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  • Maladies tropicales négligées: REMAPSEN fait l’état des lieux

    Maladies tropicales négligées: REMAPSEN fait l’état des lieux

    Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a fait revisiter aux journalistes de 35 pays la situation des maladies tropicales négligées en Afrique.

    Santé : L’engagement des médias dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées réaffirmé au cours d’une conférence de presse à Abidjan.

    Dans le cadre de l’organisation du forum annuel des médias, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique.

    L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. Selon le Président du conseil d’administration du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ».

    Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique » les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. Pour M. Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN « ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN ».

    L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès.

    Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de ce forum. Il s‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers, deux organisations fortement impliquées dans

    la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie.  En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament.

    Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun et Directrice des Awards a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaine

    s de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de Brands on a mission dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN.

    Dans son adresse, M. Yao Daniel, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix du M. Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En clôturant cette conférence de presse de lancement, M. Agnéro Alphonse Renaud, en charge des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées.

  • Au Togo, les municipales différées d’une semaine en juillet

    Au Togo, les municipales différées d’une semaine en juillet

    Initialement prévues le 10 juillet, les élections municipales au Togo ont été repoussées au 17 juillet à la demande de plusieurs acteurs politiques.

    Les élections municipales au Togo, initialement prévues le 10 juillet, ont été repoussées au 17 juillet sur demande de plusieurs acteurs politiques, a déclaré le gouvernement dans un décret consulté jeudi 29 mai au soir.

    « La date du scrutin est fixée au jeudi 17 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Le corps électoral est convoqué pour cette même date », précise le ministère de l’Administration territoriale dans ce décret.

    Les acteurs politiques, réunis au sein du Cadre permanent de concertation (CPC) – une plateforme de discussion qui regroupe le parti au pouvoir et plusieurs partis de l’opposition – avaient demandé, lundi 26 mai, ce report, notamment, pour avoir plus de temps pour déposer leurs dossiers.

    Participation annoncée de partis d’opposition

    Ces municipales se tiendront avec la participation annoncée de plusieurs partis d’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC, l’une des grandes formations politiques de l’opposition).

    Trois grands partis de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) ont d’ores et déjà annoncé qu’elles boycotteraient le scrutin sénatorial. Dans un courrier adressé à la Commission électorale, l’ANC a justifié cette décision en maintenant « son ferme rejet de ce processus antidémocratique qui vise à installer une République illégale et illégitime ».

    « Les élections sénatoriales sont pipées d’avance parce que le régime […] a réussi, grâce à des fraudes électorales massives lors des élections communales de 2019 et régionales de 2024, à s’attribuer la quasi-totalité des conseillers municipaux et régionaux qui constituent le corps électoral », a quant à lui affirmé le FDR, lundi 10 février, dans un communiqué.

    Reste que quelques petits partis d’opposition, ainsi que le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi) prendront, eux, part au scrutin.

    Le camp présidentiel se défend

    Mais pour le parti au pouvoir, ce nouveau système va permettre de réduire le poids du président de la République, d’offrir une plus grande stabilité politique au Togo, et une meilleure représentativité.

    « Le Sénat va contribuer à décentraliser le pouvoir public, en renforçant la participation des citoyens des collectivités à l’exercice du pouvoir politique », assurait par exemple Mazamesso Wella, chercheur en droit public à l’université de Lomé, dans un entretien à la chaîne de télévision nationale.

    Une fois le Sénat installé, Faure Gnassingbé pourra être officiellement désigné président du Conseil, et les députés et sénateurs éliront un président de la République sans réelle prérogative, pour un mandat de six ans.

    AFP

  • BAD: de quelle couleur est donc le développement ?

    BAD: de quelle couleur est donc le développement ?

    Encore combien de décennies, pour que les peuples africains réalisent à quoi peut bien ressembler cette grande promesse des indépendances ? C’est là une question qui devrait préoccuper davantage la BAD, au moment où son président depuis dix ans s’en va, tout fier de son bilan, et que l’on vient d’élire son successeur pour les cinq prochaines années.

    Sidi Ould Tah, ex-grand argentier de la Mauritanie, élu, cette semaine, président de la Banque africaine de développement (BAD), prendra fonctions en septembre prochain. Vous évoquiez ici, la semaine dernière, cette élection avec d’infinies précautions. Le résultat vous paraît-il rassurant pour l’Afrique ?

    À présent que la messe est dite, on peut, non pas questionner les aptitudes et les éventuelles lacunes de certains prétendants, mais juste s’étonner que tel candidat d’Afrique centrale, pris en flagrant délit de népotisme dans des fonctions antérieures, ait pu aspirer à ce poste qui requiert impartialité, doigté et sens de l’intérêt général. Pour l’Afrique, c’est un véritable drame que de devoir subir les élites qui traînent d’institution en institution leurs tares et leurs échecs personnels.

    À la BAD, les problèmes sensibles que l’on retrouve dans la plupart des pays africains sont multipliés par cinquante. On ne peut donc la livrer à une élite capable de privilégier la médiocrité d’une culture de clan au sort d’un milliard et demi d’Africains. Ce n’est pas nécessairement le meilleur candidat qui l’emporte. Mais le niveau général est d’ordinaire suffisamment bon pour qu’un candidat qui a franchi l’étape de la pré-sélection puisse théoriquement diriger cette banque, où les compétences internes sont d’ailleurs telles que l’institution peut tourner normalement, sans président. En ces temps de déficit de respectabilité pour l’Afrique, le président dont a urgemment besoin la BAD est un leader d’envergure, capable d’imagination, de créativité, de vision, pour soustraire l’Afrique aux préjugés imbéciles dans lesquels l’enferment encore trop souvent certains.

    Quels sont donc ces préjugés ?

    Tel suggère, par exemple, que les difficultés de l’Afrique à se nourrir résultent de l’incapacité du paysan africain à travailler comme les autres. En oubliant que sous le chaud soleil, le paysan africain, avec sa houe rudimentaire, déploie parfois cinq fois plus d’énergie de ses muscles que les autres qui, eux, ont des engins agricoles mécanisés pour labourer leurs terres scientifiquement irriguées. Le paysan africain n’est pas paresseux, mais juste mal équipé. La BAD et les banques sous-régionales de développement devraient, en premier, trouver à tous des solutions, y compris coopératives, pour que la force de travail du paysan africain soit mieux utilisée.

    Les artisans du continent qui subissent des délestages intempestifs d’électricité amputant gravement leur productivité ne sont pas plus des fainéants. L’éducation, la santé et tant d’autres secteurs qui portent les conditions déterminantes de ce que l’on appelle le développement peuvent s’améliorer, avec une BAD plus proche des préoccupations de tous. Cela n’enlève rien à l’incurie de certains gouvernements, incapables, parfois, de simplement constituer des dossiers crédibles pour accéder aux financements disponibles.

    Où sont donc les certitudes d’espérance ?

    Taïwan, Singapour, Hong Kong et la Corée du Sud, qui étaient au même stade que les mieux portants des États africains dans les années 1970, disent aujourd’hui du développement : « Mission accomplie ! ». Ils sont passés au stade supérieur ! Le pire serait que les peuples africains en soient toujours à se demander, dans quarante ans, à quoi peut bien ressembler le développement. La crédibilité de la BAD réside plus que jamais dans sa capacité à proposer aux peuples africains des objectifs ambitieux, en précisant comment, par étapes, les atteindre.

    Babacar Ndiaye, président de la BAD entre 1985 et 1995, avait conforté la crédibilité l’institution en l’inscrivant durablement dans les notations des grandes agences. Il avait initié la création d’une Banque africaine d’import-export, pour que les États d’Afrique puissent vendre entre eux et hors du continent. Il a poussé à la création d’une table ronde des hommes d’affaires africains, en se promettant de pousser, le moment venu, à la jonction de ces deux entités avec la BAD, dans un objectif précis, qu’aucun de ses successeurs n’a vraiment repris. Sans continuité dans les ambitions, l’Afrique pourrait ainsi végéter encore longtemps. Et tous ces présidents qui prétendent avoir opéré des miracles, parce qu’ils ont simplement bien fait leur travail, convaincront d’autant moins que les peuples du continent ne perçoivent, dans leur quotidien, aucun signe de ces miracles.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 31 mai 2025 sur RFI

  • BAD: ce qui manque le plus: des leaders visionnaires

    BAD: ce qui manque le plus: des leaders visionnaires

    Des profils pointus, capables de gérer valablement une institution comme la Banque africaine de développement, l’Afrique en regorge à profusion, autant sur le continent que dans la diaspora.

    « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement ». Tel est le thème des Assemblées de la Banque africaine de développement, qui se tiennent, la semaine prochaine, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. En quoi, précisément, ces assemblées sont-elles importantes pour la Banque et pour l’Afrique ?

    Dans le contexte international actuel, ces Assemblées auraient dû revêtir une importance majeure, qui ne transparaît, hélas, pas dans le thème retenu : « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement » semble d’une banalité ennuyeuse, pour une institution créée il y a plus de soixante ans.

    L’Afrique n’en finit pas d’être humiliée, et ce thème sonne comme un aveu d’impuissance, au moment où les peuples ont réellement besoin de voir leurs espérances portées par un leadership de qualité. Si l’Afrique était une seule nation, la Banque africaine de développement en aurait été le ministère du Développement. Et, dans un pays sous-développé ou en voie de développement, quel département est plus important que le ministère du Développement ? La vision du président de cette institution a donc forcément une incidence sur la manière dont les autres traitent l’Afrique. Souvenez-vous du guet-apens dont a failli être victime, cette semaine, Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale ! Le chef de l’État sud-africain, une des trois premières, sinon la première économie du continent ne pouvait être traité comme l’a fait son homologue américain.

    Sauf que Donald Trump traite la plupart comme il a traité l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, en février dernier…

    Non, pas exactement. Nous avons vu le même Donald Trump doux, presque obséquieux, face aux dirigeants du Golfe. Il sait donc montrer du respect à ceux qui lui en imposent, au moins par leurs richesses, leur fortune sinon par leurs largesses. L’Afrique du Sud est un pays aux potentialités immenses. Comme une dizaine d’autres États du continent qui, s’ils étaient mieux gérés, feraient aussi bonne figure que certains de ceux que le locataire de la Maison Blanche révère, bon gré mal gré, dans le Golfe.

    Dans le nouvel ordre mondial qu’il nous conçoit, seule la puissance économique protège. Car, pour ce qui est de la démocratie, du respect des droits de l’homme et des grandes valeurs que prône habituellement les États-Unis, les amis devant lesquels Trump se fait tout doux dans le Golfe n’ont rien de plus que ceux qu’il méprise en Afrique. Pour se hisser à la hauteur de ses critères de respectabilité, l’Afrique a plus que jamais besoin de mieux se gouverner. D’où la nécessité d’un leadership visionnaire dans une institution comme la Banque africaine de développement, qui devrait être non seulement « la banque », mais aussi un prestigieux bureau d’études à la disposition des États du continent. Croire qu’il leur suffit d’apporter en offrandes à la Maison Blanche les richesses de leur sous-sol pour que Donald Trump leur montre du respect est une douce illusion.

    Qu’attend alors la BAD pour se trouver d’excellents dirigeants ?

    Des profils pointus capables de gérer valablement une institution comme la Banque africaine de développement, l’Afrique en regorge à profusion, autant sur le continent que dans la diaspora. Mais, dans un monde qui ne fonctionne plus que par intérêt, l’Afrique ne s’imposera pas juste avec des gestionnaires, aussi excellents soient-ils. Ce dont elle a cruellement besoin, ce sont des leaders visionnaires, capables d’anticiper et de relever les défis, de penser l’avenir pour valoriser au mieux les atouts d’un continent par ailleurs généreusement doté par la nature.

    Depuis sa création, en 1964, la Banque africaine de développement a eu des présidents bien formés, bardés de diplômes, souvent décrochés dans les plus prestigieuses institutions de la planète. Le Soudanais Mamoun Beheiry, premier président de l’institution, était diplômé d’Oxford. Et tous ses successeurs avaient de remarquables références à faire valoir. Mais seulement deux ou trois ont pu propulser la Banque à des niveaux significativement plus élevés que celui auquel ils l’ont trouvée. Peut-être que les actionnaires devraient, à l’avenir, demander aux postulants un véritable programme de gouvernement, avec un chronogramme, afin de s’assurer qu’ils ne vendent pas aux peuples des rideaux de fumée, comme en politique. C’est aussi cela, penser l’avenir.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca sur rfi

  • Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Une délégation du bureau national du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMASPEN) s’est rendue ce mercredi 21 mai  au Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires (CNRSD). Objectif, échanger sur les contours de de cette maladie qui tue beaucoup de Togolais en silence.

    Conduite par, Ambroisine Mêmèdé, la coordonnatrice du Remapsen-Togo, cette équipe a été reçue par le Professeur Hèzouwè Magnang, le Directeur du CNRSD.

    En effet, cette démarche  s’inscrit dans le cadre du programme  du réseau baptisé “Les Rendez-vous du Remapsen”. Elle est intervenue en prélude à la célébration de la journée mondiale de la drépanocytose, programmée sur chaque 19 juin, résume Mme Mêmèdé.

    Les visiteurs ont  abordé la thématique sous plusieurs angles, notamment, la définition de la drépanocytose, ses causes, ses symptômes, la prise en charge, les besoins en communication, entre autres.

    Pr Magnang a saisi cette occasion pour faire une brève présentation du Centre et ses actions. Les membres du réseau ont également pu en savoir plus,  sur la Journée mondiale de la drépanocytose.

    « Le professeur a salué l’initiative du réseau. Il a félicité les membres et les a encouragés dans leur  initiative de promotion de la santé », complète la coordinatrice du REMAPSEN-Togo.

  • Edem KODJO nous avait dit un matin de 3 août 2017 que l’Étoile Filante de Lomé, était…

    Edem KODJO nous avait dit un matin de 3 août 2017 que l’Étoile Filante de Lomé, était…

    Avant notre préambule le Chroniqueur aimerait sagement prévenir les dirigeants des Shooting Stars, leur entraîneur principal Samuel Ekoé Gale, l’ensemble du staff technique qu’il suffirait de deux contreperformances, et ils se dirigeraient dans l’abîme. D’où ils sont sortis la saison dernière. C’est juste une sérieuse mise en garde. Les Vivas Filantés sont actuellement classés 12e sur 14 protagonistes…

    PRÉAMBULE : Ceci est un important devoir d’un fervent Étoiliste !!! Avant de faire décortiquer aux lecteurs, ce que son excellence le Premier ministre a dit un matin de brise du 03 août 2017, au Comité Directeur de l’Étoile Filante de Lomé.

    Il faudrait d’abord savoir qu’à la réforme politique de l’an 1974, déguisée en réforme sportive, tous les clubs de Lomé, ont été bannis. Dyto, Étoile Filante, Modèle, Racing, Unisport et autre… Jusqu’à la fin de la Conférence nationale souveraine. Où le Shooting Star ressuscité, ne tarde pas à réitérer son habitude d’antan. Les Bleus de la capitale, à l’issue de leur première saison (1991-92), sont sacrés champions du Togo. Et doivent prendre part à la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique). Mais faute de finances et de ressources humaines de cette équipe et de l’organisation et de la préparation de cette compétition continentale, le fier aura, en plus de la belle allure des Bleus de la capitale s’en trouvent émiettés.

    Quand l’Étoile Filante d’antan, met en poche tout le Togo mais rate de peu d’être couronnée sur le continent

    Puis, le temps a passé. Les choses ont changé. Les périodes aussi… Puis un premier drame : cette finale perdue à l’aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions, en mars 1969… Les poulains du coach togolais Oscar Anthony privé de son meilleur attaquant, Arisco Folly KUASSI (envoyé en France pour raison d’études par ses parents), et et surtout, d’un certain Dr Kaolo Edmond APETI en méforme (souffrant) et tombé en syncope la veille à Cotonou. Puisque la délégation du club champion togolais, devait transiter par la capitale de l’ancien Dahomey (actuel Bénin) le soir, avant de rallier Kinshasa la nuit. (Un témoignage du gardien Tommy Gelardo SYLVESTRE, dont l’un des deux latéraux somnolait en…pleine rencontre). Ce dernier rempart international, reçu à Radio Metropolys, le matin de la célébration officielle de la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, organisée par son excellence le ministre Horatio FREITAS et quelques amis…

    L’autre drame plus grave, c’est celui intervenu au cours du début de l’année 2000 où le bus de l’équipe, se rendant à Sokodé, pour y disputer un match (5e journée) du championnat national de football de D1, n’ait pu aller au terme de sa mission d’affronter Sémassi FC. À une douzaine de kilomètres de la ville d’Atakpamé, précisément à Gléi, le véhicule fait un tonneau…réalisant un affreux accident. Dont le bilan fait 6 morts et 25 blessés graves. La mythique formation de la zone commerciale de la capitale ne s’en est pas remise. Et se retrouvera en deuxième division la saison suivante. Et pour pouvoir accéder encore à l’élite, il a fallu presqu’une éternité… Quitte aux dirigeants de faire en sorte de “bannir” définitivement ce retour en deuxième division.

    Une rencontre avec le Premier ministre en 2017

    Suite à sa promesse de rencontrer le CODINEF (Comité Directeur de l’Étoile Filante de Lomé), le Premier ministre Edem KODJO, en tant que Président d’honneur de ce club, a accordé une audience aux membres nouvellement élus de ce Comité. Une rencontre tenue à la Primature dans un temps de brise, le jeudi 03 août 2017. Le club de la zone commerciale de Lomé, faisait déjà près de 4 saisons en D2.

    C’est carrément, tout détendu et bien souriant que son excellence M. Edem Kodjovi KODJO, ouvre son bureau au président national Bouraima Yèkinou et sa suite… Et à part le Secrétaire général de la section football, Maître Adokoè AKUESSON et Dr Léontine NUTSIGBE, patronne du basketball empêchée aussi, les 10 autres membres du CODINEF ont répondu à l’appel du Premier ministre. Les salutations d’usage effectuées, le Conseiller chargé des affaires extérieures, M. David Kossi Reinhardt, prend la parole pour exprimer au nom des membres élus du Bureau directeur national de l’Étoile Filante de Lomé, “leur profonde gratitude” à M. Edem Kodjovi KODJO, “pour la promptitude, la chaleur de son accueil et sa disponibilité”.

    S’en suit une présentation de ses visiteurs, un à un, avant que le Premier ministre ne revienne sur certains moments forts du Shooting Star. “Plus qu’un club, l’Étoile Filante était plutôt un couvent. On y rentrait, et on n’en sortait plus. Même la simple idée d’en sortir n’effleurait personne, parce que, c’est un club qui savait procurer de la joie et du bonheur”. C’est ainsi que le président d’honneur a défini son club. Tout content du passé de cette formation et quelque peu nostalgique à un moment (silencieux durant deux minutes). Le Premier ministre ne s’est pas empêché de lancer ces phrases : “Je pense que la situation actuelle de notre club, et même du football togolais dans son ensemble, est due surtout, à cette réforme absurde de 1974. Les résultats obtenus ont été tout simplement négatifs”. Une thèse soutenue par le fait, dit-il a-t-il, qu’il regrette. Son souhait est que l’Étoile Filante redevienne très vite le club redoutable et redouté, qu’il était.

    Au Shooting Star, la discipline prévalait, et des prières sont répétitives

    C’est donc, dans cette lancée qu’avant de prendre congé du Premier ministre, le CODINEF a pu bénéficier d’une tranche de l’histoire de l’Étoile Filante : son incroyable organisation, les grandes rencontres bien négociées contre les clubs ghanéens réputés comme Asante Kotoko de Kumasi, Hearts of Oak d’Accra, et même congolais du… Tout-puissant Engelbert de Lubumbashi. Ce champion d’Afrique, humilié au stade omnisport Eyadema GNASSINGBÉ (4-1) en finale retour de la Coupe d’Afrique des clubs champions…

    M. Edem Kodjovi KODJO, pour clore la visite des membres du Comité Directeur des membres de l’Étoile Filante de Lomé née en 1932, a pensé envoyer ses félicitations à la présidente de la section Basketball du Shooting Star Dr Léontine NUTSIGBE, pour ses bons résultats ces dernières années… Le président d’honneur de ce vaste club, a en outre promis d’apporter son soutien au CODINEF, du moins sur certains plans : “Nous ne sommes pas aussi vieux que ça, et tant que nous tiendrons sur nos deux pieds, vous pouvez compter sur nous”, a-t-il affirmé aux élus bleus, en guise d’au revoir.

    Chronique de Yves de Fréau consultable sur sa page Facebook

  • Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Le Togo fait face à ses premiers cas confirmés de Mpox, une maladie virale également connue sous le nom de variole du singe. Trois cas, deux femmes et un homme, ont été confirmés dans la capitale, Lomé. Les autorités sanitaires togolaises ont rapidement pris des mesures pour limiter la propagation de cette maladie contagieuse.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais  a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Source: rfi.fr/fr

  • Togo-RA’ANA 2 ou l’exposition de la « Bonne cause » à Lomé

    Togo-RA’ANA 2 ou l’exposition de la « Bonne cause » à Lomé

    Sept (7) artistes plasticiens togolais sortent leurs pinceaux pour la « Bonne cause » dans le cadre d’une exposition collective dénommée RA’ANA (Nous voici).

    Les amateurs de l’art plastique ont encore une nouvelle occasion pour admirer les chefs-d’œuvre des artistes confirmés tels que  Kokou Ekouagou, Kenzo Afezuke, Markusspaness Pakai, Christelle Flagbo, Toikel T. Amah, Soussadema Tagba et Petit Picasso Tagba au Centre togolais des expositions et Foire (CETEF Togo 2000) à Lomé. Plus précisément à l’étage du pavillon Oti.

    Les œuvres présentées, comme le souligne le thème « Bonne cause », prônent la paix, le vivre-ensemble, le développement dans la quiétude.

    « Nous vivons dans un monde qui brûle et nous avons demandé à chaque artiste de créer des œuvres d’art qui sensibilisent le public à la paix ». Pour elle, la paix n’est pas l’absence de guerre ; elle vient de l’intérieur », résume Atafèinam Belei, la présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, structure organisatrice de l’évènement.

    L’exposition,  dont le vernissage s’est déroulé le vendredi dernier, ne fait « que nous rappeler que rien de durable ne peut se construire sans la paix», rappelle Alexandre de Souza, le directeur général du CETEF. C’est cette paix que chacun des artistes véhicule à travers des œuvres exposées, enchaîne-t-il.

  • Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a obtenu, grâce au plaidoyer auprès des autorités compétentes, que les élections municipales du 10 juillet prochain ne soient pas réservées seulement aux candidats disposant de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise, selon nos sources.

    Discrimination ?

    Alors qu’au départ la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a décidé que les candidats aux prochaines municipales composent leur dossier avec uniquement le nouveau format de la nationalité, certaines démarches ont permis à ce qu’elle revienne sur cette décision frisant l’exclusion.

    En effet, dans les conditions d’éligibilité telles que fixées par la CENI, figure la composition du dossier de candidature avec le nouveau format du certificat de nationalité togolaise. Ce qui, de fait, exclut un bon nombre de prétendants d’autant plus que plusieurs personnes dans le pays n’ont que l’ancien format.

    Des voix se sont levées contre cette mesure que d’aucuns qualifient de discrimination, empêchant le prochain scrutin d’être inclusif, selon eux.

    Plaidoyer

    Le tollé suscité par cette mesure pousse la CNDH, mécanisme national de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire national, à s’auto-saisir.

    Selon nos informations, elle s’est employée pour que les municipales de juillet respectent les règles standard, souhaitant qu’elles soient inclusives, apaisées et participent à l’enracinement de la démocratie dans le pays.

    C’est ainsi que l’institution incarnée aujourd’hui par Me Sanvee Kwao Ohini a fait des démarches auprès des pouvoirs publics dans ce sens. Un plaidoyer qui aboutit à la validation de tout format (ancien comme nouveau) du certificat de nationalité à mettre dans le dossier de candidature.

    Néanmoins,  « les candidats détenteurs de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise doivent faire légaliser une copie dudit certificat pour le dossier de candidature », indique la CENI dans un communiqué en date du 16 mai 2025 et signée par son président Dago Yabré.

    La Commission nationale des droits de l’homme, souvent, fait des actions ou démarches qui restent discrètes pour une meilleure réussite de sa mission, celle de la défense et de la promotion des droits de l’homme sans distinction de sexe, de race, de religion, d’appartenance politique, etc.

    En rappel, la commission a pour missions, de promouvoir et protéger les droits de l’homme, protéger les défenseurs des droits de l’homme, prévenir la torture ou autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté ou tout autre lieu qu’elle aura identifié.

  • Au Mali, consternant pari !

    Au Mali, consternant pari !

    Dans un pays, le Mali, où tant de jeunes sont morts, depuis mars 1991, pour la démocratie, dissoudre purement et simplement les partis politiques, avant d’avoir pensé, ensemble, l’avenir, n’a rien de rassurant. À bien des égards, cela revient à miser sur l’apathie, sinon la résignation de ce peuple. Une méprise.

    C’est par un décret, lu à la télévision nationale, ce 13 mai, que le pouvoir de Bamako a dissous les partis et organisations politiques du Mali. Peut-on, comme le font certains, assimiler cette décision à celle de Brice Oligui Nguema, qui a annoncé aux chefs de partis, ce 6 mai à Libreville, des réformes visant à réduire le nombre des formations, avec des critères plus contraignants pour la création d’un parti au Gabon ?

    Entre la démarche de la junte malienne et celle du président élu du Gabon, aucune comparaison possible. D’un côté, un pouvoir militaire sans l’onction démocratique se débarrasse de ce qui le gêne ou ne lui convient pas dans la vie politique. De l’autre, un président, certes, également parvenu au pouvoir par un putsch, mais qui a attendu d’être réhabilité par le suffrage universel pour engager – seulement engager – des consultations visant à réduire, sur la base de critères plus rigoureux, le nombre de formations. Pour le reste, la pléthore de partis politiques est préoccupante, au Mali, comme au Gabon et dans bien trop de pays africains.

    Trois cents partis pour 23 millions d’habitants, au Mali ; quelque 106 formations, pour seulement 2 millions d’âmes, au Gabon. C’est d’autant plus affligeant que, dans la réalité, la part de la population adhérant effectivement à ces partis représente rarement plus de 10% de l’ensemble. Mettre de l’ordre dans ce capharnaüm relève de la salubrité publique. Et, justement parce qu’il s’agit de salubrité publique, ce ne peut être l’œuvre, unilatérale, du seul pouvoir du moment, a fortiori lorsqu’il est issu d’un putsch. Pour emporter l’adhésion de tous, les décisions qui engagent autant une nation requièrent un minimum de consensus.

    N’est-ce pas ce que suggérait, cette semaine sur RFI, l’avocat malien Mamadou Ismaïla Konaté, qui s’interrogeait sur les motivations du général Assimi Goïta ?

    Maître Mamadou Ismaïla Konaté est un sujet brillant, articulé et d’autant plus crédible que nul ne lui connaît d’affiliation politique. Ancien Garde des Sceaux, il est un des rares ministres à avoir eu, durant la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, le courage de démissionner, quand les autres se faisaient congédier. Ces dernières années, sur les réseaux sociaux, pendant que beaucoup se taisaient, lui rappelait aux inconditionnels de la junte le côté risible de certaines de leurs incohérences. Comme lui, beaucoup se demandent en quoi, concrètement, la suppression des partis politiques sert les intérêts du peuple malien.

    La démarche des Gabonais semble bien plus cohérente, qui laisse à un président élu l’autorité, non pas pour tout abolir, mais pour engager des consultations (et un chantier) visant à assainir cet environnement, sur des bases rigoureuses, pour plus de représentativité des partis, d’ici aux législatives.

    Ces restrictions ne sont-elles pas, par essence, un frein à la liberté ?

    Aux États-Unis, pays de quelque 340 millions d’habitants, la vie politique est régie par deux grandes formations. Certes, il y en a quatre, dits « partis tiers », et une petite trentaine, périphériques, dits « partis nationaux », mais dont on ne parle qu’accidentellement sur l’échiquier politique. À part quelques grandes déceptions survenues ces derniers temps, la démocratie américaine fonctionne, en général, plutôt bien. Au Nigeria, pays de 230 millions d’âmes, deux partis dominent la vie politique, en plus d’une petite dizaine de formations végétatives. On pourrait aussi citer le Ghana, 33 millions d’habitants et seulement deux partis politiques majeurs. La démocratie y est vivante, davantage que dans toutes ces nations africaines où chaque groupe ethnique, chaque région dispose de « son » parti. Assainir cette jungle est un impératif. Mais, en la matière, les réformes durables et bénéfiques sont celles qui s’appuient sur un vaste consensus démocratique. Ce que déplorent les Maliens, c’est que, d’autorité, une junte démolisse tout, sans avoir pensé l’avenir. Un peu comme dans ces armées où on ne commence à réfléchir qu’une fois le coup de feu parti. Dans un pays où tant de jeunes sont morts, depuis mars 1991, pour la démocratie, cette méthode est juste consternante.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 17 mai 2025 sur RFI 

Radio Renouveau228

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