Tabaski: moutons hors de prix
Les marchés à bétail connaissent une véritable fièvre des prix à quelques jours de la Tabaski. Dans plusieurs villes, acheter un mouton relève désormais du parcours du combattant pour de nombreuses familles, confrontées à une hausse spectaculaire des coûts à l’approche de la grande fête musulmane.
AU Togo, cette année, les prix des moutons ont littéralement explosé. Un animal qui se négociait plus ou moins entre 50 000 et 100 000 FCFA l’an dernier coûte désormais entre 150 000 et 200 000 FCFA, selon les catégories et la taille des bêtes. Une augmentation vertigineuse qui bouleverse les habitudes des ménages et suscite l’inquiétude des fidèles musulmans à quelques jours de la célébration prévue les 27 ou 28 mai.
Dans les marchés à bétail, vendeurs et acheteurs évoquent tous la même explication : la raréfaction des animaux disponibles. Le Burkina Faso et le Niger, deux importants fournisseurs de bétail dans la sous-région, ont récemment imposé des restrictions sur l’exportation des animaux. Cette situation a fortement réduit l’approvisionnement dans plusieurs pays ouest-africains, provoquant une tension immédiate sur les prix.
Face à cette flambée, de nombreux acheteurs se retrouvent contraints de revoir leur budget à la hausse ou de se tourner vers des moutons de plus petite taille. Certains commerçants assurent également que les coûts du transport et de l’alimentation du bétail ont contribué à accentuer cette inflation inhabituelle.
La Tabaski, également appelée Aïd el-Kébir ou Aïd al-Adha, demeure l’une des plus importantes fêtes de l’islam. Elle commémore le sacrifice d’Abraham et constitue un moment de partage, de prière et de solidarité. Malgré la hausse des prix, les fidèles espèrent encore pouvoir perpétuer cette tradition essentielle.
