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UNATROT : Progrès Transport brise le silence et exige des réformes urgentes

Les responsables de l’association Progrès Transport, membre de l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT) livrent une déclaration sans concession sur la crise persistante qui secoue le principal syndicat des transporteurs routiers du pays.

Réunis face à la presse ce mardi 17 février 2026 à Lomé, les responsables de l’association Progrès Transport, membre de l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT), livrent une déclaration sans concession sur la crise persistante qui secoue le principal syndicat des transporteurs routiers du pays. Une sortie médiatique qui met en lumière les blocages institutionnels, dénonce un statu quo jugé préjudiciable et appelle à une implication forte des autorités pour sauver le secteur.

D’entrée de jeu, les transporteurs ont salué la vision du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, notamment la création d’un ministère spécifiquement dédié aux Transports. Une décision qualifiée de « salutaire » pour un secteur stratégique, longtemps en quête d’un cadre institutionnel fort. Les responsables de Progrès Transport ont également adressé leurs félicitations au ministre des Transports récemment nommé, tout en l’invitant à jouer pleinement son rôle d’arbitre.

Une crise syndicale jamais résolue

Au cœur de la déclaration, la crise à l’UNATROT, que les transporteurs estiment toujours d’actualité malgré une apparente accalmie. Selon eux, les difficultés remontent à la présidence de Amah Marcelin Aklesso, marquée, affirment-ils, par une gestion opaque et unilatérale. Cette situation avait conduit plusieurs membres à saisir la justice pour dénoncer des violations des textes fondamentaux du syndicat, notamment une tentative d’organisation d’élections sur des bases régionalistes avec des délégués au mandat expiré depuis plus de dix ans.

Grâce aux décisions de justice, les congrès électifs annoncés avaient été suspendus à deux reprises. Par la suite, une médiation du ministère des Transports, sous l’autorité du gouverneur Affoh Atcha-Dedji, avait permis un accord à l’amiable entre le bureau sortant et Progrès Transport. Cet accord prévoyait la mise en place progressive d’un bureau consensuel et accordait un délai de six mois pour engager des réformes profondes, notamment le renouvellement des instances préfectorales et régionales.

Le poids du statu quo

Mais trois ans après la désignation de Séna Fombo à la tête de l’UNATROT, Progrès Transport dresse un constat amer. Les réformes promises n’ont pas abouti et de nombreux délégués continuent d’exercer avec des mandats largement expirés. Le consensus annoncé, pilier de l’accord, reste selon eux inexistant.

Plus grave encore, les responsables dénoncent un déficit criant de transparence dans la gestion actuelle, pourtant dirigée par un député de la 5ᵉ République. Des décisions seraient prises sans communication claire, à l’image de l’acquisition récente de grues dont les conditions et l’utilisation demeurent floues pour la base syndicale.

Appel à l’État et à la solidarité

Face à cette situation, Progrès Transport appelle solennellement le président de l’UNATROT à revenir à l’esprit et à la lettre de l’accord qui a permis son accession à la tête du syndicat. L’association exhorte également le ministre des Transports à s’impliquer personnellement pour une résolution définitive de la crise.

Dans un ultime appel, les transporteurs plaident pour la cohésion et la solidarité au sein de la corporation, estimant que le secteur des transports peut et doit devenir un véritable moteur de développement pour le Togo.

Une déclaration forte, qui remet la crise de l’UNATROT au centre du débat public et interpelle directement les autorités sur l’urgence d’agir.

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