Étiquette : Togo

  • Braquage meurtrier à Adétikopé : une policière tuée, l’insécurité inquiète

    Braquage meurtrier à Adétikopé : une policière tuée, l’insécurité inquiète

    Une policière a été tuée lors d’un braquage nocturne à Adétikopé, ravivant les inquiétudes face à la montée de l’insécurité.

    Adétikopé a été le théâtre d’un nouveau drame dans la nuit du jeudi au vendredi. Une policière en service au commissariat d’Adétikopé a été mortellement atteinte lors d’un braquage perpétré à Kladjémé, un quartier de cette localité située au nord de Lomé.

    Selon les premiers témoignages recueillis sur place, les faits se seraient produits aux alentours de 1 heure du matin. La victime, identifiée comme un adjudant-chef de police, aurait été prise pour cible par des hommes armés dans des circonstances qui restent encore à élucider.

    D’après les informations disponibles, les assaillants auraient abattu la fonctionnaire de police avant de s’emparer de sa moto ainsi que de son sac, puis de prendre la fuite. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités sur les circonstances exactes de cette attaque.

    Une enquête devrait être ouverte afin de faire toute la lumière sur ce braquage, d’établir le déroulement précis des faits et d’identifier les auteurs de ce crime qui suscite une vive émotion au sein de la population.

    Ce nouveau drame relance les inquiétudes sur la recrudescence de l’insécurité dans les zones périurbaines de la capitale togolaise. Adétikopé, en pleine expansion démographique, est régulièrement confrontée à des actes de banditisme qui alimentent le sentiment d’insécurité des habitants.

    Cette attaque intervient moins de trois semaines après le braquage survenu le 19 juin dernier à Adoboukomé, en plein cœur de Lomé, rappelant les défis persistants en matière de sécurité et la nécessité de renforcer les dispositifs de lutte contre la criminalité.

  • Edem Tengue prend les commandes du poumon économique du Togo

    Edem Tengue prend les commandes du poumon économique du Togo

    Un changement stratégique à la tête du principal hub portuaire du pays. Edem Tengue est le nouveau directeur général du Port autonome de Lomé.

    Le gouvernement togolais a procédé, ce jeudi 2 juillet 2026, à un important changement à la tête du Port autonome de Lomé (PAL). Le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue, a été nommé directeur général de cette infrastructure stratégique, succédant au contre-amiral Fogan Kodjo Adégnon, selon des sources concordantes proches de l’exécutif.

    Cette nomination intervient dans un contexte où le Port autonome de Lomé demeure un levier essentiel de l’économie nationale et un maillon incontournable des échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest. Véritable porte d’entrée des marchandises destinées au Togo et aux pays de l’hinterland, le PAL joue un rôle déterminant dans la stratégie de développement logistique du pays.

    Le choix porté sur Edem Tengue s’inscrit dans une logique de continuité. Fin janvier 2026, il avait fait son retour au gouvernement en tant que ministre délégué auprès du ministre des Transports, chargé de l’Économie maritime, à l’occasion d’un réaménagement ministériel. Il occupait déjà cette fonction entre 2020 et 2024, période au cours de laquelle il s’était distingué par son implication dans les réformes du secteur maritime et portuaire.

    Son arrivée à la direction générale du PAL traduit ainsi la volonté des autorités de confier directement la gestion de cette plateforme stratégique à un spécialiste reconnu des questions maritimes et logistiques.

    De son côté, le contre-amiral Fogan Kodjo Adégnon quitte ses fonctions après plusieurs années à la tête du port. Son mandat aura été marqué par le renforcement des performances de l’infrastructure, régulièrement citée parmi les ports les plus compétitifs de la sous-région.

    Port en eau profonde, le Port autonome de Lomé constitue un atout majeur pour l’économie togolaise. Les autorités entendent poursuivre sa modernisation, renforcer son attractivité et consolider son statut de hub logistique régional, afin de soutenir la croissance économique et les ambitions commerciales du Togo sur les marchés africains et internationaux.

  • Au Togo, des opposants réclament une transition et rejettent tout nouveau dialogue

    Au Togo, des opposants réclament une transition et rejettent tout nouveau dialogue

    Dans un communiqué conjoint, plusieurs organisations politiques estiment que le Togo traverse un vide constitutionnel et appellent à une transition politique fondée sur des assises nationales.

    À la suite de l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO, plusieurs organisations de l’opposition togolaise montent au créneau. Dans un communiqué conjoint publié le 2 juillet 2026 à Lomé, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK-Originale), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » estiment que le pays fait face à un « vide constitutionnel » et plaident pour l’ouverture d’une transition politique plutôt qu’un nouveau dialogue.

    Les signataires fondent leur argumentaire sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, qui, selon eux, a confirmé le caractère inconstitutionnel du changement de Constitution intervenu en 2024. Ils rappellent qu’une élection présidentielle aurait dû être organisée en février ou mars 2025 conformément au calendrier constitutionnel, avant que l’adoption d’un nouveau régime parlementaire ne modifie le processus politique. À leurs yeux, cette situation aurait créé un vide constitutionnel depuis le 3 mai 2025, date à laquelle un nouveau président aurait dû entrer en fonction si le scrutin avait eu lieu.

    Le communiqué critique également la tenue de la récente rencontre du Cadre permanent de concertation (CPC), qualifiée de tentative de diversion face aux conséquences de la décision de la juridiction communautaire. Les auteurs estiment que cette instance ne constitue plus un véritable espace de consensus, rappelant que plusieurs partis d’opposition s’en sont retirés.

    Pour sortir de la crise institutionnelle, les quatre organisations proposent l’ouverture d’une transition politique inclusive, accompagnée d’assises nationales réunissant les différentes forces vives du pays. Selon elles, cette démarche permettrait de restaurer un climat d’apaisement et de rebâtir les fondements institutionnels de la République sur des bases consensuelles. Elles rejettent en revanche toute perspective d’un nouveau dialogue organisé par les autorités actuelles, qu’elles jugent inapte à résoudre durablement la crise.

    Le communiqué se conclut par un appel à la mobilisation populaire. Les organisations invitent les Togolais, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à participer à des manifestations publiques pacifiques lorsque des mots d’ordre seront lancés dans les prochaines semaines. Elles présentent cette mobilisation comme le moyen d’obtenir une transition politique qu’elles considèrent comme « la seule voie pacifique » pour sortir de la crise actuelle.

  • Péages au Togo : baisse les tarifs des bus et poids lourds

    Péages au Togo : baisse les tarifs des bus et poids lourds

    Les véhicules de transport en commun et les poids lourds paieront désormais moins cher aux postes de péage, une mesure destinée à soutenir la mobilité et les activités économiques.

    Le gouvernement togolais a procédé à un réajustement des tarifs de franchissement des véhicules aux postes de péage. Pris par arrêté interministériel en date du 1er juillet 2026, ce nouveau barème introduit une baisse des coûts pour plusieurs catégories de véhicules lourds, tandis que les tarifs applicables aux deux-roues, tricycles, véhicules légers et minibus demeurent inchangés.

    Signé conjointement par les ministres chargés des Travaux publics et des Infrastructures, des Finances et du Budget, de l’Économie et de la Veille stratégique, du Commerce et du Contrôle de la qualité ainsi que des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, l’arrêté vise à adapter les tarifs de péage aux réalités actuelles du transport routier.

    Selon le nouveau dispositif, les engins à deux roues continueront de s’acquitter de 50 FCFA, les tricycles de 100 FCFA, tandis que les véhicules légers et les minibus de 9 à 15 places conserveront un tarif de 500 FCFA.

    En revanche, plusieurs catégories de véhicules de transport collectif et de marchandises bénéficieront d’une réduction. Le passage des bus et autocars passe ainsi de 1 500 FCFA à 1 400 FCFA. Les poids lourds à deux essieux verront leur tarif diminuer de 2 500 FCFA à 2 400 FCFA.

    La baisse est plus marquée pour les camions à plusieurs essieux. Les poids lourds à trois essieux ainsi que ceux de quatre et cinq essieux paieront désormais 2 800 FCFA au lieu de 3 000 FCFA. Les véhicules de six et sept essieux passent de 3 500 FCFA à 3 300 FCFA, tandis que les convois de huit essieux et plus bénéficieront d’un tarif ramené de 5 000 FCFA à 4 700 FCFA.

    Le texte précise que ces nouveaux tarifs sont entrés en vigueur le 1er juillet 2026 et abrogent les dispositions de l’arrêté interministériel du 25 juillet 2022, qui fixait jusque-là les montants applicables aux différents postes de péage du pays.

    Cette révision tarifaire pourrait contribuer à alléger les charges d’exploitation des transporteurs, notamment ceux assurant le transport de voyageurs et de marchandises. Elle s’inscrit également dans la politique gouvernementale visant à améliorer la compétitivité du secteur des transports et à accompagner les activités économiques tout en garantissant le financement de l’entretien du réseau routier à travers les recettes de péage.

  • Écocitoyenneté : un manuel pour changer les comportements au Togo

    Écocitoyenneté : un manuel pour changer les comportements au Togo

    À travers un nouveau manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale, les autorités togolaises intensifient la sensibilisation afin d’encourager chaque citoyen à adopter des comportements responsables pour préserver les ressources naturelles.

    La Direction de la Formation civique a franchi une nouvelle étape dans la promotion de la citoyenneté environnementale en présentant officiellement, mardi 30 juin 2026, son Manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale. Dévoilé au cours d’un webinaire réunissant médias et partenaires, cet ouvrage pédagogique de 53 pages, publié aux Éditions Awoudy, ambitionne de renforcer la culture écologique des Togolais et de susciter un engagement collectif en faveur de la protection de l’environnement.

    Présentant le document, Tchakpala Olivier, chef de division Conférences et Séminaires à la Direction de la Formation civique, a rappelé que cet outil répond aux défis environnementaux grandissants. « Ce manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale a pour objectif de sensibiliser les citoyens sur les menaces qui pèsent sur notre environnement et de les encourager à adopter des comportements responsables », a-t-il expliqué.

    Le manuel passe en revue les principales menaces écologiques telles que la pollution, la déforestation, la dégradation des sols ou encore les inondations. Il en expose les causes et les conséquences tout en proposant des gestes simples et des solutions concrètes permettant à chaque citoyen de contribuer à la préservation de son cadre de vie. L’ouvrage met également en avant les principes de l’écocitoyenneté et présente plusieurs bonnes pratiques accessibles à tous.

    Selon Tchakpala Olivier, la vulgarisation du document est déjà bien engagée. Une campagne nationale menée en 2025 a permis de parcourir toutes les préfectures du pays afin de remettre des exemplaires aux leaders communautaires chargés de relayer les messages auprès des populations. Le webinaire s’inscrit ainsi dans la continuité de cette stratégie de sensibilisation. « Nous entendons poursuivre cette campagne et comptons sur les professionnels des médias pour relayer davantage les messages contenus dans ce manuel », a-t-il insisté.

    Représentant le ministre chargé des Droits de l’Homme, Anathère Talim, secrétaire général chargé des Droits humains, a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre cette dynamique. « Nous n’allons pas baisser les bras. Nous devons nous encourager mutuellement à poursuivre cette bataille afin d’obtenir des résultats concrets », a-t-il déclaré, annonçant une future campagne digitale dès la mise en ligne de la version numérique du manuel.

    Destiné aux élèves, enseignants, étudiants, décideurs, organisations de la société civile et leaders communautaires, cet ouvrage se veut un véritable levier pour faire de la citoyenneté environnementale un pilier du développement durable et de la résilience écologique du Togo.

  • Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le District autonome du Grand Lomé et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur collaboration pour promouvoir la santé préventive dans les établissements scolaires.

    Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur partenariat en faveur de la santé des jeunes en milieu scolaire. La gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré, a reçu en audience une délégation de l’organisation conduite par son président, le docteur Michel Kodom, dans le cadre d’une tournée institutionnelle consacrée à la promotion de la santé et de l’éducation sanitaire dans les établissements secondaires.

    La rencontre a mobilisé plusieurs autorités administratives et territoriales, notamment les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, les maires et élus locaux du Grand Lomé, ainsi que les directeurs régionaux de l’Éducation, de la Santé et de l’Action sociale. Ensemble, ils ont examiné les modalités de déploiement des « Clubs Santé SOS Docteur TV », un programme destiné à sensibiliser les élèves aux bonnes pratiques sanitaires et à développer une véritable culture de la prévention.

    Au cours des échanges, les responsables d’Aimes-Afrique ont présenté les premiers résultats enregistrés dans les établissements déjà engagés dans cette initiative. Ils ont notamment mis en avant les retombées positives du concours de culture générale en santé « Génie Imhotep », considéré comme l’un des piliers du projet. Cette compétition contribue à renforcer les connaissances des élèves sur les questions de santé tout en développant leur esprit de leadership et leur sens des responsabilités.

    À l’issue de la séance de travail, la gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré a salué les efforts de l’ONG en faveur du bien-être des jeunes. Elle a appelé les autorités locales, les responsables éducatifs et les acteurs du secteur sanitaire à accompagner cette dynamique afin d’assurer son succès.

    Par cette collaboration, le DAGL et Aimes-Afrique affichent leur ambition de faire de l’école un espace privilégié de prévention, d’éducation sanitaire et de formation citoyenne, convaincus qu’une jeunesse sensibilisée aux enjeux de santé constitue un levier essentiel pour le développement durable du Togo.


  • Suicides d’élèves au Togo : après les drames, Togbui Dagban interpelle l’école et les familles

    Suicides d’élèves au Togo : après les drames, Togbui Dagban interpelle l’école et les familles

    Deux suicides d’élèves survenus après les résultats des examens de fin d’année relancent le débat sur la santé mentale, l’éducation et les valeurs transmises à la jeunesse togolaise.

    Face à la multiplication des drames liés à la pression scolaire, les interrogations se font de plus en plus pressantes au Togo. En juin 2026, deux jeunes filles, l’une élève en classe de Première et l’autre en classe de Troisième, ont mis fin à leurs jours par pendaison après avoir échoué respectivement au Probatoire et au BEPC. Ces deux tragédies ont profondément ému l’opinion publique et ravivé les débats sur la santé mentale des adolescents, le poids des attentes familiales ainsi que les mécanismes d’accompagnement psychologique dans les établissements scolaires.

    Au lendemain de ces événements, plusieurs voix se sont élevées pour tenter d’expliquer ce phénomène inquiétant et appeler à une mobilisation collective afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

    Une éducation remise en cause

    Invité sur Victoire FM après le suicide de l’élève de Première, le chef du quartier Bè Adakpamé, Togbui Dagban Ayivon IV, a livré une analyse qui met directement en cause les modèles éducatifs actuels.

    Selon le garant des us et coutumes, la société togolaise s’éloigne progressivement des valeurs fondamentales qui permettaient autrefois de mieux préparer les jeunes aux difficultés de la vie.

    « L’éducation qu’on donne à nos enfants, de la maison à l’école, fait que les enfants oublient souvent tout de la dignité humaine, l’argent est devenu la chose qui surpasse toute autre chose », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le confrère Globalactu.

    Pour lui, cette évolution contribue à fragiliser les adolescents qui supportent de moins en moins les échecs, pourtant inhérents au parcours de toute vie.

    Le chef traditionnel estime que si aucune réponse durable n’est apportée à cette situation, ces drames risquent malheureusement de devenir récurrents.

    Une lecture à la fois spirituelle et éducative

    Au-delà des facteurs sociaux et psychologiques, Togbui Dagban Ayivon IV avance également une lecture inspirée des croyances traditionnelles.

    « La pendaison peut ne pas venir de la volonté de celui qui se pend », affirme-t-il. Selon lui, plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu, notamment une malédiction, un déficit d’éducation ou de formation, voire ce qu’il qualifie de destin.

    « En ces moments précis, la personne perd conscience et va exécuter l’idée avant de s’en rendre compte », regrette la tête couronnée.

    Le garant des us et coutumes considère par ailleurs que le Fa, système traditionnel de divination et de sagesse, pourrait permettre à certaines familles d’anticiper des situations dramatiques et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Ces déclarations relancent le débat sur la place des savoirs traditionnels dans la prévention des comportements suicidaires, aux côtés des approches psychologiques, éducatives et médicales.

    Le récit du Fa pour redonner espoir

    Pour illustrer son propos, Togbui Dagban Ayivon IV s’est appuyé sur l’arcane Gbe-Gouda, présenté comme le premier signe tombant dans la neuvième maison du Fa.

    Il raconte l’histoire d’un jeune homme extrêmement pauvre, accablé par les difficultés quotidiennes. Convaincu qu’il ne pouvait plus supporter ses souffrances, il achète un repas composé de boules de pâte, communément appelées Gblin. Avant même de les consommer, il décide de mettre fin à ses jours en se pendant à un arbre. Son repas tombe alors au pied du tronc.

    Peu après, un homme souffrant d’un handicap physique, lui aussi plongé dans une grande précarité, passe à cet endroit. Affamé, il découvre les Gblin abandonnés.

    « Oh, ce que je vais manger aujourd’hui, je l’ai trouvé », s’exclame-t-il avant de remercier la vie pour cette providence.

    Ce n’est qu’après avoir terminé son repas qu’il aperçoit le corps du jeune homme suspendu à l’arbre.

    Un appel à relativiser les épreuves

    À travers cette histoire, le chef traditionnel souhaite rappeler qu’aucune souffrance n’est absolue et qu’il existe toujours des personnes confrontées à des difficultés encore plus lourdes.

    Selon lui, le message porté par cet enseignement est clair : aucune situation, aussi difficile soit-elle, n’est éternelle. Les épreuves peuvent parfois constituer les premières étapes d’un avenir meilleur, à condition de conserver espoir et patience.

    Cette vision invite les jeunes à ne pas considérer un échec scolaire comme une fatalité, mais plutôt comme une étape dans leur parcours.

    Quel accompagnement pour la jeunesse ?

    Les deux suicides enregistrés en juin soulèvent également la question de l’accompagnement psychologique des élèves. De nombreux spécialistes de l’éducation estiment qu’au-delà des résultats scolaires, les établissements et les familles doivent renforcer le dialogue avec les adolescents, apprendre à dédramatiser l’échec et promouvoir une culture de la résilience.

    Le débat ouvert par Togbui Dagban Ayivon IV dépasse ainsi le seul cadre des traditions. Il interroge la capacité de la société togolaise à transmettre aux jeunes les outils nécessaires pour affronter les difficultés de la vie, qu’ils soient éducatifs, culturels, spirituels ou psychologiques.

    En conclusion de son intervention, le chef traditionnel pose une question qui ne manquera pas d’alimenter les discussions : « N’est-il pas temps d’enseigner le Fa à l’école togolaise, afin que les élèves puissent s’imprégner de la sagesse et de l’éducation dont il est porteur ? »

    Au-delà de cette proposition, les récents drames rappellent surtout l’urgence de renforcer l’écoute, le soutien psychologique et l’encadrement des jeunes afin qu’aucun échec scolaire ne soit plus jamais perçu comme une raison de mettre fin à sa vie.

  • Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Les fortes pluies qui s’abattent sur Lomé ont provoqué la chute d’un arbre sur le boulevard Eyadéma, perturbant fortement la circulation sur cet axe stratégique de la capitale.

    La circulation a connu d’importantes perturbations ce lundi 29 juin 2026 sur le boulevard Eyadéma, l’un des principaux axes routiers de Lomé, après la chute d’un arbre à hauteur de l’ambassade des États-Unis d’Amérique. L’incident, survenu en pleine période de fortes pluies, a provoqué un ralentissement considérable du trafic sur cette artère stratégique, régulièrement empruntée par le cortège du président du Conseil.

    Les automobilistes et autres usagers de la route ont dû faire preuve de patience face à l’obstruction de la chaussée. Plusieurs véhicules sont restés immobilisés pendant de longues minutes, entraînant des embouteillages dans les environs.

    Face à cette situation, les autorités ont rapidement déployé un important dispositif d’intervention. L’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les sapeurs-pompiers, la Direction des services routiers (DSR), la Police nationale ainsi que les équipes techniques de la commune du Golfe 3 se sont mobilisés pour découper et évacuer l’arbre afin de rétablir la circulation dans les meilleurs délais.

    En attendant le retour à la normale, les autorités ont appelé les usagers à faire preuve de prudence, à ralentir à l’approche de la zone concernée, à respecter les consignes des agents déployés sur le terrain et, si possible, à emprunter des itinéraires alternatifs.

    Cet incident intervient dans un contexte de fortes précipitations et d’orages qui frappent la capitale togolaise depuis plusieurs heures. Ces intempéries augmentent les risques de chutes d’arbres, d’inondations et de perturbations de la circulation dans plusieurs quartiers de Lomé.

    Les services de protection civile invitent ainsi la population à redoubler de vigilance durant cette saison des pluies, où les phénomènes météorologiques peuvent rapidement compromettre la sécurité des personnes et la fluidité du trafic routier.

  • Hovêzan 2026 : Hahotoé donne le coup d’envoi de la 34è édition de sa fête traditionnelle

    Hovêzan 2026 : Hahotoé donne le coup d’envoi de la 34è édition de sa fête traditionnelle

    Le canton de Hahotoé lance, le 4 juillet prochain, la 34ᵉ édition de Hovêzan, une fête traditionnelle placée sous le signe de la cohésion sociale, de la valorisation culturelle et du développement local.

    Le canton de Hahotoé s’apprête à vibrer au rythme de la 34e édition de Hovêzan. Le lancement officiel de cette fête traditionnelle est prévu le samedi 4 juillet 2026 à 8 heures, sur la place de l’ancien marché de Hahotoé, à l’initiative du Comité d’organisation.

    Placée sous le thème de la valorisation du patrimoine culturel, Hovezan se veut avant tout un cadre de brassage socioculturel, de promotion des traditions locales et de renforcement des liens entre les filles et fils de Hahotoé, d’ici et de la diaspora. Musiques et danses traditionnelles, contes, expositions artisanales, spectacles vivants et mise en valeur des talents locaux meubleront cette cérémonie de lancement.

    À travers cette fête, les organisateurs entendent également mobiliser les populations autour du développement du canton de Hahotoé. Ils invitent les habitants, les ressortissants et les amis de la localité à participer massivement à ce rendez-vous placé sous le signe de l’unité, de la solidarité et de la fierté culturelle.

  • Le gouvernement justifie les délestages et promet des solutions durables

    Le gouvernement justifie les délestages et promet des solutions durables

    Face aux délestages qui exaspèrent les populations, le gouvernement a défendu sa gestion de la crise devant les députés tout en annonçant des mesures pour renforcer durablement l’approvisionnement en électricité.

    Face aux représentants de la Nation, le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, a reconnu les difficultés auxquelles le Togo est confronté. Il a expliqué que la demande nationale en électricité dépasse depuis plusieurs années les capacités de production du pays, obligeant l’État à importer une partie de son énergie du Ghana et du Nigeria. Or, ces deux pays connaissent également des tensions sur leur propre réseau, réduisant ainsi leurs exportations vers le Togo.

    Selon le ministre, cette situation a conduit le gouvernement à mettre en place un programme de délestage afin de répartir équitablement l’électricité disponible. Les députés ont toutefois insisté sur les lourdes conséquences de ces interruptions pour les activités économiques, les établissements de santé, les écoles et les petites entreprises.

    Pour sortir durablement de cette crise, le gouvernement annonce une série d’investissements, notamment la modernisation des centrales thermiques, l’acquisition de groupes électrogènes, le développement de nouvelles centrales solaires et la promotion des biodigesteurs.

    Cette séance de contrôle parlementaire a permis d’obtenir des explications sur les causes des délestages et de faire le point sur les mesures envisagées pour garantir, à terme, un approvisionnement électrique plus stable et plus fiable sur l’ensemble du territoire.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes