Catégorie : Actualités

  • Ndala relancé trop tôt : la CAF joue avec le feu

    Ndala relancé trop tôt : la CAF joue avec le feu

    En reconduisant Jean-Jacques Ndala à un match aussi sensible, la CAF prend le risque d’alimenter une polémique encore vive après la finale controversée de la CAN 2026.

    À peine la poussière retombée sur la très polémique finale de la CAN 2026 au Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) a fait un choix qui interroge. L’instance a décidé de confier à l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala la direction de la finale aller de la Ligue des champions africaine entre les Mamelodi Sundowns et l’AS FAR, prévue le 17 mai à Pretoria. Une désignation loin d’être anodine, tant l’officiel traîne encore les stigmates d’une prestation qui continue de diviser.

    Car Ndala est devenu, malgré lui, l’un des visages les plus controversés de la dernière Coupe d’Afrique des nations 2026. Lors de la finale opposant le Sénégal au Maroc, plusieurs décisions arbitrales ont suscité incompréhensions, critiques et accusations, alimentant un débat passionné sur la qualité de l’arbitrage africain. Depuis, le nom de Ndala cristallise tensions et frustrations, bien au-delà du rectangle vert.

    Dans ce contexte, la décision de la CAF de le désigner pour une affiche aussi prestigieuse et exposée apparaît pour le moins précipitée. L’instance continentale semble vouloir afficher sa confiance envers son arbitre, ce qui, sur le principe, peut se défendre. Mais fallait-il le faire aussi tôt, alors que l’émotion reste vive et que les critiques n’ont pas encore totalement reflué ?

    Une gestion plus prudente aurait sans doute consisté à mettre temporairement l’arbitre en retrait des rencontres à forte pression, le temps de laisser retomber la tension. En le propulsant à nouveau sous les projecteurs, la CAF prend le risque de raviver les polémiques et d’exposer davantage encore un officiel déjà fragilisé dans l’opinion publique.

    Au-delà de la responsabilité de l’institution, la question se pose également du côté de l’intéressé. À 38 ans, Ndala n’est plus un novice et mesure certainement les enjeux médiatiques et psychologiques d’une telle désignation. Dès lors, pourquoi ne pas avoir décliné cette mission ? Une mise en retrait volontaire aurait pu contribuer à apaiser les tensions, tout en protégeant son image et sa crédibilité à long terme.

    Car l’arbitrage, plus que jamais, est une affaire de perception. Et dans un climat aussi chargé, chaque décision sera scrutée, disséquée, amplifiée. Ndala, déjà au centre des critiques « à tort ou à raison », risque de porter à nouveau un poids démesuré sur ses épaules.

    La CAF, en maintenant sa confiance, envoie un signal de fermeté. Mais elle semble aussi négliger un impératif essentiel : celui de protéger ses arbitres. Car derrière le symbole, il y a un homme, dont la carrière pourrait être durablement affectée par une nouvelle controverse.

    À Pretoria, le 17 mai, le match se jouera autant sur le terrain que dans les esprits. Et une question demeure : la CAF a-t-elle pris la bonne décision, ou s’apprête-t-elle à raviver un incendie qu’elle n’a pas encore totalement éteint ?

  • Du ciel à l’engagement : l’itinéraire Fouchard

    Du ciel à l’engagement : l’itinéraire Fouchard

    Du record d’altitude en ULM à l’engagement associatif au Togo, Éric Fouchard incarne un parcours marqué par l’audace, la persévérance et le sens du collectif.

    Il y a près de trente ans, un exploit aéronautique inédit marquait le ciel togolais et les esprits. Aujourd’hui, son auteur, Éric Fouchard, poursuit son engagement sur un tout autre terrain : celui de la vie associative et citoyenne. Entre audace technique et implication communautaire, son parcours illustre une constance rare : celle de repousser les limites, quelles qu’elles soient.

    À la fin des années 1990, alors que l’aviation légère restait encore peu développée dans ses usages extrêmes, Éric Fouchard, pilote franco-togolais, réalisait une performance exceptionnelle aux côtés de son passager Jean-Claude Christophe. Ensemble, ils atteignaient les 4 000 mètres d’altitude à bord d’un ULM pendulaire biplace, sans aucune assistance respiratoire. Une prouesse aussi technique qu’humaine, dans un appareil pourtant rudimentaire.

    L’engin utilisé, équipé d’un moteur de type mobylette — un Rotax 503 — incarnait à lui seul les limites de l’aviation artisanale de l’époque. Léger, minimaliste et peu adapté aux conditions extrêmes, il n’était que très rarement poussé à de telles altitudes. Pourtant, les deux hommes ont défié les lois du confort et de la sécurité en s’élevant à une hauteur où l’air se raréfie dangereusement et où les températures chutent brutalement.

    À 4 000 mètres, les conditions deviennent particulièrement éprouvantes : hypoxie, froid intense, pression sur l’organisme. Sans apport en oxygène, chaque minute passée à cette altitude représente un véritable défi physiologique. Cet exploit, réalisé dans un contexte technique limité, témoigne non seulement d’une maîtrise remarquable du pilotage, mais aussi d’une détermination hors du commun.

    Au-delà de la performance brute, cet épisode s’inscrivait dans une certaine philosophie de l’aviation : celle du dépassement de soi, du goût du risque maîtrisé et de la passion pure. Une aviation loin des standards industriels actuels, où chaque mètre gagné relevait autant du courage que de la compétence.

    Trois décennies plus tard, Éric Fouchard a troqué les hauteurs vertigineuses pour un autre type d’engagement. Désormais président de l’Union des Français de l’Étranger (UFE) au Togo, il s’investit activement dans la vie de la communauté française. À ce titre, il soutient notamment la liste « L’Afrique au cœur », portée par Jean-Philippe Maizoué, également ancien du Togo.

    Ce passage de l’aviation à l’engagement citoyen n’est pas une rupture, mais une continuité. Dans les deux cas, il s’agit d’initiative, de responsabilité et de volonté d’agir. L’homme qui autrefois affrontait les contraintes physiques du ciel s’attaque aujourd’hui aux défis collectifs, avec le même esprit de détermination.

    Ainsi, du record d’altitude aux responsabilités associatives, le parcours d’Éric Fouchard dessine une trajectoire cohérente et inspirante. Une trajectoire guidée par une même ambition : aller plus loin, autrement.

  • Foi, controverse et foule : le pari risqué d’Alves

    Foi, controverse et foule : le pari risqué d’Alves

    À Madrid, la trajectoire de Daniel Alves, 42 ans, ex-footballeur passé par la case prison, continue de susciter stupeur et débats.

    À Madrid, la trajectoire de Daniel Alves continue de susciter stupeur et débats. L’ancien international brésilien, passé notamment par le FC Barcelone et le Paris Saint-Germain, s’est affiché ce week-end dans un tout autre rôle : celui de prédicateur évangéliste devant des dizaines de milliers de fidèles.

    Invité vedette du rassemblement religieux « The Change Madrid 2026 », organisé au stade Metropolitano de l’Atlético de Madrid, Daniel Alves a pris la parole devant plus de 35 000 personnes. Dans une ambiance mêlant ferveur et curiosité, l’ex-footballeur a livré un témoignage personnel centré sur son passage en prison et sa foi retrouvée. « Vous savez que j’ai été emprisonné durant 40 ans… mais en prison, le Christ m’a rendu libre », a-t-il déclaré, suscitant les acclamations de la foule, malgré l’exagération manifeste de la durée évoquée.

    Cette apparition publique marque un tournant dans l’image de l’ancien joueur, dont la carrière sportive s’est brutalement interrompue à la suite d’une affaire judiciaire retentissante. En février 2024, il avait été condamné à quatre ans et six mois de prison pour un viol commis dans une discothèque de Barcelone, dans la nuit du 30 au 31 décembre 2022. Après 13 mois de détention provisoire, il avait été remis en liberté en mars 2024 contre une caution d’un million d’euros.

    Mais le feuilleton judiciaire est loin d’être clos. En mars 2025, la condamnation de Daniel Alves a été annulée, une décision qui a immédiatement provoqué la réaction du parquet espagnol. Celui-ci a depuis formé un recours devant la Cour suprême, laissant planer une incertitude sur l’issue définitive de l’affaire.

    Dans ce contexte, la reconversion religieuse de l’ancien latéral droit intrigue autant qu’elle divise. Pour certains, il s’agit d’une démarche sincère de repentance et de transformation personnelle. Pour d’autres, cette mise en scène publique interroge sur l’opportunité et le message envoyé, alors même que la procédure judiciaire n’est pas définitivement tranchée.

    Quoi qu’il en soit, Daniel Alves semble déterminé à écrire un nouveau chapitre de sa vie, loin des terrains de football. Reste à savoir si cette transition vers la prédication évangélique convaincra au-delà des cercles religieux, dans une opinion publique encore marquée par la gravité des faits qui lui sont reprochés.

  • Arrestation d’« Affectio » : le CNCC dénonce l’arbitraire

    Arrestation d’« Affectio » : le CNCC dénonce l’arbitraire

    Cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques et associatifs, pourrait relancer le débat sur les pratiques d’interpellation, le respect des délais de garde à vue et la protection des libertés individuelles au Togo.

    Le Cadre National de Concertation pour le Changement au Togo (CNCC), regroupant plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques notamment ADDI, ANC, FDR et PSR, a rendu public le 2 mai 2026 un communiqué conjoint dans lequel il exprime une vive indignation suite à l’arrestation de M. SOKPOR Kossi Sitsopé Honoré, plus connu sous le nom d’« Affectio ». L’organisation dénonce ce qu’elle qualifie d’« arrestation arbitraire, violente et illégale », et appelle à sa libération immédiate et sans condition.

    Selon les informations contenues dans le communiqué, les faits remonteraient au vendredi 24 avril 2026. Ce jour-là, M. Sokpor aurait pris des photographies de nouveaux caniveaux construits dans le quartier où vivent ses parents à Lomé. D’après ses proches et les témoignages recueillis par le CNCC, l’intéressé aurait agi dans une démarche d’observation citoyenne, souhaitant mettre en lumière l’importance de ces infrastructures dans la prévention des inondations récurrentes dans la capitale.

    C’est dans ce contexte que la situation aurait dégénéré. Alors qu’il se trouvait assis devant son domicile, M. Sokpor aurait été abordé par des individus lui demandant de supprimer les images prises. Bien qu’il ait accepté d’effacer les photos afin d’apaiser la situation, ces derniers l’auraient contraint à les suivre jusqu’à leur « chef », dont l’arrivée aurait tardé.

    Toujours selon le récit du CNCC, la tension serait montée lorsque M. Sokpor, pressé par un rendez-vous, aurait annoncé son intention de partir. C’est alors que quatre individus se seraient violemment jetés sur lui. Le communiqué évoque une agression d’une rare brutalité : l’homme aurait été plaqué au sol, étranglé et dépouillé de sa sacoche ainsi que de son téléphone portable. Il aurait également subi des blessures physiques lors de cette interpellation musclée.

    Après cette scène, M. Sokpor aurait été conduit à la gendarmerie d’Agoè-Nyivé, puis transféré au SCRIC (Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles) le 30 avril 2026, après un passage à la brigade anti-gang de Djidjolé. Depuis lors, il serait maintenu en détention, malgré un état de santé que ses soutiens décrivent comme fragile.

    Le CNCC affirme par ailleurs que les autorités justifient désormais la prolongation de sa garde à vue par l’exploitation de son téléphone portable. Des éléments numériques auraient, selon ces dernières, révélé la présence d’images jugées « suspectes », sans que la nature exacte de ces accusations ne soit détaillée publiquement à ce stade.

    Dans son communiqué, le CNCC s’insurge contre ce qu’il qualifie de « pratiques d’un autre âge ». L’organisation structure sa dénonciation autour de trois principaux axes. D’abord, elle condamne la violence physique exercée lors de l’interpellation, estimant qu’aucune justification ne peut légitimer de tels actes contre un citoyen ayant photographié des travaux publics visibles de tous.

    Ensuite, le cadre politique et associatif évoque une détention qu’il considère comme illégale. Selon ses calculs, M. Sokpor serait détenu depuis neuf jours au 2 mai 2026, soit bien au-delà du délai légal de garde à vue de 48 heures, renouvelable une seule fois. Cette situation constituerait, selon le CNCC, une violation grave des procédures en vigueur.

    Enfin, le communiqué dénonce des mauvais traitements supposés. Il est notamment affirmé que le détenu aurait été privé de nourriture et d’eau durant les premières heures de son interrogatoire, malgré un état de santé jugé préoccupant. Le CNCC appelle également à ce que les personnes impliquées dans les violences physiques alléguées répondent de leurs actes devant la justice.

    Au-delà du cas individuel, le CNCC voit dans cette affaire un symbole plus large des atteintes aux libertés fondamentales. L’organisation rappelle également que M. Sokpor aurait déjà été incarcéré par le passé pendant une année pour avoir écrit un poème, ce qui, selon elle, renforce le caractère de harcèlement ciblé.

    En conséquence, le Cadre National de Concertation pour le Changement au Togo formule trois exigences principales. Il réclame d’abord la libération immédiate et sans condition de M. Sokpor Kossi Sitsopé Honoré. Ensuite, il demande l’ouverture d’une enquête indépendante sur les violences physiques dénoncées lors de son interpellation. Enfin, il appelle les autorités à mettre fin à ce qu’il qualifie de « harcèlement systématique » contre ce citoyen.

    Le communiqué est signé à Lomé le 2 mai 2026 par le Front Citoyen Togo Debout ainsi que les organisations regroupées au sein de Novation Internationale ADDI – ANC – FDR – PSR.

    Cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques et associatifs, pourrait relancer le débat sur les pratiques d’interpellation, le respect des délais de garde à vue et la protection des libertés individuelles au Togo. Le CNCC, pour sa part, appelle à une mobilisation de l’opinion nationale et internationale afin d’obtenir ce qu’il considère comme une justice équitable et transparente dans ce dossier désormais hautement sensible.

  • Libération refusée, colère ravivée

    Libération refusée, colère ravivée

    Des organisations politiques et de la société civile accusent les autorités togolaises de mépris des décisions de justice et exigent la libération immédiate des détenus politiques, dans un contexte de tensions croissantes autour des droits fondamentaux.

    Le dernier communiqué conjoint de plusieurs organisations politiques et de la société civile met une nouvelle fois en lumière la persistance des tensions entre les autorités togolaises et une partie de l’opposition sur la question des détenus politiques. À travers un texte particulièrement virulent, les signataires dénoncent ce qu’ils qualifient de déni de justice systémique et appellent à la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes incarcérées pour des motifs politiques.

    Contestation

    Au cœur de la polémique figure l’Arrêt N°040/2026 rendu le 18 février 2026 par la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Lomé. Selon le communiqué, cette décision ordonnait la libération de 13 détenus politiques. Pourtant, les signataires affirment que cette décision n’a pas été exécutée, ce qu’ils interprètent comme une preuve d’ingérence du pouvoir politique dans le fonctionnement de la justice.

    Les personnes concernées incluraient plusieurs figures connues, dont ADAM Latif, BANAVEI Balan alias « Général du 19 août », ou encore YAYA Soulemani alias « Mengoua ». Pour les auteurs du texte, cette situation illustre une justice instrumentalisée et incapable de garantir l’indépendance de ses décisions.

    Critique

    Le communiqué ne se limite pas à ce cas précis. Il élargit son propos à plusieurs décisions nationales et internationales restées, selon lui, sans application. Il cite notamment des arrêts de la Cour de justice de la CEDEAO et des décisions du Groupe de Travail de l’ONU sur la détention arbitraire, concernant des affaires anciennes impliquant des militants politiques ou des cas présumés de torture.

    Cette accumulation de références vise à construire un argument central : celui d’un système où les décisions judiciaires, même lorsqu’elles émanent d’instances régionales ou internationales, ne seraient pas respectées par les autorités nationales.

    Tension

    Au-delà des cas individuels, les signataires dénoncent ce qu’ils considèrent comme une réduction progressive de l’espace civique au Togo. Ils évoquent environ 70 personnes toujours détenues pour leurs opinions politiques et citent des cas récents, dont ceux de l’humoriste Tayo et d’Affectio, présenté comme ayant été réincarcéré après une libération antérieure.

    Selon eux, ces pratiques traduisent une stratégie de gouvernance basée sur la restriction des libertés et la dissuasion des voix critiques.

    Mobilisation

    Le communiqué se termine par un appel à la mobilisation de différentes couches socioprofessionnelles pour dénoncer les détentions arbitraires et les abus de pouvoir. Les signataires exigent non seulement la libération des détenus, mais aussi la reconnaissance des préjudices subis et leur réparation.

    Derrière ces revendications, se dessine un enjeu politique majeur : celui de la confiance dans les institutions judiciaires et de leur indépendance réelle. Pour les organisations signataires, la situation actuelle constitue un test décisif pour l’État de droit.

    Dans un contexte déjà marqué par des tensions politiques récurrentes, ce communiqué risque de raviver le débat sur les libertés publiques et la gouvernance au Togo, tout en accentuant la pression sur les autorités nationales et leurs partenaires régionaux.

  • Au Togo, salaire indigne, presse fragile

    Au Togo, salaire indigne, presse fragile

    Le SYNJIT alerte sur la précarité des journalistes et ses menaces sur la liberté de la presse au Togo à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026.

    À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai 2026, le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie des professionnels des médias. Dans un communiqué rendu public à Lomé, l’organisation met en lumière une réalité persistante : sans dignité salariale, la liberté de la presse reste fragile et menacée.

    Le SYNJIT rend d’abord hommage aux journalistes togolais qui, malgré un environnement socio-politique complexe et une précarité croissante, continuent d’assurer leur mission d’information avec engagement. Mais derrière cet hommage, le ton se veut ferme. Le syndicat rappelle qu’« il ne peut y avoir de liberté de presse sans travail décent ». Une affirmation qui résume l’enjeu central : un journaliste mal rémunéré devient vulnérable, et une presse vulnérable est exposée à diverses formes de pressions et d’influences.

    Une précarité qui fragilise l’indépendance

    Dans son communiqué, le SYNJIT insiste sur le lien direct entre conditions économiques et indépendance éditoriale. Selon lui, le journaliste togolais ne peut pleinement jouer son rôle de garant de la démocratie s’il reste prisonnier de difficultés financières. La précarité, devenue structurelle dans le secteur, constitue ainsi une menace sérieuse pour la qualité de l’information et la crédibilité des médias.

    Le syndicat évoque également une « urgence sociale ignorée ». Il révèle avoir récemment saisi la ministre de la Communication et des Médias pour exiger la mise en place rapide du comité de suivi de la convention collective signée le 14 octobre 2022. L’objectif est clair : actualiser la grille salariale devenue obsolète, notamment depuis la revalorisation du SMIG à 52 500 FCFA entrée en vigueur le 1er janvier 2024.

    Maintenir des journalistes sur des bases salariales dépassées n’est pas seulement une injustice sociale, dénonce le SYNJIT, mais aussi une atteinte directe à leur indépendance professionnelle.

    Un appel à la responsabilité collective

    Face à cette situation, le syndicat lance un appel solennel à trois acteurs clés. D’abord aux organisations patronales, invitées à collaborer sincèrement pour appliquer effectivement le nouveau SMIG dans les grilles salariales du secteur. Ensuite au gouvernement, appelé à respecter les engagements pris lors de la signature de la convention collective. Enfin, aux journalistes eux-mêmes, exhortés à rester mobilisés pour la défense de leurs droits.

    Pour le SYNJIT, le travail décent ne relève pas du luxe, mais constitue le socle de l’indépendance économique des professionnels des médias. En cette journée symbolique, le message est sans ambiguïté : sans justice sociale dans les rédactions, la liberté de la presse ne peut être pleinement garantie au Togo.

  • Former pour prévenir les dérives chez les jeunes

    Former pour prévenir les dérives chez les jeunes

    À Dapaong, des enseignants des Savanes se mobilisent et se forment pour mieux armer les adolescents face aux défis de la santé sexuelle et des valeurs dans un contexte en pleine mutation. Sous l’impulsion de l’ONG AIMES-AFRIQUE.

    À Dapaong, des enseignants mieux armés pour encadrer les adolescents

    Du 22 au 24 avril 2026, la ville de Dapaong, dans la région des Savanes, a accueilli un atelier de formation d’envergure à l’endroit des membres du comité régional des enseignants encadreurs des clubs santé. Organisée par l’ONG AIMES-AFRIQUE, avec l’appui du Ministère de l’Éducation nationale et de l’UNFPA, cette session s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences des acteurs éducatifs face aux défis croissants liés à la santé sexuelle et au développement des adolescents.

    Défis contemporains

    Dans un contexte marqué par l’influence grandissante des réseaux sociaux et la persistance de nombreux tabous autour de la sexualité, les jeunes se retrouvent souvent exposés à des informations erronées ou incomplètes. Face à cette réalité, l’école apparaît comme un cadre privilégié pour apporter des réponses adaptées.

    C’est dans cette optique que les 21 membres du comité régional des encadreurs des clubs santé de la région des Savanes ont été réunis autour du thème de l’Éducation aux Valeurs et à la Santé Sexuelle (EVSS). L’objectif est clair : doter ces enseignants d’outils pédagogiques et de connaissances solides pour mieux accompagner les élèves dans leur développement personnel, social et sanitaire.

    Levier de transformation

    Mis en place progressivement depuis octobre 2023 et généralisés à l’échelle nationale en mars 2024, les clubs santé s’imposent aujourd’hui comme un dispositif structurant dans le système éducatif togolais. Portés par AIMES-AFRIQUE, ils constituent de véritables espaces d’échange, d’écoute et de sensibilisation pour les élèves.

    Ces clubs reposent sur une approche participative innovante. À travers des activités interactives, notamment les jeux éducatifs comme « Génie Imhotep », les élèves sont encouragés à produire eux-mêmes des contenus éducatifs destinés à leurs pairs. Ils deviennent ainsi des relais d’information, des éducateurs et même des ambassadeurs de la santé au sein de leurs établissements.

    Richesse

    La formation de Dapaong, première du genre depuis l’installation officielle des comités régionaux en février 2026, a abordé plusieurs thématiques essentielles. Parmi elles figurent le genre, la santé sexuelle et reproductive, les droits et responsabilités des jeunes, les relations interpersonnelles ainsi que la prévention des violences basées sur le genre (VBG).

    Les participants ont également été formés sur des modules spécifiques tels que les méthodes contraceptives, la citoyenneté sexuelle ou encore la lutte contre les grossesses précoces en milieu scolaire. Autant de problématiques qui touchent directement la jeunesse et nécessitent une prise en charge adaptée.

    Des guides pédagogiques et des outils pratiques ont été mis à disposition des enseignants afin de faciliter la transmission des connaissances au sein des clubs santé. L’objectif est de garantir un encadrement de qualité, capable d’influencer positivement les comportements des élèves.

    Sexualité responsable

    Au cœur des échanges, la question des tabous liés à la sexualité a occupé une place importante. Pour les experts, il est impératif de libérer la parole afin de mieux sensibiliser les jeunes.

    « Les tabous sur la sexualité persistent encore et il faudrait sauter les verrous et aider les jeunes dans la sexualité positive », a souligné le Dr Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE.

    Cette approche vise à promouvoir une sexualité responsable, fondée sur le respect de soi et des autres, tout en prévenant les risques liés aux comportements à risque.

    Renforcement

    Les comités régionaux des encadreurs des clubs santé jouent désormais un rôle clé dans la mise en œuvre du programme. En tant qu’organes déconcentrés, ils assurent la coordination des activités au niveau des préfectures, des inspections et des établissements scolaires.

    La formation de Dapaong a ainsi permis de consolider cette dynamique en renforçant les capacités des encadreurs et en harmonisant les méthodes d’intervention. Elle a été coordonnée par des experts du Ministère de l’Éducation nationale, notamment Méatchi Bakar, point focal santé et alimentation, et Passa Tchilabalo, chef division de la vie scolaire et des projets d’établissements à la Direction de l’Enseignement secondaire général.

    Impact durable

    L’un des points forts du programme repose sur son approche en cascade. Les enseignants formés sont appelés à transmettre les connaissances acquises à leurs collègues et aux élèves, créant ainsi un effet multiplicateur.

    Cette stratégie vise à toucher un maximum de jeunes et à renforcer durablement l’impact des clubs santé dans les établissements scolaires. À terme, il s’agit de contribuer à la formation d’une génération plus consciente, responsable et mieux informée sur les enjeux liés à la santé et à la citoyenneté.

    Cap sur les autres régions

    Après la région des Savanes, le programme de formation se poursuivra dans les autres régions éducatives du pays, notamment le Grand Lomé, la Maritime, les Plateaux Est et Ouest, la Centrale ainsi que la Kara.

    Cette extension progressive témoigne de la volonté des acteurs impliqués de faire des clubs santé un pilier du système éducatif togolais. En renforçant les compétences des enseignants et en impliquant activement les élèves, cette initiative ambitionne de transformer durablement les comportements et de bâtir une jeunesse épanouie et responsable.

    À travers cette formation, AIMES-AFRIQUE et ses partenaires confirment leur engagement en faveur du bien-être des jeunes. À Dapaong, un pas important vient d’être franchi dans la construction d’un avenir où l’éducation à la santé et aux valeurs occupe une place centrale.

  • Kabila sous sanctions américaines, Kinshasa applaudit

    Kabila sous sanctions américaines, Kinshasa applaudit

    Sous le coup de sanctions américaines pour son rôle présumé dans la crise à l’est de la RDC, Joseph Kabila dénonce une décision politique et promet de poursuivre son combat face au pouvoir de Félix Tshisekedi.

    L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est désormais dans le viseur de Washington. Les États-Unis ont annoncé, jeudi 30 avril, des sanctions économiques à son encontre, l’accusant de soutenir financièrement le groupe armé AFC/M23, actif dans l’est du pays. Une décision vivement contestée par l’ex-chef d’État, qui dénonce une mesure « profondément injustifiée ».

    Dans un communiqué transmis à l’AFP, Joseph Kabila affirme avoir appris « avec étonnement » cette sanction qu’il juge « politiquement motivée » et reposant sur « des accusations non étayées de preuves irréfutables ». Inscrit sur la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), il voit désormais ses avoirs potentiels sous juridiction américaine gelés, et ses relations financières avec des entités américaines restreintes.

    Malgré la pression internationale, l’ancien président, qui a dirigé le pays de 2001 à 2019, assure rester déterminé. Il promet de poursuivre son combat contre ce qu’il qualifie de « dictature », visant implicitement le régime actuel dirigé par Félix Tshisekedi. « Envers et contre toute forme de pression », insiste-t-il, il continuera d’« œuvrer sans relâche » pour ses objectifs politiques.

    Du côté des autorités congolaises, la réaction est tout autre. Le gouvernement de Kinshasa a salué une décision qu’il considère comme « un acte important en faveur de la lutte contre l’impunité ». Pour les autorités, ces sanctions contribuent à « restreindre les capacités de mobilisation financière » susceptibles d’alimenter le conflit armé dans l’est du pays, en proie à l’activisme du mouvement AFC/M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda.

    Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte judiciaire déjà lourd pour l’ancien chef de l’État. Fin septembre, la justice congolaise l’avait condamné par contumace à la peine de mort pour « complicité » avec le M23 et sa branche politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Une condamnation que Joseph Kabila rejette, estimant qu’elle repose sur « le narratif du pouvoir » incapable, selon lui, d’apporter des preuves devant les juridictions militaires.

    Sur le plan diplomatique, ces tensions surviennent alors qu’un accord de paix fragile a été signé début décembre à Washington entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide de Donald Trump. Cet accord, à la fois sécuritaire et économique, vise notamment à stabiliser la région tout en garantissant l’accès des industries américaines aux minerais stratégiques congolais.

    Kinshasa voit dans les sanctions américaines un levier supplémentaire pour faire respecter cet engagement. Le gouvernement a d’ailleurs exprimé sa « reconnaissance » à l’administration américaine pour cette décision, qu’il considère alignée avec les efforts internationaux de stabilisation.

    Figure énigmatique et discret ces dernières années, Joseph Kabila reste difficile à localiser, multipliant les apparitions sporadiques en Afrique australe. Sa récente présence à Goma, ville stratégique tombée sous contrôle de l’AFC/M23 en janvier 2025, continue d’alimenter les soupçons autour de son rôle présumé dans la crise actuelle.

  • CAR : 35 ans de combat et d’alerte

    CAR : 35 ans de combat et d’alerte

    Trente-cinq ans après sa création, le CAR dresse un bilan sans concession de la démocratie togolaise et appelle à un sursaut politique pour sortir le pays de l’impasse.

    À l’occasion de son 35e anniversaire célébré le 30 avril 2026, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a livré une déclaration à la fois commémorative et critique, revenant sur plus de trois décennies de lutte politique au Togo. Fondé le 30 avril 1991 à l’initiative de feu Maître Yaovi Agboyibo et de ses compagnons, le parti s’était donné pour mission d’instaurer la démocratie par des moyens non violents, afin de garantir progrès et prospérité au peuple togolais.

    Dans un ton empreint de solennité, le CAR a d’abord rendu hommage à ses militants disparus, saluant la mémoire de ceux qui ont « combattu sur le champ d’honneur ». Le parti rappelle ensuite la longueur et la difficulté de son engagement en faveur de l’alternance démocratique, reconnaissant avec amertume que cet objectif n’a toujours pas été atteint. « Nous aurions aimé être comptés parmi les pays ayant connu plusieurs alternances », regrette la déclaration.

    Malgré ce constat, le CAR met en avant plusieurs acquis démocratiques obtenus grâce à son combat, notamment l’introduction du bulletin unique, la carte d’électeur biométrique ou encore la loi sur la décentralisation. Le parti souligne également le rôle joué par son président fondateur dans la recherche du dialogue politique, notamment à travers les accords des « 22 engagements » et l’Accord politique global (APG), destinés à favoriser le vivre-ensemble.

    Cependant, le tableau dressé de la situation actuelle du pays se veut particulièrement sombre. Le CAR dénonce une dégradation continue du climat sociopolitique et critique la gestion du pouvoir en place. Selon le parti, la célébration de l’indépendance, censée symboliser l’unité nationale, serait aujourd’hui détournée à des fins partisanes, excluant les formations politiques jugées critiques.

    Le mouvement pointe également du doigt des pratiques de gouvernance qu’il qualifie de préoccupantes, évoquant des soupçons de corruption et de mauvaise gestion des finances publiques. Il s’interroge notamment sur des mécanismes opaques de collecte et d’utilisation des taxes, appelant à plus de transparence. Le CAR demande ainsi un audit de la gestion financière des 117 communes entre 2019 et 2025 et exhorte le ministère de l’Économie et des Finances à apporter des éclaircissements.

    Dans le même élan, le parti propose des mesures concrètes pour soulager les populations, telles que l’exonération des taxes de péage pour les motos, largement utilisées par les couches populaires. Il invite également le gouvernement à lutter contre l’évasion fiscale plutôt que de recourir systématiquement à l’endettement.

    S’adressant directement aux citoyens, le CAR dresse un bilan sévère de ces 35 années, évoquant « espoirs déçus », « rêves non réalisés » et « avenir hypothéqué ». Le parti appelle néanmoins à un sursaut collectif, symbolisé par le choix entre deux voies : celle de la division, décrite comme facile mais destructrice, et celle de l’effort, de la solidarité et du patriotisme, jugée plus exigeante mais porteuse d’avenir.

    Enfin, le CAR réaffirme sa conviction que la cogestion du pouvoir constitue une condition essentielle pour garantir des élections crédibles et sortir le pays de l’impasse politique. En ce jour anniversaire, il formule le vœu que la nouvelle génération togolaise ne soit plus sacrifiée et que le Togo puisse enfin réaliser son potentiel.

  • 1er mai : le SYNBANK secoue le patronat et l’État

    1er mai : le SYNBANK secoue le patronat et l’État

    À l’occasion du 1er mai 2026, le SYNBANK dresse un réquisitoire sans détour contre les dérives du secteur financier togolais, dénonçant à la fois la mauvaise gouvernance, la précarité des travailleurs et les risques croissants qui menacent l’ensemble du système.

    Tension

    À l’occasion de la Journée internationale du Travail, célébrée le 1er mai 2026, le Syndicat national des banques et établissements financiers du Togo (SYNBANK) a livré un discours dense, engagé et résolument critique sur l’état du secteur financier togolais. Devant les autorités gouvernementales, les employeurs et les travailleurs, son secrétaire général, Yati Awoula Baba, a dressé un tableau préoccupant mêlant dérives structurelles, gouvernance contestée et conditions de travail jugées alarmantes.

    D’emblée, le SYNBANK met en lumière un contraste inquiétant entre le Togo et le reste de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA). Alors que la zone enregistre une amélioration progressive de la qualité de ses portefeuilles bancaires, le Togo connaît une détérioration notable.

    En 2025, le taux de dégradation du portefeuille de crédit a atteint 13 %, contre 7 % en 2024. Ce chiffre, largement supérieur à la moyenne régionale (autour de 9,1 %), traduit une augmentation du risque de crédit au niveau national. Pourtant, paradoxalement, l’activité bancaire reste dynamique avec une hausse de 22 % des nouveaux crédits accordés.

    Le constat est tout aussi préoccupant dans le secteur de la microfinance. Les Systèmes financiers décentralisés affichent un taux de dégradation de 6,7 %, soit plus du double de la norme communautaire fixée à 3 %. En trois ans, les créances en souffrance ont bondi de près de 50 %, mettant en péril l’équilibre du secteur.

    Face à cette situation, les autorités, notamment à travers le Conseil national du crédit, ont appelé à un renforcement de l’analyse des risques. Mais pour le SYNBANK, ces mesures restent insuffisantes sans une réforme en profondeur.

    Formation en berne

    Autre point de crispation : le déclin du Centre de formation bancaire du Togo. Créé pour renforcer les compétences des travailleurs du secteur, cet outil est aujourd’hui jugé inefficace.

    Le syndicat dénonce une absence d’évolution depuis plusieurs années, malgré des promesses de redynamisation. Cette inertie, selon lui, pénalise directement les carrières des employés et accentue les inégalités professionnelles. Le SYNBANK pointe également une asymétrie d’informations qui empêche une gestion transparente des opportunités de formation.

    Gouvernance contestée

    Le cas de SUNU Bank Togo cristallise les critiques les plus virulentes. S’appuyant sur un rapport de la Commission bancaire de l’UMOA, le syndicat met en cause la responsabilité des dirigeants dans les contre-performances de l’établissement.

    Parmi les griefs : une hausse excessive des frais généraux, une aggravation du coût du risque et une organisation interne jugée défaillante. Le SYNBANK dénonce également des décisions opaques, notamment la création et la suppression de départements sans base organigramme claire, ce qui serait révélateur de pratiques discriminatoires.

    Plus grave encore, la banque a été sanctionnée à deux reprises, en 2022 et 2025, sans que son conseil d’administration ne prenne de mesures fortes contre les dirigeants incriminés. Une situation que le syndicat qualifie de « scandale de gouvernance ».

    Précarité et dérives

    Au-delà des questions financières, le SYNBANK s’attaque aux conditions de travail dans le secteur. Il dénonce notamment le recours massif aux sociétés de placement, accusées de précariser les emplois et de compromettre la confidentialité des données financières.

    Selon le syndicat, une grande partie des travailleurs est recrutée via des cabinets liés à des dirigeants ou à des membres de conseils d’administration, en contradiction avec les principes d’éthique et de transparence. Cette pratique alimente les conflits d’intérêts et fragilise la cohésion professionnelle.

    Le syndicat appelle ainsi à la suppression de ces contrats de placement et à une meilleure adéquation entre les postes et les types de contrats, citant le cas des caissiers souvent employés en intérim.

    Recommandations

    Le discours ne se limite pas aux critiques. Le SYNBANK formule plusieurs recommandations. À l’endroit des employeurs, il demande la création d’un fonds commun pour la formation continue et une application stricte des règles liées à l’Assurance maladie universelle.

    Au gouvernement, il suggère un renforcement des contrôles dans le secteur financier, notamment en ce qui concerne les interventions de la Commission bancaire et de la Direction nationale des assurances. Il appelle également à l’application rigoureuse de la loi bancaire dans le dossier SUNU Bank Togo.

    Enfin, le syndicat exhorte les travailleurs à adopter des comportements irréprochables, en évitant fraudes, délits d’initié et conflits d’intérêts.

    Dialogue social

    Placée sous le thème du dialogue social et du travail décent, cette Journée internationale du Travail a servi de tribune pour rappeler l’urgence d’une réforme globale du secteur. Pour le SYNBANK, la paix sociale et le développement économique passent nécessairement par une meilleure gouvernance, une formation de qualité et des conditions de travail dignes.

    Dans un contexte marqué par des tensions croissantes, le message est clair : sans changement structurel, le système financier togolais risque de fragiliser non seulement ses travailleurs, mais aussi l’ensemble de l’économie nationale.

Radio Renouveau228

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