Étiquette : Togo

  • Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Entre pompage des eaux et évacuation massive des déchets, le gouvernement accélère les opérations pour prévenir une crise sanitaire après les récentes inondations à Lomé.

    Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur Lomé et sa périphérie ont laissé derrière elles un lourd tribut : quartiers submergés, routes impraticables, eaux stagnantes et montagnes de déchets charriés par les intempéries. Si les inondations ont progressivement commencé à se résorber, un autre défi, tout aussi préoccupant, s’impose désormais : éviter qu’une catastrophe sanitaire ne succède à la catastrophe naturelle.

    C’est dans ce contexte que le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna ALIPUI, a effectué les 4 et 5 juillet une tournée de terrain sur plusieurs sites stratégiques de la capitale. L’objectif est clair : vérifier l’état d’avancement des travaux d’assainissement engagés dans le cadre de la gestion post-inondation et accélérer la remise en état des quartiers les plus durement touchés.

    Mobilisation d’urgence sur les zones inondées

    Quelques jours seulement après les fortes précipitations, les équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre sur plusieurs fronts. Priorité absolue : évacuer les importantes quantités d’eau stagnante qui continuent d’envahir certains bassins et axes routiers.

    Le ministre et sa délégation ont visité les sites de Caméléon, Tokoin Tamé, Togo 2000, Awatamé et Accordéon, où les opérations de pompage se poursuivent sans interruption. À Avédji, une nouvelle motopompe est venue renforcer le dispositif existant afin d’accélérer l’écoulement des eaux.

    À Babakopé, un système de refoulement sur près de 800 mètres est désormais opérationnel, tandis qu’à Tokoin Tamé, l’entreprise BESSAC procède à l’installation de trois pompes pilotées par cabine et à la pose de 400 mètres de conduites DN 200 pour améliorer durablement les capacités d’évacuation.

    De nouvelles installations sont également en cours dans plusieurs points critiques, notamment dans la dépression située à proximité de l’école primaire de Kotokoli Zongo, où les eaux sont dirigées vers un exutoire sécurisé afin de limiter les risques de nouvelles accumulations.

    Pour Séna ALIPUI, l’urgence ne se limite pas au retrait des eaux. « Nous avons constaté un problème d’insalubrité général et il faut rapidement y remédier puisqu’il va continuer à pleuvoir », a-t-il déclaré, rappelant que les eaux de ruissellement contaminées constituent un terrain propice au développement des maladies hydriques.

    Offensive contre les dépotoirs

    Une fois les eaux évacuées, un autre chantier s’impose : celui des déchets. Les inondations ont mis en évidence la prolifération de dépotoirs intermédiaires et sauvages qui entravent l’écoulement des eaux et aggravent les risques environnementaux.

    Le ministère a ainsi lancé une vaste opération d’enlèvement des ordures dans plusieurs quartiers de Lomé. L’entreprise Sara Group a été mobilisée avec un important dispositif logistique comprenant une cinquantaine de camions-bennes chargés d’acheminer les déchets vers le Centre d’enfouissement technique (CET) d’Aképé.

    Les opérations concernent notamment les dépotoirs de Boka, du Triangle des Rails, du marché d’Agoè-Zongo et d’Akato. Au-delà de l’amélioration du cadre de vie, cette intervention vise également à empêcher que les déchets ne soient entraînés vers les bassins de rétention, où ils risqueraient de bloquer ou d’endommager les équipements de pompage.

    Au cours de sa visite, le ministre n’a pas caché son exigence quant au rythme des travaux. « Vous devez faire le maximum pour aller très vite de sorte que toutes ces ordures soient dégagées au bout d’une semaine », a-t-il lancé aux équipes de Sara Group.

    Prévenir plutôt que subir

    Pour les autorités, cette opération ne saurait être une réponse ponctuelle. Une fois les dépotoirs nettoyés, les communes concernées seront appelées à assurer une surveillance permanente des sites afin d’empêcher leur réoccupation par des dépôts anarchiques d’ordures.

    Les dépotoirs sauvages identifiés feront également l’objet d’un programme d’évacuation, tandis que les mairies devront renforcer leurs dispositifs locaux de collecte et de gestion des déchets.

    Au-delà de l’urgence, cette mobilisation traduit une volonté d’améliorer durablement la résilience de Lomé face aux épisodes de pluies extrêmes, dont la fréquence s’accroît sous l’effet des changements climatiques. Les autorités misent ainsi sur une combinaison d’interventions techniques, d’assainissement urbain et de responsabilisation des collectivités locales pour réduire les impacts des inondations et préserver la santé des populations.

    Dans une capitale régulièrement confrontée aux aléas climatiques, le succès de cette stratégie dépendra autant de la rapidité des interventions actuelles que de la capacité des acteurs publics et des citoyens à inscrire l’assainissement dans la durée.

  • HOVEZAN 2026 : l’appel à l’union qui rassemble tout un canton

    HOVEZAN 2026 : l’appel à l’union qui rassemble tout un canton

    Le canton de Hahotoé donne le coup d’envoi de HOVEZAN 2026 avec l’ambition de transformer l’unité en moteur du développement durable.

    Le canton de Hahotoé a officiellement donné, samedi 4 juillet, le coup d’envoi de la 34ᵉ édition de HOVEZAN, sa fête traditionnelle, en plaçant cette année la cohésion communautaire au cœur de ses ambitions de développement. Placée sous le thème « Filles et fils du canton de Hahotoé, unissons-nous pour un développement durable », cette édition se veut un appel à la mobilisation de toutes les forces vives de la localité.

    La cérémonie de lancement, organisée sur la place de l’ancien marché de Hahotoé, a rassemblé un important public composé des autorités administratives et traditionnelles, des cadres du canton, des membres du Comité de développement à la base (CVD), du Comité d’organisation ainsi que de nombreux habitants venus marquer leur attachement à cette célébration identitaire. Le maire de la commune Vo 4 et le représentant du canton figuraient parmi les personnalités présentes.

    Au-delà de son caractère festif, HOVEZAN se présente comme un véritable cadre de réflexion sur l’avenir du canton. Les organisateurs entendent faire de cette édition un moment de retrouvailles entre les filles et fils de Hahotoé, qu’ils résident sur place ou dans la diaspora, afin de renforcer les liens de solidarité et de susciter un engagement collectif en faveur du développement durable.

    Comme les grandes fêtes traditionnelles organisées à travers le Togo, HOVEZAN conjugue valorisation du patrimoine culturel et promotion des initiatives de développement local. Dans plusieurs cantons, ces célébrations sont devenues des plateformes de mobilisation communautaire autour de projets sociaux, éducatifs et économiques.

    Les semaines à venir seront rythmées par diverses activités culturelles, sociales et de sensibilisation, avant l’apothéose prévue le 15 août 2026 sur l’ancien terrain de Hahotoé (ASEM), en face du Stade du 2 Février. Les organisateurs espèrent une forte mobilisation de la population et des ressortissants de la localité afin de faire de cette édition un symbole d’unité, de solidarité et de renouveau pour le canton.

  • Diplomatie : l’Amb. Johaness MAKOUVIA orchestre l’accueil de Son Excellence le Dr Julius Maada Bio à Lomé

    Diplomatie : l’Amb. Johaness MAKOUVIA orchestre l’accueil de Son Excellence le Dr Julius Maada Bio à Lomé

    Dans les coulisses de la visite officielle du président sierra-léonais Julius Maada Bio à Lomé, l’ambassadeur Johaness MAKOUVIA a joué un rôle central en coordonnant les dispositifs diplomatiques, protocolaires et logistiques ayant permis le bon déroulement de ce déplacement de haut niveau.

    Ce 3 juillet 2026 Sur invitation de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République Togolaise, Son Excellence le Dr Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone et Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a effectué une visite officielle à Lomé pour part à la cérémonie d’ouverture de la Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA).

    En prélude à cette visite, la Haute Commission de la République de Sierra Leone à Accra (Ghana) a officiellement saisi son Représentant diplomatique au Togo Ambassadeur Johaness MAKOUVIA afin de coordonner toutes les dispositions protocolaires nécessaires à l’accueil de Son Excellence le Président Julius Maada Bio et de sa délégation.

    À cet effet, l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a assuré la coordination des préparatifs en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur de la République Togolaise.

    Grâce à cette collaboration exemplaire, l’ensemble des formalités protocolaires, administratives et logistiques liées à l’arrivée, à l’accueil et aux déplacements de la délégation présidentielle a été efficacement assuré conformément aux standards diplomatiques.

    Soucieux d’offrir un accueil chaleureux au Président de la République de Sierra Leone, L’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a également mobilisé une équipe composée de membres de la communauté des ressortissants sierra-léonais résidant au Togo. Cette initiative a illustré les liens de fraternité qui unissent la Sierra Leone, le Togo et leurs peuples respectifs.

    La présence de Son Excellence le Dr Julius Maada Bio à cette conférence de haut niveau traduit l’engagement constant de la Sierra Leone, en sa qualité de Présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, en faveur du dialogue politique, de la paix, de la sécurité collective et du renforcement de la coopération entre les États africains face aux grands défis internationaux.

    L’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA adresse ses sincères remerciements aux autorités togolaises, en particulier au Ministère des Affaires étrangères, pour leur disponibilité, leur professionnalisme et leur précieux accompagnement ayant contribué au succès de cette visite officielle.

    La cellule de Communication

  • Au 105ᵉ anniversaire du PCC, Aklesso Atcholi fixe le cap à la jeunesse d’UNIR

    Au 105ᵉ anniversaire du PCC, Aklesso Atcholi fixe le cap à la jeunesse d’UNIR

    À Lomé, le secrétaire exécutif d’UNIR a appelé les jeunes militants à faire de la discipline le socle de leur engagement politique.

    À l’heure où les partis politiques misent sur le renouvellement de leurs cadres, le secrétaire exécutif de l’Union pour la République (UNIR), Aklesso Atcholi, a choisi d’adresser un message sans équivoque à la jeunesse de son parti : la discipline, le patriotisme et l’abnégation doivent désormais guider tout engagement politique.

    Cette exhortation a été lancée à Lomé, lors d’un colloque organisé à l’occasion du 105ᵉ anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), en présence des responsables et délégués du Mouvement des Jeunes UNIR (MJU). Devant une assistance attentive, Aklesso Atcholi a rappelé que la jeunesse représente un maillon stratégique dans la mise en œuvre des ambitions de développement du Togo.

    Pour le dirigeant d’UNIR, l’action politique ne peut produire des résultats durables sans une culture de la responsabilité, du respect des règles et du sens du sacrifice. Il a invité les jeunes militants à privilégier l’intérêt général et à s’investir pleinement dans les transformations économiques et sociales du pays, estimant que leur implication sera déterminante pour relever les défis de demain.

    Au-delà de cet appel, le colloque a servi de cadre à une réflexion sur le parcours du Parti communiste chinois et son expérience en matière de gouvernance, de développement et de planification stratégique. Organisée par l’ambassade de la République populaire de Chine au Togo, la rencontre a également permis de mettre en lumière les liens de coopération entre le PCC et le parti UNIR.

    Les responsables des deux formations politiques ont salué la solidité de ces relations, fondées sur le dialogue, le partage d’expériences et le renforcement des capacités. Ils ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les échanges sur les questions de gouvernance, de développement et de formation des jeunes cadres politiques, dans un contexte où la jeunesse est appelée à jouer un rôle de premier plan dans l’avenir du pays.

  • La Banque mondiale fait grimper le Togo dans la catégorie des revenus intermédiaires

    La Banque mondiale fait grimper le Togo dans la catégorie des revenus intermédiaires

    Le Togo franchit un cap symbolique en quittant officiellement le groupe des pays à faible revenu, une évolution qui récompense ses performances économiques tout en rappelant les défis sociaux encore à relever.

    Le Togo figure désormais parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Cette reclassification, annoncée par la Banque mondiale dans sa mise à jour annuelle des économies mondiales entrée en vigueur le 1er juillet, repose sur l’évolution du revenu national brut (RNB) par habitant, calculé selon la méthode Atlas.

    Ce changement marque une étape importante dans le parcours économique du pays. Selon la Banque mondiale, la classification des États est révisée chaque année en fonction du RNB par habitant de l’année précédente, un indicateur qui mesure la capacité économique d’un pays sans toutefois refléter l’ensemble de son niveau de développement.

    Pour le Togo, cette progression s’explique par plusieurs facteurs, notamment une croissance économique soutenue ces dernières années, estimée à plus de 6 % en moyenne, ainsi que la révision des données démographiques après le recensement national de 2022, qui a influencé le calcul du revenu par habitant.

    Cette nouvelle position pourrait renforcer la crédibilité du pays auprès des investisseurs et des partenaires techniques et financiers. Elle constitue également un signal positif pour les réformes engagées afin d’améliorer le climat des affaires et de stimuler les investissements privés.

    Toutefois, ce reclassement ne signifie pas que les difficultés économiques sont résolues. La Banque mondiale rappelle que son classement ne prend pas en compte les inégalités de revenus, le taux de pauvreté, la qualité des services publics ou encore les disparités territoriales. De nombreux Togolais continuent ainsi de faire face à des défis liés à l’emploi, au pouvoir d’achat, à l’accès aux soins, à l’éducation et aux infrastructures de base.

    Si cette reconnaissance internationale confirme les progrès accomplis par le Togo, elle place également les autorités devant une nouvelle responsabilité : transformer cette performance macroéconomique en une amélioration tangible des conditions de vie de l’ensemble de la population, tout en préservant l’accès à des financements adaptés au développement.

  • Dr Alexandre de Souza : « La Foire Made in Togo doit devenir le marché des producteurs togolais »

    Dr Alexandre de Souza : « La Foire Made in Togo doit devenir le marché des producteurs togolais »

    À l’occasion de la 7ᵉ Foire Made in Togo, le Directeur général du CETEF, Dr Alexandre de Souza, affirme dans une interview exclusive accordée au Flambeau des Démocrates que la priorité est de créer de véritables débouchés commerciaux pour les producteurs togolais.

    Lomé accueille, du 3 au 12 juillet 2026, la 7ᵉ édition de la Foire Made in Togo (FMIT), un rendez-vous devenu incontournable pour la promotion des produits locaux. Dans un entretien accordé au journal Flambeau des Démocrates, le Directeur général du Centre togolais des expositions et foires (CETEF Togo-2000), Dr Alexandre de Souza, expose les ambitions de cette nouvelle édition, revient sur le bilan des précédentes foires et dévoile les grands chantiers en cours pour la Foire internationale de Lomé.

    Pour le premier responsable du CETEF, la Foire Made in Togo est née d’un constat sans équivoque : les produits togolais, bien que reconnus pour leur qualité, peinent encore à bénéficier d’une visibilité suffisante sur le marché national.

    « Notre objectif est simple : donner un marché aux producteurs togolais », résume Dr Alexandre de Souza. Selon lui, cette foire constitue un véritable levier économique en rapprochant les producteurs des consommateurs, tout en encourageant les Togolais à privilégier les produits locaux. « Consommer togolais n’est pas seulement un slogan. Chaque achat soutient une entreprise, un emploi, une famille et toute une chaîne de production nationale », insiste-t-il.

    Après six éditions, la FMIT affiche une progression constante. La précédente édition a réuni près de 200 exposants et accueilli environ 30 000 visiteurs. Pour cette septième édition, le CETEF entend franchir une nouvelle étape avec une programmation davantage orientée vers les affaires et les opportunités commerciales.

    Au menu figurent notamment la Journée du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN), consacrée au lancement des diagnostics approfondis des TPME 2026, une journée dédiée à la promotion du riz togolais, des ateliers culinaires autour des spécialités nationales telles que l’Ayimolou et le Khom, ainsi qu’une programmation culturelle renforcée. « L’objectif est clair : vendre, faire connaître, valoriser et créer des opportunités pour les producteurs togolais », souligne le directeur général.

    L’entretien a également permis de dresser le bilan du deuxième Salon de la Santé et du Bien-être « Humanis », organisé récemment au CETEF. Avec 42 exposants, la participation des principaux plateaux techniques hospitaliers de Lomé ainsi que du CHR de Kara, près de 5 000 visiteurs, 1166 consultations médicales gratuites et 31 poches de sang collectées, le salon a confirmé sa dimension sociale.

    Pour Dr Alexandre de Souza, Humanis dépasse désormais le simple cadre d’une manifestation commerciale. Il estime que le CETEF doit devenir « une plateforme permanente d’utilité économique, sociale et citoyenne », où les foires contribuent également à la prévention sanitaire et au bien-être des populations.

    À quelques mois de la 21ᵉ Foire internationale de Lomé (FIL), prévue du 27 novembre au 13 décembre 2026, les préparatifs sont déjà bien avancés. Les inscriptions sont ouvertes et l’ambition affichée est de proposer une édition plus moderne, mieux organisée et davantage tournée vers les affaires.

    Le directeur général rappelle que la dernière FIL a enregistré plus de 1 000 exposants et accueilli plus de 800 000 visiteurs, confirmant son statut de plus grand rendez-vous économique du Togo et de la sous-région. Au-delà de la fréquentation, il met l’accent sur les retombées économiques générées en matière de contrats, d’investissements et de création d’emplois.

    En conclusion, Dr Alexandre de Souza lance un double appel : aux consommateurs, afin qu’ils soutiennent les entreprises nationales en achetant les produits locaux lors de la Foire Made in Togo, et aux opérateurs économiques, qu’il invite à réserver leurs stands pour la prochaine Foire internationale de Lomé. Pour lui, les foires demeurent avant tout des espaces de visibilité, de rencontres d’affaires et de croissance économique au service du développement du Togo.

  • L’Afrique resserre les rangs à Lomé

    L’Afrique resserre les rangs à Lomé

    Des responsables africains se réunissent à Lomé pour renforcer les positions communes du continent face aux défis internationaux.

    La Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA) s’est ouverte vendredi 3 juillet à Lomé, en présence de plusieurs responsables africains, dont le président sierra-léonais Julius Maada Bio. Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par des évolutions géopolitiques majeures et des appels croissants à une meilleure coordination des positions africaines sur les grandes questions mondiales.

    À l’ouverture des travaux, le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a souhaité la bienvenue aux délégations participantes et salué la présence de son homologue sierra-léonais, Julius Maada Bio. Il a estimé que cette participation témoigne de l’intérêt porté par les États membres au renforcement du dialogue politique et de la coopération entre les pays africains.

    Dans son allocution, Faure Gnassingbé a insisté sur les défis auxquels le continent est confronté dans un environnement international en mutation. Selon lui, ces transformations appellent à une concertation accrue entre les États africains afin de défendre leurs intérêts communs et de promouvoir une voix plus unie sur la scène internationale.

    Le président du Conseil a également souligné l’importance de la solidarité entre les pays africains pour faire face aux enjeux politiques, économiques et sécuritaires. Il a plaidé en faveur de réponses collectives, fondées sur le dialogue et la recherche de solutions adaptées aux réalités du continent.

    Les travaux de cette conférence ministérielle portent notamment sur le renforcement de la coopération politique entre les États membres de l’Alliance Politique Africaine. Les participants sont appelés à échanger sur les principaux défis auxquels l’Afrique est confrontée et à identifier des approches communes susceptibles de renforcer la coordination diplomatique du continent.

    À travers l’organisation de cette rencontre, les autorités togolaises réaffirment leur volonté de promouvoir le dialogue multilatéral et la coopération interafricaine. Les conclusions des travaux devraient contribuer à alimenter les réflexions sur les mécanismes de concertation politique et sur le rôle de l’Afrique dans un contexte international en pleine recomposition.

  • Ekina arme les médias pour défendre les femmes

    Ekina arme les médias pour défendre les femmes

    Vingt-cinq journalistes ont été outillés pour promouvoir une couverture médiatique plus respectueuse des droits des femmes.

    À travers son projet « Comprendre et défendre les droits des femmes dans les médias au Togo », l’Association Ekina, en partenariat avec son webmagazine EkinaMag et avec le soutien du Fonds Pananetugri, entend renforcer l’engagement des professionnels des médias en faveur de l’égalité de genre. Les 25 et 26 juin 2026, vingt-cinq journalistes issus de différents organes de presse togolais, en majorité des femmes, ont participé à un atelier de formation consacré aux droits des femmes et à leur traitement dans les médias.

    L’objectif était de permettre aux participants de mieux maîtriser les cadres juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs à la protection des droits des femmes afin de favoriser une information plus équilibrée, inclusive et fondée sur les droits humains.

    Durant les deux jours de travaux, les journalistes ont approfondi leurs connaissances sur les principes de l’égalité de genre, le cadre juridique togolais ainsi que plusieurs instruments internationaux de référence, notamment le Protocole de Maputo, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF/CEDAW), la Résolution 1325 des Nations Unies et l’Objectif de développement durable n°5 consacré à l’égalité entre les sexes.

    Les échanges ont également porté sur la responsabilité des médias dans la promotion des droits des femmes et sur les techniques de production de contenus journalistiques sensibles au genre. Les sessions ont été animées par plusieurs experts, dont André Kangni Afanou, Andréa Aziabou et Joseph Atchali, aux côtés de membres de l’équipe Ekina.

    À l’issue de cette première phase, douze femmes journalistes seront retenues pour intégrer le programme « Ambassadrices Genre dans les Médias ». Elles bénéficieront d’un accompagnement éditorial, d’un mentorat et d’un appui à la production de contenus dédiés aux droits des femmes.

    L’initiative a bénéficié du soutien de plusieurs institutions publiques et organisations professionnelles de la presse, traduisant une volonté commune de bâtir des médias togolais plus inclusifs, plus responsables et pleinement engagés dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

  • À 15 ans, le SYNJIT lance la reconquête de ses membres

    À 15 ans, le SYNJIT lance la reconquête de ses membres

    À l’aube de ses 15 ans, le SYNJIT accélère sa modernisation et mobilise ses adhérents.

    À l’approche de la célébration de son 15ᵉ anniversaire, prévue en août 2026, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) engage une nouvelle phase de sa restructuration. L’organisation annonce le lancement imminent de la confection et de la distribution de nouvelles cartes de membres modernisées, une initiative qui marque sa volonté de renforcer son fonctionnement interne et de consolider son identité syndicale.

    Première organisation syndicale créée au sein de la presse privée togolaise, le SYNJIT entend faire de cet anniversaire un tournant dans son histoire. La nouvelle carte de membre, proposée au tarif de 2 500 FCFA, permettra essentiellement de couvrir les frais de fabrication. Au-delà de son aspect pratique, elle symbolise la modernisation du syndicat et son ambition de mieux fédérer les journalistes indépendants autour d’un projet commun.

    Dans le même élan, le bureau exécutif invite les adhérents à régulariser leurs cotisations annuelles, fixées à 6 000 FCFA. Cette contribution est présentée comme un levier indispensable pour financer les activités prévues dans le cadre du plan d’action stratégique adopté par l’organisation.

    Selon les responsables du SYNJIT, ce programme vise avant tout à relancer la mobilisation syndicale et à intensifier les actions en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias du secteur privé. Ces derniers continuent d’évoluer dans un environnement marqué par la précarité de l’emploi, les faibles rémunérations et des conditions d’exercice souvent difficiles.

    À quinze ans de son existence, le SYNJIT réaffirme ainsi sa détermination à défendre les droits et les intérêts des journalistes indépendants. À travers cette campagne de renouvellement des cartes de membres et de mobilisation des cotisations, le syndicat entend renforcer la cohésion de ses adhérents et se doter de moyens supplémentaires pour poursuivre son combat en faveur d’une presse privée plus forte, mieux organisée et davantage respectée au Togo.

  • 4è Lac de Lomé : un corps repêché en pleine crise des inondations

    4è Lac de Lomé : un corps repêché en pleine crise des inondations

    Une nouvelle découverte macabre relance les inquiétudes alors que les pluies continuent de frapper le Togo.

    Une nouvelle découverte macabre a été enregistrée au 4e Lac de Lomé, dans la commune du Golfe 1. Jeudi 2 juillet 2026, les équipes du ministère de la Sécurité ont repêché le corps sans vie d’un individu qui flottait à la surface de ce bassin de rétention, conçu pour limiter les risques d’inondation dans la capitale togolaise.

    Les circonstances exactes du décès restent, pour l’heure, inconnues. Si les premières constatations orientent vers l’hypothèse d’une noyade, aucune conclusion officielle n’a encore été communiquée par les autorités. Une enquête devrait permettre de déterminer les causes précises du drame et l’identité de la victime.

    Cette découverte intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par de fortes précipitations qui affectent Lomé ainsi que plusieurs régions du pays. Depuis plusieurs jours, les pluies diluviennes ont entraîné une montée rapide des eaux dans les bassins de rétention, les cours d’eau et les zones de dépression, provoquant d’importantes inondations.

    Les intempéries ont causé de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines, accentuant les inquiétudes des populations vivant dans les secteurs les plus exposés. Plusieurs quartiers de la capitale restent confrontés à des difficultés d’accès et à des risques persistants liés aux eaux stagnantes.

    Face à l’ampleur de la situation, le ministère de la Sécurité poursuit le déploiement du Plan ORSEC afin de coordonner les opérations de secours, de porter assistance aux sinistrés et de renforcer les actions de prévention. Les autorités appellent également les populations à faire preuve de prudence, à éviter les zones inondées et à respecter les consignes de sécurité, alors que la saison des pluies est encore loin d’être terminée.

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