Kara : une femme interpellée après des allégations de « vol de sexe », les autorités appelées à faire la lumière
Une vive tension a été observée depuis mardi 7 juillet dans le quartier de Kara Sud, à Kara, à la suite d’allégations de « vol de sexe » relayées par plusieurs habitants. Une femme, mise en cause par la population, a été conduite chez le chef du quartier avant d’être remise aux forces de l’ordre ce mercredi matin.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un important rassemblement s’est formé dès les premières heures de la matinée devant le domicile du chef du quartier. Des habitants réclamaient que la femme leur soit livrée, scandant notamment des slogans en langue Tem. Face à la montée de la tension, le chef du quartier aurait sollicité l’intervention de la police.
D’après des témoins, la femme ainsi que deux jeunes hommes présentés comme les plaignants ont été conduits par les forces de l’ordre afin que les faits puissent être examinés dans un cadre légal.
Les circonstances de cette affaire demeurent toutefois incertaines. Selon les récits rapportés par des habitants, les deux jeunes hommes auraient affirmé avoir constaté la disparition de leurs organes génitaux après avoir échangé avec la femme. Ces déclarations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle ni d’éléments permettant d’en établir la véracité.
Les autorités compétentes ne se sont pas encore exprimées publiquement sur cette affaire. Une enquête pourrait permettre de déterminer les circonstances exactes des faits rapportés et d’établir les responsabilités éventuelles.
Il convient de rappeler que des rumeurs similaires avaient récemment circulé à Sokodé, dans la préfecture de Tchaoudjo. À l’issue de vérifications menées par les services compétents, le préfet avait indiqué dans un communiqué que les informations faisant état de « vols de sexe » étaient infondées. Il avait également appelé les populations à éviter toute forme de justice populaire, à préserver le calme et à laisser les autorités mener les investigations nécessaires.
Dans l’attente des conclusions des autorités, la prudence s’impose. Les informations actuellement disponibles reposent essentiellement sur des témoignages et ne permettent pas d’établir les faits avec certitude. Le respect de la présomption d’innocence demeure essentiel tant qu’aucune décision de justice ou communication officielle n’est venue confirmer les allégations.
