Espagne-Cap-Vert (0-0) : Le miracle Vozinha
Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, le gardien légendaire du Cap-Vert est devenu le héros planétaire de la Coupe du monde 2026 après sa performance monumentale contre l’Espagne (0-0).
Pour son tout premier match en Coupe du monde, le Cap-Vert a arraché un nul historique face à l’Espagne (0-0). Un exploit immense signé par un homme : Josimar Dias, dit “Vozinha”, gardien de 40 ans devenu le héros de la planète football.
Le football raconte parfois des histoires que même les plus grands scénaristes n’oseraient écrire. Celle du mardi 15 juin 2026 restera gravée à jamais dans la mémoire des 500 000 habitants du Cap-Vert, et bien au-delà. Face à la Roja, championne d’Europe en titre et immense favorite, les Requins Bleus ont dressé un mur. Un mur d’1,89 m nommé Vozinha.
Sept arrêts face aux géants
Pendant 90 minutes, le gardien du GD Chaves a écœuré les attaquants espagnols. Lamine Yamal, Pedri, Ferran Torres : tous se sont cassé les dents sur le vétéran cap-verdien. Auteur de sept arrêts monumentaux, Vozinha a été logiquement élu homme du match, portant son pays vers le plus grand exploit de son histoire sportive.
Inconnu du grand public international avant le coup d’envoi, le gardien a vu sa vie basculer en quelques heures. Porté par un élan de sympathie massif de la communauté lusophone, son compte Instagram est passé de 50 000 à plus de 4,3 millions d’abonnés dans la foulée de la rencontre.
Des rues de Mindelo au sommet du monde
Ce destin hors norme s’est forgé tardivement. Contrairement à ses coéquipiers expatriés, Vozinha a découvert le professionnalisme à 25 ans passés, après avoir débuté chez lui, au CS Mindelense. Son surnom, qui signifie “Petite grand-mère”, lui vient d’ailleurs des rues de son enfance à Mindelo, où ses copains se moquaient de le voir rentrer chez ses grands-parents après des matchs disputés.
Après avoir bourlingué en Angola, en Chypre, en Moldavie ou en Slovaquie, ce leader spirituel – déjà présent lors de la première CAN du pays en 2013 – s’offre à 40 ans l’apothéose d’une vie.
Les larmes du héros
En fin de contrat avec son club portugais à la fin du mois, Vozinha a fondu en larmes en zone mixte après le coup de sifflet final. Des pleurs d’émotion, mais aussi de regret, dédiés à ses grands-parents disparus et à sa mère, restée au pays à cause du coût du voyage et de problèmes de visa. Qu’elle se rassure : depuis son archipel, elle a vu son fils entrer de force dans la légende de la Coupe du monde.
