Étiquette : Opposition

  • Au Togo, les prochaines sénatoriales sont de la distraction ?

    Au Togo, les prochaines sénatoriales sont de la distraction ?

    Le Front Touche Pas A Ma Constitution n’attend rien des sénatoriales prévues début février prochain. “…le régime de Faure Gnassingbé choisit de distraire le peuple avec des élections sénatoriales, plutôt que de répondre à ses véritables aspirations”, dénonce-t-il.

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    LOME 9 Décembre 2024 – DIFFUSION IMMEDIATE

    LE FOLKLORE DES ELECTIONS SENATORIALES

    En ces temps critiques pour le Togo, le régime de Faure Gnassingbé choisit de distraire le peuple avec des élections sénatoriales, plutôt que de répondre à ses véritables aspirations. En fixant ces élections pour février 2025, le régime confirme une fois de plus son indifférence aux préoccupations des Togolais.

    Le peuple togolais aspire légitimement à :

    • Une élection présidentielle transparente et équitable ;
    • Une gouvernance qui soulage les familles togolaises de la pr écarité économique ;
    • La fin d’un système gangrené par la corruption ;
    • L’exercice plein et entier des libertés publiques, individuelles et collectives.

    Près de nous en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et au Ghana, après le Bénin et le Nigeria, les processus électoraux récents démontrent qu’une alternance pacifique et respectueuse du choix populaire est possible.

    L’histoire et l’actualité nous enseignent également que les régimes autoritaires, lorsqu’ils persistent contre la volonté populaire, peuvent connaître une fin dramatique, avec des conséquences graves pour leur pays. L’effondrement du régime de Bachar al-Assad en Syrie illustre de manière saisissante le risque encouru par les pays où le système politique ignore durablement les aspirations du peuple.

    Le Front « Touche Pas À Ma Constitution » appelle solennellement les Togolais à ne pas se laisser distraire par le folklore des élections sénatoriales, destinées à récompenser des amis pour service rendu au régime et aucunement à contribuer au bien-être des citoyens.

    L’heure n’est plus aux contorsions institutionnelles et aux artifices électoraux pour un pouvoir à vie, mais à la construction d’une démocratie vivante, inclusive et porteuse de prospérité.

    Ensemble disons NON à la confiscation du pouvoir.

    Ensemble disons OUI à un Togo où chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits et contribuer au développement national, sans subir abusivement une violence d’Etat.

    Participez aux manifestations pacifiques, engagez-vous dans des discussions communautaires, et faites entendre votre voix sur les réseaux sociaux.

    Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté !

    La Cellule de Communication

    Contact presse : Tél : +228 90 87 48 26

  • Le retour à la Constitution de 1992 est-il encore possible ? La réponse cash de Sena Alipui

    Le retour à la Constitution de 1992 est-il encore possible ? La réponse cash de Sena Alipui

    Bien qu’adoptée et promulguée, la nouvelle Constitution continue de susciter débat dans le pays. Un retour en arrière est-il encore possible comme certains le clament et l’exigent? C’est peine perdue, estime Sena Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC).

    Le Togo bascule dans la cinquième République. Au grand dam d’une partie des Togolais. Des organisations de la société civile et de partis politiques dénoncent l’adoption d’une nouvelle Constitution dans des conditions peu orthodoxes et exigent un retour en arrière.

    Le vin est tiré, il faut le boire

    A l’Union des forces de changement (UFC), dont les députés ont participé au vote de la très décriée Nouvelle Loi fondamentale, il faut tourner la page et aller de l’avant. Il n’est plus possible de retourner à la Constitution de 1992.

    C’est ce que tente d’expliquer Séna Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement. Reçu sur les plateaux d’une télévision privée de la place, l’ancien député insiste sur le fait que le vin est tiré et il faut le boire.

    « On ne pourra pas ressusciter un cadavre », entame-t-il. « Ceux qui vous disent qu’on retournera à la Constitution de 92, vous mènent en bateau. Ils savent qu’ils nous mènent tous en bateau et nous n’allons pas les suivre », clarifie-t-il.

    Leçons

    Selon Sena Alipui, « On ne fait pas de la politique en dehors de l’arène politique », regrettant qu’ « Il y a des gens qui font de la politique depuis 10 ans sans jamais participer aux élections, mais qui se limitent à intervenir sur les médias internationaux pour donner des leçons ».

    «  On ne cherche pas ce qu’il faut faire, on cherche des gens capables de le faire », assène-t-il.

    Pour finir, l’opposant modéré est revenu sur la nécessité de l’heure qui reste, pour lui, comment faire pour que les Togolais vivent mieux, parce que, rappelle-t-il, la majorité d’entre eux, est confrontée aux problèmes de la vie chère.  

  • Togo-Adjamagbo-Johnson: «Le peuple n’accepte pas ce coup d’État constitutionnel»

    Togo-Adjamagbo-Johnson: «Le peuple n’accepte pas ce coup d’État constitutionnel»

    Le Togo est entré dans la Ve République depuis la promulgation – début mai 2024 – d’une nouvelle Constitution. Le pays est passé d’un régime présidentiel à un régime parlementaire qui supprime l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Le texte n’a pas été soumis à référendum, mais adopté par des députés après la fin de leur mandat, et en pleine campagne pour les élections législatives du 29 avril.

    Six mois plus tard, alors que toutes les nouvelles institutions ne sont pas encore en place, le texte continue de susciter la colère d’une partie de l’opposition et de la société civile, qui y voient un moyen pour le président Faure Gnassingbé (au pouvoir depuis la mort de son père en 2005) de continuer à diriger le pays sans limitation de mandat. Parmi les voix critiques, Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la DMP (dynamique pour la majorité du peuple) et à la tête de la CDPA (Convention démocratique des peuples africains). De passage à Paris, l’opposante répond aux questions de Magali Lagrange.

    RFI : Vous avez été élue députée il y a six mois. Dans cette Assemblée, 108 sièges sur 113 sont occupés par des membres du parti Unir, le parti au pouvoir. Vous avez dénoncé ces résultats, mais vous avez décidé quand même de siéger. Pourquoi ?

    Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson : Parce que, voyez-vous, on est engagés dans un combat. J’y suis pour continuer à leur dire : « Le peuple n’est pas d’accord avec ce que vous faites. Le peuple n’accepte pas ce coup d’État constitutionnel par lequel vous avez installé la Ve République » et je ne ferai rien pour aider à mettre en place les institutions de cette Ve République.

    Mais donc, une fois que les institutions seront en place, vous ne jouerez pas le jeu de ces nouvelles institutions ?

    Je ne contribuerai pas à la mise en place de ces institutions. Je dénoncerai, au contraire. D’ailleurs, vous imaginez que le prochain président de la République, qui est totalement dépouillé de tout pouvoir, ne sera pas élu par le peuple au suffrage universel direct. Mais il y a pire. Celui qui va détenir désormais tous les leviers du pouvoir ne sera pas un élu non plus. Il sera tout simplement désigné par le parti dit majoritaire.

    Justement, vous qui dénoncez le pouvoir du président actuellement ou en tout cas dans le régime présidentiel précédent, est-ce que ce n’est pas bon de donner plus de pouvoir au Parlement ?

    Plus de pouvoir au Parlement, mais pas à un Parlement monocolore. Et encore faut-il que le peuple souverain ait fait ce choix-là. Or, vous interrogez les Togolais aujourd’hui, ils vous diront : « pour nous, notre problème aujourd’hui, ce n’est pas de changer de régime politique, mais c’est de faire en sorte que notre pays soit gouverné démocratiquement ».

    Cette fois, on n’a pas vu de mobilisation des Togolais dans la rue pour dire non à ce changement de Constitution. Comment vous l’expliquez ?

    Vous avez raison, je l’explique tout simplement par le fait que les Togolais ne veulent pas, ils savent très bien qu’en voulant manifester, ils vont se faire massacrer. Ils savent très bien que le régime exploite l’actuelle loi sur la liberté de manifester pour empêcher toute manifestation. Et vous pouvez voir l’exemple de ce qui se passerait si les Togolais descendaient à nouveau dans les rues avec ce qui s’est passé le 29 septembre.

    Donc, le 29 septembre, vous aviez organisé une réunion au siège de votre parti, en présence du député sénégalais Guy Marius Sagna, qui est aussi député de la Cédéao. Et la réunion a été interrompue par des violences. Plusieurs personnes ont été blessées. Est-ce que vous savez où en est l’enquête, un mois et demi après ?

    Ce que nous savons, c’est que l’enquête a démarré. On nous a demandé de collaborer, donc nous avons fourni une liste de personnes qui ont été auditionnées. Aujourd’hui, on attend. Mais nous demandons plutôt que ce soit des enquêtes internationales qui soient menées. Nous voulons savoir ce qui s’est passé. Il est temps que l’impunité s’arrête au Togo.

    Si je reviens sur votre décision de siéger à l’Assemblée nationale, il y a d’autres partis d’opposition qui ont fait un autre choix, l’ANC de Jean-Pierre Fabre par exemple. Est-ce qu’il y a eu entre les partis d’opposition élus à l’Assemblée une concertation ? Est-ce que vous avez essayé de vous mettre d’accord sur une ligne à suivre ?

    Oui, il y a eu une concertation. Mais bon, ces collègues ont décidé d’utiliser plutôt cette stratégie pour dénoncer ce qui s’est passé. Et je pense que l’essentiel, c’est que nos stratégies convergent à obtenir le changement que nous souhaitons.

    Le pouvoir togolais dit souvent, quand il parle de l’opposition, que l’une de ses faiblesses, c’est de ne pas savoir s’entendre. Est-ce que ces divisions ou en tout cas ces postures un peu différentes, ça ne leur donne pas raison ?

    Pas du tout. Parce que si cette division de l’opposition l’affaiblissait vraiment, le pouvoir ne déploierait plus aucun effort pour biaiser les résultats des élections. La division interne à l’opposition est l’affaire de l’opposition. Nous y travaillons. Ça ne peut jamais être l’affaire de notre adversaire.

    Source : rfi

  • Togo: inquiétude sur la santé de Karrou Wawim, arrêté après les législatives contestées de 2018

    Togo: inquiétude sur la santé de Karrou Wawim, arrêté après les législatives contestées de 2018

    Au Togo, c’est l’inquiétude autour de l’état de santé de Karrou Wawim, arrêté à Lomé fin 2018. Le pays connaissait alors des manifestations, dans un contexte d’élections législatives contestées par une coalition d’opposition. Depuis bientôt 6 ans, cet homme âgé d’une quarantaine d’années est en détention sans avoir été jugé, comme 13 autres personnes arrêtées dans ce même contexte, selon l’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto). Deux ont été libérées en début d’année. Alors que les proches de Karrou Wawim alertent sur son état devenu préoccupant, ses défenseurs affirment que son cas n’est pas isolé.

    Karrou Wawim est interpellé devant une pharmacie le 21 décembre 2018. Il raconte avoir été frappé à coups de crosse, et avoir subi des violences par la suite. Aujourd’hui, ses proches s’inquiètent, comme l’explique Atcholi Kao, président de l’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto). « Il manifeste unamaigrissement général et il a le ventre qui est gonflé, selon les témoignages de la famille, avec une grosse boule à la poitrine, et il a des difficultés respiratoires.  Pour toutes ces personnes, ce sont les familles maintenant qui se débrouillent pour prendre en charge leurs proches. »

    Karrou Wawim est détenu depuis presque 6 ans, sans procès, comme d’autres personnes arrêtées à cette période, pendant laquelle le Togo connait des manifestations de partis d’opposition contre les législatives.

    Maître Raphael Kpandé Adzaré est l’avocat de plusieurs de ces personnes, soupçonnées de troubles à l’ordre public ou tentative d’atteinte à la sureté de l’État. «  M. Karrou Wawim fait partie d’une kyrielle de personnes arrêtées qui ont été arrêtées dans le contexte de manifestation de la C14. Depuis, ils sont en détention préventive, ont subi des actes de torture, notamment les décharges électriques. Même si c’est le cas de Karrou Wawim qui affleure aujourd’hui, tous sont vraiment malades. Nous pensons que ce sont des détenus d’opinion », estime-t-il.

    Il y a un an, la cour de justice de la Cédéao s’est prononcée pour la libération d’un groupe de 14 détenus, dont Karrou Wawim. À ce jour, cette décision est restée sans effet.

    Source: rfi.fr/fr

  • Togo: Jonas Siliadin succède à Agbéyomé Kodjo à la tête du MPDD

    Togo: Jonas Siliadin succède à Agbéyomé Kodjo à la tête du MPDD

    Un peu plus de sept mois après le décès de son président le 3 mars dernier, le Mouvement patriotique pour la démocratie et le Développement (MPDD) s’est pour la première fois réuni en congrès samedi 12 octobre, à Lomé. A l’ordre du jour : la désignation du successeur d’Agbéyomé Kodjo et une révision des textes du parti.

    Remise à plat des statuts, redéfinition de la stratégie de conquête du pouvoir, élection d’un bureau exécutif et, surtout, désignation du successeur de Gabriel Agbéyomé Kodjo pour les cinq prochaines années : pour son premier congrès depuis le décès de son leader le 3 mars dernier, le Mouvement patriotique pour la démocratie et de le Développement (MPDD) avait du pain sur la planche. 

    Après la désignation de l’unique liste en lice, le président du directoire du congrès, Combey Combétey Mitronunya, installe le nouveau chef du parti, Jonas Siliadin, dans ses fonctions. « En tant que nouveau président national du MPDD, quelles sont vos attributions ? Et bien celui-ci assure la direction du parti et, à ce titre, est le garant de sa ligne et de son orientation politique », annonce-t-il. 

    « Nous sommes un parti dont le principal objectif est d’être dans une opposition constructive »

    Ancien chef de cabinet d’Agbéyomé Kodjo quand celui-ci a occupé le poste de Premier ministre du  Togo, au début des années 2000, Jonas Siliadin prend ensuite la parole. Il expose alors comment il entend repositionner le MPDD. « Nous sommes un parti de centre républicain qui a pour principal objectif d’être dans une opposition constructive, d’être en capacité de construire des alliances pour peu qu’elles permettent de servir au mieux les intérêts du peuple togolais, affirme-t-il avant d’ajouter : nous sommes donc un parti modéré. »

    En attendant, le MPDD se retire de la dynamique Mgr Kpodzro avec, dans sa ligne de mire, les prochaines élections municipales. Un scrutin dans la perspective duquel la formation compte réactiver ses cellules de base, comme l’a demandé le congrès.

  • Le G9 réclame une enquête internationale sur l’agression de Sagna à Lomé

    Le G9 réclame une enquête internationale sur l’agression de Sagna à Lomé

    Le G9, une organisation regroupant les acteurs politiques togolais établis en Occident, réclame une enquête internationale sur l’agression du député sénégalais et de la CEDEAO Guy Marius Sagna signée de son porte-parole à Lomé.

  • Togo-La défaillance des forces de sécurité dans la protection des participants à une conférence d’un parti d’opposition doit faire l’objet d’une enquête

    Togo-La défaillance des forces de sécurité dans la protection des participants à une conférence d’un parti d’opposition doit faire l’objet d’une enquête

    Les autorités togolaises doivent immédiatement enquêter sur les violences graves qui ont eu lieu le 29 septembre lors d’une conférence organisée par le parti politique d’opposition Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), a déclaré Amnesty International aujourd’hui. 

    Au cours de l’événement tenu à Lomé, plusieurs personnes, dont des députés et des journalistes, ont été blessées et ont dû recevoir des soins médicaux après qu’un groupe de personnes a lancé des objets sur le public et en direction du podium. Guy Marius Sagna, membre sénégalais du parlement de la CEDEAO, a été évacué de la salle avec une commotion cérébrale. Selon des témoins, les membres des forces de sécurité présents à proximité de l’événement ne sont pas intervenus.

    Nous appelons les autorités à mettre fin aux nombreuses violations des droits de réunion pacifique.

    Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

    « Il s’agit d’une attaque inacceptable contre les droits de réunion pacifique et à la liberté d’expression. Une enquête immédiate et indépendante est nécessaire pour faire la lumière sur l’inaction des forces de sécurité et pour traduire en justice les responsables de ces violences », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

    Selon le témoignage d’un ancien député présent sur les lieux, les violences ont commencé lorsque Guy Marius Sagna a pris la parole. « Les chaises ont commencé à voler ; des projectiles dont des pierres ont ciblé le public et le podium. Les assaillants frappaient tous ceux qui les entouraient. J’ai été atteint à la tête par une pierre », a déclaré Targone Sambiri à Amnesty International.

    Selon un journaliste blessé lors des violences, plusieurs journalistes ont été attaqués et au moins cinq ont été blessés. « Une dizaine de personnes me sont tombées dessus et m’ont frappé partout. Une consœur venue m’aider a également été frappée, et un autre a été frappé avec un trépied de caméra », a-t-il déclaré. Au total, au moins dix personnes ont été blessées, selon les informations recueillies par Amnesty International.

    Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la CDPA et députée de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), a déclaré à Amnesty International que les assaillants étaient assis dans le public et que des gendarmes présents à proximité de l’événement ne sont pas intervenus. « Je n’étais pas inquiète car il y avait des gendarmes. Quand les violences ont commencé, des gens sont allés les interpeler mais ils sont restés de marbre. Nous qui étions à la tribune étions ciblés, » a-t-elle déclaré.

    Dans un communiqué de presse publié le 30 septembre, le directeur général de la police nationale a annoncé l’ouverture d’une « procédure judiciaire », tout en précisant que « les organisateurs [de la conférence] n’avaient pas jugé utile de saisir les autorités compétentes pour bénéficier d’éventuelles mesures de sécurité ».

    « Toute procédure judiciaire de ce type doit être pleinement conforme aux normes internationales relatives au droit à un procès équitable. Il faut également procéder à un examen approfondi du maintien de l’ordre lors de cet événement et de l’inaction constatée des forces de sécurité dans la protection des droits des participants à cette conférence. Nous appelons aussi les autorités à mettre fin aux nombreuses violations des droits de réunion pacifique et de la liberté d’expression au Togo », a déclaré Samira Daoud.

    Violations répétées du droit de réunion pacifique au cours des derniers mois

    Le 27 mars, au moins trois conférences de presse et réunions rassemblant des partis politiques et/ou des organisations de la société civile souhaitant exprimer leur désaccord avec un changement constitutionnel ont été interdites à Lomé et à Tsévié, puis dispersées par les forces de sécurité.

    En avril, neuf membres de la coalition d’opposition Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) ont été arbitrairement arrêtés pour « troubles aggravés à l’ordre public », puis relâchés quelques jours plus tard, tandis que les autorités interdisaient plusieurs manifestations prévues par des partis politiques et des organisations de la société civile. Le gouvernement a accusé les organisateurs des manifestations d’avoir des intentions violentes pour justifier les interdictions, citant des « informations concordantes et fiables ».

    En août, une réunion de protestation prévue par une coalition de la société civile a été reportée après que le ministère de l’administration territoriale a déclaré que le lieu choisi n’était pas approprié et que la tenue d’un rassemblement à cet endroit violerait la loi régissant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifique et publique.

    Certaines de ces atteintes aux droits de réunion pacifique et à la liberté d’expression s’inscrivent dans le contexte d’une modification constitutionnelle abolissant l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, adoptée en avril dernier par une Assemblée nationale composée essentiellement de représentants du parti au pouvoir et de ses alliés. Le Président du Togo est désormais élu par l’Assemblée nationale et le Sénat pour un mandat de quatre ans.

    Source : Amnesty International

  • Agression de Guy Marius Sagna à Lomé : la CNDH saisit les autorités togolaises

    Agression de Guy Marius Sagna à Lomé : la CNDH saisit les autorités togolaises

    Ce dimanche 29 septembre le député sénégalais Guy Marius Sagna a été blessé alors qu’il participait à une réunion organisée par l’opposition togolaise. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a saisi les autorités togolaises.

    Le député issu de la bannière des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) a été invité à une réunion de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), une plateforme de l’opposition, qui se tenait au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) à Lomé, la capitale.

    Alors que les travaux se déroulent comme prévu, des individus – non encore identifiés mais considérés comme des miliciens proche du pouvoir en place- débarquent et mettent fin à tout. Ils tabassent des gens, détruisent tout de leur passaage. Selon les informations concordantes, sept personnes ont été grièvement blessées dont le député sénégalais Guy Marius Sagna.

    Cette agression continue de susciter de l’indignation. Comme d’autres, la Commission nationale des droits de l’homme regrette qu’un tel acte ait pu se dérouler au Togo au moment où des efforts sont faits pour consolider l’Etat de droit dans le pays. Raison pour laquelle elle saisit, selon nos informations, le ministre des Droits de l’homme ainsi que son collègue de la Justice pour qu’ils diligentent une enquête afin de situer l’opinion nationale et internationale sur cette agression et leurs auteurs.

    Bien avant cette lettre, Me Kwao Ohini Sanvee, le Président de la CNDH aurait, dès le même soir de l’événement condamnable, pris contact avec le Procureur de la République pour lui transmette tous les éléments d’information en sa ma possession sur le sujet.

    La CNDH insiste pour que ceux qui seront identifiés comme les auteurs de cet acte jugé barbare voire d’un autre siècle puissent en répondre devant la justice.

    Le député Guy Marius Sagna est le  chef de file du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) au Sénégal. Il est un habitué des coups d’éclat. Sous la présidence de Macky Sall il a été plusieurs arrêté et détenus. Il fait partie de ceux qui, de l’extérieur, ont  critiqué l’adoption d’une nouvelle Constitution faisant passer le Togo d’un régime présidentiel à celui parlementaire.

  • Indignation générale après l’agression d’un député sénégalais à Lomé

    Indignation générale après l’agression d’un député sénégalais à Lomé

    Guy Marius Sagna, député sénégalais, alors qu’il participait ce dimanche 29 septembre à une rencontre organisée par une plateforme de l’opposition togolaise, a été blessé grièvement. Plusieurs journalistes tabassés par des individus non encore identifiés.

    Une agression dénoncée par le Patronat de la presse togolaise (PPT) et bien d’autres organisations pro-démocratie.

  • Togo: le député sénégalais Guy Marius Sagna blessé lors d’une réunion publique

    Togo: le député sénégalais Guy Marius Sagna blessé lors d’une réunion publique

    Le député sénégalais Guy Marius Sagna, en séjour à Lomé dans le cadre des activités du Parlement de la Cédéao où il siège, devait participer ce dimanche après-midi à une réunion publique avec la plateforme d’opposition togolaise DMP (Dynamique pour la Majorité du Peuple). La rencontre n’est pas allée à son terme à cause de perturbations. 

    La rencontre initialement prévue dans une salle paroissiale avait été annulée à la dernière minute, sous pression des autorités, selon l’opposition. Le rendez-vous avait finalement été donné au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA). La réunion a commencé par une introduction de la députée Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, mais elle n’est pas allée à son terme à cause de perturbations. 

    Guy Marius Sagna a à peine entamé sa prise de parole que du milieu de l’assistance fusent des chaises vers la table d’honneur. Une première… puis une deuxième… et c’est la débandade.

    Les chaises sont cassées, le matériel de sonorisation et les enregistreurs des journalistes sont jetés dans un puits, les portables arrachés… les militants se dispersent dans la confusion.

    Des gros bras ont infiltré la foule et dehors les vitres des véhicules sont pulvérisées à coup de parpaings

    Le député Guy Marius Sagna, pris particulièrement à partie, est blessé à la tête et au bras. Il est transporté à dos d’homme vers une clinique voisine pour y être soigné. Dans les couloirs de la clinique, il raconte l’agression : « Ils m’ont demandé : “Vous êtes Togolais ?” Comme s’il me reprochait d’avoir revendiqué ma togolité. Aujourd’hui, plus que jamais, malgré cette violence, je reste Togolais et je serai aux côtés du brave peuple togolais jusqu’à ce que le pouvoir en place respecte le peuple. »

    On dénombre au moins sept blessés, parmi lesquels Brigitte Adjamagbo-Johnson, son chauffeur, un journaliste d’une radio locale.

    Les gros bras sont repartis le visage découvert, à travers les rues du quartier de Bè.

Radio Renouveau228

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