Gazoduc ouest-africain : cinq jours sous haute surveillance énergétique
Du 28 août au 1er septembre, le réseau gazier régional connaîtra un arrêt partiel pour d’importants travaux de maintenance.
Suspension
La West African Gas Pipeline Company (WAPCo) annonce une opération technique d’envergure sur le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), à compter du 28 août 2026. Pendant cinq jours, le transport de gaz naturel en provenance du Nigéria vers le réseau régional sera temporairement interrompu.
Cette suspension intervient dans le cadre d’un vaste programme associant maintenance, inspection, remplacement d’équipements et modernisation des infrastructures au Togo, au Bénin et au Nigéria. Au Togo, l’intervention portera notamment sur le remplacement d’une vanne sous-marine au niveau de l’embranchement de Lomé et l’inspection du gazoduc. Au Bénin, des opérations similaires sont prévues à Cotonou, tandis que plusieurs équipements seront remplacés ou installés au Nigéria.
Enjeux régionaux
L’arrêt programmé ne sera pas sans conséquences sur l’équilibre énergétique régional. Au Ghana, où l’approvisionnement en gaz sera maintenu grâce aux flux provenant de l’ouest du pays vers Tema, la disponibilité globale du gaz devrait néanmoins diminuer durant les travaux. WAPCo dit travailler avec les autorités, les régulateurs, les fournisseurs, les clients et les acteurs de l’électricité afin de limiter les effets de cette interruption, notamment sur la production électrique.
Au-delà de cette parenthèse technique, l’opération vise surtout à consolider la fiabilité d’une infrastructure stratégique. Selon WAPCo, l’achèvement des travaux doit renforcer la sécurité, la résilience et la pérennité du GAO, tout en contribuant à la sécurité énergétique et à l’activité économique ouest-africaine. Reliant le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana, le gazoduc constitue en effet un maillon essentiel de l’approvisionnement énergétique régional.
