Inondations à Lomé : le gouvernement monte au front
Le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, multiplie les inspections afin d’accélérer les travaux d’assainissement dans les zones à risque.
Face aux conséquences des fortes pluies qui ont récemment frappé Lomé et sa périphérie, le gouvernement accélère la mise en œuvre de son dispositif de réponse. Ce dimanche 5 juillet, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une nouvelle tournée d’inspection sur plusieurs sites sensibles de la capitale afin d’évaluer l’état des ouvrages, identifier les zones critiques et renforcer les interventions engagées dans le cadre de la gestion post-inondation.
Accompagné du directeur de l’Assainissement, Agbéwounou Séméglo, ainsi que du secrétaire général par intérim du ministère, Yawo Ewoenam Zégué, le ministre a entamé sa visite par un point d’étape sur les chantiers d’assainissement en cours. La délégation s’est ensuite rendue sur le boulevard Eyadéma, au niveau du Bar 3K, avant de poursuivre sa mission dans plusieurs quartiers exposés aux risques d’inondation.
Points noirs identifiés pour des interventions rapides
L’une des étapes majeures de cette tournée a conduit la délégation dans la commune du Golfe 1, où deux sites ont retenu l’attention des autorités : une décharge de déchets solides et le quartier d’Akodessewa.

Sur le premier site, les observations se sont révélées plutôt rassurantes. « Nous avions constaté qu’il n’y a pas assez de problème », a indiqué le directeur de l’Assainissement, Agbéwounou Séméglo, soulignant l’amélioration de la situation grâce aux actions déjà entreprises.
En revanche, le constat est plus préoccupant à Akodessewa, où d’importantes stagnations d’eau persistent, augmentant les risques sanitaires et les désagréments pour les populations. La délégation a également inspecté le canal de décharge du 4e Lac, où un débordement a été observé. Selon les responsables techniques, cette situation résulte principalement d’un déficit d’entretien de l’ouvrage. Une équipe spécialisée a été immédiatement mobilisée afin de procéder aux travaux nécessaires pour rétablir un écoulement normal des eaux.
La tournée s’est poursuivie dans la zone portuaire, notamment à Boko, avant de s’étendre au Golfe 6 avec plusieurs arrêts à Baguida, Dévégo et Kagnikopé.
À Dévégo, les autorités ont découvert une zone entièrement submergée. Les équipes techniques ont rapidement procédé à une amélioration du système de drainage afin de rediriger les eaux stagnantes vers le bassin du Zio, une mesure destinée à limiter les risques d’aggravation des inondations dans ce secteur particulièrement vulnérable.
Mobilisation gouvernementale face aux inondations
Au terme de cette mission, le directeur de l’Assainissement s’est voulu rassurant quant à la suite des opérations. « Cette visite a permis d’identifier les différents sites où nous pouvons intervenir. Nous prévoyons d’autres visites dans les jours à venir », a déclaré Agbéwounou Séméglo, laissant entendre que les actions de terrain seront intensifiées au fil des prochaines semaines.
Cette nouvelle descente illustre la volonté du ministère de privilégier une gestion de proximité, fondée sur l’observation directe des réalités du terrain et une réponse rapide aux situations d’urgence.
Elle s’inscrit dans le cadre des mesures arrêtées par le ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement pour faire face aux conséquences des récentes inondations qui ont affecté plusieurs quartiers de Lomé. Sous l’impulsion du Président du Conseil, le gouvernement maintient une forte mobilisation afin de limiter les impacts des intempéries et de protéger les populations.
Les interventions sont conduites en étroite collaboration avec l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs organisations humanitaires. L’objectif est d’assurer une assistance rapide aux ménages sinistrés, de rétablir progressivement la circulation dans les zones touchées et de prévenir de nouveaux épisodes de stagnation des eaux.
Le déclenchement du Plan ORSEC vient renforcer cette coordination nationale en facilitant le déploiement des moyens humains et matériels nécessaires. Au-delà des opérations d’urgence, cette dynamique traduit la volonté des autorités de consolider durablement les infrastructures d’assainissement afin de rendre Lomé plus résiliente face aux effets récurrents des fortes pluies.
