Le meeting citoyen que le Conseil national de coordination citoyenne (CNCC) prévoyait d’organiser le 12 juillet 2026 à Vogan n’aura finalement pas lieu à cette date. L’information a été rendue publique par L’École des Patriotes, à travers une déclaration signée par Baldwin Céleste O’, qui annonce un report de la rencontre au 26 juillet 2026.
Selon ce communiqué, le report serait motivé par l’occupation de la place publique retenue pour le rassemblement, en raison de funérailles programmées le même jour. Les auteurs de la déclaration soulignent que le meeting avait été annoncé plusieurs semaines auparavant, tout en laissant aux citoyens le soin d’apprécier les circonstances ayant conduit à ce changement de calendrier.
Malgré ce report, L’École des Patriotes affirme que la mobilisation demeure intacte. Dans son message, le mouvement invite ses sympathisants à considérer ces deux semaines supplémentaires comme une période consacrée à la préparation, à l’organisation et à la sensibilisation des citoyens.
Le texte insiste également sur l’importance de la discipline, de la cohésion et de la mobilisation pacifique. Les responsables appellent leurs partisans à éviter « le découragement, la colère et la provocation », tout en privilégiant une démarche qu’ils présentent comme fondée sur l’organisation et la persévérance.
La déclaration encourage par ailleurs les citoyens à poursuivre les actions de sensibilisation dans les quartiers, les villages, les marchés, les établissements d’enseignement, les lieux de travail ainsi qu’au sein de la diaspora, en vue du rendez-vous désormais fixé au 26 juillet à Vogan.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités locales n’a été consultée par notre rédaction pour confirmer les motifs évoqués dans ce communiqué. Le report du meeting repose donc sur les informations communiquées par les organisateurs, dans l’attente d’éventuelles précisions des autorités compétentes.
Un nouveau drame endeuille la capitale togolaise. Dans la nuit du mercredi au jeudi, un différend familial aurait tourné au pire à Bè Aklassou, dans la commune du Golfe 1, coûtant la vie à un homme dans des circonstances qui restent à élucider.
D’après des informations recueillies auprès de témoins, un beau-père se serait rendu au domicile de sa fille afin de tenter d’apaiser un conflit conjugal qui l’opposait à son époux. Ce qui devait être une médiation aurait rapidement dégénéré en une violente altercation entre les deux hommes.
Selon les premiers témoignages, une coupure d’électricité serait survenue au plus fort de la dispute. C’est à ce moment que le beau-fils aurait porté un coup de couteau à son beau-père.
Grièvement blessée, la victime a été évacuée en urgence au Centre hospitalier de Bè. Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, elle aurait succombé à ses blessures.
Le principal suspect aurait pris la fuite immédiatement après les faits. Les forces de sécurité ont ouvert une enquête afin de le retrouver et de déterminer avec précision les circonstances de ce drame, qui relance les inquiétudes sur les conséquences parfois tragiques des violences au sein des familles.
Le parcours remarquable du lycée Wahala continue de susciter des félicitations. Quelques jours après sa brillante participation au championnat « Génie Imhotep », l’équipe de l’établissement a été reçue à la préfecture afin de présenter son trophée au préfet, en présence des encadreurs et du proviseur.
Selon l’inspecteur TOITRE, qui a conduit la délégation, l’autorité préfectorale s’est dite « émerveillée » d’apprendre qu’un établissement de sa circonscription a représenté toute la région éducative Plateaux Est lors de cette compétition. Le préfet a salué cette performance, adressé ses félicitations aux élèves ainsi qu’à l’équipe d’encadrement et exprimé sa reconnaissance au promoteur de l’initiative, qu’il considère comme une contribution importante à la promotion de l’excellence en milieu scolaire.
L’inspecteur TOITRE a également souligné l’impact positif de ce type d’activité sur les résultats académiques. Il relève que, parmi les membres de l’équipe du lycée Wahala, six élèves étaient en classe de terminale et ont tous obtenu leur baccalauréat.
Pour lui, cette réussite constitue une illustration du fait que les clubs éducatifs favorisent l’épanouissement des apprenants plutôt que la distraction. Il a enfin souhaité le renforcement de cette collaboration, estimant que de telles initiatives contribuent à atteindre les objectifs pédagogiques tout en encourageant la culture scientifique, l’esprit d’équipe et le goût de l’excellence chez les jeunes.
Une opération de déguerpissement menée jeudi sur la rue Bruyère, au sud de la lagune de Hanoukopé, dans la commune du Golfe 4, a été marquée par un drame. Un jeune homme a perdu la vie dans des circonstances survenues pendant l’intervention, suscitant une vive émotion parmi les riverains et des tensions avec les forces de sécurité.
L’opération, conduite par l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) avec l’appui des forces de l’ordre, s’inscrit dans le cadre des travaux d’assainissement du canal d’équilibre de Hanoukopé. Selon les autorités, ces travaux visent à améliorer l’écoulement des eaux pluviales, réduire les risques d’inondation et renforcer l’assainissement dans cette partie de Lomé.
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, de nombreux commerçants occupaient encore les emprises concernées malgré les avis de libération qui leur auraient été notifiés auparavant. Au moment de l’intervention, plusieurs occupants ont tenté de récupérer leurs marchandises avec l’aide de jeunes du quartier.
Selon ces mêmes témoignages, c’est au cours de cette opération qu’un jeune homme aurait été électrocuté après être entré en contact avec une source de courant électrique. Son décès a été constaté sur les lieux. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les circonstances exactes de l’accident n’ont pas fait l’objet d’une communication officielle détaillée.
L’annonce de ce décès a provoqué une vive émotion dans le quartier. Des échauffourées ont ensuite éclaté entre certains riverains et les forces de l’ordre, avec des jets de projectiles signalés par plusieurs témoins. Des renforts sécuritaires sont intervenus afin de rétablir le calme.
Une éventuelle enquête ou communication des autorités permettra de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, intervenu dans le cadre d’un chantier d’intérêt public.
Les exploitants de bars, buvettes, restaurants et autres commerces installés le long du canal d’équilibre de Hanou-kopé demandent l’ouverture d’un dialogue avec les autorités afin de trouver une issue concertée au projet de déguerpissement qui les concerne.
L’inquiétude reste vive parmi les tenanciers de bars, de buvettes, de restaurants et plusieurs commerçants installés le long du canal d’équilibre de Hanou-kopé, dans la commune du Golfe 4. Alors que des échanges auraient déjà eu lieu entre les autorités communales et l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), les occupants des lieux estiment que leur situation demeure sans solution.
Réunis ce mercredi 8 juillet à Lomé au cours d’un point de presse, leurs porte-parole ont lancé un appel au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, afin qu’il favorise, selon eux, un règlement concerté du différend qui les oppose à la municipalité.
Selon la déclaration rendue publique à cette occasion, les commerçants affirment être confrontés à la perspective d’un déguerpissement imminent de leurs installations. Ils disent craindre les conséquences économiques et sociales d’une telle mesure sur leurs activités et sur les familles qui en dépendent.
« Notre cri est un cri de détresse, de dignité et de justice », ont déclaré les porte-parole, précisant qu’ils ne remettent pas en cause « le domaine public » ni « l’autorité » des pouvoirs publics, mais souhaitent avant tout être entendus avant toute décision définitive.
Dialogue et solution concertée?
Dans leur déclaration, les occupants des lieux soutiennent qu’ils n’ont pas l’intention de s’opposer aux travaux d’intérêt public qui pourraient être engagés sur le canal d’équilibre. Ils affirment notamment que leurs installations ne feraient pas obstacle, selon eux, aux opérations de curage.
« Nous ne bloquons pas le curage, nous entretenons les lieux », ont-ils déclaré, rejetant les accusations selon lesquelles leur présence empêcherait les travaux d’assainissement. Les commerçants assurent également contribuer régulièrement à l’entretien de leur environnement immédiat.
Les signataires du document estiment par ailleurs que toute opération de déguerpissement devrait, selon eux, s’accompagner d’un dialogue préalable ainsi que de mesures permettant d’atténuer les conséquences sociales pour les personnes concernées.
Ils évoquent les nombreuses familles qui dépendent de ces activités économiques pour faire face aux dépenses quotidiennes, notamment le paiement des loyers, de la scolarité des enfants ou encore des soins de santé.
« Si vous détruisez aujourd’hui sans solution, vous créez la misère demain », déclarent-ils dans leur communiqué.
Appel au secours
S’adressant directement au Président du Conseil, les représentants des commerçants sollicitent son intervention afin de favoriser, selon leurs termes, « un dialogue franc et sincère » entre toutes les parties concernées.
Tout en reconnaissant être installés sur une emprise relevant du domaine public, ils demandent qu’une solution négociée puisse être recherchée.
« Nous sommes sur le domaine public. Nous le savons. Mais nous sommes vos concitoyens. Aidez-nous à avoir une solution concertée à notre situation », peut-on lire dans leur déclaration.
À ce stade, les autorités de la commune du Golfe 4 n’avaient pas, dans le cadre de ce point de presse, rendu publique leur réaction aux différentes préoccupations exprimées par les commerçants. Les motivations précises des opérations envisagées n’ont pas non plus été détaillées au cours de cette rencontre avec la presse.
Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs collectivités locales poursuivent des opérations d’assainissement, d’aménagement urbain ou de libération d’emprises publiques, des initiatives qui peuvent parfois susciter des inquiétudes parmi les occupants des sites concernés.
Les commerçants de Hanou-kopé disent désormais espérer qu’une concertation permettra de concilier les impératifs d’intérêt public liés aux travaux d’aménagement et la préservation des moyens de subsistance des personnes concernées. En attendant une éventuelle évolution du dossier, ils réaffirment leur disponibilité à participer à toute discussion susceptible d’aboutir à une solution consensuelle.
Une vive tension a été observée depuis mardi 7 juillet dans le quartier de Kara Sud, à Kara, à la suite d’allégations de « vol de sexe » relayées par plusieurs habitants. Une femme, mise en cause par la population, a été conduite chez le chef du quartier avant d’être remise aux forces de l’ordre ce mercredi matin.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un important rassemblement s’est formé dès les premières heures de la matinée devant le domicile du chef du quartier. Des habitants réclamaient que la femme leur soit livrée, scandant notamment des slogans en langue Tem. Face à la montée de la tension, le chef du quartier aurait sollicité l’intervention de la police.
D’après des témoins, la femme ainsi que deux jeunes hommes présentés comme les plaignants ont été conduits par les forces de l’ordre afin que les faits puissent être examinés dans un cadre légal.
Les circonstances de cette affaire demeurent toutefois incertaines. Selon les récits rapportés par des habitants, les deux jeunes hommes auraient affirmé avoir constaté la disparition de leurs organes génitaux après avoir échangé avec la femme. Ces déclarations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle ni d’éléments permettant d’en établir la véracité.
Les autorités compétentes ne se sont pas encore exprimées publiquement sur cette affaire. Une enquête pourrait permettre de déterminer les circonstances exactes des faits rapportés et d’établir les responsabilités éventuelles.
Il convient de rappeler que des rumeurs similaires avaient récemment circulé à Sokodé, dans la préfecture de Tchaoudjo. À l’issue de vérifications menées par les services compétents, le préfet avait indiqué dans un communiqué que les informations faisant état de « vols de sexe » étaient infondées. Il avait également appelé les populations à éviter toute forme de justice populaire, à préserver le calme et à laisser les autorités mener les investigations nécessaires.
Dans l’attente des conclusions des autorités, la prudence s’impose. Les informations actuellement disponibles reposent essentiellement sur des témoignages et ne permettent pas d’établir les faits avec certitude. Le respect de la présomption d’innocence demeure essentiel tant qu’aucune décision de justice ou communication officielle n’est venue confirmer les allégations.
À Super Taco, le nom de Zoka évoque autant l’excellence d’un artisan cordonnier que la pertinence d’un observateur averti de l’actualité sociopolitique togolaise.
À Super Taco, à quelques mètres de la direction générale de Moov Togo, un modeste atelier est devenu au fil des années un véritable lieu de référence. Derrière son établi, André Kossi Adandjehoun, plus connu de tous sous le nom de Zoka ou encore « Monsieur le Maire », façonne bien plus que des chaussures : il cultive une réputation fondée sur l’excellence, la proximité et la sagesse.
Quinquagénaire au parcours atypique, il fut d’abord enseignant avant de se consacrer pleinement à la cordonnerie. Depuis plus de trois décennies, il exerce ce métier avec une passion intacte et un souci du détail qui force l’admiration. Fabrication de chaussures haut de gamme sur mesure, réparation de souliers de valeur, restauration d’articles en cuir : chaque réalisation témoigne d’un savoir-faire artisanal rare, reconnu bien au-delà de son quartier.
Mais Zoka ne se résume pas à son talent de cordonnier. Polyglotte, il s’exprime couramment en français et en anglais, entre autres, ce qui lui permet de dialoguer avec une clientèle variée. Son atelier est aussi un espace d’écoute où l’on vient chercher un conseil, un encouragement ou simplement échanger sur les réalités du quotidien. Pour de nombreux habitants de Super Taco, à Lomé, la capitale, il est un père, un grand-père, un confident et un conseiller dont la parole inspire confiance.
À Super Taco, le nom de Zoka évoque autant l’excellence d’un artisan cordonnier que la pertinence d’un observateur averti de l’actualité sociopolitique togolaise.
Cette aisance dans l’analyse et la communication lui vaut également une notoriété qui dépasse les limites de son atelier. Connu du grand public sous le nom de Zoka, il intervient régulièrement dans « Au jour le jour », la célèbre émission de débat et de décryptage de l’actualité sociopolitique togolaise diffusée sur les ondes de Kanal FM (93,5 FM) à Lomé. À travers ses analyses, ses observations et son regard de citoyen engagé, il contribue à offrir aux auditeurs un éclairage pertinent sur les grands événements qui rythment la vie nationale.
Artisan accompli, observateur attentif de la société et homme de dialogue, Zoka incarne cette génération de Togolais qui ont su transformer leur métier en une véritable mission de service. Dans un monde où l’authenticité se fait rare, il rappelle qu’un artisan peut laisser une empreinte bien au-delà de son établi : dans les esprits, les cœurs et la mémoire collective.
De juillet à décembre 2026, Lomé accueillera une série d’initiatives destinées à faire du Togo le carrefour africain du « Leadership Imperturbable ».
Le Togo entend s’imposer comme une référence continentale en matière de gouvernance et de formation des élites. Porté par l’Institut Panafricain de Paix, de Sécurité et de Leadership (IPPSL) de Lomé et l’Institut International de Gestion des Conflits (IIGC) de Paris, le Programme Panafricain du Leadership Imperturbable (PPLI 2026) a été officiellement dévoilé, résume Dr Adjeoda Kpegli, le coordonnateur dudit programme.
Et d’enchaîner: placée sous le haut parrainage du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Chefferies coutumières ainsi que du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, cette initiative ambitionne de promouvoir un nouveau modèle de leadership fondé sur la stabilité, la résilience et la gouvernance responsable.
Imaginé par l’ambassadeur Johaness Makouvia, le concept du « Leader Imperturbable » se présente comme une réponse aux défis auxquels l’Afrique est confrontée : crises institutionnelles, gouvernance, paix, cohésion sociale et développement durable. Son credo est clair : « Demeurer stable quand tout bouge, agir quand tout hésite. »
Juillet-août 2026 : une académie pour former les leaders de demain
Premier acte du programme, l’Académie des Leaders Imperturbables (ALI 2026) se déroulera de juillet à août. Ouverte aux responsables publics, chefs d’entreprise, élus, leaders religieux, chefs traditionnels, entrepreneurs et acteurs de la société civile, cette formation entend renforcer les capacités des participants en matière de gouvernance, de gestion des conflits, de communication, de résilience et de conduite du changement.
Au-delà de la transmission de connaissances, l’académie vise à constituer un réseau panafricain de décideurs capables d’incarner un leadership éthique, humain et adapté aux réalités africaines. Les participants recevront notamment une certification officielle ainsi qu’une intégration au réseau international des Leaders Imperturbables.
29 août 2026 : le concept officiellement présenté au continent
Le deuxième temps fort est fixé au 29 août avec un grand Meet-Up panafricain consacré à la présentation officielle du concept « Leader Imperturbable » et à la dédicace de l’ouvrage éponyme de l’ambassadeur Johaness Makouvia.
Prévu au Palais des Congrès de Lomé, l’événement réunira décideurs, universitaires, diplomates et jeunes leaders autour d’une conférence inaugurale, d’échanges professionnels et de la remise des diplômes aux premiers Alumni fondateurs de l’Académie. Les organisateurs espèrent faire de cette journée le véritable lancement continental de ce nouveau référentiel du leadership africain.
4 et 5 décembre : un sommet continental suivi du Prix Panafricain
L’apothéose du programme interviendra les 4 et 5 décembre 2026 avec le Sommet Panafricain des Leaders Imperturbables (SOPALI 2026), placé sous le thème : « L’Imperturbabilité comme levier de gouvernance : former des leaders stables pour une Afrique forte ». Panels ministériels, conférences internationales, ateliers pratiques, master class et rencontres diplomatiques rythmeront ces deux journées.
Le 5 décembre, le Prix Panafricain des Leaders Imperturbables (PPALI 2026) distinguera des personnalités et institutions ayant marqué l’Afrique par leur engagement en faveur de la gouvernance, de la paix, de l’innovation, de l’entrepreneuriat ou encore du développement durable.
À travers cette initiative, les promoteurs veulent positionner durablement le Togo comme la capitale africaine du leadership innovant et de la gouvernance responsable, tout en faisant émerger une nouvelle génération de leaders capables de transformer les défis du continent en opportunités de développement.
En visite officielle à N’Djaména, le président de l’Assemblée nationale du Togo a multiplié les échanges destinés à consolider les relations entre Lomé et N’Djaména.
Le Président de l’Assemblée nationale du Togo, le Professeur Komi Selom Klassou, poursuit son offensive diplomatique au Tchad. Reçu par le Premier ministre tchadien, Ambassadeur Allah-Maye Halina, en présence du Président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi, le chef du Parlement togolais a placé la coopération bilatérale au cœur de ses échanges.
Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux parties de saluer la solidité des relations d’amitié entre le Togo et le Tchad tout en explorant de nouvelles pistes pour leur approfondissement. Les discussions ont notamment porté sur le rôle de la diplomatie parlementaire comme levier de rapprochement entre les institutions et les peuples des deux pays.
À l’issue de l’audience, le Professeur Komi Selom Klassou a exprimé sa satisfaction pour l’accueil qui lui a été réservé à N’Djaména. Il a réaffirmé, de concert avec ses interlocuteurs, la volonté commune de donner un nouvel élan au partenariat entre Lomé et N’Djaména, dans un contexte africain où la coopération interparlementaire occupe une place de plus en plus stratégique.
Au-delà des échanges institutionnels, la délégation togolaise a effectué une immersion dans le patrimoine culturel tchadien à travers une visite du Musée national du Tchad. Ce parcours lui a permis de découvrir plusieurs trésors historiques, dont le célèbre crâne fossilisé de Toumaï, considéré comme l’un des plus anciens ancêtres connus de l’humanité, ainsi que les vestiges de la civilisation Sao et des collections retraçant l’histoire des grands royaumes du pays.
Cette étape culturelle illustre la volonté des deux États de renforcer leurs liens non seulement sur les plans politique et institutionnel, mais également à travers la valorisation de leur héritage commun africain. Par cette visite officielle, le Togo réaffirme son attachement à une diplomatie parlementaire dynamique, capable de consolider la coopération bilatérale et de favoriser un rapprochement durable entre les peuples togolais et tchadien.
Entre pompage des eaux et évacuation massive des déchets, le gouvernement accélère les opérations pour prévenir une crise sanitaire après les récentes inondations à Lomé.
Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur Lomé et sa périphérie ont laissé derrière elles un lourd tribut : quartiers submergés, routes impraticables, eaux stagnantes et montagnes de déchets charriés par les intempéries. Si les inondations ont progressivement commencé à se résorber, un autre défi, tout aussi préoccupant, s’impose désormais : éviter qu’une catastrophe sanitaire ne succède à la catastrophe naturelle.
C’est dans ce contexte que le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna ALIPUI, a effectué les 4 et 5 juillet une tournée de terrain sur plusieurs sites stratégiques de la capitale. L’objectif est clair : vérifier l’état d’avancement des travaux d’assainissement engagés dans le cadre de la gestion post-inondation et accélérer la remise en état des quartiers les plus durement touchés.
Mobilisation d’urgence sur les zones inondées
Quelques jours seulement après les fortes précipitations, les équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre sur plusieurs fronts. Priorité absolue : évacuer les importantes quantités d’eau stagnante qui continuent d’envahir certains bassins et axes routiers.
Le ministre et sa délégation ont visité les sites de Caméléon, Tokoin Tamé, Togo 2000, Awatamé et Accordéon, où les opérations de pompage se poursuivent sans interruption. À Avédji, une nouvelle motopompe est venue renforcer le dispositif existant afin d’accélérer l’écoulement des eaux.
À Babakopé, un système de refoulement sur près de 800 mètres est désormais opérationnel, tandis qu’à Tokoin Tamé, l’entreprise BESSAC procède à l’installation de trois pompes pilotées par cabine et à la pose de 400 mètres de conduites DN 200 pour améliorer durablement les capacités d’évacuation.
De nouvelles installations sont également en cours dans plusieurs points critiques, notamment dans la dépression située à proximité de l’école primaire de Kotokoli Zongo, où les eaux sont dirigées vers un exutoire sécurisé afin de limiter les risques de nouvelles accumulations.
Pour Séna ALIPUI, l’urgence ne se limite pas au retrait des eaux. « Nous avons constaté un problème d’insalubrité général et il faut rapidement y remédier puisqu’il va continuer à pleuvoir », a-t-il déclaré, rappelant que les eaux de ruissellement contaminées constituent un terrain propice au développement des maladies hydriques.
Offensive contre les dépotoirs
Une fois les eaux évacuées, un autre chantier s’impose : celui des déchets. Les inondations ont mis en évidence la prolifération de dépotoirs intermédiaires et sauvages qui entravent l’écoulement des eaux et aggravent les risques environnementaux.
Le ministère a ainsi lancé une vaste opération d’enlèvement des ordures dans plusieurs quartiers de Lomé. L’entreprise Sara Group a été mobilisée avec un important dispositif logistique comprenant une cinquantaine de camions-bennes chargés d’acheminer les déchets vers le Centre d’enfouissement technique (CET) d’Aképé.
Les opérations concernent notamment les dépotoirs de Boka, du Triangle des Rails, du marché d’Agoè-Zongo et d’Akato. Au-delà de l’amélioration du cadre de vie, cette intervention vise également à empêcher que les déchets ne soient entraînés vers les bassins de rétention, où ils risqueraient de bloquer ou d’endommager les équipements de pompage.
Au cours de sa visite, le ministre n’a pas caché son exigence quant au rythme des travaux. « Vous devez faire le maximum pour aller très vite de sorte que toutes ces ordures soient dégagées au bout d’une semaine », a-t-il lancé aux équipes de Sara Group.
Prévenir plutôt que subir
Pour les autorités, cette opération ne saurait être une réponse ponctuelle. Une fois les dépotoirs nettoyés, les communes concernées seront appelées à assurer une surveillance permanente des sites afin d’empêcher leur réoccupation par des dépôts anarchiques d’ordures.
Les dépotoirs sauvages identifiés feront également l’objet d’un programme d’évacuation, tandis que les mairies devront renforcer leurs dispositifs locaux de collecte et de gestion des déchets.
Au-delà de l’urgence, cette mobilisation traduit une volonté d’améliorer durablement la résilience de Lomé face aux épisodes de pluies extrêmes, dont la fréquence s’accroît sous l’effet des changements climatiques. Les autorités misent ainsi sur une combinaison d’interventions techniques, d’assainissement urbain et de responsabilisation des collectivités locales pour réduire les impacts des inondations et préserver la santé des populations.
Dans une capitale régulièrement confrontée aux aléas climatiques, le succès de cette stratégie dépendra autant de la rapidité des interventions actuelles que de la capacité des acteurs publics et des citoyens à inscrire l’assainissement dans la durée.