Décédée à North MEMORIAL Hospital, Robbinsdale Minnesota (USA) le 21 mars dans sa 78 è année, Veuve De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera enterrée ce samedi 9 mai au cimetière Bè-Kpota à Lomé.



Décédée à North MEMORIAL Hospital, Robbinsdale Minnesota (USA) le 21 mars dans sa 78 è année, Veuve De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera enterrée ce samedi 9 mai au cimetière Bè-Kpota à Lomé.



À huit jours du démarrage du Tour cycliste international du Togo 2026, les coureurs togolais abordent encore la compétition avec davantage de courage et de passion que de véritables moyens pour rivaliser avec les meilleures équipes africaines.
À huit jours du départ du Tour cycliste international du Togo 2026, prévu du 16 au 31 mars 2026, l’enthousiasme renaît chez les amoureux de la petite reine. Mais derrière l’ambiance festive et les discours officiels, une réalité persiste : les coureurs togolais semblent encore loin du niveau nécessaire pour rivaliser avec les grandes nations africaines du cyclisme. Pour beaucoup d’observateurs, l’essentiel pour les représentants togolais reste simplement de participer.
Chaque année, le scénario se répète. Les cyclistes venus du Burkina Faso, du Mali, du Bénin, du Maroc ou encore de Côte d’Ivoire dominent largement les étapes, pendant que les Togolais peinent à suivre le rythme. Le constat est amer, mais il traduit surtout les profondes difficultés auxquelles le cyclisme togolais est confronté.
Entre deux éditions du Tour, très peu de compétitions locales sont organisées pour maintenir les coureurs dans un véritable rythme de haute performance. Les stages de préparation restent rares et les moyens financiers limités. Dans plusieurs clubs, les vélos utilisés sont vieillissants et parfois inadaptés aux exigences du cyclisme moderne. À cela s’ajoute le manque d’équipements de récupération, de suivi médical et d’encadrement technique de haut niveau.
Le problème des infrastructures demeure également central. Le Togo ne dispose pas de véritables centres spécialisés capables de former les jeunes talents sur la durée. Beaucoup de coureurs s’entraînent sur des routes dangereuses, sans sécurité adéquate, avec des risques permanents d’accidents. Certains abandonnent même prématurément faute de soutien financier ou de perspectives professionnelles.
Le cyclisme togolais souffre aussi d’un déficit de sponsoring. Contrairement à d’autres pays où les équipes bénéficient d’un accompagnement structuré, les formations togolaises fonctionnent souvent grâce à la débrouillardise et à la passion de quelques dirigeants. Les primes restent faibles et les opportunités internationales limitées.
Pourtant, le potentiel existe. Le Togo regorge de jeunes passionnés capables de progresser si un véritable projet de développement est mis en place. Mais sans politique sportive ambitieuse, sans compétitions régulières et sans investissements conséquents, les cyclistes togolais continueront probablement à courir davantage pour l’honneur que pour la victoire.
À quelques jours du départ de la 31è édition du Tour 2026, l’espoir d’un exploit local demeure mince. Et une fois encore, le public togolais risque surtout d’assister au triomphe des autres nations sur ses propres routes.

Porté par une ambition olympique et une discipline de fer, Mamoudou Ibrahim rêve de hisser le Togo au sommet du taekwondo africain et mondial.
À travers le sport, certains athlètes portent bien plus qu’un simple rêve personnel. Ils deviennent les symboles d’une ambition nationale. C’est le cas de Mamoudou Ibrahim, jeune taekwondoïste togolais dont les objectifs affichés traduisent une volonté claire, celle de hisser le Togo parmi les nations qui comptent sur la scène africaine et mondiale du taekwondo.
Dans un visuel largement relayé sur les réseaux sociaux, l’athlète affiche sa détermination avec des mots forts : discipline, travail, persévérance et victoire. Des principes qu’il considère comme les fondements de sa carrière sportive. « Le talent fait gagner des matchs, mais le travail d’équipe et l’intelligence font gagner des championnats », peut-on lire sur l’affiche qui présente son projet sportif.
Le combattant ne cache pas ses ambitions. Son premier grand rendez-vous est fixé pour 2026, lors du Championnat d’Afrique prévu à Bamako. Objectif annoncé : décrocher la médaille d’or et confirmer sa domination continentale. Une échéance importante qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière.
Pour l’année prochaine, en 2027 donc, Mamoudou Ibrahim vise encore plus haut avec les Jeux africains en Égypte. Là encore, le Togolais rêve d’un podium afin de faire rayonner les couleurs nationales sur le continent. À travers cette progression méthodique, l’athlète montre qu’il construit son parcours étape par étape, avec une vision à long terme.
Mais le sommet de cette ambition reste sans doute les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles, aux Etats Unis. Pour le taekwondoïste, participer à cette compétition mondiale représenterait déjà une immense fierté. Pourtant, il ne veut pas se contenter d’y figurer. Son ambition est simple et claire: décrocher une médaille olympique pour le Togo.
Derrière cet objectif se cache un travail intense. L’athlète met en avant plusieurs piliers de réussite, notamment la préparation physique, la force mentale, la maîtrise technique, l’hygiène de vie rigoureuse et le travail d’équipe. Des éléments devenus indispensables dans le sport de haut niveau où la concurrence est de plus en plus rude.
Au-delà des résultats sportifs, Mamoudou Ibrahim veut également laisser un héritage. Il ambitionne de devenir un modèle pour la jeunesse et de contribuer au développement du taekwondo au Togo et en Afrique. Une vision qui dépasse les tatamis et qui pourrait inspirer toute une génération de jeunes sportifs togolais.

À Kpalimé, le Club RFI Togo sonne la mobilisation générale contre les faux médicaments et appelle partenaires et sponsors à s’engager dans une lutte vitale pour la santé publique.
Face à la prolifération inquiétante des faux médicaments dans les circuits informels, le Club RFI Togo hausse le ton et mobilise. À travers la 8ᵉ édition de ses activités, prévue du 21 au 23 août 2026 à Kpalimé, dans la préfecture de Kloto, l’organisation entend sensibiliser largement les populations sur les dangers liés à la consommation de produits pharmaceutiques vendus dans la rue.
Placée sous le thème « Les faux produits, un crime contre l’Humanité », cette initiative met en lumière une réalité préoccupante pour la santé publique. Dans de nombreuses villes africaines, et particulièrement au Togo, la vente de médicaments de rue reste une pratique répandue, alimentée par la pauvreté, l’accessibilité limitée aux structures de santé et le manque d’information. Pourtant, ces produits, souvent contrefaits, mal conservés ou périmés, représentent un danger réel pouvant entraîner des complications graves, voire des décès.
Conscient de l’ampleur du phénomène, le Club RFI Togo ne se contente pas d’alerter. L’organisation ambitionne de créer un véritable mouvement d’engagement citoyen autour de cette cause. Conférences, panels, campagnes de sensibilisation et actions de proximité sont annoncés pour toucher un large public, notamment les jeunes et les populations rurales souvent les plus exposées.
Pour réussir ce pari, le Club lance un appel solennel aux sponsors et partenaires. L’objectif est clair : mobiliser des ressources financières et logistiques afin de donner à cette campagne l’impact qu’elle mérite. Entreprises, institutions et organisations de la société civile sont invitées à s’associer à cette lutte qui dépasse les intérêts individuels pour toucher à la dignité humaine.
Au-delà de l’événement lui-même, cette 8ᵉ édition se veut un déclic. Elle ambitionne de susciter une prise de conscience collective et durable, incitant les autorités à renforcer les contrôles et les citoyens à adopter des comportements responsables.
À Kpalimé, en août prochain, il ne s’agira donc pas seulement d’un rendez-vous associatif, mais d’un cri d’alarme. Un appel à agir, ensemble, pour mettre fin à un fléau silencieux qui menace des milliers de vies.

Entre ferveur spirituelle et rythmes entraînants, l’évangéliste et artiste gospel Paul Nouziayovo s’impose comme une figure incontournable dont les chants enflamment la foi et font danser des foules bien au-delà du Togo.
Dans le paysage du gospel togolais, certains noms résonnent comme des évidences. Celui de Paul Nouziayovo en fait incontestablement partie. À la fois prédicateur et artiste, cet homme de Dieu a su imposer un style unique, mêlant ferveur spirituelle et énergie musicale communicative.
Originaire de Hahotoé, dans la préfecture de Vo au Togo, il grandit dans un environnement où la musique occupe une place centrale. Mais c’est sa rencontre avec la foi chrétienne qui va transformer son parcours. Très tôt, il décide de consacrer son talent à l’évangélisation, débutant dans la chorale de son église avant de tracer progressivement son propre chemin artistique.

Le déclic intervient avec ses albums, notamment Awo Nyuié Nam (2012) et Mazi Dodoe O (2015), qui rencontrent un franc succès. Sa musique, chantée souvent en langues locales, touche un public large et intergénérationnel. Résultat : en 2015 et 2016, il est sacré meilleur artiste gospel du Togo aux All Music Awards.
Mais au-delà des récompenses, c’est l’impact populaire qui impressionne. Ses chansons sont reprises dans les églises, dans les maisons et même par des enfants. Mieux encore, elles font danser. Oui, danser. Car chez Nouziayovo, la louange n’est pas figée : elle est vivante, rythmée, entraînante. Ses titres comme Élève mon esprit ou Méga zidodui o illustrent parfaitement cette capacité à transformer la prière en célébration joyeuse, faisant vibrer les mélomanes togolais et bien au-delà.
Loin de se limiter à la scène musicale, Paul Nouziayovo est aussi un évangéliste engagé. Fondateur du camp de prière « Montagne de secours » au sud de Lomé, il organise régulièrement des temps forts spirituels rassemblant des fidèles venus de divers horizons.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’événement “Nuits de Résurrections”, prévu les vendredis 15, 22 et 29 mai 2026 au camp Xonamé-Todzi. Trois nuits de veillées de prière placées sous le signe de la foi, de la délivrance et de la communion spirituelle. Une initiative qui confirme son rôle de leader religieux autant que d’artiste.
Son influence dépasse désormais le cadre national. Invité à des missions en Europe, notamment en France, il continue de porter un message d’espérance à travers la prédication et la musique.
Charismatique, accessible et profondément ancré dans sa foi, Paul Nouziayovo incarne cette nouvelle génération d’artistes gospel africains capables de conjuguer spiritualité et popularité.
Une chose est sûre : au Togo comme ailleurs, quand ses chansons résonnent, difficile de rester immobile.

À la tête d’Asky Airlines depuis 2022, le dirigeant éthiopien transforme Lomé en laboratoire stratégique, avec en ligne de mire une ascension au sommet du transport aérien africain.
Nommé en juin 2022 à la tête de Asky Airlines, Esayas Woldemariam Hailu n’a jamais donné l’impression d’être en terrain d’apprentissage. Pourtant, pour cet ancien cadre de Ethiopian Airlines, le passage au Togo s’apparente à bien plus qu’un simple mandat régional : une étape décisive dans une trajectoire ambitieuse qui pourrait le conduire à Addis-Abeba, au sommet du géant aérien continental.
Dès sa prise de fonction, le dirigeant impose une méthode : consolidation des acquis, discipline opérationnelle et projection stratégique. Dans un secteur aérien africain encore fragmenté, il s’attèle à faire de Lomé un hub incontournable en Afrique de l’Ouest. Sous son impulsion, Asky renforce ses liaisons régionales, affine son modèle économique et consolide son rôle de partenaire clé d’Ethiopian Airlines dans la sous-région.
Mais au-delà des chiffres et des routes aériennes, c’est une vision industrielle qu’Esayas Woldemariam Hailu cherche à inscrire dans la durée. Son ambition est claire, de faire d’Asky une compagnie de référence, capable de rivaliser en efficacité et en fiabilité avec les standards internationaux. Une manière de démontrer sa capacité à diriger une entité complexe, dans un environnement concurrentiel et souvent imprévisible.
Selon nos sources, cette stratégie n’est pas dénuée d’arrière-pensée. À Addis-Abeba, la succession à la tête d’Ethiopian Airlines se profile à moyen terme, et chaque décision prise à Lomé est scrutée comme un indicateur de leadership. En ce sens, le passage d’Esayas Woldemariam Hailu au Togo ressemble à un test grandeur nature, où se jouerait sa crédibilité pour accéder aux plus hautes responsabilités, murmure-t-on.
Conscient du caractère transitoire de sa mission, le dirigeant entend néanmoins laisser une empreinte durable. Cela passe par la structuration des équipes locales, le renforcement des compétences et l’ancrage d’une culture d’entreprise orientée vers la performance. Son objectif est simple et clair : que son successeur hérite d’une compagnie plus robuste, mieux intégrée et tournée vers l’avenir.
Lomé pourrait ainsi n’être qu’une escale dans le parcours d’Esayas Woldemariam Hailu. Mais une escale stratégique, où se construit, à l’abri des projecteurs mondiaux, le profil d’un dirigeant appelé à jouer un rôle majeur dans l’aviation africaine.

Accusée de désinformation et d’apologie du terrorisme dans sa couverture des violences jihadistes au Sahel, TV5 Monde est désormais interdite d’émission au Burkina Faso par les autorités militaires.
Le Burkina Faso a décidé, mardi, d’interdire la diffusion de la chaîne française TV5 Monde sur son territoire, l’accusant de « désinformation » et d’« apologie du terrorisme » dans le traitement des violences jihadistes au Burkina Faso et au Mali voisin, selon une décision du Conseil supérieur de la communication (CSC).
Dans un communiqué signé par son président Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, le régulateur des médias justifie cette mesure par « de nombreux manquements à la loi, à l’éthique et à la déontologie » constatés dans les contenus diffusés par la chaîne, notamment dans ses journaux télévisés d’avril à mai 2026. Les autorités reprochent à TV5 Monde sa couverture des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali, qu’elles estiment biaisée.
Déjà dans le viseur des autorités burkinabè, la chaîne avait été suspendue à titre temporaire à deux reprises en 2024, en avril puis en juin, avant cette interdiction définitive de diffusion. Cette nouvelle mesure s’inscrit dans une série de restrictions visant des médias étrangers, dans un contexte de tensions entre la junte au pouvoir et certaines organisations de presse internationales.
Le Burkina Faso est dirigé depuis septembre 2022 par une junte militaire conduite par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivée au pouvoir à la suite d’un second coup d’État en huit mois. Les autorités militaires affirment régulièrement leur volonté de renforcer la « souveraineté informationnelle » du pays face aux influences extérieures.
La chaîne TV5 Monde a également été suspendue au Mali voisin en mai 2025, dans un contexte similaire de tensions avec les autorités militaires, qui lui reprochent un manque d’impartialité dans le traitement de l’actualité politique et sécuritaire.
Cette décision intervient dans un climat régional de crispation entre plusieurs régimes militaires ouest-africains et certains médias internationaux, régulièrement accusés de partialité et de remise en cause de leur crédibilité médiatique.

Une nouvelle incarcération du poète Affectio, soupçonné dans une affaire de photos et de transmission d’informations, ravive les tensions et provoque une vive indignation au sein de l’opinion publique togolaise.
L’activiste et poète Honoré Sitsopé Sokpor, connu sous le pseudonyme Affectio, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une procédure judiciaire qui suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique togolaise. Présenté le 4 mai 2026 à un juge d’instruction, après son arrestation intervenue le 24 avril, il a été placé en détention dans l’attente de la suite de l’enquête.
Selon les informations disponibles, il lui est reproché d’avoir pris des photographies sur un chantier en construction, images que les autorités soupçonnent d’avoir été transmises à des contacts basés à l’étranger, notamment au sein du mouvement du 6 juin (M66), un collectif de la société civile actif dans la diaspora. Dans un contexte marqué par une vigilance accrue autour de la circulation d’informations jugées sensibles, ces faits présumés sont considérés avec sérieux par les autorités judiciaires.
Toutefois, à ce stade de la procédure, aucune décision définitive n’a été rendue, et les faits reprochés restent à établir par l’instruction en cours. Le principe de la présomption d’innocence demeure donc applicable.
Ce nouvel épisode intervient quelques mois seulement après une première incarcération du poète. Entre janvier et décembre 2025, Affectio avait déjà été détenu à la suite de la publication d’un texte sur les réseaux sociaux. Libéré sous contrôle judiciaire en fin d’année, il voit aujourd’hui sa situation se compliquer à nouveau.
Son avocat, Me Paul Dodji Apevon, a indiqué que son client devrait être maintenu en détention provisoire pendant la durée de l’instruction. La défense, sans entrer dans les détails du dossier, entend faire valoir les droits de son client et contester les éléments à charge dans le strict respect des procédures en vigueur.
Au-delà du cas individuel, cette affaire provoque une vague d’indignation dans plusieurs segments de la société. Des organisations politiques ainsi que des acteurs de la société civile dénoncent une arrestation qu’ils jugent préoccupante et appellent à la libération pure et simple de l’activiste. Pour ces organisations, cette situation pose la question plus large des libertés publiques, notamment celle de la création artistique et de l’expression citoyenne.
Dans l’attente des conclusions de la justice, le dossier Affectio continue de cristalliser les débats. Entre exigences de sécurité, respect des lois et protection des libertés individuelles, cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion de l’information et de la parole critique au Togo.

À 46 ans, Maiba Mangadewe prouve que la fidélité et la persévérance peuvent encore renverser le temps et ramener Abou Ossé d’Anié vers la lumière.
À 46 ans, beaucoup de footballeurs ont depuis longtemps rangé les crampons. Mais Maiba Mangadewe, lui, continue d’écrire son histoire, avec la même passion intacte et une fidélité rare dans le football moderne. Son parcours, profondément lié à Abou Ossé d’Anié, ressemble à une promesse tenue, patiemment construite au fil des années.
Tout commence en 2003. À 23 ans, Mangadewe fait ses premiers pas avec ce club qui deviendra bien plus qu’une simple équipe : une maison, une identité. Très vite, son talent attire l’attention. Solide, engagé, doté d’une intelligence de jeu remarquable, il s’impose comme un élément clé. Cette progression naturelle le conduit vers d’autres formations emblématiques du championnat togolais, comme Gomido FC, Kakadl FC ou encore AS OTR. Son aventure le mène même au Bénin, sous les couleurs de US Sème Kraké.
Mais malgré les horizons élargis et les expériences accumulées, un lien ne s’est jamais rompu : celui avec Abou Ossé. Là où certains auraient tourné la page, Mangadewe, lui, est resté attaché à ses racines. Et c’est ce qui rend son retour en 2024 si symbolique. À un âge où d’autres songent à la retraite, il choisit de revenir là où tout a commencé, avec une mission claire : aider son club de cœur à retrouver sa grandeur.
Car entre-temps, Abou Ossé avait traversé des périodes difficiles. Relégué, puis plongé jusqu’en troisième division, le club semblait s’éloigner de ses heures de gloire. Mais c’est précisément dans ces moments-là que les grandes figures se révèlent. Brassard au bras, Mangadewe ne s’est pas contenté de jouer. Il a guidé, conseillé, inspiré. Sur le terrain comme dans le vestiaire, il a incarné le leadership.
Sa présence a été déterminante dans la montée en deuxième division. Non pas seulement par ses performances, toujours solides malgré le poids des années, mais surtout par son exemplarité. Discipline, hygiène de vie, sens du collectif : autant de valeurs qu’il transmet à une génération plus jeune. Il est devenu un repère, un modèle, presque un mentor.
Ce qui frappe chez Mangadewe, ce n’est pas seulement sa longévité, mais sa constance. Le talent lui a ouvert des portes, certes. Mais c’est sa rigueur et sa fidélité qui lui ont permis de durer et, surtout, de revenir pour accomplir quelque chose de plus grand que lui : relever son club.
Dans un football souvent marqué par les transferts opportunistes et les carrières éclatées, son histoire rappelle une vérité simple mais puissante : la fidélité peut finir par porter ses fruits. Lentement, parfois difficilement, mais sûrement.
À 46 ans, Maiba Mangadewe n’est pas seulement un joueur qui a contribué à une montée. Il est devenu un symbole, celui d’un engagement sans faille, d’un amour sincère pour un maillot, et d’une persévérance qui, contre toute attente, a fini par triompher.

Malgré des initiatives prometteuses de la Fédération et l’appui de Rugby Afrique, le rugby au Togo reste freiné par un manque criant de moyens, de visibilité et de ressources humaines qualifiées.
Le rugby peine encore à s’imposer comme un sport majeur au Togo. En dépit des initiatives encourageantes. La récente formation d’entraîneurs et d’encadreurs organisée par la Fédération togolaise de rugby (FTR), avec l’appui de Rugby Afrique, illustre pourtant une volonté réelle de structurer la discipline. Mais entre ambitions et réalités de terrain, l’écart reste considérable.
Fondée en 2001 et affiliée à World Rugby depuis 2004, la FTR s’efforce de bâtir un socle solide pour le développement de ce sport. Avec 23 clubs et près de 1 500 licenciés, les chiffres témoignent d’un certain dynamisme. Toutefois, comparé au football, véritable passion nationale, le rugby demeure largement marginalisé.
L’une des principales difficultés réside dans le manque criant de moyens matériels. Dans plusieurs régions du pays, les terrains adaptés font défaut, tout comme les équipements de base tels que les ballons homologués, les protections ou encore les infrastructures d’entraînement. Cette précarité limite non seulement la pratique régulière, mais freine également l’émergence de jeunes talents capables de rivaliser à l’échelle continentale.
À cela s’ajoute une insuffisance de ressources financières. Contrairement à d’autres disciplines plus médiatisées, le rugby attire peu de sponsors et bénéficie d’un soutien institutionnel limité. Les compétitions locales sont rares et souvent organisées avec des budgets restreints, ce qui réduit la visibilité du sport et décourage les vocations.
Le déficit en ressources humaines qualifiées constitue un autre obstacle majeur. Le programme de formation animé par l’expert tunisien Sahraoui Mohamed est une avancée notable, mais il reste insuffisant face aux besoins. Le pays manque encore d’entraîneurs certifiés, d’arbitres expérimentés et de cadres techniques capables d’encadrer durablement les clubs et les jeunes pratiquants.
Au-delà des contraintes structurelles, le rugby souffre également d’un déficit de notoriété. Peu médiatisé, peu pratiqué dans les écoles, il peine à séduire un large public. Or, dans de nombreux pays africains où le rugby progresse, l’intégration dans les programmes scolaires et universitaires a été un levier déterminant.
Dans ce contexte, les efforts de la Fédération, bien que louables, ne peuvent suffire à eux seuls. Le développement du rugby au Togo nécessite une mobilisation plus large : soutien accru de l’État, implication du secteur privé, partenariats internationaux et promotion active auprès des jeunes.
Sans un engagement collectif et des investissements conséquents, le rêve de faire du rugby un sport d’élite au Togo risque de rester, encore longtemps, un objectif difficile à atteindre.
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