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  • Meeting de l’opposition à Vogan : le gouvernement donne son feu vert

    Meeting de l’opposition à Vogan : le gouvernement donne son feu vert

    Une note officielle autorise la tenue d’un meeting politique prévu le 26 juillet à Vogan, dans la préfecture de Vo.

    Les partis politiques ADDI, ANC, FDR et PSR pourront tenir leur meeting d’information sur la situation sociopolitique du Togo à Vogan, dans la préfecture de Vo. Le rendez-vous est pris pour ce dimanche 26 juillet 2026. C’est ce qu’indique une note officielle du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, adressée au préfet de Vo et datée du 23 juillet 2026.

    Le document, signé par le Secrétaire général par intérim du ministère, invite l’autorité préfectorale à prendre « les dispositions » nécessaires afin de « faciliter le bon déroulement de cette activité ». Cette correspondance administrative constitue ainsi un feu vert officiel à la tenue de la manifestation politique annoncée.

    Le meeting est prévu à partir de 14 heures sur la place des fêtes de Vogan. Selon la note, il s’agira d’une rencontre d’information consacrée à la situation sociopolitique du pays, à l’initiative des quatre formations politiques.

    Un cadre officiellement encadré

    Le ministère identifie également les responsables chargés de l’organisation de l’événement. Il s’agit de Kohan Kidekiyime Binafame, secrétaire national du FDR, de Francis Pedro, membre du Conseil national de l’ANC chargé des relations avec les médias, ainsi que d’Acbegninou Eklou, responsable des affaires politiques du PSR.

    Une copie de la note a été transmise au ministère de la Sécurité ainsi qu’aux intéressés, conformément aux procédures administratives en vigueur.

    Cette démarche illustre le cadre de concertation entre les autorités administratives et les organisateurs d’activités publiques. Sauf changement de dernière minute, les militants et sympathisants des partis concernés sont donc attendus à Vogan ce dimanche pour cette rencontre politique placée sous l’encadrement des autorités compétentes.

  • Vacances utiles : le Collectif Fragments Nomades ouvre les portes de l’art aux jeunes

    Vacances utiles : le Collectif Fragments Nomades ouvre les portes de l’art aux jeunes

    Le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou misent sur la transmission artistique pour occuper utilement les jeunes durant les vacances, une démarche qui s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’atelier en faveur de l’initiation aux arts plastiques.

    À Agoè-Kové, les vacances prennent une autre couleur. Entre pinceaux, crayons, collages et découvertes artistiques, une dizaine de jeunes à la fois franchissent chaque semaine les portes de l’Atelier Ekouagou pour une immersion gratuite dans l’univers des arts plastiques. Une initiative portée par le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou, qui placent la transmission et l’éveil créatif au cœur de leur engagement.

    Pendant que beaucoup d’élèves profitent de la pause estivale pour se divertir, d’autres font le choix d’apprendre autrement. Depuis quelques jours, l’Atelier Ekouagou accueille une série de sessions de formation artistique destinées aux jeunes élèves. Organisée entièrement sur fonds propres, cette initiative est le fruit d’une concertation entre le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou.

    Le principe est simple mais ambitieux : recevoir les participants par vagues de dix afin de garantir un apprentissage de qualité, un meilleur suivi pédagogique et une véritable proximité entre les formateurs et les apprenants.

    À la tête de ces ateliers, le président du Collectif Fragments Nomades, l’artiste plasticien Kokou Ekouagou, partage avec les jeunes son expérience, son savoir-faire et surtout sa passion pour la création artistique.

    Loin d’une simple initiation technique, ces séances invitent les participants à développer leur imagination, à exprimer leur sensibilité et à porter un regard nouveau sur le monde qui les entoure.

    Faire des vacances un temps d’apprentissage

    Pour les initiateurs du projet, cette formation répond à une préoccupation bien réelle : offrir aux jeunes une activité constructive pendant les vacances scolaires.

    À travers le dessin, la peinture, le collage ou encore les techniques d’assemblage, les élèves découvrent que l’art peut devenir un formidable moyen d’expression, mais aussi un espace d’épanouissement personnel.

    Dans un contexte où de nombreux jeunes restent sans activités durant les congés, cette initiative entend leur proposer un cadre sain, créatif et stimulant.

    L’objectif dépasse largement l’apprentissage du dessin. Il s’agit aussi de développer la patience, la concentration, l’observation, l’esprit critique et la confiance en soi, autant de qualités qui accompagneront ces jeunes bien au-delà de leur parcours artistique.

    Le choix d’organiser cette formation gratuitement traduit également la volonté des deux structures de rendre la pratique artistique accessible à tous, indépendamment des moyens financiers des familles.

    L’Atelier Ekouagou, une histoire de transmission

    Cette nouvelle action s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà ancien. Créé il y a plusieurs années à Agoè-Kové, l’Atelier Ekouagou est progressivement devenu un espace de référence pour l’initiation aux arts plastiques. Depuis ses débuts, il accueille enfants, jeunes et adultes désireux de découvrir le dessin et les différentes formes d’expression artistique, avec une attention particulière portée aux publics les plus vulnérables.

    Malgré les difficultés rencontrées au fil des années, notamment durant la pandémie de Covid-19, l’atelier a poursuivi sa mission de transmission grâce à la détermination de ses responsables. Cette persévérance a permis de maintenir une dynamique artistique au sein du quartier, avec des moyens pourtant modestes.

    L’année 2024 a marqué une étape importante avec l’aménagement d’un véritable centre artistique grâce à un financement du Fonds national de promotion culturelle (FNPC). Ce projet a permis d’améliorer les infrastructures, d’acquérir du matériel pédagogique et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux bénéficiaires.

    Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus d’une cinquantaine de participants, principalement des enfants âgés de 6 à 15 ans, ont déjà bénéficié de ces formations, donnant naissance à de nombreuses œuvres artistiques présentées lors d’expositions de fin de session.

    Fragments Nomades, un art sans frontières

    Si l’Atelier Ekouagou constitue le lieu physique de cette transmission, le Collectif Fragments Nomades lui apporte une dimension internationale.

    Né de la rencontre entre différentes sensibilités artistiques, le collectif relie Lomé et Paris autour d’une même vision de la création contemporaine. Son manifeste revendique un art qui explore les circulations humaines, les fragments d’histoires, les matières oubliées et les formes contemporaines du vivant.

    À travers le collage, les arts plastiques, l’écriture, les textures et les assemblages, le collectif transforme les traces du réel en espaces de dialogue où se croisent mémoire, identité, transmission et diversité culturelle.

    Cette philosophie irrigue naturellement les formations proposées aux jeunes élèves. Chaque création devient une invitation à raconter une histoire, à valoriser les matériaux du quotidien et à développer un regard personnel sur son environnement.

    Le collectif considère en effet que la matière est une mémoire vivante. Papier, textile, pigments, archives ou objets récupérés deviennent autant de supports permettant de faire dialoguer les cultures et les générations.

    Former les artistes… mais aussi les citoyens de demain

    Au-delà de la pratique artistique, cette initiative porte une ambition éducative. Les responsables souhaitent faire découvrir aux jeunes que l’art est aussi un langage universel, un moyen de dialogue et un puissant outil d’inclusion sociale.

    Cette vision rejoint d’ailleurs les objectifs poursuivis depuis plusieurs années par l’Atelier Ekouagou : favoriser l’accès à l’éducation artistique, développer la créativité, encourager le brassage culturel et contribuer à l’insertion sociale des bénéficiaires.

    En accueillant gratuitement ces élèves durant les vacances, le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou démontrent qu’il est possible de transformer le temps libre en une véritable opportunité d’apprentissage, de découverte et de construction personnelle.

    À travers cette initiative, les deux structures confirment leur volonté de faire de l’art un espace ouvert à tous, où la création dépasse le simple geste esthétique pour devenir un levier de transmission, de partage et d’émancipation. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres acteurs culturels et éducatifs, convaincus que l’éveil artistique constitue aussi un investissement durable pour l’avenir de la jeunesse togolaise.

  • Enfin des nouvelles de La Vie Beau

    Enfin des nouvelles de La Vie Beau

    Gnamakou Mawuli Serge, plus connu sous le pseudonyme de « La Vie Beau », serait actuellement placé en garde à vue à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), selon des informations rapportées par des sources proches de l’intéressé.

    D’après ces mêmes sources, le vidéaste aurait été interpellé il y a une dizaine de jours au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO), à Lomé. Il lui serait reproché d’avoir filmé une patiente gravement brûlée alors qu’elle se trouvait dans l’enceinte de l’établissement hospitalier. Les circonstances exactes de cette interpellation, ainsi que les infractions éventuellement retenues contre lui, n’ont pas été officiellement précisées par les autorités compétentes.

    Une fois interpellé et conduit vers une direction inconnue de ses proches, ces derniers l’auraient recherché en vain. Ils se seraient finalement tournés vers la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

    Toujours selon les informations recueillies, c’est dans le cadre de ses démarches que l’institution de défense des droits de l’homme se serait rendue, le mardi 21 juillet, à la Direction centrale de la police judiciaire afin de le retrouver et de s’enquérir de sa situation.

    Les mêmes sources indiquent que M. Gnamakou Mawuli Serge ferait désormais l’objet d’une procédure judiciaire. Elles précisent également qu’il aurait pu bénéficier de l’assistance d’un avocat et qu’aucun acte de mauvais traitement ou de violence physique n’aurait été constaté à son encontre durant sa garde à vue. La procédure suivrait son cours normal.

    À ce stade, aucune communication officielle de la Police nationale, du parquet ou de la CNDH n’est venue confirmer ni infirmer ces différentes informations.

    Dans l’attente d’éventuelles précisions des autorités judiciaires, plusieurs observateurs appellent au respect des garanties prévues par la loi, notamment la présomption d’innocence, le droit à la défense ainsi que les droits fondamentaux de toute personne faisant l’objet d’une procédure judiciaire.

    Il convient de rappeler que la captation et la diffusion d’images de patients dans un établissement de santé peuvent être encadrées par les dispositions légales relatives au respect de la vie privée, à la protection de la dignité des personnes et aux règles applicables au sein des structures hospitalières. Les éventuelles responsabilités de l’intéressé relèvent toutefois de la seule appréciation des juridictions compétentes.

  • Les USA renforcent les compétences des enseignants togolais en anglais

    Les USA renforcent les compétences des enseignants togolais en anglais

    Huit enseignants d’anglais et responsables de l’éducation togolais ont reçu, le 15 juillet, leurs certificats de fin de formation à l’ambassade des États-Unis à Lomé, à l’issue d’un programme de développement professionnel en ligne soutenu par le gouvernement américain.

    Cette initiative, mise en œuvre grâce à l’ambassade des États-Unis à Lomé en partenariat avec le Bureau régional de la langue anglaise basé à Dakar, visait à renforcer les capacités des participants en matière d’enseignement de l’anglais. Au cours de cette formation, les bénéficiaires ont été initiés à des approches pédagogiques innovantes et ont eu accès à des ressources inspirées des meilleures pratiques du système éducatif américain.

    À travers ce programme, les États-Unis entendent contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement de l’anglais au Togo. En dotant les enseignants d’outils et de méthodes plus efficaces, cette coopération vise également à offrir aux élèves de meilleures perspectives d’apprentissage et à renforcer leurs compétences linguistiques.

    Selon l’ambassade, une solide maîtrise de l’anglais constitue un levier pour accéder à davantage d’opportunités académiques et professionnelles. Elle favorise aussi l’intégration dans l’économie mondiale, stimule les échanges commerciaux et renforce les liens entre le Togo et les États-Unis.

    Cette formation illustre ainsi l’engagement américain en faveur du développement des compétences éducatives et du renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine de l’éducation.

  • En chair et en ville de Anas Atakora, Caraquet, les éditions de la francophonie, 2025.

    En chair et en ville de Anas Atakora, Caraquet, les éditions de la francophonie, 2025.

    L’actualité douloureuse n’échappe pas à la plume de Anas Atakora dans “Une mouche au Fréau Jardin”, lorsqu’il aborde le massacre de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 à Lomé.

    Anas Atakora fait partie de la jeune génération de poètes qui ont redessiné le visage de la poésie togolaise. En témoigne amplement son recueil de poèmes En chair et en ville. Ces poèmes nous livrent la sensibilité du poète à travers des villes personnifiées qu’il met en relation avec lui-même ou des personnages qui lui sont chers.

    D’entrée de jeu, le titre interpelle le lecteur par son originalité, car l’expression connue est en chair et en os. Lorsque le mot ville est substitué à os, il est clair que la ville, telle que évoquée dans le recueil, est assimilable au corps. L’amour et les souvenirs nous livrent des vers qui font du corps une matière charnelle qui excite le sens tactile, puisque l’amour dont il est question est, au-delà des poussées de nostalgie, physique. La chair et son besoin de sensualité ravivent les bons souvenirs. L’amour omniprésent porte des identités de femmes et de villes qui se confondent souvent. Dans le poème “Angélique en trois villes”, sont évoquées en même temps que le personnage Angélique, des villes: Lomé, Halifax au Canada et quelque part en Louisiane aux États-Unis d’Amérique. “J’ai caressé des villes sur la peau d’Angélique/Douceurs océaniques/Dans les mains nomades du rêveur” (p. 17.) ” Angélique/Est un morceau de la Louisiane/Qui bouge sur un air d’Acadie [•••] Toutes les beautés mènent à sa hanche”(p.18). Dans le poème “Dalia fait face à l’aurore”, l’auteur nous dit que: “Le ciel dans ses yeux est volcanique” (p.24), en usant d’une métaphore sexuelle.

    Ailleurs, “Si vous passez par La Paz”, la capitale de la Bolivie, Anas Atakora rend  hommage au poète Apollinaire et au peuple Aymara. Il y souligne la ressemblance entre l’Amérique et l’Afrique :”Qu’importe/Si La Paz dit l’Amérique ou l’Afrique/Le désir est braisé par la même poussière/Les mêmes flammes/Sorties d’une bouche antique ” (p. 50.). Dans “Des villes intérieures” Atakora suggère au lecteur à quel point les villes sont intériorisées dans son corps et son imaginaire. “Tendre amour tu disais/ Mon corps est ta ferme/ Tu y manges bien [•••] Mon sperme a un goût de légumes” (p.58.). De fil en aiguille, le poète se rappelle son défunt père : “Et je vois mon père/Égrener son dernier chapelet/Mon père/Un morceau de linceul/Déposé dans la poussière/Devant une foule de personnes/Alignées en prière musulmane [•••] Et je touche ce corps/Père/Voici la dernière jetée de cauris/Qui me lira ton silence” (p. 54-55).

    “Lettres aux gens d’amour et de rêves” est l’occasion de rendre hommage aux êtres chers et aux poètes admirés : Maïakovski, Mahmoud Darwich, Jean-Jacques Dabla et Paul Valéry.

    L’actualité douloureuse n’échappe pas à la plume de Anas Atakora dans “Une mouche au Fréau Jardin”, lorsqu’il aborde le massacre de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 à Lomé. Il s’agit de manifestants pacifiques couchés par les balles meurtrières d’une soldatesque ennemie de la démocratie et de la liberté. La mouche est ici l’image des tueurs et de la mort. “Je vis de morts qu’on sème/Avec du gazon et des arbres/Le fumier est de feu/Et de visages déchiquetés [•••] Je flâne/Dans le vide cri/L’espace flagrant/Où la mère a reçu un bouquet de grenades” (p. 34-35).

    L’ensemble des vers de “Portapique”, une ville canadienne, est dédié aux vingt-deux victimes d’une fusillade. “Portapique [•••] En ce printemps de la mort/Voici nos pétales pour panser/Ta douleur ” (p. 10).

    Les différents lieux visités par le poète nous montrent qu’il est très attaché aux voyages. Il en fait des lieux de souvenirs où il a laissé une partie de lui-même. L’amour et la mort se côtoient en donnant à ce recueil des senteurs de bonheurs et de malheurs à travers des vers dont la poéticité prennent aux tripes.

    Anas Atakora arrive avec sa plume à sublimer des choses simples ou prosaïques en leur donnant un cachet poétique. Le lire est un plaisir que je tiens à partager.

    Ayayi Togoata Apédo-Amah

  • Évala 2026 : plus de 155 400 personnes sensibilisées, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV saluent une mobilisation sans précédent à Kara

    Évala 2026 : plus de 155 400 personnes sensibilisées, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV saluent une mobilisation sans précédent à Kara

    Plus de 155 400 personnes sensibilisées : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV signent un bilan remarquable à l’issue des Évala 2026 à Kara.

    La campagne de sensibilisation menée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV à l’occasion des Évala 2026 dans la région de la Kara a largement atteint ses objectifs. Réunis le lundi 20 juillet 2026 pour une rencontre d’évaluation, les différents acteurs engagés dans cette initiative ont dressé un bilan particulièrement encourageant. Plus de 155 400 personnes sensibilisées, 1 500 élèves mobilisés et 75 000 préservatifs distribués : les chiffres témoignent de l’ampleur de cette opération consacrée à la lutte contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) en milieu scolaire.

    Placée sous le thème « Zéro grossesse et zéro infection sexuellement transmissible (IST) en milieu scolaire », cette campagne est le fruit d’une collaboration entre les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, l’ONG AIMES-AFRIQUE, SOS DOCTEUR TV, la Direction régionale de l’éducation (DRE) de Kara et l’Inspection de l’enseignement secondaire. Pendant toute la période des Évala, les équipes ont investi les arènes de lutte et les lieux de rassemblement afin d’aller directement à la rencontre des jeunes et des populations pour promouvoir des comportements responsables en matière de santé sexuelle et reproductive.

    Un bilan qui confirme l’efficacité de la stratégie de proximité

    La rencontre d’évaluation a permis de mettre en évidence les résultats obtenus au cours de cette campagne intensive d’une semaine. Présentant les statistiques officielles, le chef de l’Inspection de l’enseignement secondaire de Kara, Kolombia Guetaba, a souligné l’ampleur de la mobilisation.

    « Plus de 1 500 élèves sensibilisateurs ont touché 155 400 personnes dans les différentes arènes de lutte. Le message est vraiment passé. Plusieurs personnes rencontrées dans les cantons souhaitent que cette action soit reconduite à chaque édition des Évala », a-t-il déclaré.

    Ce bilan constitue l’un des principaux enseignements de cette campagne. Les élèves, formés au préalable, ont multiplié les échanges directs avec les populations dans les quinze cantons concernés par les festivités traditionnelles. À travers des discussions de proximité, des affiches, des supports pédagogiques et des séances d’information, ils ont sensibilisé les jeunes aux conséquences des grossesses précoces, aux risques liés aux infections sexuellement transmissibles ainsi qu’aux moyens de prévention.

    Les équipes ont également procédé à la distribution de plus de 75 000 préservatifs. Toutefois, les responsables de la campagne ont rappelé que, dans le cadre de la prévention en milieu scolaire, l’abstinence demeure le premier moyen recommandé pour éviter les grossesses précoces et les IST chez les élèves.

    Au-delà des chiffres, les responsables estiment que cette mobilisation a surtout permis de renforcer la prise de conscience des jeunes, notamment grâce à une approche basée sur la sensibilisation par les pairs, où les élèves deviennent eux-mêmes des acteurs de changement au sein de leurs communautés.

    Capitaliser sur les acquis pour renforcer la prévention toute l’année

    Pour le professeur honoraire Serge Michel Kodom, président-directeur général de l’ONG AIMES-AFRIQUE, de SOS DOCTEUR TV et promoteur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, cette séance d’évaluation ne devait pas seulement consister à présenter des statistiques. Elle visait également à recueillir les observations des différents intervenants afin d’améliorer les prochaines éditions.

    « Il était important de réunir les enseignants encadreurs, les chefs d’établissement et les élèves pour écouter les acteurs du terrain. Leurs suggestions, les difficultés rencontrées et leurs recommandations permettront d’améliorer les prochaines campagnes », a-t-il expliqué.

    Et d’enchaîner: «Un sincère merci et une profonde reconnaissance au CNLS et à l’UNFPA-Togo pour la mise à disposition des préservatifs masculins et féminins à AIMES AFRIQUE qui ont permis de couvrir une partie de la campagne de sensibilisation lors des Évalas 2026 faite par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les 15 Cantons de la préfecture de la Kozah».

    Le promoteur a rappelé que les bureaux des Clubs Santé avaient été déployés dans les quinze cantons concernés par les Évala afin d’assurer une couverture maximale des festivités. Cette stratégie s’appuie sur un vaste réseau qui couvre aujourd’hui près de 80 % des établissements publics du Togo, offrant ainsi une capacité de mobilisation exceptionnelle.

    Pour Serge Michel Kodom, les jeunes représentent désormais un levier essentiel dans la promotion de la santé.

    « Les élèves sont aujourd’hui les ambassadeurs de la santé dans leurs communautés. Nous leur faisons confiance, tout comme aux enseignants et aux encadreurs qui continueront à renforcer leurs capacités afin que ce message atteigne pleinement son objectif », a-t-il affirmé.

    Cette vision repose sur la conviction que les changements de comportement sont plus efficaces lorsqu’ils sont portés par les jeunes eux-mêmes auprès de leurs camarades et de leurs familles.

    Les responsables ne comptent d’ailleurs pas limiter cette dynamique aux seules festivités des Évala. Les activités de sensibilisation reprendront dès la prochaine rentrée scolaire à travers des causeries-débats, des séances d’information et des rencontres régulières dans les établissements.

    Kolombia Guetaba a précisé que cette stratégie concernera également d’autres préfectures de la région.

    « Mon inspection couvre également les préfectures de l’Assoli et de la Binah. Tous les chefs d’établissement recevront ces orientations afin de relayer la sensibilisation », a-t-il indiqué.

    Cette continuité apparaît comme l’un des principaux défis de la campagne. Les acteurs souhaitent maintenir un travail de proximité tout au long de l’année afin de consolider les acquis enregistrés durant les Évala et d’ancrer durablement les messages de prévention auprès des élèves.

    Au regard des résultats annoncés, les organisateurs considèrent que cette campagne constitue une réussite majeure en matière de santé publique et d’éducation préventive. Les 155 400 personnes sensibilisées, la mobilisation de plus de 1 500 élèves, la distribution de 75 000 préservatifs ainsi que l’adhésion manifestée par les populations des différents cantons illustrent l’impact de cette initiative.

    Forts de ce bilan, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, leurs partenaires institutionnels et l’ONG AIMES-AFRIQUE entendent désormais inscrire cette démarche dans la durée afin de contribuer à réduire les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles en milieu scolaire, tout en faisant des élèves de véritables relais de promotion de la santé au sein de leurs communautés.

  • Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Les autorités policières ont présenté les premiers éléments de l’enquête ouverte après le décès du jeune Ouro Gbele Assad, retrouvé sans vie le 13 juillet à Agoè Adjougba.

    Le commissariat central d’Agoè-Nyivé a rendu publics, ce dimanche 19 juillet 2026, les premiers résultats de l’enquête ouverte à la suite du décès de Ouro Gbele Assad, un jeune homme de 20 ans retrouvé sans vie le 13 juillet dernier dans le quartier d’Agoè Adjougba. Cette affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

    Selon le commissaire divisionnaire de police, Koudadje Afodor Ablavi, les premiers renseignements recueillis indiquent que la victime aurait été interpellée par des particuliers qui la soupçonnaient d’un vol de volaille. Le jeune homme aurait ensuite été conduit dans un garage avant d’être relâché. Son corps a été découvert à une centaine de mètres de ce lieu.

    Une enquête judiciaire a été ouverte sous l’autorité du procureur de la République afin de déterminer les circonstances exactes du décès et d’identifier les éventuelles responsabilités. La police précise que plusieurs témoignages ont été recueillis et qu’un individu cité par différents témoins fait actuellement l’objet de recherches.

    Les constatations réalisées par les services de la police nationale, avec l’appui de la police technique et scientifique ainsi que de personnels de santé, n’ont révélé aucune trace apparente de violence sur le corps. En revanche, la présence d’un liquide verdâtre s’écoulant de la bouche de la victime a conduit les enquêteurs à engager des investigations médico-légales complémentaires. Les conclusions de ces expertises devraient permettre d’éclairer les circonstances du décès.

    Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt, la police nationale a invité la population à faire preuve de retenue, à éviter la diffusion d’informations non vérifiées et à laisser la justice suivre son cours. Elle a également rappelé que toute personne soupçonnée d’une infraction doit être remise aux forces de sécurité, insistant sur le fait que nul ne peut se faire justice lui-même. Assad a été inhumé le 17 juillet dans une vive émotion.

  • Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.

    Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?

    C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.

    Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?

    Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.

    Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?

    Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.

    Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?

    Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.

    Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?

    Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.

    Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?

    Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.

    Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?

    J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.

    Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?

    Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.

    Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?

    Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.

  • Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Le gouvernement intensifie la surveillance des travaux d’assainissement pour prévenir de nouvelles inondations à Lomé.

    Face aux conséquences des pluies diluviennes qui ont frappé Lomé à la fin du mois de juin, le gouvernement poursuit ses actions de prévention et d’assainissement. Ce samedi 18 juillet 2026, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une nouvelle tournée de supervision sur plusieurs sites stratégiques de la capitale afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux engagés après les inondations.

    Des chantiers sous surveillance permanente

    Accompagné de représentants du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, du ministère de la Sécurité ainsi que de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), le ministre s’est rendu sur plusieurs dépotoirs, notamment à Boka, au Triangle des Rails à Gbossimé et au marché de Zongo. Sur ces différents sites, les opérations d’enlèvement des déchets se poursuivent dans des conditions jugées satisfaisantes.

    La délégation a également inspecté plusieurs bassins d’orage, notamment ceux de Tokoin Tamé, Agbalépédo, Deux Lions, Caméléon, Awatamé et Babakopé. Ces ouvrages avaient débordé lors des pluies exceptionnelles des 28 et 29 juin derniers. Les autorités ont toutefois constaté avec satisfaction une baisse significative du niveau des eaux, signe que les mesures engagées commencent à produire leurs effets.

    La visite s’est poursuivie à la retenue d’eau de Togo 2000, aux exutoires du lac Ouest vers la plage, qui facilitent l’évacuation des eaux de la lagune de Boka vers la mer, ainsi qu’au site de Winners Chapel où les opérations de pompage se poursuivent afin d’assainir durablement le quartier.

    Pour Séna Alipui, cette présence régulière sur le terrain répond à une exigence de vigilance. « Il est question d’occuper le terrain de façon continue pour superviser les travaux déjà réalisés, ceux qui sont en cours et envisager d’autres actions afin de prévenir d’éventuelles situations d’inondations », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté du gouvernement de renforcer la résilience de Lomé face aux aléas climatiques.

  • Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Créée à Paris et portée par le Togolais Kokou Ekouagou et la Française Lielie Sellier, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de l’art un véritable langage de dialogue entre les cultures. Plus qu’une simple structure, elle se présente comme un laboratoire de création où se rencontrent les regards, les mémoires et les imaginaires des deux pays.

    Le paysage culturel franco-togolais s’enrichit d’un nouvel acteur. Le Collectif Fragments Nomades a été officiellement créé le 3 juin 2026, avant d’être enregistré à la Préfecture de police de Paris et publié au Journal officiel de la République française le 9 juin 2026, sous le numéro RNA W751284585. Une reconnaissance administrative qui donne une existence légale à un projet artistique mûri depuis plusieurs années.

    À la tête de cette association se trouvent deux personnalités aux parcours complémentaires : le plasticien togolais Kokou Ekouagou, président du collectif, et la Française Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste, auteure et secrétaire générale. Ensemble, ils défendent une vision de l’art qui dépasse les frontières géographiques et culturelles.

    Une ambition : faire voyager les œuvres, les idées et les cultures

    Le Collectif Fragments Nomades affiche une mission ambitieuse : promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes tout en favorisant les échanges entre les territoires et les cultures.

    Son champ d’action couvre les arts plastiques, le collage, l’écriture, les pratiques mixtes ainsi que toutes les formes d’expérimentation visuelle. L’association entend organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres, des publications et divers événements culturels destinés à rapprocher les créateurs et les publics.

    L’association souhaite également encourager la transmission artistique, soutenir les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels aussi bien en France qu’à l’international.

    Cette philosophie repose sur une conviction forte : l’art constitue un langage universel capable de créer des ponts là où les différences pourraient dresser des murs.

    Kokou Ekouagou, un artiste qui fait dialoguer mémoire et identité

    Au cœur de cette aventure figure Kokou Ekouagou, figure montante de la scène artistique togolaise.

    Reconnu pour son univers pictural singulier, l’artiste développe une œuvre qui interroge la mémoire, les déplacements, l’identité et les multiples territoires que chacun porte en soi. Ses tableaux ne cherchent pas uniquement à représenter un paysage ; ils invitent à explorer des espaces intérieurs où dialoguent souvenirs, émotions et héritages culturels.

    Son travail s’appuie sur ses racines togolaises tout en s’ouvrant à une lecture universelle. Les couleurs, les matières et les formes deviennent les éléments d’une géographie sensible qui parle aussi bien aux publics africains qu’européens.

    Au fil des expositions et des rencontres artistiques, Kokou Ekouagou s’est imposé comme un créateur attaché au dialogue interculturel. Son engagement dépasse désormais la production artistique : avec le Collectif Fragments Nomades, il souhaite contribuer à construire des espaces où les artistes de différents horizons peuvent créer ensemble, confronter leurs pratiques et enrichir mutuellement leurs inspirations.

    Lielie Sellier, une historienne de l’art au service des passerelles culturelles

    Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise qui conjugue recherche, création et écriture.

    Historienne de l’art, artiste collagiste et auteure, elle place depuis plusieurs années la question de la mémoire, de la transmission et du dialogue entre les œuvres au cœur de son travail.

    Dans un texte consacré à Kokou Ekouagou, elle résume l’esprit qui anime leur collaboration :

    « Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »

    Elle explique que leurs échanges artistiques et humains ont progressivement donné naissance au Collectif Fragments Nomades, fondé sur une conviction commune : l’art crée des passerelles entre les cultures, les mémoires et les expériences de vie.

    Pour Lielie Sellier, les œuvres de Kokou Ekouagou racontent davantage que des lieux. Elles révèlent « des présences, des traces, des circulations invisibles où se croisent l’histoire personnelle, l’identité et l’espoir ».

    Elle voit dans cette démarche une illustration de la fonction première de la création artistique : « offrir un espace de rencontre, de réflexion et de dialogue entre les individus. »

    Une association capable de renforcer les échanges entre le Togo et la France

    La création de Fragments Nomades intervient dans un contexte où les coopérations culturelles occupent une place croissante dans les relations internationales.

    En réunissant un artiste togolais et une historienne de l’art française autour d’un projet commun, le collectif illustre une nouvelle manière de concevoir la coopération : non plus uniquement par les institutions, mais aussi grâce aux initiatives portées directement par les créateurs.

    Pour le Togo, cette association pourrait ouvrir davantage de perspectives aux artistes émergents grâce à l’organisation de résidences, d’expositions ou de projets collaboratifs avec des partenaires européens. Elle peut également favoriser une meilleure visibilité internationale des talents togolais.

    Du côté français, Fragments Nomades offre l’occasion de mieux faire connaître la richesse de la création contemporaine africaine et de développer des projets où les influences se croisent sans hiérarchie, dans un dialogue équilibré.

    Cette dynamique pourrait également contribuer à faire émerger de nouvelles formes artistiques issues des rencontres entre les traditions, les techniques et les sensibilités des deux pays.

    Faire de l’art un espace de rencontre

    Au-delà des expositions ou des événements culturels, le Collectif Fragments Nomades porte une vision profondément humaniste de la création.

    À travers les ateliers, les publications, les performances ou les résidences d’artistes, il entend créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière.

    Son inscription officielle au Journal officiel français marque ainsi le début d’une aventure qui dépasse largement le cadre administratif. Elle donne naissance à une plateforme appelée à faire dialoguer les imaginaires du Togo, de la France et, à terme, d’autres territoires.

    En réunissant l’expérience artistique de Kokou Ekouagou et le regard analytique et créatif de Lielie Sellier, le Collectif Fragments Nomades affiche une ambition claire : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre les peuples. Dans un monde où les identités sont souvent enfermées dans des frontières, cette jeune association rappelle que l’art demeure l’un des rares langages capables de relier les fragments de nos histoires pour construire un horizon commun.

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