« Le gouvernement se soucie de sa jeunesse. » La formule du ministre Pacôme Adjourouvi fait réagir. Car sur le terrain, une autre question s’impose : que reste-t-il de ces politiques publiques dans la vie quotidienne des jeunes Togolais ? Des dispositifs existent, des financements sont annoncés, des formations sont proposées. Mais entre diplômes sans emploi, petits boulots, entrepreneuriat fragile et départs vers d’autres horizons, le fossé entre les programmes et leurs résultats interroge. La jeunesse ne demande plus seulement qu’on lui dise qu’on pense à elle : elle veut pouvoir mesurer cette attention dans son emploi, ses revenus et ses perspectives d’avenir.