IA: ReJAH-AOS mise sur des journalistes agricoles mieux outillés
À Lomé, des journalistes agricoles ouest-africains renforcent leurs compétences pour mieux couvrir les enjeux du secteur à l’ère de l’intelligence artificielle.
Nouveaux défis
Le Réseau des journalistes pour la promotion des systèmes agro-sylvio-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest et du Sahel (ReJAH-AOS) réunit, depuis mercredi 26 août 2026 à Lomé, des journalistes agricoles venus de plusieurs pays de la sous-région. Organisé sur deux jours, l’atelier porte sur le thème : « L’information agricole à l’ère de l’Intelligence Artificielle ».
Les travaux ont été officiellement ouverts par André Affanou, représentant du ministre de la Communication, en présence de Gilles Essonana Podjolé, président du ReJAH-AOS, et d’Adrian Bell, secrétaire général de l’International Federation of Agriculture Journalists (IFAJ).
Pour le président du ReJAH-AOS, l’objectif est de renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils puissent mieux contribuer aux défis du développement africain. L’initiative ambitionne également de favoriser un espace médiatique régional consacré notamment à l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aquaculture, les forêts, la nutrition et le changement climatique.
Rigueur et responsabilité
À travers cette formation, le ReJAH-AOS entend promouvoir une information agricole crédible, scientifique et accessible, tout en valorisant les innovations africaines et les savoirs endogènes. Le réseau souhaite également rapprocher médias, chercheurs, producteurs et décideurs.
Pour André Affanou, l’enjeu est surtout d’apprendre à utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable. « La véritable question est donc de savoir comment l’utiliser, avec quelles règles, quelles vérifications et quelle conscience de responsabilité professionnelle », a-t-il souligné.
Même exigence du côté d’Adrian Bell. Le secrétaire général de l’IFAJ insiste sur l’importance, pour les journalistes agricoles, d’avoir accès à des informations fiables, aux ressources nécessaires et à des formations adaptées.
L’atelier de Lomé se veut ainsi une étape vers une meilleure professionnalisation du journalisme agricole ouest-africain, dans un contexte où l’IA transforme rapidement les méthodes de production et de traitement de l’information.
