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Ciment sous contrôle au Togo

Le Togo franchit un cap décisif dans la régulation de son secteur de la construction. Le lundi 16 mars à Lomé, le gouvernement a officiellement introduit de nouvelles normes nationales obligatoires pour le ciment, marquant une volonté affirmée d’assainir le marché et de renforcer la qualité des infrastructures.

Portées par le ministère délégué chargé de la promotion des investissements et de la souveraineté économique, ces normes — baptisées TGN 001, TGN 002 et TGN 003 — encadrent désormais strictement la production, l’importation et la commercialisation du ciment sur le territoire. Elles définissent des exigences précises en matière de composition, de performance et de méthodes d’évaluation des produits, afin de garantir leur conformité.

Ces référentiels sont le fruit d’un long processus collaboratif impliquant les acteurs du secteur, sous la coordination de la Haute autorité de la Qualité et de l’environnement (HAUQE) et de l’Agence Togolaise de normalisation (ATN). Leur mise en œuvre vise plusieurs objectifs majeurs : améliorer la qualité des matériaux, protéger les consommateurs contre les produits défectueux et renforcer la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés national et international.

Pour les autorités, l’enjeu est aussi social qu’économique. Le ministre délégué, Arthur Trimua, a rappelé que la construction d’un logement représente pour de nombreux Togolais l’investissement d’une vie. Garantir la fiabilité du ciment devient alors une nécessité pour sécuriser ce patrimoine souvent unique. À travers cette réforme, le gouvernement entend faire de la qualité un pilier de la transformation industrielle du pays, mais aussi un levier de souveraineté économique.

Au-delà du ciment, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de normalisation du secteur de la construction. Les autorités annoncent déjà l’élaboration prochaine de nouvelles normes, notamment pour le fer à béton, autre composant essentiel des ouvrages.

Cette réforme pourrait ainsi contribuer à réduire les risques d’effondrement de bâtiments, un problème récurrent dans plusieurs pays de la région, souvent lié à l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité. Elle envoie également un signal fort aux opérateurs économiques : désormais, la conformité ne sera plus une option, mais une obligation.

Avec ces nouvelles règles, le Togo affiche clairement son ambition de bâtir sur des bases solides, au sens propre comme au figuré.

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