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  • 𝐖𝐀𝐍𝐄𝐏-𝐓𝐎𝐆𝐎 : 𝐒𝐞𝐲𝐫𝐚𝐦 𝐀𝐃𝐈𝐀𝐊𝐏𝐎 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞́ 𝐂𝐨𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐮𝐧 𝐚𝐧 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐦

    𝐖𝐀𝐍𝐄𝐏-𝐓𝐎𝐆𝐎 : 𝐒𝐞𝐲𝐫𝐚𝐦 𝐀𝐃𝐈𝐀𝐊𝐏𝐎 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞́ 𝐂𝐨𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐮𝐧 𝐚𝐧 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐦

    L’attente est désormais levée. Après une année d’intérim marquée par un leadership affirmé et un esprit de continuité, ADIAKPO Yawo Seyram est officiellement confirmé au poste de Coordonnateur National de WANEP-TOGO, succédant ainsi à Madame Da-Do Nora NOVIEKOU.

    Nommé en mars 2024 pour assurer l’intérim, Seyram Adiakpo n’a pas tardé à imprimer sa marque à la tête de la Branche Togolaise du Réseau Ouest Africain pour l’Édification de la Paix. Fort de sa rigueur et de son engagement indéfectible pour la consolidation de la paix, il continue de consolider la dynamique organisationnelle du réseau imprimée par sa prédécesseur, gagner la confiance des partenaires et positionner WANEP-TOGO comme un acteur stratégique dans la prévention et la transformation des conflits et la promotion du dialogue citoyen.

    Cette nomination définitive vient non seulement saluer une année de transition réussie, mais aussi affirmer la volonté de continuité et de renforcement des acquis en matière de gouvernance participative, d’alerte précoce et de gestion des conflits au Togo.

    Avec cette confirmation, Seyram ADIAKPO entend poursuivre les actions déjà entamées, accroître la présence de l’institution, lui assurer son autonomie et durabilité financière, élargir les partenariats, rendre l’organisation propriétaire de son siège, intensifier les efforts pour faire de WANEP-TOGO une référence nationale et sous-régionale dans la construction d’une paix durable.

    WANEP-TOGO

  • Léon XIV, le nouveau pape de l’église catholique

    Léon XIV, le nouveau pape de l’église catholique

    On connait depuis la soirée de ce jeudi soir le nom du successeur du pape François, décédé le 21 avril à l’âge de 88 ans. Il est américain et s’appelle (désormais )Léon XIV.

    Le cardinal Robert Francis Prevost, 69 ans, a été élu pape ce jeudi 8 mai. Le 267è souverain pontife est le premier pape originaire des Etats-Unis. Il a aussi la nationalité péruvienne.

    Son élection constitue une surprise dans certains milieux du Vatican, étant donné que son nom n’était pas cité parmi les favoris. Théologien, missionnaire, il est présenté comme un très proche de son prédécesseur.

    Après son élection, le pape Léon XIV est apparu sur le balcon de la basilique Saint-Pierre pour prononcer ses premiers mots devant un public des grands jours qui ne voulaient pas se faire conter l’évènement.

    Ce vendredi à 11 heures, le nouveau patron de l’église catholique  va célébrer sa première messe dans la chapelle Sixtine, réservée uniquement aux cardinaux. Une occasion pour lui de prononcer sa première homélie dans la peau du pape.

  • Togo-Culture/RA’ANA : tout est bien qui finit bien

    Togo-Culture/RA’ANA : tout est bien qui finit bien

    L’exposition collective RA’ANA (Nous voici), démarrée le 21 avril dernier dans l’enceinte de La Bodega, à Lomé, est rentrée dans l’histoire avec un dîner de gala dans une ambiance des grands jours. C’était ce dimanche 4 mai.

    Organisée par l’Association Art Héritage Culture, cette exposition collective, en concertation avec le Groupe Mansa, a été une occasion pour les artistes et le public de communier avec l’origine de l’existence humaine selon chaque peuple, dans un décor artistique esthétiquement soigné.

    Résumé

    Il ne s’est pas agi seulement de revisiter l’origine de l’homme voire de l’humanité mais aussi de remettre au goût du jour les spécificités de chaque peuple par rapport à ses aïeux. Un défi relevé par une demi-dizaine d’artistes sélectionnés pour matérialiser RA’ANA durant une semaine. Au grand bonheur des amateurs de l’art plastique.

    En témoigne le bilan que dresse l’artiste participant Kokou EKOUAGOU : « Ce qui me touche, c’est d’avoir éveillé une conscience. L’art n’est pas un ornement, c’est un langage », convaincu que cette exposition ait été un concept ayant touché plusieurs milieux autrefois peu réceptifs aux projets artistiques.

    Et de poursuivre : «Ce que j’ai vécu ici, c’est la confirmation qu’un seul regard transformé suffit à justifier la création ».

    Atafèinam BELEI, présidente de l’association Art Héritage Culture, structure organisatrice de l’évènement, est ravie de ce que tout ce qui a été prévu ait été concrétisé.  « Toutes les activités ont été tenues comme prévu », se satisfait-elle.

    Vente aux enchères

    La vente aux enchères annoncées au début n’a pas été faite. Elle a été « volontairement reportée pour équilibrer les échanges entre les trois établissements impliqués », c’est-à-dire qu’il est prévu dans le prolongement de RA’ANA deux autres expositions et qu’il n’est donc pas bien d’organiser de vente aux enchères à chaque étape L’idéal qui a été, finalement, retenu, est de le faire à l’issue de RA’ANA 3, ajoute-t-elle.

    RA’ANA vise à faire en sorte que l’art soit accessible à tous les Togolais.  « On ne peut pas dire nous voici en restant chez soi », insiste M. BELEI, enchaînant qu’ « il faut aller vers l’art pour qu’il vienne à notre rencontre ».

    L’exposition collective a pris fin, ce 4 mai,  par un dîner de gala comme pour montrer que l’art n’est pas seulement le pinceau, le tableau sur fond l’inspiration, etc. mais demeure également, et avant tout, un vecteur de convivialité, de partage d’amour (pourquoi pas autour d’un pot) et de brassage socio-culturel. Il est tout simplement thérapeutique comme certains connaisseurs aiment le clamer.

  • Togo-Elections municipales, tous aux urnes, le 10 juillet 2025

    Togo-Elections municipales, tous aux urnes, le 10 juillet 2025

    Le corps électoral togolais est convoqué pour les élections municipales, le jeudi 10 juillet prochain. La caution électorale est de 50.000 F. Cette caution est réduite de moitié pour les femmes.

    Ce décret met en place une enveloppe de 500 millions de F CFA allouée au financement public de la campagne électorale. Cette campagne électorale s’ouvre le mardi 24 juin à 00h pour finir au 8 juillet à 23h59, soit 2 semaines de séduction et de présentation des programmes de société aux populations.

    Les forces de défense et de sécurité iront aux urnes le lundi 7 juillet pour le vote anticipé.

    Jean Martin Amekouvo

  • Le 1er mai n’est pas une journée de festin

    Le 1er mai n’est pas une journée de festin

    Les parades vestimentaires, les orgies de table n’y ont aucune partie liée. Après les différentes parades festives, les problèmes des travailleurs et les enjeux du secteur de l’emploi restent intacts.

    Il s’agit de réfléchir et de trouver des solutions permanentes ou intermédiaires à l’équation du travail décent et démocratise.

    Au Togo, l’artisanat connaît une crise qui ne semble inquiéter quiconque. Des patrons se retrouvent seuls dans leur atelier, très peu de jeunes gens acceptent aujourd’hui d’apprendre un métier. Certains métiers pourraient disparaître dans une perspective de demi-siecle,a cause aussi de l’extrême dépendance de l’économie et de la consommation locale au marché du petit prix et de la qualité approximative: Dubai, Beijing, etc

    En outre, l’expansion du secteur de la friperie a bouleversé les paradigmes dans la couture.

    Que dire des universités qui libèrent chaque année des milliers de citoyens qualifiés mais qui ne peuvent que se “débrouiller”?

    Voilà des enjeux. Les parades et les orgies n’y feront rien.

    Que fête-t-on au finish le 1er mai ? .

    Texte consultable sur la page Facebook du journaliste Kodjo Avuletey

  • Togo: Faure Gnassingbé, président du Conseil selon la nouvelle Constitution

    Togo: Faure Gnassingbé, président du Conseil selon la nouvelle Constitution

    Au Togo, dernière ligne droite dans la mise en place de la Ve République, un an après la promulgation de la nouvelle Constitution, le 6 mai 2024. Hier soir, le gouvernement a présenté sa démission, acceptée par le président Faure Gnassingbé, selon un communiqué. Ce 3 mai, les députés sont convoqués pour désigner le président du Conseil, qui détiendra le pouvoir exécutif. Avec les sénateurs, ils éliront ensuite un président de la République au rôle honorifique.

    Le Togo achève sa transition vers un régime parlementaire, supprimant l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Une réforme toujours vivement contestée par une partie de l’opposition et de la société civile.

    Première étape, ce samedi 3 mai au matin : les députés togolais sont convoqués pour désigner le président du Conseil. Chef du gouvernement et des armées, il détient le pouvoir exécutif selon la nouvelle constitution. Cette fonction revient au chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Donc au chef de l’État, Faure Gnassingbé, à la tête du pays depuis 2005. 

    Les législatives de l’année dernière ont donné 108 sièges sur 113 à son parti UNIR pour un mandat de 6 ans. Des résultats toujours contestés par plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile.

    Prestation de serment

    Le nouveau président du Conseil prêtera serment dans la foulée devant la cour constitutionnelle. Ce 3 mai dans l’après-midi, les députés et sénateurs se réunissent en congrès. Ils doivent élire le nouveau président de la République pour un mandat de 4 ans. Une fonction devenue essentiellement honorifique. 

    D’après la Constitution de la Ve République, il accrédite les ambassadeurs, décerne les décorations, et reçoit le président du Conseil pour être informé de l’état de la nation. De leur côté, une partie des opposants prévoient de se mobiliser le 4 mai pour un meeting.

    Source: rfi.fr/fr

  • Gabon: spectaculaire retour en grâce

    Gabon: spectaculaire retour en grâce

    Prendre le pouvoir par les armes n’est pas, en Afrique, un péché fatalement mortel, qui vous envoie brûler en enfer. Vous pouvez même, au terme d’un bref passage au purgatoire, avoir droit à une entrée triomphale dans le club des chefs d’État. C’est juste une question d’habileté.

    Jour de fête, à Libreville ! Le général Brice Oligui Ngema prête serment, ce samedi 3 mai, en présence d’une quinzaine de chefs d’État africains. Ces réjouissances célèbrent à la fois le rétablissement de l’ordre constitutionnel, interrompu par le coup d’État d’août 2023, et le retour du Gabon dans la grande famille continentale. L’Afrique n’a-t-elle pas raison d’y adhérer ?

    Il y a probablement quelque chose à célébrer en dehors des succès personnels du général Brice Oligui Ngema. Avec ses compagnons de putsch, il avait, en 2023, mis le Gabon au ban des nations africaines, qui les sommaient alors de retourner dans les casernes, en rendant le pouvoir aux civils, en rétablissant l’ordre constitutionnel par des élections libres, équitables, crédibles et transparentes. La plupart de ces injonctions se sont vite évaporées. Il n’empêche. Ce sont les mêmes dirigeants africains qui vont le célébrer, ce jour, à Libreville. Avec une telle capacité d’oubli, l’Union africaine serait peut-être plus crédible en admettant, une fois pour toutes, que les coups d’État ne sont qu’un mode d’accession au pouvoir, comme un autre. Le général Oligui Nguema pouvant aussi inspirer d’autres aspirants putschistes…

    En quoi consisterait donc cette inspiration ?

    Vous commencez par prendre le pouvoir par les armes. Puis, une fois aux commandes de l’État (et de ses moyens), vous vous constituez une clientèle politique. Vous vous présentez ensuite devant les électeurs, et voilà votre situation régularisée ! Alors, en costume civil impeccable, vous pourrez écumer les sommets, sans que nul n’ose vous demander comment vous y êtes parvenu. Quant à votre prédécesseur qui s’est débrouillé pour être renversé. Tant pis pour lui ! Il mérite son sort, le vaincu ! Ainsi fonctionne le club des chefs d’État. Peu importe si les coups d’État, comme prône l’Union africaine, compromettent la démocratie, la paix, la sécurité et la stabilité, ainsi que le développement des pays du continent !

    Avec près de 95% des voix, Brice Oligui Nguema ne peut-il pas s’enorgueillir d’être réellement désiré par son peuple ?

    Oui, ce score époustouflant, presque sans fraudes, mériterait même de chaleureuses félicitations ! Les Gabonais l’ont plébiscité. Il saura mériter leur confiance. Sinon, comme tous les peuples, ils accepteront plus facilement de subir sa politique. Bien sûr, la facilité avec laquelle l’électorat se convertit à de nouveaux cultes laisse souvent songeur. Sous tous les cieux, les peuples ont une telle soif de héros que certains finissent par être victimes de leur propre crédulité. Même si on n’en est pas encore là, au Gabon.

    Mais, étant donné que les célébrations ont déjà commencé, pourquoi ne pas se réjouir de ce que, sur cinq nations africaines passées sous la botte de militaires putschistes depuis 2020, une, au moins, aura renoué avec la normalité. Quelle chance ! Car, ailleurs, tel autre putschiste, sans passer par le suffrage universel, s’apprête à s’octroyer une rallonge de cinq années de pouvoir, en plus des quatre déjà passées au palais présidentiel. En attendant d’autres prorogations, si le peuple le désire… Président à vie, putschiste à bail emphytéotique, qui voudrait ne plus être désigné que comme président de la République. Tous les putschistes ne se valent décidément pas !

    Faut-il comprendre que certains putschistes sont dignes d’admiration ?

    Il y en a que l’on admire pour avoir mis fin à un régime insupportable, c’est le cas de Brice Oligui Nguema, tombeur d’Ali Bongo, ou de Zine el-Abidine Ben Ali, qui avait renversé Habib Bourguiba, en Tunisie. Cela ne présume rien de ce que sera, ensuite, leur propre régime. D’ailleurs, Ben Ali lui-même a mal fini. Certains prennent le pouvoir pour nettoyer les écuries et impulser une dynamique politique saine, tel Amadou Toumani Touré qui, parce qu’il a bien conduit sa transition, reviendra par les urnes, dix ans plus tard. Autre cas, emblématique, trop souvent cité ici, faute d’antidote : Jerry Rawlings, au Ghana. En trois mois, il a organisé des élections et rendu le pouvoir au civil élu. Il reviendra cependant quinze mois plus tard, pour finir d’assainir l’économie et initier, en 1992, une démocratie exemplaire. Rien en commun avec les putschistes rêvant d’éternité, qui craignent tant le suffrage universel.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 3 mai 2025 sur RFI

  • Togo-Dr Kodom présente le bilan des 20 ans d’AIMES-AFRIQUE et ses perspectives à Victoire Tomegah-Dogbé

    Togo-Dr Kodom présente le bilan des 20 ans d’AIMES-AFRIQUE et ses perspectives à Victoire Tomegah-Dogbé

    L’ONG AIMES-AFRIQUE, au service des couches vulnérables en matière de soins de santé, a vingt ans. Reçu en audience par Victoire TOMEGAH-DOGBE, Dr Serge Michel KODOM non seulement a fait le bilan au Premier ministre mais lui a aussi demandé plus de soutien du gouvernement.

    Ce mardi 29 avril 2025. A Lomé. Le président fondateur d’AIMES-AFRIQUE a été reçu en audience à la Primature. L’occasion pour le visiteur de faire le bilan des deux décennies d’existence de son organisation non gouvernementale.

    Accompagnement

    En effet, Dr Serge Michel KODOM a fait le résumé des activités réalisées de la création de l’ONG jusqu’aujourd’hui, soulignant également ce qu’il prévoit de faire durant la prochaine décennie. Sur ce dernier tableau, il s’agit de brosser les préparatifs du congrès d’AIMES-AFRIQUE à la cheffe du gouvernement et de la tenue de la deuxième conférence internationale sur le droit à la santé et des droits socio-économiques et culturels des pays et des personnes travaillant dans les zones rurales face aux défis sécuritaires en Afrique. Cette rencontre de haut niveau est annoncée se dérouler à Lomé, la capitale du Togo en novembre 2025.

    M. KODOM a également parlé des cinq ans d’activités de SOS DOCTEUR TV, une télévision 100% santé basée au Togo, dont il est le promoteur.

    Un projet phare d’AIMES-AFRIQUE est en gestation : la création de l’Institut africain de formation en communication de santé et des sciences sociales (IAF-C3S). Pour qu’il prenne corps, et bien d’autres initiatives, notamment l’installation dans les établissements  du Togo des clubs Santé SOS DOCTEUR TV, destinés à la sensibilisation des élèves sur les questions liées à la santé, le visiteur a sollicité l’accompagnement du gouvernement.

    En guise de réponse, Victoire TOMEGAH-DOGBE a félicité son hôte pour tout ce qu’il fait pour les couches les plus pauvres d’ici et d’ailleurs et l’a exhorté à poursuivre sur la même lancée surtout que ses différents projets s’inscrivent dans les actions prioritaires du gouvernement togolais.

  • François Boko : « Aujourd’hui, le régime togolais est prêt à sacrifier la vie des Togolais pour se maintenir au pouvoir »

    François Boko : « Aujourd’hui, le régime togolais est prêt à sacrifier la vie des Togolais pour se maintenir au pouvoir »

    Le 21 avril 2005, François Akila-Esso Boko rendait le tablier de son poste de ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Il refusait de faire partie de ceux qui ont plongé le Togo dans ses plus sombres pages de l’histoire, pour ne pas dire « les plus sanglantes ». Vingt ans plus tard, marquées par le règne de Gnassingbé fils, le Togo est toujours confronté à une « démocrature » selon l’ex-ministre, qui estime que ce qui se passe actuellement dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest n’est que la suite logique des convictions politiques fondées sur le refus de l’acceptation de l’état de droit.

    François Akila-Esso Boko le réitère dans cet entretien qu’il a accordé à votre site lesnouvellesdafrique.info.

    Lesnouvellesdafrique.info : François Boko, bonjour.

    François Boko : Bonjour.

    Lesnouvellesdafrique.info (LNA) : M. François Boko, le 21 avril 2005, jour pour jour, vous démissionniez de votre poste de ministre de l’Intérieur de la Sécurité et de la Décentralisation. 20 ans après, qui coïncide avec les vingt (20) années d’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé considérées comme les plus sanglantes de l’histoire politique du pays, vous ravivez cette lettre que vous avez intitulée « Par devoir de mémoire ». Pourquoi ?

    François Boko : Tout simplement par devoir de mémoire afin que nul ne l’ignore et que la nouvelle génération comprenne ce que les autorités togolaises lui cachent aujourd’hui, à savoir leur volonté de conserver vaille que vaille un pouvoir en marchant sur le cadavre des Togolais.
    Nous ne sommes pas étonnés que ces 20 années soient considérées comme les plus sanglantes de l’histoire politique du pays, comme vous le dites. Nous les avons vues venir et c’est pour cela qu’en 2005 déjà nous avons refusé de cautionner ce processus sanglant de captation de pouvoir en violation des règles constitutionnelles de notre pays. Car déjà, avant 2005, Faure Gnassingbé le disait clairement qu’il ne croyait pas en la démocratie comme principe de fonctionnement de nos sociétés.
    Ce que l’on voit aujourd’hui dans le comportement du régime togolais, c’est qu’il est prêt à sacrifier la vie des Togolais pour se maintenir. Ce n’est que la suite logique de ses convictions politiques fondées sur le refus de l’altérité, de la démocratie et de l’état de droit. Pour lui, seul l’outil militaire domestiqué à sa volonté est son instrument de gouvernance, le reste n’est que folklore et habillage pour donner un semblant de vernis à cet instrument de gouvernance que constitue une soldatesque de clientèle d’enfance triés sur le volet pour constituer une milice armée capable de tuer pour le maintenir au pouvoir.

    Nous sommes en présence de ce que j’ai appelé dans mes recherches antérieures la « démocrature », c’est-à-dire une dictature habillée dans une démocratie formelle.

    Je tenais à ce devoir de mémoire afin que les Togolais sachent que ce qu’ils vivent aujourd’hui n’est que la conséquence des convictions politiques de Faure Gnassingbé qui s’est emparé du pouvoir dans le sang pour mettre en œuvre une gouvernance politique violente et oppressive, avec des outils destinés à pérenniser son pouvoir à vie.

    LNA : Une partie de la société civile dénonce un triste anniversaire de l’histoire politique du Togo marquée d’une part par une gouvernance qui octroie les pleins pouvoirs au président de la République, d’autre part par un contexte où le rétrécissement de l’espace civique est flagrant. Quelle appréciation en faites-vous ?

    François Boko : Faure Gnassingbé a volé le pouvoir en 2005, alors que l’espace civique n’était pas encore complètement fermé, puis il s’est employé à le verrouiller au point qu’aujourd’hui il n’existe même plus. Très récemment d’ailleurs, lors d’un congrès de son parti UNIR, il a osé un faux lapsus en disant qu’il était nostalgique du parti unique. Un an après, on ne peut que constater qu’il est véritablement sur la voie de jeter par pertes et profits les derniers vestiges du pluralisme politique issus des luttes que les Togolais ont menées au début de la décennie 1990. Les Togolais doivent se réveiller, car ce qui se joue désormais n’est rien de moins que le règne à vie du pouvoir de Faure Gnassingbé dans le cadre d’une monarchie pas même constitutionnelle de roitelet de comptoir côtier.

    LNA : L’instauration de la nouvelle constitution promulguée, qui consacre le parti au pouvoir majoritaire à l’Assemblée nationale, n’est-ce pas selon vous une manière de conforter le président Faure dont le mandat finit le mois de mai prochain ? Mais encore faciliter la transition avec ce régime parlementaire qui dit que lui et le président du Conseil des ministres sont élus par les députés ? Je rappelle que tous les deux sont issus du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.

    François Boko : Non, conformément à la prétendue nouvelle constitution de la Ve République, seul le Président de la République est élu par les deux (02) chambres, notamment l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès. Le président du Conseil des ministres qui dispose de la réalité du pouvoir d’État n’est quant à lui pas élu. Il est tout simplement désigné par le parti majoritaire qui en informe le président de l’Assemblée nationale de cette désignation.
    Il n’est donc pas un élu et, comme vous pouvez le constater, il n’a aucune légitimité. Le président de la République est en revanche élu par des godillots siégeant dans les 2 chambres, notamment à l’Assemblée nationale et au Sénat. Il peut néanmoins se targuer d’avoir au moins été élu, contrairement au président du Conseil des ministres qui, lui, est désigné. Et c’est pourtant ce dernier qui est le chef de l’État et qui incarnera le pouvoir d’État du Togo à l’intérieur comme à l’extérieur. « Allez-y : cherchez l’erreur !»
    En réalité, là, nous sommes véritablement en face d’une « démocrature ». Les pseudos institutions parlementaires telles que le Sénat, l’Assemblée nationale, la présidence de la République, la présidence du Conseil des ministres, etc. ne sont qu’un habillage pour masquer la gouvernance brutale de Faure GNASSINGBÉ fondée sur la violence, les assassinats, l’étouffement et la suppression des espaces politiques et civiques pour agir en monarque absolu.

    LNA : la désignation du président Faure Gnassingbé comme prochain président du Conseil des ministres est automatique, pour ne pas dire une évidence. Comment concevoir cet état de fait si l’on sait qu’il est le président du parti Unir, le parti majoritaire à l’hémicycle ?

    François Boko : Comment peut-il en être autrement dès l’instant que tout cet habillage institutionnel payé à grands frais par le contribuable togolais n’avait qu’un seul objectif : pérenniser le pouvoir de Faure Gnassingbé qui, après quatre (04) mandats successifs, était confronté à la nécessité d’une alternance politique exigée par les Togolais et relayée d’ailleurs par une partie de la communauté internationale restée fidèle aux aspirations du peuple togolais pour la démocratie ?

    Vous comprenez alors que ces pseudos-institutions parlementaires visent un seul objectif : montrer aux yeux du monde que Faure Gnassingbé n’est plus président de la République et qu’il y a eu alternance au Togo. Une bien curieuse démocratie parlementaire dans laquelle le Président de la République est un élu réduit à la figuration et le chef de l’État, notamment le président du Conseil des ministres, qui n’est pas un élu mais qui détient la réalité du pouvoir.

    Ces pseudos institutions parlementaires à la togolaise portent les germes de conflits que les éléments tribaux les plus radicalisés autour de Faure Gnassingbé ont créés. Récemment, ils n’ont pas hésité, au palais des congrès de Kara, à exiger que Faure Gnassingbé soit à la fois président du Conseil des ministres et président de la République. Dans tous les cas, les débats furent houleux. Les propositions de modification de la Constitution de la prétendue 5ᵉ République sont déjà sur la table alors que cette constitution promulguée n’a pas encore connu d’application.

    LNA : Peut -on dire que la démocratie au Togo a connu un recul ces deux dernières décennies ?

    François Boko : La démocratie au Togo n’a jamais existé. Il est juste une « démocrature » héréditaire qui, avec la résignation du peuple togolais malmené et sous le regard indifférent de la communauté internationale, se transforme en une monarchie dictatoriale, hélas sans histoire monarchique ancrée dans la culture togolaise.

    LNA : Que répondre à ceux qui ne voient pas d’un bon œil le choix porté en la personne du président Faure comme le médiateur de la crise en RDC en remplacement de son homologue angolais Joao Lourenco ?

    François Boko : La diplomatie togolaise, pour autant qu’on puisse encore l’appeler ainsi, n’a qu’un seul objectif : donner à Faure Gnassingbé de la visibilité et surtout la légitimité internationale qu’il n’a jamais eue dans son propre pays. Alors son globe-trotter de ministre des Affaires étrangères saute d’avion en avion à la recherche de la moindre crise dans laquelle il peut proposer les bons offices de son mentor. Faure Gnassingbé veut ressembler à son père, qui avait fait de la médiation internationale un axe politique malgré des résultats très peu probants. Faure Gnassingbé s’est impliqué sans résultat dans la crise terroriste au Sahel dans laquelle il a osé proposer à la France un dialogue avec les terroristes. Évidemment, Paris avait gentiment décliné l’offre et Le Canard enchaîné avait fait état de cette initiative indécente.
    Faure Gnassingbé et sa diplomatie ont offert leurs prétendus bons offices aux frères ennemis du Tchad en organisant des rencontres sans résultat à Lomé.
    La diplomatie de Faure Gnassingbé s’est encore ridiculisée au Soudan en s’impliquant malencontreusement dans une crise dont elle ne maîtrisait aucun des enjeux.
    Je ne suis plus étonné qu’après toutes ces initiatives ridicules et inconséquentes, Faure Gnassingbé s’engage de nouveau dans le vieux conflit en RDC. Il n’en a ni la légitimité ni la carrure, encore moins l’expertise nécessaire.

    Source: https://lesnouvellesdafrique.info

  • Togo-Ignace Tankroukou, rédacteur en chef à l’ATOP, est mort

    Togo-Ignace Tankroukou, rédacteur en chef à l’ATOP, est mort

    M. Tankroukou Daka Ignace, rédacteur en chef à l’Agence togolaise de presse (ATOP) est décédé le samedi 26 avril à Lomé suite à un malaise, a annoncé dans la soirée, le directeur de l’agence, Eyebiyi Kokouvi.

    « Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes investis d’une mission précieuse : faire de l’ATOP une agence de référence, respectée tant sur le plan national qu’international. C’était un rêve cher à notre regretté chef Tankroukou Ignace, qui n’a cessé de travailler sans relâche pour que cet objectif devienne une réalité. Bien qu’il ait quitté notre barque trop tôt, son héritage et ses valeurs demeurent vivants en chacun de nous », a écrit le directeur de l’Agence sur la plateforme Whatsapp du personnel.

    « Nous avons le devoir de poursuivre son œuvre avec détermination et loyauté. Ne baissons pas les bras. Continuons ce travail noble pour honorer sa mémoire et faire briller encore plus haut l’ATOP », a souhaité M. Eyebiyi.

    L’illustre disparu est un passionné du sport, un homme social et sociable qui est très attaché au travail et aux valeurs humaines. Le 31 juillet prochain, l’homme va souffler sa 59e bougie et à un an de sa retraite, il est fauché par la mort au lendemain du retour d’une mission à Dapaong.

    « Il est très dévoué au travail et au travail bien fait. Rigoureux envers lui-même sur la ponctualité, il attendait beaucoup de ses collaborateurs. Surtout ce qu’il mangeait, il prenait le soin d’éviter tout ce qui peut être à l’origine du moindre désagrément pour sa santé », a témoigné M. Kolani Yaya, chef reportage à l’Agence, un collaborateur immédiat du défunt. Le samedi matin, poursuit-il, « nous avons discuté de l’organisation du travail sur le bulletin spécial du 27 avril, alors même qu’il s’apprêtait pour aller suivre au Palais de congrès de Lomé, la conférence d’hommage aux grandes figures de l’indépendance du Togo ».

    « Une mort inattendue, un décès brutal qui laisse tout le personnel perplexe. C’est vraiment incroyable. Alors qu’il était avec nous depuis mercredi passé dans la région des Savanes puis rentré à Lomé vendredi. Très triste. Que Dieu Tout-puissant lui accorde un repos éternel », a commenté Bodjona Gabriel, Chef bureau ATOP-Dapaong.

    Feu Tankroukou était le président en exercice de l’Association de secours de l’ATOP (ASATOP) et membre de plusieurs associations dont l’OTM (Observatoire togolais des médias).

    Avec ATOP

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