Étiquette : Justice

  • Au Cameroun, Georges Gilbert Baongla, l’homme se disant fils aîné de Paul Biya, interpellé

    Au Cameroun, Georges Gilbert Baongla, l’homme se disant fils aîné de Paul Biya, interpellé

    Recherché depuis plusieurs mois, Georges Gilbert Baongla a été interpellé au Cameroun dans une affaire mêlant notamment des accusations présumées d’usurpation, de diffamation et de cybercriminalité.

    Au Cameroun, Georges Gilbert Baongla, personnalité politique et ancien patron de presse, a été placé en détention par les autorités judiciaires. L’homme de 62 ans, qui affirme depuis plusieurs années être le fils aîné du président Paul Biya, faisait l’objet de recherches dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des faits présumés d’usurpation d’identité, de diffamation et de cybercriminalité.

    Président du Parti républicain, Georges Gilbert Baongla est une figure controversée de la scène publique camerounaise. Il s’est régulièrement illustré par des déclarations médiatiques et des prises de position qui lui ont valu plusieurs démêlés avec la justice. Son arrestation intervient après plusieurs mois de recherches, selon des informations relayées par différents médias.

    Depuis des années, l’intéressé revendique publiquement un lien de filiation avec le chef de l’État camerounais, au pouvoir depuis 1982. Cette affirmation n’a jamais été reconnue officiellement par la présidence de la République. Malgré cette absence de reconnaissance, Georges Gilbert Baongla a fait de cette revendication un élément central de son image publique et de ses interventions médiatiques.

    À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué davantage sur l’évolution de la procédure judiciaire ni sur une éventuelle date de comparution. Conformément au principe de la présomption d’innocence, Georges Gilbert Baongla demeure présumé innocent tant qu’aucune décision de justice définitive n’a établi sa culpabilité.

  • Enfin des nouvelles de La Vie Beau

    Enfin des nouvelles de La Vie Beau

    Gnamakou Mawuli Serge, plus connu sous le pseudonyme de « La Vie Beau », serait actuellement placé en garde à vue à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), selon des informations rapportées par des sources proches de l’intéressé.

    D’après ces mêmes sources, le vidéaste aurait été interpellé il y a une dizaine de jours au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO), à Lomé. Il lui serait reproché d’avoir filmé une patiente gravement brûlée alors qu’elle se trouvait dans l’enceinte de l’établissement hospitalier. Les circonstances exactes de cette interpellation, ainsi que les infractions éventuellement retenues contre lui, n’ont pas été officiellement précisées par les autorités compétentes.

    Une fois interpellé et conduit vers une direction inconnue de ses proches, ces derniers l’auraient recherché en vain. Ils se seraient finalement tournés vers la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

    Toujours selon les informations recueillies, c’est dans le cadre de ses démarches que l’institution de défense des droits de l’homme se serait rendue, le mardi 21 juillet, à la Direction centrale de la police judiciaire afin de le retrouver et de s’enquérir de sa situation.

    Les mêmes sources indiquent que M. Gnamakou Mawuli Serge ferait désormais l’objet d’une procédure judiciaire. Elles précisent également qu’il aurait pu bénéficier de l’assistance d’un avocat et qu’aucun acte de mauvais traitement ou de violence physique n’aurait été constaté à son encontre durant sa garde à vue. La procédure suivrait son cours normal.

    À ce stade, aucune communication officielle de la Police nationale, du parquet ou de la CNDH n’est venue confirmer ni infirmer ces différentes informations.

    Dans l’attente d’éventuelles précisions des autorités judiciaires, plusieurs observateurs appellent au respect des garanties prévues par la loi, notamment la présomption d’innocence, le droit à la défense ainsi que les droits fondamentaux de toute personne faisant l’objet d’une procédure judiciaire.

    Il convient de rappeler que la captation et la diffusion d’images de patients dans un établissement de santé peuvent être encadrées par les dispositions légales relatives au respect de la vie privée, à la protection de la dignité des personnes et aux règles applicables au sein des structures hospitalières. Les éventuelles responsabilités de l’intéressé relèvent toutefois de la seule appréciation des juridictions compétentes.

  • Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Les autorités policières ont présenté les premiers éléments de l’enquête ouverte après le décès du jeune Ouro Gbele Assad, retrouvé sans vie le 13 juillet à Agoè Adjougba.

    Le commissariat central d’Agoè-Nyivé a rendu publics, ce dimanche 19 juillet 2026, les premiers résultats de l’enquête ouverte à la suite du décès de Ouro Gbele Assad, un jeune homme de 20 ans retrouvé sans vie le 13 juillet dernier dans le quartier d’Agoè Adjougba. Cette affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

    Selon le commissaire divisionnaire de police, Koudadje Afodor Ablavi, les premiers renseignements recueillis indiquent que la victime aurait été interpellée par des particuliers qui la soupçonnaient d’un vol de volaille. Le jeune homme aurait ensuite été conduit dans un garage avant d’être relâché. Son corps a été découvert à une centaine de mètres de ce lieu.

    Une enquête judiciaire a été ouverte sous l’autorité du procureur de la République afin de déterminer les circonstances exactes du décès et d’identifier les éventuelles responsabilités. La police précise que plusieurs témoignages ont été recueillis et qu’un individu cité par différents témoins fait actuellement l’objet de recherches.

    Les constatations réalisées par les services de la police nationale, avec l’appui de la police technique et scientifique ainsi que de personnels de santé, n’ont révélé aucune trace apparente de violence sur le corps. En revanche, la présence d’un liquide verdâtre s’écoulant de la bouche de la victime a conduit les enquêteurs à engager des investigations médico-légales complémentaires. Les conclusions de ces expertises devraient permettre d’éclairer les circonstances du décès.

    Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt, la police nationale a invité la population à faire preuve de retenue, à éviter la diffusion d’informations non vérifiées et à laisser la justice suivre son cours. Elle a également rappelé que toute personne soupçonnée d’une infraction doit être remise aux forces de sécurité, insistant sur le fait que nul ne peut se faire justice lui-même. Assad a été inhumé le 17 juillet dans une vive émotion.

  • Kara : une femme interpellée après des allégations de « vol de sexe », les autorités appelées à faire la lumière

    Kara : une femme interpellée après des allégations de « vol de sexe », les autorités appelées à faire la lumière

    Une vive tension a été observée depuis mardi 7 juillet dans le quartier de Kara Sud, à Kara, à la suite d’allégations de « vol de sexe » relayées par plusieurs habitants. Une femme, mise en cause par la population, a été conduite chez le chef du quartier avant d’être remise aux forces de l’ordre ce mercredi matin.

    Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un important rassemblement s’est formé dès les premières heures de la matinée devant le domicile du chef du quartier. Des habitants réclamaient que la femme leur soit livrée, scandant notamment des slogans en langue Tem. Face à la montée de la tension, le chef du quartier aurait sollicité l’intervention de la police.

    D’après des témoins, la femme ainsi que deux jeunes hommes présentés comme les plaignants ont été conduits par les forces de l’ordre afin que les faits puissent être examinés dans un cadre légal.

    Les circonstances de cette affaire demeurent toutefois incertaines. Selon les récits rapportés par des habitants, les deux jeunes hommes auraient affirmé avoir constaté la disparition de leurs organes génitaux après avoir échangé avec la femme. Ces déclarations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle ni d’éléments permettant d’en établir la véracité.

    Les autorités compétentes ne se sont pas encore exprimées publiquement sur cette affaire. Une enquête pourrait permettre de déterminer les circonstances exactes des faits rapportés et d’établir les responsabilités éventuelles.

    Il convient de rappeler que des rumeurs similaires avaient récemment circulé à Sokodé, dans la préfecture de Tchaoudjo. À l’issue de vérifications menées par les services compétents, le préfet avait indiqué dans un communiqué que les informations faisant état de « vols de sexe » étaient infondées. Il avait également appelé les populations à éviter toute forme de justice populaire, à préserver le calme et à laisser les autorités mener les investigations nécessaires.

    Dans l’attente des conclusions des autorités, la prudence s’impose. Les informations actuellement disponibles reposent essentiellement sur des témoignages et ne permettent pas d’établir les faits avec certitude. Le respect de la présomption d’innocence demeure essentiel tant qu’aucune décision de justice ou communication officielle n’est venue confirmer les allégations.

  • Au Gabon, pourquoi le procureur vedette Eddy Minang a été suspendu

    Au Gabon, pourquoi le procureur vedette Eddy Minang a été suspendu

    De figure incontournable du procès Bongo à magistrat écarté de ses fonctions, Eddy Minang traverse la plus grave zone de turbulence de sa carrière. Sa suspension provisoire révèle les tensions qui secouent aujourd’hui l’appareil judiciaire gabonais.

    Le 9 juin 2026, le ministre gabonais de la Justice a pris une décision spectaculaire en suspendant pour trois mois Eddy Minang, procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville. Cette mesure conservatoire intervient alors que le haut magistrat, devenu célèbre lors du très médiatique procès de Sylvia et Noureddin Bongo, fait face à de sérieuses accusations internes.

    Selon plusieurs médias gabonais, cette suspension est liée à des soupçons de malversations administratives, de dysfonctionnements dans la gestion de certaines procédures judiciaires et d’éventuelles interférences dans des dossiers sensibles. Les autorités ont ouvert des investigations afin de déterminer si le magistrat a outrepassé ses prérogatives ou influencé certaines décisions de justice.

    Cette affaire prend une dimension particulière en raison de la notoriété acquise par Eddy Minang ces derniers mois. Lors du procès historique visant l’ancienne première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo, il s’était imposé comme le visage de la fermeté judiciaire du nouveau Gabon post-Ali Bongo. Ses conférences de presse, son ton direct et ses prises de parole médiatisées lui avaient conféré une stature inhabituelle pour un magistrat.

    Cependant, cette forte exposition médiatique lui a également attiré des critiques. Certains observateurs lui reprochaient déjà une personnalisation excessive de la justice et une communication jugée parfois trop politique.

    La suspension ne constitue toutefois pas une sanction définitive. Juridiquement, il s’agit d’une mesure conservatoire destinée à permettre aux enquêteurs de travailler sans risque de pression ou d’entrave. À l’issue des trois mois, plusieurs scénarios restent envisageables : une réintégration, des poursuites disciplinaires, voire des procédures judiciaires si les faits reprochés sont établis.

    Au-delà du cas personnel d’Eddy Minang, cette affaire est un test majeur pour les nouvelles autorités gabonaises. Elles avaient promis une justice indépendante, transparente et irréprochable après la chute du régime Bongo. En suspendant l’un des magistrats les plus puissants du pays, le gouvernement envoie un message fort : aucun responsable ne doit être au-dessus des règles qu’il est chargé de faire respecter.

  • Platini contre-attaque : Infantino visé par une plainte explosive

    Platini contre-attaque : Infantino visé par une plainte explosive

    Onze ans après le scandale qui a brisé son rêve de présider la FIFA, Michel Platini lance une offensive judiciaire contre Gianni Infantino.

    L’ancien président de l’UEFA, Michel Platini, a déposé ce lundi une plainte contre le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour « dénonciation calomnieuse » et « trafic d’influence ». Cette nouvelle procédure marque une étape majeure dans la bataille judiciaire qui oppose depuis plusieurs années l’ex-capitaine des Bleus aux instances dirigeantes du football mondial.

    Selon un communiqué transmis à l’AFP, la plainte vise également deux anciens responsables de la FIFA. Elle est accompagnée d’une constitution de partie civile, une démarche qui devrait conduire à la désignation d’un juge d’instruction chargé d’examiner les faits dénoncés.

    Michel Platini estime avoir été victime d’un complot ayant entraîné sa chute en 2015, alors qu’il apparaissait comme le grand favori pour succéder à Sepp Blatter à la tête de la FIFA. L’affaire du paiement controversé de deux millions de francs suisses reçu de l’ancien patron de l’instance mondiale avait alors provoqué sa suspension et mis un terme à ses ambitions présidentielles.

    Déjà en 2021, Platini avait déposé une plainte simple dans ce dossier. Celle-ci avait toutefois été classée sans suite en octobre 2025. Avec cette nouvelle offensive judiciaire, l’ancien numéro 10 français entend obtenir toute la lumière sur une affaire qui continue de secouer les coulisses du football international.

  • LGBT+: Accra durcit la répression

    LGBT+: Accra durcit la répression

    Au Ghana, l’adoption d’une nouvelle loi anti-LGBT+ aux sanctions particulièrement sévères ravive le débat sur les droits humains et le durcissement des législations contre l’homosexualité en Afrique.

    Le Ghana franchit un nouveau cap dans sa politique conservatrice à l’égard des personnes LGBT+. Les députés ghanéens ont adopté, vendredi 29 mai, une loi particulièrement controversée qui criminalise davantage les relations homosexuelles et toute forme de soutien à la communauté LGBT+. Le texte doit désormais être ratifié par le président John Mahama pour entrer officiellement en vigueur.

    Baptisée loi « sur les droits sexuels et les valeurs familiales », cette législation est considérée comme l’une des plus répressives du continent africain. Elle prévoit jusqu’à trois ans de prison pour toute personne reconnue coupable de relations homosexuelles. Plus encore, les individus accusés de « promouvoir », « parrainer » ou soutenir volontairement des activités LGBT+ risquent des peines allant de trois à cinq ans d’emprisonnement.

    Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest à majorité chrétienne et fortement attaché aux valeurs religieuses et traditionnelles, les relations entre personnes de même sexe étaient déjà interdites par une loi héritée de l’époque coloniale. Toutefois, jusqu’à présent, cette interdiction donnait rarement lieu à des poursuites judiciaires.

    Le texte adopté vendredi n’est pas une surprise. Une première version avait déjà été votée à l’unanimité par le Parlement en février 2024. Mais l’ancien président Nana Akufo-Addo n’avait jamais promulgué la loi avant la fin de son mandat. Conformément à la Constitution ghanéenne, le projet était donc devenu caduc avec la fin de la législature, obligeant le nouveau Parlement à reprendre le processus.

    Cette nouvelle mouture conserve l’essentiel des dispositions controversées, tout en introduisant quelques exceptions. Les avocats pourront désormais défendre des personnes LGBT+ sans risquer de sanctions pénales. Les médias seront autorisés à traiter des sujets liés à la communauté LGBT+, tandis que les professionnels de santé pourront continuer à fournir des soins médicaux, un accompagnement psychologique ou des interventions chirurgicales.

    Malgré ces ajustements, les critiques restent nombreuses. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une loi liberticide et discriminatoire qui pourrait accentuer les violences et la stigmatisation contre les minorités sexuelles. Des ONG internationales ont également exprimé leur inquiétude face à ce qu’elles considèrent comme une atteinte grave aux libertés fondamentales.

    Le président John Mahama, élu récemment, avait déjà affiché son soutien au projet durant sa campagne électorale. Peu après son arrivée au pouvoir, il avait déclaré : « Je crois aux principes et aux valeurs selon lesquelles il n’existe que deux sexes : l’homme et la femme. Et que le mariage est entre un homme et une femme. »

    L’adoption de cette loi s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays africains. Au Sénégal, une nouvelle loi votée en mars dernier a doublé les peines visant les relations homosexuelles, désormais punies de cinq à dix ans de prison. Au Burkina Faso, les autorités militaires avaient déjà adopté en septembre 2025 un texte réprimant les « pratiques homosexuelles » avec des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

    Dans plusieurs autres pays africains, notamment en Ouganda, en Mauritanie ou encore en Somalie, les sanctions contre l’homosexualité figurent parmi les plus sévères au monde, allant jusqu’à la peine de mort.

  • Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Le bras de fer judiciaire entre la Fédération Togolaise de Football et deux de ses anciens employés plonge aujourd’hui l’instance faîtière sportive dans une situation financière et administrative délicate.

    C’est une révélation du confrère Togoscoop. La crise qui secoue actuellement la Fédération Togolaise de Football (FTF) trouve son origine dans une série de licenciements intervenus après la restructuration du staff des Éperviers du Togo. Dix ans après l’arrivée du Colonel Guy Akpovy à la tête de l’instance dirigeante du football togolais, l’affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion administrative et sociale de la fédération.

    Élu président de la FTF le 16 février 2016, le Col Guy Akpovy avait hérité d’une fédération fragilisée par plusieurs années de crise. Dans la foulée, l’ancien sélectionneur français Claude Le Roy est recruté avec l’appui des autorités togolaises pour conduire un nouveau projet sportif. Malgré une qualification remarquée à la Coupe d’Afrique des Nations 2017 au Gabon, les résultats sportifs des Éperviers n’ont pas répondu aux attentes, conduisant finalement au départ du technicien français.

    Dans le contexte de cette réorganisation, plusieurs membres du staff technique et administratif de la sélection nationale ont vu leurs contrats interrompus. Les conditions de ces départs ont rapidement suscité des critiques. Parmi les concernés figurent Augustin Améga, ancien officier média des Éperviers, et Pawinam Batema, Team Manager de l’équipe nationale.

    Les deux anciens employés affirment avoir été licenciés sans concertation préalable ni respect des procédures prévues par le Code du travail. Selon Augustin Améga, la notification de rupture de contrat lui aurait été transmise par messagerie électronique alors qu’il était hospitalisé. Les deux hommes dénoncent également plusieurs années de collaboration sans rémunération régulière.

    Après une tentative de règlement à l’amiable restée sans suite, les intéressés saisissent la justice en novembre 2021. Une phase de conciliation est engagée, avant l’ouverture d’une longue procédure judiciaire marquée par plusieurs reports d’audience.

    Le 12 novembre 2024, le tribunal condamne la FTF pour licenciement abusif et ordonne le paiement d’arriérés de salaires ainsi que diverses indemnités. La fédération fait appel de cette décision quelques semaines plus tard. Mais le 8 mai 2026, la Cour d’appel confirme en grande partie le jugement rendu en première instance, rejetant toutefois les demandes de dommages et intérêts formulées par les plaignants.

    À la suite de cette décision, Augustin Améga et Pawinam Batema ont engagé une procédure d’exécution par voie d’huissier. Le vendredi 15 mai 2026, plusieurs comptes bancaires de la FTF ont été bloqués, paralysant temporairement certaines opérations financières de l’institution.

    Selon des sources internes à la fédération, cette situation pourrait compliquer l’organisation de certaines activités, notamment la tenue du prochain congrès financé en partie par une subvention de la FIFA. De son côté, la FTF aurait introduit une opposition à l’exécution de l’arrêt rendu par la Cour d’appel.

    Au-delà du différend entre la fédération et ses anciens employés, cette affaire relance le débat sur les conditions contractuelles et la gestion des ressources humaines au sein des institutions sportives togolaises. Plusieurs observateurs estiment désormais que l’issue de ce dossier pourrait faire jurisprudence pour d’autres employés évoluant dans des situations similaires au sein de la FTF.

  • Darmanin tend la main à Lomé

    Darmanin tend la main à Lomé

    Face à la montée des menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest, Paris et Lomé affichent une volonté commune de renforcer leur coopération judiciaire et stratégique.

    La coopération entre le Togo et la France dans les domaines judiciaire et sécuritaire connaît un nouveau coup d’accélérateur. En visite de travail, le ministre togolais de la Justice, Pacôme Yaovi Adjourouvi, a été reçu par son homologue français, Gérald Darmanin, pour des échanges centrés sur les défis sécuritaires et la consolidation des relations entre les deux pays.

    La rencontre, marquée par une poignée de main chaleureuse devant les drapeaux togolais, français et européen, a été rendue publique par Gérald Darmanin sur son compte X (anciennement Twitter). Le garde des Sceaux français a salué « un échange » avec le ministre togolais autour de « la coopération judiciaire entre nos deux pays », avant d’insister sur les enjeux liés « au terrorisme et aux ingérences ».

    À travers cette déclaration, Paris affiche clairement sa volonté de renforcer son partenariat avec Lomé dans un contexte régional particulièrement sensible. Depuis plusieurs années, le Togo fait face à une pression sécuritaire croissante dans sa région septentrionale, confrontée à la menace des groupes armés actifs au Sahel. Les autorités togolaises ont multiplié les initiatives pour renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité, tout en consolidant les dispositifs judiciaires de lutte contre le terrorisme.

    La France, de son côté, cherche à maintenir une coopération stratégique avec plusieurs États ouest-africains malgré les bouleversements géopolitiques observés dans la sous-région. Dans plusieurs pays du Sahel, les relations avec Paris se sont fortement dégradées ces dernières années, ouvrant une période de recomposition diplomatique. Dans ce contexte, le Togo apparaît de plus en plus comme un partenaire stable et pragmatique aux yeux des autorités françaises.

    Au-delà des questions sécuritaires, cette rencontre traduit également une volonté de renforcer les échanges techniques entre les systèmes judiciaires des deux pays. La coopération pourrait concerner plusieurs domaines, notamment la formation des magistrats, la lutte contre la criminalité transnationale, la cybercriminalité ou encore le partage d’expertise judiciaire.

    La présence des drapeaux européens lors de cette rencontre n’est pas anodine. Elle illustre aussi l’intérêt croissant des partenaires européens pour la stabilité du golfe de Guinée, devenu un espace stratégique dans la lutte contre l’expansion des menaces terroristes vers les pays côtiers.

    En affichant publiquement son soutien au Togo, Gérald Darmanin envoie ainsi un signal politique fort : face aux défis sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation, Paris entend maintenir une coopération étroite avec Lomé.

  • Un poète derrière les barreaux : la polémique Affectio enfle

    Un poète derrière les barreaux : la polémique Affectio enfle

    Une nouvelle incarcération du poète Affectio, soupçonné dans une affaire de photos et de transmission d’informations, ravive les tensions et provoque une vive indignation au sein de l’opinion publique togolaise.

    L’activiste et poète Honoré Sitsopé Sokpor, connu sous le pseudonyme Affectio, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une procédure judiciaire qui suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique togolaise. Présenté le 4 mai 2026 à un juge d’instruction, après son arrestation intervenue le 24 avril, il a été placé en détention dans l’attente de la suite de l’enquête.

    Selon les informations disponibles, il lui est reproché d’avoir pris des photographies sur un chantier en construction, images que les autorités soupçonnent d’avoir été transmises à des contacts basés à l’étranger, notamment au sein du mouvement du 6 juin (M66), un collectif de la société civile actif dans la diaspora. Dans un contexte marqué par une vigilance accrue autour de la circulation d’informations jugées sensibles, ces faits présumés sont considérés avec sérieux par les autorités judiciaires.

    Toutefois, à ce stade de la procédure, aucune décision définitive n’a été rendue, et les faits reprochés restent à établir par l’instruction en cours. Le principe de la présomption d’innocence demeure donc applicable.

    Ce nouvel épisode intervient quelques mois seulement après une première incarcération du poète. Entre janvier et décembre 2025, Affectio avait déjà été détenu à la suite de la publication d’un texte sur les réseaux sociaux. Libéré sous contrôle judiciaire en fin d’année, il voit aujourd’hui sa situation se compliquer à nouveau.

    Son avocat, Me Paul Dodji Apevon, a indiqué que son client devrait être maintenu en détention provisoire pendant la durée de l’instruction. La défense, sans entrer dans les détails du dossier, entend faire valoir les droits de son client et contester les éléments à charge dans le strict respect des procédures en vigueur.

    Au-delà du cas individuel, cette affaire provoque une vague d’indignation dans plusieurs segments de la société. Des organisations politiques ainsi que des acteurs de la société civile dénoncent une arrestation qu’ils jugent préoccupante et appellent à la libération pure et simple de l’activiste. Pour ces organisations, cette situation pose la question plus large des libertés publiques, notamment celle de la création artistique et de l’expression citoyenne.

    Dans l’attente des conclusions de la justice, le dossier Affectio continue de cristalliser les débats. Entre exigences de sécurité, respect des lois et protection des libertés individuelles, cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion de l’information et de la parole critique au Togo.

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