Étiquette : Opposition

  • A Atakpamé, l’ex-député Sena Alipui lance un nouvel appel aux militants de l’UFC

    A Atakpamé, l’ex-député Sena Alipui lance un nouvel appel aux militants de l’UFC

    Bien qu’il n’ait pas été réélu dans sa circonscription lors des dernières législatives, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale s’est rendu dans la ville d’Atakpamé pour remercier ses frères et sœurs et les exhorter à s’engager pour le développement du Togo.

    Voici ce qui s’est exactement passé en vidéo:

    Sena Alipui, l’un des vice-présidents de l’Union des forces de changement (UFC) s’adressant aux militants et sympathisants de son parti

  • Togo-Paul Missiagbéto quitte le MPDD

    Togo-Paul Missiagbéto quitte le MPDD

    Jusque-là cadre important du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Paul Missiagbéto a claqué la porté. Dans sa lettre de démission, l’opposant avance plusieurs raisons contenues dans la lettre ci-dessous.

  • Togo. Faure Gnassingbé et la tentation d’un règne sans limite

    Togo. Faure Gnassingbé et la tentation d’un règne sans limite

    Reportage · Malgré les protestations, le pays dirigé depuis des décennies par la famille Gnassingbé devrait basculer dans un régime parlementaire. Il pourrait permettre au chef de l’État de se maintenir au pouvoir sans aucune limite de temps tant que sa majorité l’emporte. Au grand dam de l’opposition et d’un certain nombre de citoyens, qui n’ont que peu d’espace pour s’exprimer.

    Dans les rues de Lomé, la capitale togolaise, le quotidien a repris le dessus sur l’actualité politique de ces derniers mois. « Nous avons déjà des difficultés à subvenir à nos besoins et ce n’est pas la politique qui pourra nous nourrir toute l’année », lance Honoré. Conducteur de taxi-moto le jour, gardien de sécurité la nuit, il gagne en tout 70 000 FCFA (106 euros) par mois.

    Entre fin mars et fin avril, l’histoire du Togo a pris un tournant : le pays est passé d’un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire, ouvrant la voie à une Ve République. Et, le 29 avril, juste après l’adoption au Parlement de la nouvelle Constitution, ont eu lieu les élections législatives, qui avaient été repoussées à cause des débats autour de ce nouveau texte. L’Union pour la République (Unir, anciennement le Rassemblement pour le peuple togolais), le parti au pouvoir depuis des décennies, en est sorti officiellement vainqueur. Si la Constitution a été promulguée en mai, la Ve République n’est pas encore opérationnelle, et il faudra certainement attendre 2025 pour qu’elle se mette en place.

    Dans le nouveau régime, le pouvoir exécutif sera entre les mains du chef de la majorité parlementaire, sans limitation de mandats tant que cette majorité restera à l’Assemblée. Pour ce poste de « président du Conseil », tous les regards se tournent vers Faure Gnassingbé, président de la République du Togo depuis dix-neuf ans et chef de l’Unir. L’actuel chef de l’État, 58 ans, a succédé à son père Eyadema Gnassingbé, à sa mort en 2005. Celui-ci avait dirigé le Togo pendant trente-huit ans, à partir de 1967.

    LA FIN DU SUFFRAGE DIRECT

    Dans le nouveau régime parlementaire, le futur « président de la République » n’aura lui plus qu’un simple rôle représentatif. Il sera élu pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois par le Parlement (Assemblée nationale, mais aussi Sénat lorsqu’il sera créé) réuni en Congrès. Il n’y aura donc plus d’élection au suffrage direct pour ces deux postes clefs de « président du Conseil » et de « président de la République ».

    Pour les défenseurs du texte, qui rappellent que ce sont des députés qui ont fait la demande de changement de Constitution, ce régime parlementaire permettrait un meilleur équilibre des pouvoirs. Selon eux, le chef de l’État sera soumis à plus de contrôles de la part du Parlement. Et, selon cette Constitution, « l’Assemblée nationale peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de défiance ». Enfin, toujours selon ses partisans, ce nouveau régime permettrait de limiter les coûts liés aux élections présidentielles.

    Afin de comprendre pourquoi cette nouvelle Constitution fait débat, il faut revenir un peu en arrière. Juste avant le 31 décembre 2023, date officielle de la fin de la législature, vingt-et-un députés de la majorité et de l’opposition dite « centriste » ont déposé au bureau de l’Assemblée une proposition de loi de changement constitutionnel. Mais ce n’est que le 15 mars que le parti Alliance nationale pour le changement (ANC), de l’opposant Jean-Pierre Fabre, révèle au public qu’une nouvelle Constitution s’apprête à passer en Commission des lois.

    PAS DE RÉFÉRENDUM

    Le 25 mars a lieu la première plénière devant tous les députés, et le texte est adopté dans la nuit à la majorité (89 voix pour, 1 contre et 1 abstention) après des heures de lecture et de discussions. L’opinion publique s’empare alors du débat autour du nouveau régime : pour ses détracteurs, cette Constitution est surtout une manière de faire sauter le verrou de la limitation des mandats pour Faure Gnassingbé. En 2002, à l’époque de son père, l’Assemblée nationale avait abrogé la limitation des mandats présidentiels. À la suite de protestations populaires, le Togo avait réintroduit la limitation en 2019, dans sa Constitution, à deux mandats présidentiels de cinq ans. Techniquement, Faure Gnassingbé ne peut donc pas se représenter après 2030.

    Face aux controverses, la présidence ne promulgue pas le texte et le renvoie devant l’Assemblée pour relecture. Après trois jours de consultations nationales, le document est finalement adopté le 19 avril avec 100 % des voix. Dix jours après et avec plusieurs mois de retard sont organisées les élections législatives, qui maintiennent la majorité du camp présidentiel. Ce n’est qu’après celles-ci, le 6 mai, que le texte final est promulgué par la présidence puis publié au Journal officiel.

    Au-delà des débats sur le fond, c’est donc la manière dont la Constitution a été modifiée qui a fait couler beaucoup d’encre. D’une part, les Togolais n’ont pas été consultés par référendum, comme le prévoyait la Constitution en vigueur dès lors que le mandat présidentiel risquait d’être modifié. D’autre part, les citoyens ont dû attendre la publication du texte, adopté quelques jours seulement avant les élections, au Journal officiel pour pouvoir le lire.

    DES MANIFESTATIONS INTERDITES

    Beaucoup de Togolais sont en désaccord avec cette nouvelle Constitution, mais donner son opinion ou manifester au Togo n’est pas sans risques. « Pour certains événements politiques, on a peur de se faire arrêter, donc on ne s’exprime pas trop sur les idées. Si tu contestes beaucoup, tu as des problèmes », explique Honoré, le taxi-moto et gardien de nuit cité plus haut, même s’il admet que sous le père de l’actuel président « c’était quand même pire » : « On avait même peur de parler dans nos maisons. »

    Le couperet n’est jamais loin. Courant mai, deux jeunes Togolais ont été placés en détention préventive après avoir critiqué le président de la République, la Constitution et les dernières élections dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Ils ont finalement écopé de six mois de prison avec sursis.

    Ces derniers mois, plusieurs tentatives de protestation ont été tuées dans l’œuf. En avril, une marche prévue par l’opposition a été interdite et neuf opposants ont été arrêtés et détenus quelques jours après avoir tenté de sensibiliser au changement de Constitution les badauds sur un marché. Les forces de l’ordre sont allées jusqu’à bloquer des conférences de presse de membres de l’opposition et de la société civile au lendemain de la première adoption de la nouvelle Constitution. Amnesty International avait réagi en dénonçant un climat de « répression ». Par ailleurs, aucun visa n’a été délivré aux journalistes étrangers désirant venir couvrir le scrutin. Thomas Dietrich, qui avait tenté de se rendre à Lomé pour Afrique XXI, avait été violemment arrêté et expulsé. Depuis 2021, six journalistes togolais ont été emprisonnés pendant plusieurs semaines et les journaux sont souvent sanctionnés.

    Pour empêcher les manifestations, le Togo s’appuie sur une loi restrictive votée en 2019 en réaction aux vastes protestations qui ont ébranlé le pouvoir en 2017-2018. Le texte interdit les manifestations sur toutes les routes nationales, les axes où se déroulent de fortes activités économiques, dans les centres urbains, près des institutions togolaises et des chancelleries, etc. Même les Nations unies avaient demandé au Togo de réviser cette loi. Dans ce contexte, trois meetings de la société civile ont été tenus, mais après la promulgation de la nouvelle Constitution et après les élections législatives du 29 avril. Côté opposition, c’est la campagne électorale, entre le 13 et le 27 avril, qui lui a permis de s’exprimer dans les rues.

    « FRAUDES MASSIVES » DÉNONCÉES PAR L’OPPOSITION…

    Appelés aux urnes le 29 avril, les Togolais devaient choisir non seulement leurs députés mais aussi leurs conseillers régionaux. Ces derniers devront élire les futurs sénateurs – lorsque le Sénat sera créé. Selon les résultats officiels de ce double scrutin, la majorité présidentielle a remporté 108 des 113 sièges à l’Assemblée nationale, et 137 des 179 conseillers régionaux. Tous les recours déposés par des candidats contestataires auprès de la Cour constitutionnelle (pour les législatives) et la Cour suprême (pour les régionales) ont été rejetés.

    Le jour des élections, de nombreux partis d’opposition et des candidats indépendants ont en effet dénoncé des « fraudes massives », notamment des « bourrages d’urnes », mais aussi des « votes par dérogation » ou encore des « procès-verbaux pré-remplis », ce que conteste l’Unir. L’Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi), devenu le premier parti d’opposition en termes de sièges attribués, a même filmé une de ces fraudes. Dans cette vidéo, publiée sur internet, un homme portant des habits de la commission électorale glisse dans une urne plusieurs papiers semblant être des bulletins.

    « C’était dans le bureau de l’école à Gnakpoung [dans le Nord] », atteste à Afrique XXI François Kampatibe, porte-parole de l’Addi. « Nous avons bien sûr déposé cette vidéo dans notre dossier de recours. Il a quand même été rejeté », lance-t-il sans être étonné par ce refus. L’Addi affirme que plusieurs militants ont voulu vérifier, voire empêcher, des bourrages d’urnes, notamment dans trois bureaux du nord du Togo. Des citoyens ont voulu faire de même, ce qui a parfois conduit à des affrontements. Plusieurs habitants de la ville de Samomoni sont actuellement en détention préventive à Dapaong à la suite des échauffourées lors des scrutins.

    … ET SATISFECIT DES OBSERVATEURS INTERNATIONAUX

    Le candidat indépendant Emmanuel Palanga, qui a fait campagne dans la région centrale de la Kozah et n’a pas obtenu de siège, dit également avoir constaté des bourrages d’urnes. Selon lui, des représentants de son mouvement qui étaient censés surveiller le scrutin le jour du vote ont été empêchés d’entrer dans une vingtaine de bureaux. « En plus, précise-t-il, les résultats officiels que nous a attribués la Commission électorale dénombre des voix en moins par rapport à nos propres compilations de procès-verbaux… Et cela sans compter les bureaux de vote dans lesquels nous n’avons pas pu rentrer. »

    La communauté internationale ne s’est pas prononcée, à l’exception des observateurs autorisés lors de ces élections (Cedeao, OIF, UA, CEN-SAD) pour qui ces élections se sont bien déroulées. Quelques observateurs nationaux comme le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (Cacit) ont malgré tout soulevé plusieurs dysfonctionnements, dont des bourrages d’urnes. Selon lui, certaines tentatives de fraudes ont pu être réglées le jour de l’élection avec l’appui notamment des forces de l’ordre.

    Ces contestations auraient pu être l’occasion pour l’opposition togolaise de s’unir. Mais elle apparaît plus divisée que jamais. Pour le politologue Paul Amegakpo, « l’opposition a toujours eu du mal à être unie au Togo. Vers 2018, elle s’était certes rassemblée dans une coalition appelée “C14.” Mais cette coalition ne s’était pas rassemblée derrière l’opposant Tikpi Atchadam qui avait soulevé les foules pour réclamer la limitation du mandat présidentiel. La C14 a elle-même éclaté… Depuis lors, il y a une vraie crise de confiance chez les Togolais. »

    UNE OPPOSITION DIVISÉE

    Lors des dernières élections, les grands partis d’opposition n’ont pas formé de nouvelle coalition pour présenter des listes communes. Certains (comme le Parti des Togolais ou la Dynamique Monseigneur Kpodzro, DMK) avaient même appelé à boycotter le scrutin.

    Cette désunion s’est poursuivie après les élections. Certains opposants (Jean-Pierre Fabre, de l’ANC, et Paul Apevon, des FDR) ont ainsi refusé de siéger à leurs postes de députés dans la nouvelle Assemblée nationale pour protester contre le nouveau régime, contrairement à trois autres opposants élus (Brigitte Adjamagbo-Johnson de la DMP, Tchabouré Gogué et Wonyra Kossivi d’Addi), qui ont affirmé siéger sous l’ancienne Constitution, arguant avoir été élus sous celle-ci.

    C’est dans ce contexte que des membres de la société civile engagée politiquement ont pris le relais en formant avec quelques opposants le front « Touche pas à ma Constitution » et en organisant des meetings – dont le dernier a eu lieu le 30 juin. Le 10 juin, avec quelques universitaires, la société civile a même présenté un nouveau « contrat citoyen » ouvert à tous. Ce texte participatif propose à chacun d’apporter sa contribution pour donner des idées sur le futur de la nation togolaise.

    BIOMÉTRIE ÉLECTORALE : UNE ENTREPRISE BELGE EN QUESTION

    Pour toutes ces élections, le Togo, comme bon nombre d’autres pays africains, utilise un système de biométrie. L’entreprise belge Zetes est implantée depuis plus de dix ans au Togo et appuie techniquement la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) au recensement électoral biométrique permettant d’établir les listes électorales. Ce recensement biométrique avec prise d’empreintes a quelques limites. Car s’il permet théoriquement d’éviter des doublons ou l’inscription de personnes décédées, certains Togolais s’inscrivent sans pièce d’identité.

    « S’inscrire sans pièce d’identité est légal1, car beaucoup de personnes au Togo n’ont pas eu l’opportunité de faire des papiers et ce n’est pas pour autant qu’ils ne devraient pas voter, explique Togbui Dagba, chef traditionnel du quartier de Bè, à Lomé. Donc, quand ce cas se présente, c’est un chef traditionnel ou un notable qui atteste de l’identité et de l’âge de la personne lors du recensement électoral. Cependant, j’ai vu une jeune fille qui habite Lomé qui avait une carte d’électeur mais dont le village natal est au Ghana. Comment peut-on être certain avec ce système qu’on ne fait pas voter des étrangers ou des mineurs… ? » s’interroge-t-il.

    Au-delà de cette difficulté, la société Zetes a fait l’objet d’une plainte déposée à Bruxelles, après la présidentielle de 2015, par l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de l’opposant Jean-Pierre Fabre (arrivé deuxième) pour « faux en informatique et usage de faux » et « fraude informatique ». Cette plainte stipule entre autres que dans le fichier électoral « 3 321 doublons ont été découverts sur 57 457 électeurs analysés. […] Il existe également des duplicatas du numéro d’électeurs, soit un total de 29 775 cartes portant les mêmes numéros pour des électeurs différents. » En 2017, la procédure s’est soldée par un non-lieu en l’absence de preuves suffisantes. Contactée par Afrique XXI, Zetes n’a pas souhaité faire de commentaire.

    Source : afriquexxi.info

  • Le CAR demande une meilleure sécurisation du nord Togo

    Le CAR demande une meilleure sécurisation du nord Togo

    Le comité d’action pour le renouveau (CAR) « déplore qu’à  ce jour le gouvernement n’a daigné éclairer l’opinion nationale sur ces actes qui ont endeuillé des familles et toute la nation » au Togo.

    Le comité d’action pour le renouveau « déplore qu’à  ce jour le gouvernement n’a daigné éclairer l’opinion nationale sur ces actes qui ont endeuillé des familles et toute la nation ».

  • Le document fondateur de Freedom Togo, un mouvement de libération nationale

    Le document fondateur de Freedom Togo, un mouvement de libération nationale

    Votre journal en ligne a une copie du contenu du document fondateur de Freedom Togo, un mouvement de libération lancé par trois togolais de la diaspora, plus précisément en terre française.

    QUI SOMMES−NOUS ?

    Nous sommes nombreux, très nombreux, enfants du Togo, exilés à travers la planète. Nous avons une parfaite conscience de la pauvreté installée dans notre pays par un pouvoir militaro-oligarchique ayant décidé d’affamer le peuple afin de le tenir en laisse, comme on tient des esclaves.

    Pour répondre à l’appel de nos frères et sœurs éparpillés à travers le globe, nous avons décidé de nous rassembler au sein du Mouvement Freedom Togo, animé par notamment Kofi Yamgnane, François Boko, Jean-Sylvanus Olympio. Nous avons décidé de faire de notre Mouvement le creuset de l’unité de la diaspora togolaise d’abord, du peuple tout entier ensuite, face à l’injustice, à la corruption, à la manipulation, à la dictature et ce Mouvement est la démonstration de notre volonté inébranlable de conquérir pacifiquement le pouvoir pour la libération totale de notre pays.

    POURQUOI CETTE INITIATIVE ?

    Nous constatons que le Togo est un pays condamné à l’inanition, un pays  aujourd’hui où règne un  total chaos, un pays en proie à la faillite morale, économique et sociale, un Haïti africain !

    Le Togo, un Etat-vache-à-lait, pris en otage par la minorité prédatrice au pouvoir : une poignée de dirigeants qui affichent une démocratie de façade mais qui ont en réalité fait de l’État togolais “leur-vache-à-lait”. En leurs noms propres ou ceux de leurs parents et proches, ils sont les riches propriétaires de bâtiments luxueux, de villas somptueuses, d’hôtels étoilés, de fermes gigantesques et de diverses sociétés-écrans qui se multiplient sans qu’on ait la moindre idée ni de l’origine ni de la légalité des capitaux utilisés. Pendant le même temps, tout citoyen togolais peut constater l’état d’abandon du pays :

    Une jeunesse abandonnée, réduite au chômage ou condamnée à la prison, à l’exil ou à la rue.

    Un enseignement au rabais pratiqué par des enseignants profondément déconsidérés.

    Un réel délabrement de la sécurité alimentaire et de la santé publique.

    Des logements indécents, sans droit d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique.

    Des services publics politisés à l’excès, privatisés par la coalition au pouvoir et mis à son seul service.

    Une justice au service exclusif du pouvoir politique.

    Une Cour constitutionnelle désacralisée et totalement partiale, discréditée.

    Un paradis des violations des droits humains.

    Le Togo n’est pas un État, le Togo est l’Empire de la prédation, de la corruption et de l’impunité.

    Une culture de l’insécurité assumée : l’armée nationale se contente de regarder les djihadistes égorger ses parents, ses frères et ses sœurs et repartir tranquillement vers le Sahel.

    Une catastrophe humanitaire sans précédent : la moindre pluie inonde le pays tout entier, villes et villages, y compris la capitale qui ne connaît ni assainissement, ni répurgation.

    Un gouvernement qui condamne à l’exil ses citoyens vivants et même morts.

    Le Togo, autrefois réputé “Suisse de l’Afrique”, est devenu le temple de la pauvreté, la risée du continent et du monde.

    Et cerise sur le gâteau, le gouvernement a décidé de transformer la République en un royaume puisque le nouveau président du Conseil devenu omnipotent, ainsi que le Président de la République, désormais condamné à inaugurer les chrysanthèmes, ne seront plus jamais élus par le peuple, mais nommés !

    Comment accepter une telle forfaiture ? Refusons ! C’est la raison d’être de Freedom Togo-Mouvement de Libération Nationale (MLN).

    OÙ ALLONS−NOUS ?

    Sans ambages, nous partons à la conquête du pouvoir dans l’unité, la paix et la concorde, car seul un pouvoir démocratique, celui qui est confié par le peuple souverain,  est le levier de libération de notre pays qui en a un besoin impérieux.

    En prenant le pouvoir, nous nous saisissons donc de ce levier pour libérer le Togo et, tous les moyens sont bons pour nous en accaparer!

    C’est l’unique objectif pour lequel nous lançons un vibrant appel au peuple togolais dans toutes ses composantes : les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes, les civils et les militaires (armée de terre, air, mer, gendarmerie et police nationales, douanes…), les artisans et les commerçants, les coopératives et les syndicats, les étudiants et les lycéens, les collégiens et les écoliers, les églises, les temples et les mosquées, les citadins et les villageois, les habitants de toutes les régions, les membres de toutes les ethnies, les cultivateurs et les ouvriers, les chômeurs et les travailleurs…

    Prenons en main notre destinée ! Personne ne viendra le faire à notre place ! C’est à nous de lancer la promotion de la démocratie, la bonne gouvernance, la paix et le développement de notre pays. C’est le préalable à la Renaissance d’un véritable État de droit au Togo, un État libre, laïque, égalitaire, social, démocratique…

    Charte Des Valeurs Du Mouvement De Libération Nationale

    1.     Le processus de démocratisation enclenché au Togo connaît des difficultés à cause de la volonté du régime en place de monopoliser l’espace public et son refus d’alternance politique au sommet de l’État. Le désir effréné de conservation du pouvoir politique à tout prix est parachevé par le récente monarchisation du pays contre la volonté du peuple togolais.

    2.     Cette volonté affichée de conservation de pouvoir à vie a rendu nécessaire, voire indispensable notre action, qui se décline comme un devoir envers la patrie en péril, pour donner naissance au Mouvement de libération nationale (MLN) qui se veut un front uni devant conduire à une alternative politique de gouvernement par la rigueur et la cohérence dans l’action politique, s’inscrivant dans la dynamique de rassembler et de fédérer les Togolais de l’intérieur comme de l’extérieur dans une démarche unitaire en de vue conclure la longue lutte de libération nationale.

    3.     Le MLN est un mouvement politique et citoyen. Il combat et rejette en bloc la méthode de gouvernance politique et économique actuelle au Togo, gangrenée par la corruption, les détournements, la mauvaise répartition des richesses, le mépris de la personne humaine, et par la récente instauration de la monarchie. Il est porté par des femmes et des hommes qui refusent de se résigner à ce désir funeste de privatisation de la vie publique et politique au Togo, qui entendent se prévaloir rigoureusement et de manière efficiente de leurs droits inaliénables et imprescriptibles, inscrits dans le marbre de la Constitution du 14 octobre 1992, notamment en ses articles 45 et 150.

    4.     Le MLN est une vision qui consiste à se défaire de tout esprit de résignation en vue de redonner l’espoir au vaillant peuple togolais en lutte pour la démocratie et l’éclosion de son développement, son émancipation, son mieux-être et du vivre ensemble. Ce front est un rassemblement de personnes engagées qui partagent un socle de valeurs, une volonté réelle et manifeste de transcender toutes sortes clivages pour construire, dans le consensus le Togo, l’Or de l’humanité.

    5.     Nous, adhérents et sympathisants du MLN, avons en partage les principes et valeurs d’humanité, de solidarité, de fraternité, d’égalité, de liberté, de République, de laïcité et, pardessus tout, l’émancipation et le respect de la personne humaine. Chaque adhérent comme chaque sympathisant doit respect aux règles élémentaires de courtoisie, d’honnêteté, de probité, d’intégrité outre le devoir de soumission aux normes et lois d’une République.

    6.     Le MLN prend l’engagement d’être proche des Togolais et de leurs réalités quotidiennes ; d’être à l’écoute de leurs préoccupations, d’expliquer les choix nécessaires à toute action, de tenir un langage de vérité, de mettre en avant l’intérêt général, la gestion responsable, la redevabilité, l’intelligence collective par l’engagement des Togolaises et des Togolais dans la vie publique.

    7.     Le MLN a comme impérieux devoir l’instauration d’une société de liberté, de responsabilité, de justice et de séparation des pouvoirs. Le principe d’une telle société est la démocratie qui vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. Chaque citoyen doit être considéré comme un acteur des choix publics qui le concernent.

    Kofi Yamgnane                           François Boko                              Jean-Sylvanus Olympio

  • Kofi Yamgnane, François Boko et Jean-Sylvanus Olympio créent une coalition anti-Faure Gnassingbé

    Kofi Yamgnane, François Boko et Jean-Sylvanus Olympio créent une coalition anti-Faure Gnassingbé

    Kofi Yamgnane, François Akila-Esso Boko et Jean-Sylvanus Olympio, des Togolais établis dans la diaspora, connus pour leur opposition au régime cinquantenaire, forment un mouvement politique devant relancer la lutte pour l’alternance dans leur pays d’origine.

    Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d’État chargé de l’Intégration auprès du ministre des Affaires sociales et de l’Intégration de France de 1991 à 1993, conseiller régional de Bretagne de 1992 à 1997 et député socialiste du Finistère lors de la XIe législature de 1997 à 2002, devenu opposant au Togo ;  Jean-Sylvanus Olympio, homme d’affaires et l’avocat François Akila-Esso Boko, ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité du Togo décident d’unir leurs forces pour contrer le régime cinquantenaire..

    Ces trois personnalités établies dans la diaspora, notamment dans l’hexagone depuis plusieurs années, travaillent actuellement sur la création d’un mouvement anti-Faure Gnasisngbé, selon le confrère L’Alternative.

    Elles vont, donc, porter sur les fonts baptismaux, le 20 juillet 2024, ce qu’elles appellent le Mouvement de libération nationale (MLN).

    Union

    « Le 06 mai 2024, le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, a procédé, dans un contexte sociopolitique délétère, à la promulgation de la loi portant changement de constitution et ce, malgré toutes les voix qui se sont élevées, sur le plan national et international, contre ce projet », déplorent ces opposants dans des propos rapporté par le journal cité plus haut.

    Et de poursuivre : « En communion avec lui et dans un front uni, nous, Kofi Yamgnane, Jean-Sylvanus Olympio, François Boko, nous nous engageons patriotiquement à fédérer les forces de la diaspora d’abord, et du peuple togolais tout entier ensuite, pour mettre fin à l’injustice, au délabrement du tissu économique et social, aux inégalités abyssales, à la corruption, à la manipulation, à la dictature, à la monarchisation du Togo ».

    Avec pour « objectif (…) la libération totale » du Togo, consistant, à les en croire, à « mettre définitivement un terme à la dérive autoritaire et monarchique » du pouvoir togolais.

  • Au Togo, pourquoi Togbui Dagban-Ayivon a créé son propre parti?

    Au Togo, pourquoi Togbui Dagban-Ayivon a créé son propre parti?

    L’un des ténors du Comité d’action pour le renouveau (CAR), notamment son ancien vice-président, Togbui Dagban-Ayivon a claqué la porte suite aux interminables crises relationnelles. Aujourd’hui, il incarne une nouvelle vision à travers le Parti des peuples pour le renouveau (PPR) qu’il vient de lancer.

    Créé en début d’année, le nouveau parti politique de l’opposition au Togo a fait sa première sortie officielle ce dimanche 19 mai à Lomé. Son président donne les raisons qui l’ont poussé à le créer et ce qu’il veut en faire sur la scène politique nationale.

  •  Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon lance son parti politique (PPR)

     Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon lance son parti politique (PPR)

    Porté sur les fonts baptismaux en début d’année, le Parti des peuples pour le renouveau (PPR) a fait une première sortie, ce dimanche 19 mai à Lomé, en attendant son lancement officiel ultérieurement.

    Les principaux membres du PPR, venus de toute l’étendue du territoire national, se sont retrouvés ce dimanche dans le jardin du Centre communautaire de Bè à Lomé pour une assemblée générale, presqu’un semestre après la création de leur parti.

    « Pour une  Implantation effective des activités du parti sur le terrain » a été le thème choisi pour cette rencontre d’une journée, destinée à réfléchir sur l’avenir de cette jeune formation politique. Et surtout définir les conditions devant aboutir à la mobilisation de la base pour les échéances futures, notamment les communales de 2025.

    Recommandations

    Les participants à cette assemblée générale ont décidé d’inciter les responsables à la base de mobiliser leurs militants et sympathisants dans la mesure du possible, mettre sur pied rapidement un Comité directeur du parti, de faire le maillage du terrain.

    Il a été décidé également la mobilisation des ressources financières du parti (internes comme externes), de faire un lancement officiel du PPR suivi de son inscription au Journal officiel (JO).

    Sans oublier la tenue régulière des réunions bimensuelles en vue de la formation politique et citoyenne des membres du Bureau exécutif ; des réunions d’information, de formation et des prises de position par rapport à des sujets politiques donnés, entre autres.

    Après sa création, le PPR a été déclaré au ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires. Conformément aux textes, insistent ses membres, « en attendant que le ministère de tutelle ne lui délivre un récépissé, le régime de déclaration autorise que ce nouveau parti politique démarre ses activités sur le terrain ». Et c’est ce que compte faire son Bureau Exécutif. D’ailleurs il a reçu le quitus des militants de procéder à l’inscription au JO.

    Tête couronnée

    Le PPR a été créé en janvier dernier. Et a même participé aux dernières élections locales avec une ligne indépendante dénommée Ensemble pour le renouveau (EPR), le slogan du part.

    Incarnée par Togbui Dagban-Ayivon, chef traditionnel du quartier d’Adakpamé, la nouvelle formation politique se réclame de l’opposition. Une « opposition constructive, qui veut se donner les moyens de critiquer les actions gouvernementales sur fond de propositions concrètes devant améliorer le quotidien des Togolais », résume son président national à l’issue de l’assemblée générale de ce samedi aux micros des journalistes.

    « Nous ne venons pas sur la scène politique nationale pour diffamer, insulter, calomnier, faire de fixation sur une personne ou sur un parti. Mais nous nous différencions des autres par un programme pragmatique, concret avec au centre le bien-être de nos compatriotes, des Togolais », insiste Togbui Dagban-Ayivon. En clair, rien ne doit plus se faire comme avant. Et il fait désormais compter avec le PPR, enchaîne la tête couronnée.

  • Au Togo, “PANTALONNADE ÉLECTORALE PITOYABLE DU PARTICIPATIONNISME SANS PLAN B”

    Au Togo, “PANTALONNADE ÉLECTORALE PITOYABLE DU PARTICIPATIONNISME SANS PLAN B”

    L’universitaire Ayayi Togoata APÉDO-AMAH analyse l’issue des dernières élections législatives et régionales. Dans un style qui lui est propre, empreinte de vives critiques. Se demandant finalement si les opposants qui y ont pris part ont un “plan B”. Lecture!

    “Ceux qui savaient à quoi s’en tenir par rapport aux élections à la togolaise, eu égard aux analyses qui justifiaient le boycott, ont assisté très attristés, au spectacle affligeant de tous ces braves gens qui partaient, l’espoir au cœur, munis d’un bulletin de vote pour faire advenir le changement tant souhaité. On leur a menti.

    Les faits sont têtus au Togo depuis une bonne trentaine d’années : les bulletins de vote peuvent-ils opérer le miracle de vaincre les fusils d’une dictature militaire qui a fait la démontration urbi et orbi du refus obstiné du changement en modifiant la constitution pour un règne éternel ?

    Cette constitution ne s’est pourtant pas adressée aux Togolais en chinois. Elle a dit: ” Je suis la caution juridique d’une dictature à vie “. Était-ce si difficile à comprendre ?

    Résultat des courses: les partis participationnistes ont encore été roulés dans la farine et humiliés. L’opposition n’a jamais été volée à ce point au cours d’une mascarade électorale. C’est le retour aux scores du parti unique sous Éyadéma, lequel s’offrait le score de 99,99 % des voix. Cette fois-ci, le Rpt-Unir est arrivé à 95%. Allez, encore un effort ! À la prochaine, ce sera 100% !

    J’ai interrogé des personnalités partitipationistes qui m’ont toutes avoué que les élections seraient truquées. “Mais avez-vous un plan B, leur ai-je demandé naïvement ? Aucun d’entre eux n’avait de réponse à cette question fondamentale. La logique veut que, lorsque l’on s’engage dans un jeu aux dés pipes d’avance, on ait de quoi empêcher la tricherie ou la force de récupérer le bien volé. Simple escroquerie politique de plus, d’une certaine opposition, pour enfumer le peuple togolais martyr ?

    Élections outrageusement volées avec une constitution clandestine pour un dictateur à vie. Choeur de lamentations hypocrites des victimes consentantes qui ont érigé le participationnisme en dogmes sacro-saints d’une nouvelle religion politico-obscurantiste. Demain, leur maître les convoquerait à une autre élection truquée, qu’ils s’y aligneraient précipitamment, tous en rang d’oignons ! Ces gens sont en train de susciter un faux débat pour savoir s’ils doivent siéger ou non au parlement croupion. De qui se moque-t-on ? Ils doivent aller siéger dans leur parlement croupion nommé, au garde-à-vous, s’il vous plaît, comme des députés croupions nommés pour boire le tchoukoutou du participationnisme jusqu’à la lie. On leur offrira même un chef de fil de l’opposition avec rang de ministricule pour deux malheureux députaillons. Les despotes du Rpt-Unir doivent rire jusqu’aux larmes en ce moment de leurs très chers opposants choisis.

    Je repose la question: “Y a-t-il un plan B dans la besace des participationnistes ?” Bof !”

    Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Opposition togolaise : entre peur et résistance

    Opposition togolaise : entre peur et résistance

    Depuis plusieurs années, certaines figures de l’opposition togolaise sont devenues le symbole d’un climat politique tendu dans un Togo où les inquiétudes autour des libertés publiques ne cessent de grandir.

    Certaines trajectoires individuelles finissent par révéler les fragilités profondes d’un pays. Celle de plusieurs responsables du Parti national panafricain (PNP) illustre aujourd’hui les tensions persistantes entre le pouvoir et une opposition qui dénonce depuis des années des restrictions des libertés politiques et des pressions sécuritaires grandissantes.

    Les faits remontent à avril 2019. À cette période, le contexte sociopolitique togolais est déjà fortement marqué par les tensions entre le pouvoir et une opposition qui multiplie les appels à des réformes politiques. Le Parti national panafricain, dirigé par Tikpi Atchadam, annonce alors une manifestation pacifique prévue pour le 13 avril afin de dénoncer la gouvernance du pays et réclamer davantage d’ouverture démocratique.

    Mais à la veille de cette mobilisation, la situation dégénère rapidement. Dans plusieurs villes du pays, notamment dans la préfecture du Kloto, les forces de sécurité sont massivement déployées. À Kpalimé, des témoignages font état d’interventions musclées menées par des militaires dans certains domiciles. Des habitants dénoncent des passages à tabac, des intimidations et des patrouilles jugées arbitraires. Dans le même temps, plusieurs lieux supposés accueillir des rassemblements sont occupés par les forces de l’ordre afin d’empêcher toute mobilisation.

    La résidence de Tikpi Atchadam est également prise pour cible et vandalisée. Trois personnes chargées de sa sécurité disparaissent après avoir été enlevées par des individus non identifiés. Cet épisode marque un tournant majeur dans les relations déjà difficiles entre le pouvoir et le PNP. Pour de nombreux observateurs, c’est le début d’une longue période de méfiance, de traque et de tensions politiques.

    Quelques mois plus tard, à l’approche de l’élection présidentielle du 22 février 2020, les autorités togolaises annoncent avoir déjoué une tentative de déstabilisation du pays. Une trentaine de personnes sont arrêtées. Les autorités les associent à un groupe présenté sous le nom de « Tigre Révolution », supposément proche du PNP. Le parti rejette catégoriquement ces accusations et parle d’une manœuvre destinée à affaiblir davantage l’opposition.

    Dans ce climat particulièrement tendu, le PNP appelle au boycott du scrutin présidentiel, dénonçant la candidature controversée de Faure Gnassingbé à un quatrième mandat. Après la proclamation des résultats, des manifestations éclatent dans plusieurs localités du pays. Très vite, une vague d’arrestations vise des militants et responsables de l’opposition.

    À Kpalimé, la pression devient particulièrement forte sur les responsables locaux du PNP. Le président de la section locale, Tchatikpi Aboubakar, est arrêté. Le secrétaire général, Yacoubou Abdoul-Moutawakilou, l’est aussi. Le vice-président de la fédération locale, Kalao Palaki Yem, parvient à échapper à une arrestation imminente avant de prendre la fuite et d’entrer dans la clandestinité.

    Depuis lors, la situation de plusieurs militants et cadres du parti reste préoccupante. Selon leurs proches et plusieurs responsables du PNP, certains feraient l’objet de recherches actives de la part des autorités. Des convocations et procédures judiciaires ont progressivement ravivé les inquiétudes autour du traitement réservé aux opposants politiques au Togo.

    Pour de nombreux défenseurs des droits humains, cette affaire dépasse désormais le simple cadre d’un différend politique. Elle illustre un climat de plus en plus pesant pour les voix critiques du pouvoir.

    Au fil des années, plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé des arrestations ciblées, des procédures judiciaires contestées et un environnement politique marqué par la peur et les intimidations. Dans ce contexte, l’opposition affirme avoir de plus en plus de difficultés à exercer librement ses activités politiques.

    Le décès du secrétaire général du PNP section Kpalimé, intervenu peu de temps après sa libération de prison, a également renforcé les inquiétudes. Arrêté puis détenu durant plusieurs mois, il est mort quelques jours seulement après avoir retrouvé la liberté, dans des circonstances qui demeurent floues. Pour ses proches et ses camarades politiques, cette disparition reste entourée de nombreuses interrogations.

    Au-delà des cas individuels, c’est la question de l’état de la démocratie togolaise qui se retrouve au centre des débats. De nombreux observateurs s’interrogent sur la capacité du pays à garantir un espace politique ouvert, pluraliste et respectueux des libertés fondamentales. La liberté d’expression, le droit de manifester, la sécurité des opposants et l’indépendance de la justice apparaissent aujourd’hui comme des enjeux majeurs.

    Face à cette situation, les autorités togolaises portent une responsabilité importante. Elles sont appelées à garantir la protection de tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance politique, et à assurer le respect strict des droits humains ainsi que des principes de l’État de droit.

    Dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions politiques et sécuritaires, le Togo est attendu sur sa capacité à préserver un climat apaisé et à renforcer la confiance entre les différents acteurs de la vie publique.

    Car aucune démocratie ne peut véritablement s’épanouir lorsque la peur, les arrestations et les tensions prennent progressivement le pas sur le dialogue, les libertés et la justice.

Radio Renouveau228

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