Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou témoin d’un vote unanime historique au Québec
Au Québec, une motion historique a été adoptée à l’unanimité afin de reconnaître la contribution des communautés noires, en présence du Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou, invité d’honneur, au cœur d’un moment institutionnel d’une grande portée symbolique.
Une reconnaissance officielle au sommet de l’État québécois
L’Assemblée nationale du Québec a vécu un moment fort dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs. Une motion reconnaissant officiellement l’apport historique, social, culturel et économique des communautés noires à l’édification du Québec contemporain a été déposée et adoptée à l’unanimité par les députés.
Portée par la députée Madwa-Nika Cadet au nom de l’Opposition officielle, la motion a été présentée en Chambre lors de la période de questions, avant de faire l’objet d’un débat. Son adoption unanime envoie un signal politique rare et puissant : au-delà des divergences partisanes, les élus québécois reconnaissent d’une seule voix la contribution essentielle des communautés noires à la société québécoise.
Présent à cette séance en qualité d’invité d’honneur, le Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou a salué un « moment institutionnel significatif, au service de la mémoire, de la reconnaissance et de la justice symbolique ».

L’unanimité : un geste politique et symbolique majeur
Dans un contexte où les débats identitaires et sociaux peuvent diviser, l’unanimité revêt une portée particulière. Elle signifie que la reconnaissance des communautés noires ne relève pas d’un positionnement partisan, mais d’un engagement collectif de l’institution parlementaire.
Cette adoption constitue une avancée en matière de justice symbolique. Pendant longtemps, l’histoire des communautés noires est restée marginale dans les récits officiels. Or, leur contribution traverse tous les secteurs : entrepreneuriat, culture, enseignement, santé, innovation, engagement communautaire. En l’inscrivant dans une motion officielle, le Parlement québécois contribue à corriger une invisibilisation historique.
Au-delà du symbole, cette reconnaissance peut aussi nourrir des politiques publiques plus inclusives. Elle favorise un climat de dialogue et ouvre la voie à des initiatives éducatives et culturelles renforçant la cohésion sociale.
La matinée parlementaire s’est d’ailleurs conclue par une rencontre officielle entre les députés et les représentants présents, consolidant cette volonté d’échange institutionnel.
Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou, un universitaire togolais engagé
Originaire du Togo, le Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou est une figure montante du monde académique francophone. Professeur adjoint en psychologie clinique de la santé à l’Université Laval, il enseigne à l’École de psychologie et mène des travaux de recherche reconnus.
Titulaire d’un doctorat en psychologie clinique, il a également effectué un stage postdoctoral à l’Université d’Ottawa. Ses recherches portent notamment sur la santé mentale, le deuil prolongé, les traumatismes psychologiques et les enjeux transculturels.
Spécialiste des dynamiques psychologiques en contexte de crise, il s’est illustré par des travaux sur la résilience communautaire et les impacts psychiques d’événements collectifs majeurs, dont la pandémie de COVID-19. Son approche intègre une perspective interculturelle, attentive aux réalités des minorités et des diasporas.
Au-delà de ses activités scientifiques, le Dr Kokou-Kpolou s’engage dans le débat public, notamment sur les questions de santé mentale en Afrique de l’Ouest et sur les enjeux de reconnaissance des communautés issues de l’immigration.
Sa présence à l’Assemblée nationale du Québec, lors de l’adoption de cette motion historique, symbolise le lien entre savoir académique, mémoire collective et engagement citoyen.
Une reconnaissance tournée vers l’avenir
L’adoption unanime de cette motion dépasse le cadre d’une simple commémoration annuelle. Elle inscrit dans la mémoire institutionnelle du Québec la contribution déterminante des communautés noires à son développement.
Comme l’a résumé le Dr Kokou-Kpolou : « Reconnaître l’histoire, c’est aussi construire l’avenir sur des bases plus justes et inclusives. » Un message qui résonne bien au-delà des murs du Parlement.
