la logistique, la gouvernance publique et le climat des affaires.

    Lomé et Kigali cultivent également une proximité diplomatique sur plusieurs dossiers africains. Les deux capitales privilégient le dialogue, le pragmatisme et le renforcement des mécanismes africains de résolution des crises.

    Cette visite intervient aussi à un moment où le Togo multiplie les initiatives diplomatiques et accueille régulièrement des dirigeants étrangers, consolidant ainsi son statut de médiateur et de hub politique en Afrique de l’Ouest.

    Plus qu’une simple rencontre bilatérale, l’arrivée de Paul Kagame à Lomé est un signal envoyé au continent : l’Afrique des partenariats Sud-Sud gagne du terrain. Et le tandem Lomé-Kigali entend bien en devenir l’un des principaux moteurs.

  • Génie Imhotep 2026 : quand la santé devient un défi de l’intelligence en milieu scolaire

    Génie Imhotep 2026 : quand la santé devient un défi de l’intelligence en milieu scolaire

    À travers savoir, compétition et prévention, « Génie Imhotep » s’impose comme un puissant outil d’éducation à la santé pour la jeunesse togolaise.

    La deuxième saison du jeu éducatif de culture générale en santé et bien-être « Génie Imhotep » a tiré sa révérence samedi à Lomé dans une ambiance festive et riche en émotions. Après plusieurs mois de compétition, cette initiative portée par l’ONG AIMES-AFRIQUE confirme son statut d’outil pédagogique innovant au service de l’éducation sanitaire des jeunes Togolais.

    La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du monde de la santé et de l’éducation, parmi lesquelles le Professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom, président-fondateur de AIMES-AFRIQUE et initiateur du projet, ainsi que Mme Élise Kakam, représentante du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Togo.

    Cette deuxième édition a enregistré une forte mobilisation des établissements scolaires et des partenaires institutionnels, traduisant l’intérêt croissant accordé à la promotion de la santé et du bien-être en milieu scolaire. À travers un format de questions-réponses dynamique, les élèves ont été amenés à approfondir leurs connaissances sur des thématiques essentielles liées à la prévention, à l’hygiène, à la santé reproductive et à l’adoption de comportements favorables au bien-être.

    Dans son allocution, le Dr Serge Michel Kodom a tenu à remercier l’ensemble des acteurs qui ont contribué à la réussite de cette aventure éducative. Il a notamment salué l’accompagnement des ministères en charge de l’Éducation et de la Santé ainsi que l’engagement des enseignants, des encadreurs et des élèves.

    « La mobilisation constante de tous les partenaires a été déterminante pour le succès de cette initiative qui vise à promouvoir durablement la culture de la santé et du bien-être chez les jeunes », a-t-il déclaré.

    Même satisfaction du côté de l’UNFPA. Mme Élise Kakam a félicité les candidats pour leur implication et leur détermination tout au long de la compétition. Elle les a encouragés à poursuivre leurs apprentissages et à partager les connaissances acquises avec leurs camarades.

    « Continuez à croire en vos capacités, à apprendre et à transmettre ce que vous avez appris autour de vous », a-t-elle lancé à l’endroit des participants, tout en soulignant l’importance du soutien du ministère de l’Éducation nationale et de l’implication des acteurs régionaux dans l’extension du projet à l’échelle nationale.

    Sur le terrain de la compétition, cette saison a tenu toutes ses promesses. Pas moins de 27 matchs ont été disputés entre plusieurs établissements scolaires du pays. Chaque confrontation a permis aux candidats de démontrer leurs connaissances tout en développant des compétences telles que l’esprit d’équipe, la gestion du stress et la prise de parole en public.

    La grande finale a opposé le Lycée d’Agoè-Nyivé au Lycée d’Adétikopé dans un duel particulièrement disputé. Au terme d’une rencontre intense, le Lycée d’Agoè-Nyivé s’est imposé avec 310 points contre 270, décrochant ainsi le trophée de cette deuxième édition.

    La joie était immense dans le camp des vainqueurs. La capitaine de l’équipe championne, Mlle Idayatou Kondoou, a attribué cette victoire à la rigueur et à la discipline qui ont caractérisé la préparation de son équipe.

    « Nous n’étions pas certaines de gagner, mais nous avons travaillé sérieusement et nous sommes arrivées à la finale avec confiance », a-t-elle confié avec émotion.

    Malgré la défaite, le Lycée d’Adétikopé est sorti grandi de l’expérience. Sa capitaine, Mlle Ali Bienvenue, a mis en avant les nombreux enseignements tirés de la compétition.

    « Ce concours nous a permis de découvrir nos talents et d’acquérir des connaissances utiles pour notre avenir. Nous repartons motivées et prêtes à relever d’autres défis », a-t-elle affirmé.

    Au-delà du classement final, « Génie Imhotep » apparaît aujourd’hui comme un véritable laboratoire d’apprentissage citoyen. En associant éducation, santé et compétition intellectuelle, le programme contribue à former une jeunesse mieux informée et davantage consciente des enjeux sanitaires.

    Le succès de cette deuxième saison témoigne de la pertinence d’un modèle qui fait de la connaissance un levier de prévention. Une ambition qui pourrait encore gagner en ampleur dans les années à venir et faire de « Génie Imhotep » une référence incontournable de l’éducation à la santé au Togo.

  • Quand le savoir-faire rencontre le savoir-vendre

    Quand le savoir-faire rencontre le savoir-vendre

    À travers une formation en marketing et en promotion des produits locaux, 25 femmes transformatrices de Yoto 2 et Zio 1 renforcent leurs compétences pour mieux valoriser leurs productions et accroître leurs revenus.

    Dans les communes de Yoto 2 et Zio 1, vingt-cinq femmes transformatrices issues de cinq coopératives viennent de franchir une étape importante dans le développement de leurs activités économiques. Pendant plusieurs jours, elles ont bénéficié d’une formation dédiée au marketing et à la promotion des produits locaux, avec pour objectif de renforcer leur capacité à mieux valoriser et commercialiser le fruit de leur travail.

    Si la production constitue déjà un savoir-faire maîtrisé par la plupart de ces entrepreneures, l’écoulement des produits demeure un défi majeur. Trouver des débouchés, fidéliser une clientèle, améliorer la visibilité des produits et se démarquer dans un environnement concurrentiel sont autant d’obstacles auxquels elles sont régulièrement confrontées.

    Pour répondre à ces préoccupations, la formation a mis l’accent sur des outils pratiques et adaptés aux réalités locales. Les participantes ont été initiées aux techniques de présentation des produits, à l’amélioration de la relation client, à l’élaboration de stratégies de vente efficaces ainsi qu’à la conception de mini plans marketing destinés à soutenir le développement de leurs activités.

    Au-delà des connaissances techniques acquises, cette initiative a également favorisé les échanges d’expériences entre les participantes. Ces moments de partage ont permis à chacune de s’inspirer des réussites et des difficultés des autres, tout en renforçant l’esprit de solidarité au sein des coopératives.

    Pour les organisateurs, le développement des compétences commerciales constitue un levier essentiel de l’autonomisation économique des femmes. En maîtrisant davantage les mécanismes du marché, ces entrepreneures augmentent leurs chances de générer des revenus plus stables et plus importants.

    Cette formation illustre ainsi l’importance d’accompagner les femmes non seulement dans la production, mais aussi dans la valorisation de leurs produits. Car lorsque les femmes disposent des outils nécessaires pour réussir sur le marché, c’est toute la communauté qui bénéficie des retombées positives de leur réussite économique.

  • Génie Imhotep : Agoè-Centre et Adétikopé en quête de la couronne de l’excellence sanitaire

    Génie Imhotep : Agoè-Centre et Adétikopé en quête de la couronne de l’excellence sanitaire

    Dans une finale très attendue de Génie Imhotep, les lycées Agoè-Centre et Adétikopé s’affrontent pour le sacre national de la culture générale en santé.

    Ce samedi 13 juin 2026 à partir de 10 heures GMT, les regards de la communauté éducative togolaise seront tournés vers un duel intellectuel de haut niveau. En direct sur SOS Docteur TV, le Lycée Agoè-Centre et le Lycée Adétikopé s’affronteront dans le cadre de la « Grande Apothéose » du jeu de culture générale en santé Génie Imhotep, une compétition devenue en quelques mois un véritable phénomène éducatif national.

    Portée par l’ONG AIMES-AFRIQUE à travers SOS Docteur TV, l’initiative dépasse largement le cadre d’un simple concours scolaire. Elle s’inscrit dans une stratégie ambitieuse visant à promouvoir la culture sanitaire, le leadership des jeunes et l’excellence académique dans les établissements secondaires du Togo.

    L’affiche de cette finale met en scène deux établissements qui se sont illustrés tout au long du championnat par leur maîtrise des connaissances liées à la santé, à la science, à la société et à la culture générale. Pour les candidats, l’enjeu est de taille : décrocher le prestigieux trophée de cette première édition nationale et inscrire leur établissement au panthéon de cette compétition innovante.

    Lancée officiellement à l’échelle nationale au début de l’année 2026, la compétition Génie Imhotep mobilise plus de 200 établissements répartis dans les 39 préfectures du pays. Son objectif est clair : faire de la connaissance un outil de prévention et de promotion de la santé auprès des jeunes.

    Selon les promoteurs du projet, Génie Imhotep constitue l’un des piliers des Clubs Santé SOS Docteur TV, un programme qui ambitionne de toucher plusieurs milliers d’élèves togolais à travers des activités éducatives, citoyennes et sanitaires. Les clubs abordent des thématiques majeures telles que la santé mentale, la santé sexuelle et reproductive, la prévention des comportements à risque ou encore le développement du leadership chez les adolescents.

    L’initiative bénéficie du soutien de plusieurs institutions nationales et partenaires, notamment le ministère de l’Éducation nationale, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et divers acteurs engagés dans la promotion de la santé en milieu scolaire. Comme l’illustre l’affiche officielle de l’événement, la démarche repose sur une synergie entre les secteurs de l’éducation et de la santé afin de bâtir une génération plus responsable et mieux informée.

    À travers SOS Docteur TV, chaîne spécialisée dans l’information sanitaire créée par AIMES-AFRIQUE, les organisateurs entendent également démocratiser l’accès au savoir médical et développer ce qu’ils appellent une véritable « culture sanitaire pour tous ».

    Cette « Grande Apothéose » promet ainsi un spectacle intellectuel captivant où rapidité, réflexion, esprit d’équipe et maîtrise des enjeux de santé feront la différence. Entre le Lycée Agoè-Centre, habitué des grandes compétitions de Génie Imhotep, et le Lycée Adétikopé, déterminé à créer l’exploit, le suspense reste entier.

    Une chose est certaine : au-delà du vainqueur qui sera sacré ce samedi, c’est la promotion du savoir et de la santé qui sortira gagnante de cette grande fête de l’intelligence togolaise.


Radio Renouveau228

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