Étiquette : Opposition

  • UFC: annonce de la démission de Séna Alipui

    UFC: annonce de la démission de Séna Alipui

    L’Union des forces de changement (UFC), la troisième force politique aux dernières élections municipales au Togo, ne pourra plus compter sur son deuxième vice-président, Séna Alipui.

    C’est à travers une adressée aux militants de l’Ablodé, en marge de la célébration de la date anniversaire de la naissance de Sylvanus Olympio, que l’ancien député annonce qu’il quittera sa fonction de deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC) « à l’issue du prochain congrès ».

    Voici en in extenso ladite lettre

    Chères militantes, chers militants de l’Ablodé…

    En cette journée du 06 Septembre 2025 qui marque la date anniversaire de la naissance du Président Sylvanus Olympio il y a 123 ans, je vous prie de bien vouloir recevoir mes salutations militantes et fraternelles.

    Comme militant, cadre et numéro 2 de notre parti de l’Ablodé, j’ai choisi ce jour pour m’adresser à vous afin qu’ensemble nous tournions nos regards vers le militant suprême de notre mouvement et père de l’indépendance, son Excellence le Président Sylvanus OLYMPIO et que son parcours et ses réalisations inspirent chacun d’entre nous pour faire du Togo « l’or de l’humanité » comme l’ont rêvé les pères fondateurs de l’Ablodé.

    Je ne reviendrai pas sur le parcours brillant du père de l’indépendance de notre cher pays le Togo, car dans les mois qui suivent, nous allons retourner aux sources et reprendre tant son histoire que celle de ses compagnons de lutte qui ont permis à notre pays de devenir indépendant. En ce jour anniversaire, je nous invite plutôt à la réflexion, à une introspection et à voir ce que pouvons faire et ce que devons-nous faire pour rester d’une part dignes héritiers de l’Ablodé et d’autres part contribuer aux efforts de développement en cours dans notre pays pour en faire « l’or de l’humanité » comme l’ont rêvé les pères fondateurs de l’Ablodé.

    Les racines de notre grand parti l’UFC c’est le CUT, c’est l’Ablodé… c’est notre identité… Cette identité commune s’exprime en plusieurs courants et le mouvement Ablodé est la deuxième force politique de ce pays et se décline en plusieurs partis qui vont de l’UFC à l’ANC en passant par TOVIA, le NID, les démocrates etc… etc… pour ne citer que ceux-là…et sans être exhaustif.

    Du gouvernement à l’aile la plus radicale de l’opposition, nous avons des enfants de l’Ablodé dans toutes les couches sociales et sphères décisionnelles de ce pays.

    Pour ce qui nous concerne à l’UFC, nous avons notre propre histoire faite de hauts et de bas et nous sommes en dépit des difficultés, et circonstances difficiles, la 3ème force politique de ce pays à l’issue des dernières élections municipales.

    Chères militantes, chers militants, militants de l’UFC, enfants de l’Ablodé,

    Cette élection municipale, mieux que moi vous l’avez vécu et vous avez porté haut nos couleurs et je tiens à vous exprimer toute ma fierté et mon admiration car, dans des conditions difficiles vous vous êtes battus la plupart du temps avec des moyens dérisoires et avez permis de sauver l’essentiel… L’essentiel aujourd’hui, c’est vous… militantes et militants du parti de l’Ablodé… et en cette date anniversaire de la naissance de notre combattant suprême et père de l’indépendance Sylvanus Olympio, je voudrais vous dire que l’Ablodé reste la force essentielle de ce pays et que notre pays a un bel avenir devant lui pour autant que nous revenions aux fondamentaux de notre mouvement tout en l’adaptant au contexte qui lui, a évolué, en faisant du dialogue, de la critique constructive et de l’engagement citoyen les outils qui vont nous permettre de rebâtir notre parti et de contribuer à l’effort de développement en cours dans le pays. Nous devons contribuer à apporter la touche de l’Ablodé à la construction de l’édifice démocratique, et au développement de notre pays sans renier notre identité, sans haine, rancune ou tout autre sentiment négatif vis-à-vis de nos frères de sensibilités différentes. Nos différences doivent nous enrichir et constituer le terreau qui contribuera à faire germer des graines deviendront des arbres dont les fruits seront partagés entre toutes les filles et les fils de notre pays.

    Nous avons tenu notre dernier congrès le 12 Août 2023 et notre mandat expire le 12 Août 2026… Il nous reste donc 341 jours soit un peu moins d’un an pour mettre en œuvre les décisions de notre dernier congrès et atteindre les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés.

    Nous allons mettre ce temps à profit pour travailler comme nous ne l’avons jamais fait pour rattraper notre retard, continuer à institutionnaliser le parti, nous conformer plus strictement à nos textes, achever l’assainissement de nos finances, achever le processus de communalisation de nos fédérations, et poursuivre le processus de réconciliation d’une part avec tous nos frères et sœurs de l’Ablodé tout en recrutant de nouveaux militants et cadres car la politique est une aventure collective… et nous avons besoin de sang neuf, nous avons besoin des meilleurs cerveaux et des meilleurs bras de ce pays pour porter la vision du Président Sylvanus Olympio et perpétuer son héritage politique.

    Pour le militant de l’Ablodé que je suis, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, notre quête de l’alternance ne concerne pas que les autres, elle nous concerne aussi et nous devons laisser la chance à d’autres énergies de s’exprimer au sein du parti. À l’issue de mon mandat comme Vice-Président de notre parti, je laisserai l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer et je ne ferai pas partie du prochain bureau directeur….

    Il est important que la démocratie interne au sein des partis fonctionne, que l’alternance pacifique soit une réalité au sein de nos formations politiques et je tiens à remercier chacune et chacun d’entre vous pour la confiance que vous avez bien voulu placer en moi en me permettant d’occuper des fonctions à responsabilités de plus en plus importantes au sein de notre parti. Ma gratitude infinie, va également au Président National de notre parti, notre père politique auquel ma loyauté reste intacte, inébranlable et auquel je nous invite à rester d’une loyauté indéfectible. Je continuerai à servir notre cause commune l’Ablodé, notre parti, et notre pays… sur de nombreux autres chantiers…sur lesquels notre modeste contribution est requise à court terme…

    Nous sommes donc en transition et je quitterai mes fonctions de Vice-président de l’UFC à l’issue du prochain congrès…

    La perfection n’étant pas de ce monde, ce ne sont pas les sujets de divisions et les manquements des uns et des autres qui manquent et qui manqueront. Nous avons fait, nous faisons et nous ferons des erreurs mais le plus important c’est ce qui nous unit…l’Ablodé…, notre parti, notre pays le Togo… c’est ce que nous faisons pour avancer, c’est notre contribution à l’essor de l’Ablodé, de notre parti et de notre pays.

    Nous devons mettre l’accent sur ce qui nous unit et sur ce que nous faisons de bien et de positif et célébrer nos réalisations pour garder le courage nécessaire et la flamme aussi faible soit elle, pour parcourir le long chemin qui nous attend et qui attend le Togo. Nous avons fait le choix de la collaboration pour préserver la paix et l’unité de notre pays, choix que j’assume pleinement convaincu qu’il vaut mieux avancer à la lueur d’une bougie que de continuer à tâtonner dans l’obscurité…L’Union fait la Nation…

    Chères militantes et chers militants, en ce jour anniversaire de la naissance de notre combattant suprême, père de l’indépendance, le Président Sylvanus OLYMPIO, puisse cette naissance faire naître ou renforcer dans nos cœurs le patriotisme, l’amour du travail bien fait, la loyauté, la culture de l’excellence, l’engagement sincère et sérieux dans ce que l’on fait… et qui ont permis à cet homme exceptionnel de permettre à notre pays de devenir indépendant le 27 avril 1960…

    Je nous invite à la tolérance, à l’union et à la persévérance pour perpétuer son héritage et faire du Togo « l’or de l’humanité » comme l’ont rêvé les pères fondateurs de notre indépendance…

    Le Togo d’abord, la patrie avant les partis. Ablodé !!! Ablodé !!! Ablodé Gbadza !!!

    Séna ALIPUI 2ème Vice-Président de l’UFC

    Vice-Président Finances et Région des Plateaux

  • Au Togo, qu’appelle-t-on échec d’une manifestation contre la dictature?

    Au Togo, qu’appelle-t-on échec d’une manifestation contre la dictature?

    La peur qu’inspire une manifestation pacifique à une dictature, est déjà un succès en soi. Interdire est un aveu de faiblesse quand le pouvoir lui-même est illégal et illégitime.

    Les gens se méprennent souvent dans le domaine politique lorsqu’ils portent des jugements à la va-vite sur les manifestations publiques interdites visant à dénoncer les abus et exactions du régime de terreur. La norme antidémocratique est l’interdiction systématique de toute expression publique de ras-le-bol du peuple contre ses dirigeants incompétents.

    Ceux qui ne voient que la surface des choses, se privent de la découverte de la profondeur des choses. En effet, interdire une manifestation qui fait peur, et qui n’a pas pu effectivement avoir lieu, n’est pas un échec en soi.

    Pourquoi n’est-ce pas un échec ? Il suffit de constater à tous les carrefours et autres points sensibles des milliers de policiers, gendarmes et militaires dont la présence, alors qu’ils ont autre chose à faire, est la conséquence de la réussite de la manifestation où les corps habillés ont pris la place, malgré eux, des civils. Même des domiciles sont encerclés pour empêcher des manifestants potentiels de sortir pour protester. Eh bien, le succès d’une manifestation se juge aussi à l’importance des entraves mises en oeuvre pour l’en empêcher.

    La peur qu’inspire une manifestation pacifique à une dictature, est déjà un succès en soi. Interdire est un aveu de faiblesse quand le pouvoir lui-même est illégal et illégitime.

    L’universitaire et activiste Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Togo : deux militants citoyens enlevés dans un contexte de répression

    Togo : deux militants citoyens enlevés dans un contexte de répression

    Deux militants de l’organisation citoyenne “Tournons la Page” ont été enlevés à Lomé le 22 août, dans un contexte politique et social tendu. La société civile togolaise réclame des réformes démocratiques. 

    Dans les rues de Lomé, la capitale du Togo, deux jeunes militants, Armand et Oseï, ont été arrêtés le 22 au soir. Membres actifs de l’organisation citoyenne “Tournons la Page”, ils sont actuellement détenus au Service Central de Recherche et d’Investigation Criminelle (SCRIC). Bien que leur avocat ait confirmé qu’ils n’ont pas subi de violences physiques, les raisons de leur arrestation demeurent floues, suscitant l’inquiétude et l’indignation au sein de la société civile.

    Intimidation et répression : une stratégie de silence

    Le mouvement “Tournons la Page” dénonce ce qu’elle considère comme des pratiques d’intimidation visant à museler les voix dissidentes. Selon David Dosseh, le coordinateur de l’organisation, les arrestations ciblent particulièrement les jeunes capables de mobiliser et de sensibiliser la population à travers des manifestations spontanées. “Le dernier recours pour la population, ce sont ces manifestations spontanées. Et il faut faire en sorte de les mettre hors de nuire”, explique-t-il au micro de TV5MONDE. 

    Cette stratégie, perçue comme un complot pour réduire au silence les acteurs de la société civile, a poussé certains militants à chercher refuge à l’étranger, craignant pour leur sécurité. Pour David Dosseh toute forme de contestation est rendue impossible. “Nous avons compris qu’il y a un plan évident pour que la société civile ne puisse plus s’exprimer du tout, ne puisse plus faire des actions de terrain, ne puisse plus mobiliser la population”, déplore-t-il auprès de TV5MONDE.

    Les récentes arrestations ne sont pas un cas isolé. La coalition politique DMP a également exprimé son mécontentement face à ce qu’elle qualifie d’arrestations arbitraires de jeunes, une tendance qui s’est intensifiée depuis les manifestations de juin dernier. 

    Parallèlement, un prisonnier politique incarcéré à la prison civile de Lomé depuis 2018 a entamé une grève de la faim pour dénoncer des actes de torture, soulignant ainsi les violations des droits humains dans le pays.

    Malgré les appels à la transparence et au respect des droits fondamentaux, le gouvernement togolais n’a pas souhaité commenter ces événements, selon les informations recueillies par TV5MONDE. Ce silence ne fait qu’accentuer les préoccupations concernant la liberté d’expression et les droits civiques au Togo.

    Source: information.tv5monde.com/afrique

  • Au Togo, « Le parti unique déguisé en multipartisme »

    Au Togo, « Le parti unique déguisé en multipartisme »

    L’universitaire et défenseur des droits de l’homme Ayayi Togoata Apédo-Amah estime que dans son pays le pays le Togo, « Le parti unique » est « déguisé en multipartisme ». En réalité, poursuit-il, c’est « une escroquerie politique encouragée par l’opposition ».

    LE PARTI UNIQUE DÉGUISÉ EN MULTIPARTISME: UNE ESCROQUERIE POLITIQUE ENCOURAGÉE PAR L’OPPOSITION

    En examinant attentivement la situation politique du Togo, il appert que l’ex-parti unique RPT s’est déguisé pour tromper les naïfs. Suffit-il de repeindre un vieux tacot blanc tout pourri en bleu pour proclamer qu’il s’agit d’une nouvelle bagnole ?

    Le moteur n’a pas changé, la carrosserie rouillée n’a pas changé, la puanteur est la même. Quant au chauffeur, il n’a pas changé, de même que les passagers.

    Que veut-on vendre aux Togolais en faisant du neuf avec du vieux ? La situation politique actuelle est pire que sous le parti unique du père Gnassingbé. Le régime de terreur n’a de cesse de grignoter tous les acquis de la lutte du peuple en matière de libertés depuis les années 1990.

    La terrible répression des forces démocratiques est à l’origine d’un grave recul des libertés et d’un affaiblissement des partis politiques de l’opposition. Ils sont devenus attentistes et espèrent un miracle du ciel. La stratégie est brouillonne quand elle n’est pas complice: un pied dedans, un pied dehors. La 5e République que l’on prétend vomir, l’on va se prélasser dans ses délices avec des miettes électorales, comme on jette un os à ronger à un chien.

    Même les militants ne comprennent plus rien. Le boycott massif de la dernière mascarade électorale des communales, est une sanction du peuple envers ceux qui prétendent le représenter.

    Le faux débat oiseux consiste à dire: “Qu’est-ce que le boycott a changé ? d’une part, et qu’est-ce que la participation a changé avec l’humiliation de ses partisans, d’autre part ?

    Le problème ne consiste pas à se moquer de la déconfiture des participationnistes comme certains le font avec délectation. Il s’agit de ne pas se faire complice de la dictature par l’apport de sa caution à ses élections illégales, d’une part, et par l’inaction, d’autre part. Les deux attitudes concourent à la régression du combat libérateur et à la restauration du parti unique RPT. On a du mal à reconnaître ce qui fut appelé l’opposition démocratique dans les années 1990. Les leaders charismatiques de l’époque ont tous disparu avec leurs échecs lamentables et leurs trahisons.

    Conséquence cocasse de ce vide, les partis de l’opposition ont été remplacés par des influenceurs et autres blogueurs des réseaux sociaux. C’est extrêmement grave pour notre lutte, car ces personnes n’ont pas vocation à diriger le peuple et ne se sont pas formées et organisées pour ce faire. Quand des gens les critiquent et se plaignent de leur niveau, ils ont tort, parce que ces influenceurs profitent du vide créé par les partis politiques, et ils ont raison.

    Il faut que des partis politiques sérieux, honnêtes et patriotiques reprennent le leadership de la lutte. S’il n’y en a pas, ils doivent être suscités par tous ceux qui ont vocation à devenir des leaders politiques, et ils sont très nombreux. L’exemple extraordinaire du Parti National Panafricain de Tikpi Atchadam et ses camarades, en 2017, est resté gravé dans la mémoire de tous les Togolais et surtout de la dictature qui a tremblé jusque dans ses fondements. Tout le monde sait ce qu’il faut faire. Mais les ego de leadership bloquent tout. Je le répète: mettre de côté les partis politiques est une erreur. La société civile ne possède pas de troupes. Encore moins, les blogueurs.

    Il faut une vaste coalition des partis politiques et de la société civile et la fin des querelles insensées entre les partis politiques pour ne se consacrer qu’à l’essentiel: le dégagement de la dictature des Gnassingbé. Les vrais leaders naissent de la lutte patriotique et non des querelles de chiffonniers.

    Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Le Risque Aamron: l’éthique c’est maintenant!

    Le Risque Aamron: l’éthique c’est maintenant!

    Et toi, Aamron, tu as été torturé et tu as payé un prix élevé dans cette mission sacrée; ce n’est donc pas le temps de te tromper d’analyse et de positionnement dans cette lutte; ce n’est pas le moment de semer la confusion, de tergiverser ou même d’ébranler la confiance placée en toi.

    C’est intéressant les objections de Carlos Kétohou à destination de notre ami Aamron.

    Le mérite de M. Kétohou C’est d’avoir assez bien organisé la présentation de ses réserves et objections ; cela en permet une bonne compréhension et des réactions tout aussi claires et compréhensibles.

    D’une manière générale, comme les quelques autres réactions dont j’ai pu prendre connaissance, à des degrés divers, un SÉRIEUX AVERTISSEMENT est adressé à Aamron : NE VOUS TROMPEZ PAS SUR LE TOGO ET SUR LA PERSONNE DE FAURE GNASSINGBÉ ! C’est aussi clair que cela comme fil conducteur de toutes les réserves exprimées.

    Cher Aamron,
    Le Drame Togo ne date pas d’hier… En conséquence, les Togolaises et les Togolais ont vu bien d’eau, beaucoup trop de volume d’eau couler sous le pont, et même sur le pont qu’ils traversent vers la rive de la Dignité, l’autre côté de la République: une République totalement ÉTHIQUE, là où chaque chose est à sa place, là où chaque citoyenne ou citoyen SAIT S’EMPÊCHER de faire ou de favoriser ce qui ne relève pas des Lois, Traditions et Pratiques.

    S’empêcher par exemple de mentir dans l’espace public, de tricher la République, de battre ou de torturer soi-même ou sous son autorité d’autres personnes, etc. Tout ceci n’est pas une fiction : Sylvanus OLTMPIO en a fait amplement la démonstration.

    Voilà le chemin de la quête du Togo perdu, depuis si longtemps; la quête assidue à laquelle se livrent les Togolaises et les Togolais de tous les horizons.

    Et toi, Aamron, tu as été torturé et tu as payé un prix élevé dans cette mission sacrée; ce n’est donc pas le temps de te tromper d’analyse et de positionnement dans cette lutte; ce n’est pas le moment de semer la confusion, de tergiverser ou même d’ébranler la confiance placée en toi.

    Toi Aamron, le GRAND MALAISE que tu répands actuellement sur la responsabilité directe et personnelle de Faure Gnassingbé, en termes du droit positif, codifié, et du simple bon sens, est une méprise gigantesque qui peut se retourner contre toi. Bien d’autres et non des moindres Togolais sont passés par là : Gilchrist OLYMPIO lui-même y a laissé sa peau, son honneur, en plus de révéler son incompétence politique au grand pour.

    Comme tu le sais, Aamron, aujourd’hui, il n’est resté à Gilchrist OLYMPIO pourtant fils de Sylvanus OLYMPIO, que déshonneur, mépris, abandon à son triste sort.

    Ton souci de vouloir FAIRE NATION AU TOGO est visible, lisible et très évident… C’est une posture louable. Néanmoins, les responsabilités particulières de Faure Gnassingbé ne sont pas à effacer, autrement que dans un cadre républicain bien approprié, après que lui-même, Faure Gnassingbé, eut assumé ce qui est encore de son ressort: une AMNISTIE générale ainsi que la LIBÉRATION des prisonniers d’opinion actuellement embastillés et soumis aux mêmes tortures que toi-même Aamron avait malheureusement connues.

    Voilà véritablement où nous sommes au Togo : ne pas diluer précipitamment les responsabilités de qui que ce soit, avant que ce ne soit le moment de Justice et du Grand Pardon au Togo.

    FAIRE NATION ENSEMBLE au Togo, Faire TogoYéyé, demeure la vraie rupture compétente et responsable, mais aucunement complaisante pour restituer le Togo à sa seule destinée fondatrice, bien connue de NOUS : un pays de TRAVAIL, un État de LIBERTÉ, une PATRIE pour chacune et chacun de NOUS-MÊMES-TOUS.

    Les Togolais sont donc aux aguets, très vigilants, pour ne plus laisser la place aux hasards de la méconnaissance et de l’amateurisme, très quelconques, qui viendront leur proposer encore plus de ces illusions qu’ils ne peuvent d’ailleurs plus se permettre.

    Cher Aamron,
    Vous avez le droit de n’être qu’artiste et citoyen, dans l’ordre que vous voulez… Mais, pour peu que vous y associiez le noble et exigeant “Devoir de Politique”, souscrivez alors à la rigueur de la non-falsification des responsabilités et de la douloureuse réalité qu’il nous faut reconnaître, toutes et tous, pour mieux la transformer en un AVENIR de vérité partagée : le Togo Qui Nous Ressemble et Nous Rassemble…

    Désormais, avec flexibilité certes, sans complaisance trompeuse toutefois… Que le risque Aamron que les Togolais prennent, actuellement, ne devienne pas si rapidement une autre incertitude ou déception au Togo… Vivement!

    Pierre S. Adjété
    •28 juillet 2025•
    POUR Le Togo | Nous Bâtissons Demain.

  • Tavio Amorin, à jamais dans les coeurs

    Tavio Amorin, à jamais dans les coeurs

    23-29 juillet 1992 – 23-29 juillet 2025 : il y a 33 ans que le jeune opposant Tavio Amorin est assassiné. Plus de trois décennies après, ceux qui lui ont été ôté la vie n’ont jamais répondu devant la loi. Hommage du MO5.

    L’assassinat de Tavio Amorin est plus qu’un drame national. C’est une perte inestimable pour une jeune nation comme le Togo qui a plus que besoin du talent et de l’engagement de ses fils. Des plus doués surtout. Pour ces compagnons et pour ceux qui l’ont approché, Tavio était tout simplement né pour conduire et indiquer la voie.

    En effet, il y a 33 ans jour pour jour, la nation entière s’était réveillée sous l’onde de choc que les médias et le bouche-à-oreille ont entraînée dès l’annonce du lâche et cruel attentat au fusil mitrailleur qui a fauché ce compagnon. Ce fut un acte de haute barbarie commandité par les ennemis du peuple togolais, les assassins de la liberté : Eyadéma et ses partisans. Quoiqu’il en soit, les mains qui ont exécuté ce jeune homme d’une stature exceptionnelle, sont connues : Boukpessi et Karéwé. Le peuple togolais attend le jour de vérité et de justice. En ces jours de souvenir, le MO5 qui doit son appellation compacte et sonnante à l’intelligence et à l’esprit inventif de ce co-fondateur regretté, invite la nation toute entière à prier avec ferveur pour le repos de son âme.

    Le MO5 renouvelle ses hommages à l’illustre compagnon et propose aux lecteurs cette biographie intitulée TAVIO, COMME UN MÉTÉORE, publiée il y a 33 ans par un journaliste togolais de talent: Léopold Ayivi qui périra, lui même, ironie du sort, sous les balles meurtrières des tueurs à gage d’Eyadéma Gnassingbé et clan:

    « Tavio est né en 1958, année où la lutte pour l’indépendance battait son plein. Son père Carlos Amorin, à l’époque agent de la UAC, était engagé dans cette lutte aux côtés de Sylvanus Olympio et d’autres comme Firmin Abalo, Michel Folly… De sa mère, Adolé née Goeh-Akué, commercante de naissance, mais anciennement caissière à la BCEAO, Tavio était le premier garçon et le dernier enfant après ses trois sœurs: Sophie, Henriane et Chantal.

    Tavio a passé son enfance à Anagokomé dans la maison familiale, maison Amorin, sise Avenue Thiers à l’époque. C’était une grande maison qui, pendant les grandes vacances, arrivait à rassembler une cinquantaine d’enfants. Ce cadre lui a permis de développer l’esprit d’équipe et de cultiver la tolérance. Il fit ses premières années scolaires à l’école catholique de Kokétimé. C’était en 1964 où il était admis à la garderie. Il suivit le cours normal jusqu’au CM2 où il obtient son CEPE avec mention très bien, en 1970, date à laquelle il entame ses études secondaires au collège Saint Joseph.

    Un très bon élève

    Tavio était un très bon élève, toujours classé parmi les premiers. Il était le potache qu’on aimait bien. Sauf qu’il écrivait comme un … crabe. Et il a gardé cette calligraphie extrêmement nerveuse, jusqu’à l’âge adulte. Le football était son violon d’Ingres. Cela a failli déjà lui coûter la vie. C’était en 1969 à Kokétimé, où il avait été élève quelques années auparavant. La partie était âpre, comme on savait en livrer à cet âge-là. Sur une balle aérienne, deux têtes entrent en collision. Celle de Tavio, sans doute plus fragile, se mit à enfler à vue d’œil. On appela un médecin à son chevet : ce médecin était un certain Dr Marc Atidépé.

    Depuis qu’il est rentré d’exil, tous les samedis après-midi, il retournait à l’école catholique de Kokétimé revivre l’ambiance de son enfance. Son autre grande passion était les bandes dessinées. Il lisait tout le temps Akim, Blek le Rock, Nevada, Capitaine Swimg, Piscou, et suivait Tintin et Milou dans toutes leurs pérégrinations. Même devenu homme politique, il ne dédaigne pas emprunter les BD de ses neveux. Ce fils unique, seul garçon parmi trois filles, n’avait pas été choyé par sa mère. Son éducation fut tout à fait spartiate, comme la petite bourgeoisie de l’époque savait en donner à ses rejetons. S’il arrivait à Tavio de se rendre coupable de quelques menus méfaits, il recevait fessées et gifles comme tout le monde : Sa maman l’obligeait à laver lui-même son linge. Et s’il refusait d’obtempérer, il était tout simplement privé du prochain repas. Après son baccalauréat au collège Saint Joseph en 1977, (mention bien), il part en France, à Poitiers. Deux ans après, il monte à Paris, disant qu’il en avait ras-le-bol de la province, de Poitiers et de ses maths-physiques. Il reste donc à Paris où il étudie l’informatique et l’organisation. Plusieurs stages dont un chez Matra, la grande firme française, l’aide à affûter ses armes. Il savait se « débrouiller » comme on dit. Il est inventif et imaginatif. Témoin, cette histoire dont les téléspectateurs français se souviennent pour l’avoir apprise sur FR3, l’une des chaînes françaises. Pour arrondir ses fins de mois, un étudiant togolais du nom de Tavio Amorin avait monté une petite affaire tout à fait surprenante de simplicité et d’originalité : il avait passé une annonce, s’était constitué un fichier. Les clients l’appelaient pour lui communiquer l’heure à laquelle ils voudraient avoir leurs croissants pour le petit déjeuner. Tavio passait alors commande au boulanger, livrait les croissants, et palpait à son tour la galette sous forme de ristournes et de pourboires. Cette initiative lui a valu les honneurs de la troisième chaîne française dans une émission de jeunes. Il travaille ensuite chez des importateurs de produits tropicaux en qualité de responsable des achats. Quand il décide de revenir en Afrique, c’est par cette filière qu’il est envoyé à Abidjan.

    Il n’aurait pas pu rentrer au Togo pour des raisons politiques. Venu en vacances au Togo en 1980, et eu égards à ses liens familiaux avec Francisco Lawson, lui-même en exil, il a eu maille à partir avec un officier supérieur de l’armée en poste à Kara, qui avait proféré des menaces à son endroit : «où que tu sois, on te retrouvera». A la suite de cet incident, il n’a plus remis pieds au Togo jusqu’à la proclamation de la loi d’amnistie en 1991. Entre temps, il obtient en France le statut de réfugié politique, mais n’a jamais pris la nationalité française, contrairement à ce que beaucoup croient.

    Admirateur de Nkrumah

    Pour son âge, il avait une culture politique tout à fait remarquable. C’est qu’il ne faisait jamais les choses à moitié. Bien que n’ayant pas fait des études de droit, il s’est intéressé à la chose juridique, et à la chose politique. Sa formation politique est à la foi livresque et reçue « sur le tas » avec les jeunesses du parti communiste français, puis avec les jeunesses du parti socialiste français, tendance Jean-Pierre Chevènement. Grand admirateur de Kwame Nkrumah, de George Padmore, de Marcus Garvey et de toutes les grandes figures du mouvement panafricaniste, Tavio considérait que la plus grave offense qui ait été commise à l’égard de l’Afrique, ce fut la balkanisation du continent. D’où son admiration sans borne pour ceux qui à ses yeux apparaissent comme les pionniers de l’unité africaine. Entre le père et le fils, les rapports étaient ceux qui pouvaient exister entre deux êtres qui s’estimaient mutuellement et se comprenaient à demi-mot. Et si l’éducation spartiate dont il avait été question plus haut ne permettait pas entre le père et le fils une familiarité trop grande, Tavio à force d’être resté constamment dans le sillage de son père, d’humer et de s’imprégner de son parfum, a fini par s’identifier totalement à ce patriote courageux et généreux.

    A l’endroit de sa mère, Tavio nourrissait une véritable vénération. La mère et le fils étaient pourtant bien si loin de s’entendre parfaitement sur tous les sujets. Maman Tavio n’aimait pas le goût prononcé que manifestait son fils pour la politique. Elle ne ratait aucune occasion pour le lui faire comprendre. Elle revendiquait son droit d’attendre de son fils qu’il entame une carrière véritable, fonde un foyer et fasse « plein de petits ». Mais pour le fils, la politique était au-dessus de tout et passait avant tout. La maman, dès le début du renouveau démocratique et vu la part prise par son fils aux travaux de la conférence nationale souveraine, avait très peur pour lui. Elle était convaincue que la politique était un jeu dangereux et que Tavio ne devait pas se mêler de tout cela. Malheureusement pour le fils, le sort en était jeté, le destin s’était mis en branle. L’enfant était happé par le flot impétueux des courants irrésistibles qui conduisaient le Togo vers la démocratie. Tavio était de tout son être, de toute son âme, plongé dans la fièvre démocratique qui a fini par le consumer.

    Prémonition

    Mercredi, la veille de l’attentat qui devait l’emporter, il rendait visite à sa mère. Il revenait lundi d’une mission à Damas (Syrie) et c’était la première fois depuis son retour de mission, que la mère revoyait son enfant. Elle le fixa longuement. La soudaine intensité du regard maternel ne manqua pas d’intriguer le fils qui fit remarquer : «Mais tu me regardes tout le temps! (…) Ça me fait de la peine parce qu’un beau jour on va m’assassiner. Et ta douleur… Non je n’ose pas penser à ce que sera ta douleur. » Le lendemain, la prophétie se réalisait. Tavio tombait sous les balles de son assassin.

    La maman avait beaucoup souffert moralement des dangers et des risques énormes de la vie qu’avait choisie de vivre son fils. Après le 3 décembre 1991, Tavio s’était exilé à Cotonou. Il revint à Lomé pour une réunion du Haut Conseil de la République. Sa mère le voyant arrivé à la maison, manqua de tomber dans les pommes. Ce fut un grand choc pour elle. Elle avait été soulagée de le voir partir pour l’exil. Et voilà Tavio qui revenait… Depuis qu’il est rentré au Togo, il ne s’était jamais protégé. Il n’avait même pas de gilet pare-balles. Il n’avait pas d’arme. Il disait : « Même si je prenais des gardes du corps, si cela devait arriver, ce sont ces mêmes gardes qui vont me tirer dessus». Mais quand il était rentré du voyage lundi, il était un peu plus corpulent que d’habitude. Il portait un gilet pare-balles : «Voilà, ditil ce que j’ai ramené pour me protéger». Il avait donc son gilet lundi. Mardi également. Mercredi, il ne l’avait pas porté. Jeudi non plus. Et c’est précisément ce jour que les balles l’ont fauché ».

    Tino Agbélenko Doglo, MO5

  • Municipales : UFC dans le peloton de tête, Sena Alipui dit merci

    Municipales : UFC dans le peloton de tête, Sena Alipui dit merci

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé les résultats des élections municipales de ce jeudi 17 juillet. Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), sort vainqueur avec 75% des sièges. L’Union des forces de changement (UFC) se classe troisième.

    Troisième

    Après les municipales, les leçons. En effet, l’Union des forces de changement constate que le parti au pouvoir a presque tout raflé, laissant ce qui reste à ses adversaires. “Au delà des chiffres qui indiquent une opposition émiétée et en pièces détachées, les Ablodés sont dans le peloton de tête juste derrière le grand parti UNIR”, étant donné que la formation de Gilchrist Olympio se hisse au troisième rang, retient Sena Alipui, le deuxième vice-président du parti Détia, dans un posting consultable sur sa page Facebook.

    Nouvelle génération

    Bien qu’il soit élu conseiller municipal, Sena Alipui assure qu’il “ne siègera pas et restera au Sena afin de donner l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer”. Ce qui n’est pas une surprise, puisqu’il l’a annoncé lors de la campagne.

    Ce résultat doit être une source de motivation supplémentaire pour “poursuivre la communalisation des fédérations, maintenir le déficit zéro que nous avons atteint et poursuivre les réformes pour une institutionnalisation du parti tout en préparant la relève car nous devons aussi passer et laisser la place à des énergies nouvelles”, appelle-t-il.

    Selon l’opposant, il faut tourner la page des élections et travailler désormais dans ” l’Union, pour bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble”.

    En réalité, souligne le sénateur, “Pas de vainqueurs, pas de vaincus, soyons à l’écoute de notre jeunesse qui s’est récemment exprimée en partie dans les rues et pour la majorité dans les urnes et soyons tous des ouvriers sur le chantier du développement de notre pays”.

    Son posting sur Facebook

    Merci…
    Chers compatriotes et chers militants de l’Ablodé, enfants de la Liberté… La CENI a confirmé ce jour les tendances qui font de notre grand parti l’UFC la 3 ème politique de ce pays…
    Au delà des chiffres qui indiquent une opposition émiétée et en pièces détachées, les Ablodés sont dans le peloton de tête juste derrière le grand parti l’UNIR.


    Je tiens à remercier une fois de plus les populations de l’Anié qui m’ont élu conseiller municipal. Fidèle à mon engagement de campagne je ne siègerai pas et resterai au Senat afin de donner l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer…


    J’aimerais dire à tous les candidats de l’UFC que je suis fier de vous… Le Président Olympio est fier de vous… Au delà des chifffres modestes, les résultats confirment notre implantation nationale… Nous avons eu des résultats partout où nous nous sommes présentés… Nous devons maintenant retrousser nos manches et nous mettre au travail.Pour la période qu’il me reste avant la fin de mon mandat comme. Vice Président de notre grand parti , nous allons poursuivre la communalisation des fédérations, maintenir le déficit zéro que nous avons atteint et poursuivre les réformes pour une institutionalisation du parti tout en préparant la relève car nous devons aussi passer et laisser la place à des énergies nouvelles… bientôt, le moment venu…


    La page des élections étant tournée, l’heure est à l’Union, pour bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble… Pas de vainqueurs, pas de vaincus, soyons à l’écoute de notre jeunesse qui s’est récemment exprimée en partie dans les rues et pour la majorité dans les urnes et soyons tous des ouvriers sur le chantier du développement de notre pays…

    La patrie avant les partis…
    La patrie avant les partis…
    Ablodé!!! Ablodé!!! Ablodé Gbadza!!!
    Sénateur Sena Alipui
    Conseiller municipal élu Anié 1


  • Dany Ayida: “Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé”

    Dany Ayida: “Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé”

    Se présentant lui-même comme un expert en démocratie et développement, l’activiste Dany Ayida exhorte la diaspora à prendre “conscience de son rôle essentiel” pour l’avènement de l’alternance au Togo dans une lettre ouverte.

    Lettre ouverte à mes concitoyennes et concitoyens de la diaspora togolaise

    Chers frères, sœurs et camarades,

    Aujourd’hui, je m’adresse à vous avec une urgence qui ne peut être ignorée. Notre chère patrie, le Togo, est à un tournant décisif, et il est de notre devoir, en tant que fils et filles de cette terre, de réagir face à la crise actuelle. Le détournement de notre constitution par Monsieur Faure Gnassingbé et l’imposition de sa 5ème république ne peuvent rester impunis. Ces actes exigent notre résistance et notre engagement. Les événements récents nous rappellent que nous ne pouvons plus rester passifs. Il est temps d’agir.

    Historiquement, nous, Togolais vivant à l’étranger, avons été des pionniers dans la lutte pour le changement. Vous avez été l’écho de l’espoir d’un Togo meilleur, et aujourd’hui, dans ce contexte de répression, votre voix est plus nécessaire que jamais. Nous avons vu le système autoritaire museler les partis politiques, les mouvements sociaux et la presse. Les libertés, pour lesquelles tant de sacrifices ont été consentis, sont aujourd’hui bafouées. L’avènement de la cinquième République n’est rien d’autre qu’un symbole de cette déchéance.

    Faure Gnassingbé, en s’imposant comme un prince, a perdu de vue une vérité fondamentale : le pouvoir appartient au peuple. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, tolérer cette situation. La révolte gronde. Des figures jadis proches du régime, comme l’ancienne ministre des armées Marguerite Gnakadé et le rappeur Aamron, s’élèvent pour dénoncer la confiscation de notre souveraineté. Leur appel résonne dans le cœur de notre jeunesse, qui, avec bravoure, commence à manifester à Lomé et ailleurs, affirmant ainsi sa volonté de reconquérir ses droits.

    La naissance du mouvement du 6 juin M66, porté par des blogueurs et artistes audacieux, est un véritable souffle d’espoir. Elle nous rappelle que le changement est non seulement possible, mais qu’il est à notre portée.

    Il est impératif que notre diaspora prenne conscience de son rôle essentiel. Nous ne pouvons pas nous contenter de contributions financières éparpillées. Nous sommes des acteurs à part entière de notre nation, avec une voix et un pouvoir d’action. Il est temps de structurer notre engagement, de l’organiser et de le rendre résolu. Notre salut commun dépend de notre capacité à aller au-delà des petits groupes d’amis, en vue de créer un cadre fédérateur avec de réelles capacités d’action.

    La situation actuelle nous appelle tous à l’action. Alors que notre peuple souffre et que notre jeunesse est durement réprimée, il est de notre devoir de nous lever. Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé. Nous avons la responsabilité d’œuvrer pour la libération des otages et des prisonniers politiques. Ensemble, nous devons offrir à notre peuple l’alternative d’un nouvel état de droit, basé sur la démocratie et le respect des droits humains.

    Je lance donc un appel solennel à toutes les structures et acteurs de notre diaspora. Il est temps d’organiser des concertations de haut niveau pour élaborer et promouvoir un plan d’action harmonisé avec les forces vives de notre pays. Mobilisons des ressources pour soutenir les actions ciblées y compris les initiatives citoyennes de la jeunesse. Ensemble, nous devons bâtir un Togo nouveau, libre et démocratique.

    Vive la diaspora politique et consciente. Que Dieu bénisse le Togo.
    Dany Komla Ayida
    Addis-Abeba, le 18 juillet 2025






  • Un nouveau corps sans vie repêché dans le 4è lac à Lomé à la veille des manifestations du 16 juillet

    Un nouveau corps sans vie repêché dans le 4è lac à Lomé à la veille des manifestations du 16 juillet

    Aux lendemains des manifestations de ces 26, 27 et 28 juin, réprimées, plusieurs corps sans vie ont été retrouvés dans la lagune de Bè. Dans la matinée de ce 15 juillet, un autre a été repêché dans le 4è lac à Lomé.

    Fin une demi-dizaine de corps sans vie ont été retrouvés dans la lagune de Bè, dans la ville côtière de Lomé, au sud du pays. Un drame constaté aux lendemains des manifestations pacifiques réprimées dans le sang. Au Total sept (7) décès ont été annoncés.

    Alors que les résultats de l’enquête annoncée le parquet pour “situer les responsabilités et faire toute la lumière sur les cas de décès” ne sont pas encore connus, un autre corps sans vie a été retrouvé dans le 4è lac à Lomé dans la matinée de ce mardi 15 juillet 2025.

    Après le repêchage, certains ont voulu déposer des gerbes de fleurs en mémoire de la victime. Les forces de l’ordre sont intervenues, rajoutant ainsi à l’ambiance morose.

    Une découverte macabre à la veille de la manifestation pacifique du mercredi 16 juillet 2025 au Togo pour réclamer la justice sociale, l’alternance politique au sommet de l’Etat, entre autres.

    Nous y reviendrons.

  • Municipales/Bas-Mono 2: Sédoufia Afangbédji appelle à voter l’UFC pour lutter contre l’exode rural

    Municipales/Bas-Mono 2: Sédoufia Afangbédji appelle à voter l’UFC pour lutter contre l’exode rural

    ‎‎Démarrée le 1er juillet dernier, la campagne électorale pour les communales du 17 juillet prochain tire vers sa fin ce mardi 15 juillet 2025 à zéro heure sur l’ensemble du territoire national. Une nouvelle occasion pour Komlanvi Sédoufia Afangbédji de rappeler le pourquoi il faut opter pour l’UFC.

    Pour ces élections municipales de ce jeudi, le sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi mobilise la population du Bas-Mono 2 pour l’Union des forces de changement (UFC).

    ‎Si dans la capitale togolaise, Lomé, l’engouement n’a été aussi fort que lors des élections précédentes à cause des derniers événements violemment réprimés dans le sang au point que certaines formations politiques ont appelé au boycott de ce scrutin et d’autres au report de celui-ci, à l’intérieur du pays notamment dans la commune du Bas-Mono 2, l’effervescence autour de cette campagne électorale se déroule dans une ambiance presque populaire.

    ‎La liste des candidats de l’UFC pour ces élections municipales pilotée par le sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi mobilise la population de la préfecture du Bas-Mono à voter pour son ” Détia”, le palmier rouge. Un vote utile pour soutenir le développement de cette localité amorcé par l’honorable sénateur, Afangbédji Sédoufia Komlanvi qui a déjà fait ses preuves lorsqu’il était député lors de la précédente législature.

    ‎Ainsi dès l’entame, l’équipe de campagne de la liste de l’Union des Forces de Changement, composée des jeunes dynamiques autour de l’honorable sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi, a sillonné les cantons, villages et les hameaux les plus reculés à travers la caravane.

    ‎Les candidats de l’UFC ont utilisé plusieurs stratégies de charme, notamment le porte à porte, les meetings d’explications et de sensibilisation , les causerie-débats, les matchs de gala de football etc. pour toucher le plus grand nombre d’électeurs et surtout les jeunes en âge de voter.

    ‎Partout ils sont passés, le sénateur et sa suite ont été accueillis dans une ambiance festive. Le message est le même. ” Votez pour les candidats de la liste de l’Union des Forces de Changement, la liste UFC qui rassure le développement de la Commune du Bas-Mono 2. Cette Commune qui regorge de potentialités pour son essor”.

    ‎Pour l’honorable sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi, rien ne peut justifier l’état de non avancement dans lequel leur préfecture, en particulier leur milieu le Bas-Mono 2, se trouve aujourd’hui. ” Les élections municipales sont différentes des autres élections. Ce sont les populations elles-mêmes qui décident de leur niveau de développement à base. C’est pourquoi, il est important pour chaque citoyen en âge de voter d’aller accomplir sn devoir civique le jeudi 17 juillet prochain”, lance-t-il à ses frères et soeurs de la localité.

    Et d’enchaîner: “En le faisant, en portant vos choix sur la liste UFC, c’est exprimer votre sens de responsabilité afin de sortir de la pauvreté”.

    La tête de liste de l’UFC Bas-Mono 2 rassure les uns et les autres que plusieurs projets de développement de la Commune du Bas-Mono 2 sont en attente pour le bonheur de la population de cette localité dont particulièrement les jeunes à la recherche du travail. ” Vous nous connaissez. Nous sommes nés ici. Vos préoccupations sont les nôtres. Nous vivons au quotidien tous les mêmes problèmes. Votez massivement la liste UFC et dès que nous prendrons la tête de l’exécutif de la Marie, nous ferons beaucoup de choses pour vous sortir de léthargie actuelle.

    Justin ANANI

Radio Renouveau228

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