Au Togo, l’inflation sous contrôle selon l’INSEED
L’inflation demeure largement maîtrisée au Togo en mars 2026, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Le taux s’établit à 0,1 %, un niveau stable par rapport à février et bien en dessous du seuil de convergence de 3 % fixé par Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Cette performance confirme une tendance baissière amorcée depuis fin 2024. À titre de comparaison, l’inflation atteignait encore 2,9 % en décembre de cette année-là, avant de ralentir progressivement pour atteindre des niveaux historiquement faibles. Cette évolution traduit une dynamique de désinflation durable sur plus d’un an, renforçant la stabilité du cadre macroéconomique national.
Selon l’INSEED, cette maîtrise des prix intervient pourtant dans un environnement international incertain. Les tensions géopolitiques, la volatilité des prix de l’énergie et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement continuent de peser sur de nombreuses économies. Malgré ces facteurs exogènes, le Togo parvient à contenir les pressions inflationnistes.
Les autorités attribuent ces შედეგats aux politiques publiques mises en œuvre dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Plusieurs mesures ont été déployées pour soutenir le pouvoir d’achat et stabiliser les prix. Il s’agit notamment du renforcement de la production agricole, de la subvention des intrants, du contrôle des prix des produits de première nécessité, ainsi que du maintien des tarifs de l’énergie. Des allègements fiscaux et des aides ciblées aux ménages ont également été introduits.
Ces dispositifs ont permis de maintenir relativement stables les prix de produits essentiels tels que les céréales, les huiles, les farines, mais aussi les carburants, le gaz, l’électricité et l’eau. Une stabilité qui contribue directement à la modération de l’inflation ressentie par les ménages.
Le secteur agricole joue un rôle central dans cette dynamique. Les investissements publics dans les zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), l’accès facilité au crédit et l’amélioration des infrastructures de transport ont favorisé une hausse régulière de la production. Cette progression de l’offre contribue à limiter les tensions sur les prix alimentaires.
Dans cette lancée, le gouvernement a lancé en 2025 le Programme de modernisation de l’agriculture (ProMAT 2025-2034). Ce programme ambitionne d’accroître la productivité, de structurer les chaînes de valeur et d’attirer davantage d’investissements privés dans le secteur.
Au total, les indicateurs confirment une baisse continue de l’inflation, passée de 2,8 % en février 2025 à 0,1 % en mars 2026. Une évolution qui témoigne de la résilience de l’économie togolaise face aux chocs extérieurs et de l’efficacité des politiques économiques engagées.
