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Togo: Faure Gnassingbé promet un changement de culture politique et une “nouvelle ère institutionnelle”

Faure Gnassingbé s’est exprimé pour la première fois, ce mardi 2 décembre, sur la politique nationale depuis le passage du Togo à la 5e République et l’instauration d’un régime parlementaire. Devant le Parlement réuni en Congrès à Lomé, il a évoqué les enjeux de cohésion nationale, de stratégie à l’internationale et du sort des prisonniers.

Dans un discours passionné devant un parlement acquis à sa cause, Faure Gnassingbé a dévoilé les grandes lignes de sa nouvelle gouvernance, promettant un changement radical de la culture politique au Togo. Il s’agissait de sa première intervention en tant que président du Conseil devant le Parlement réuni en Congrès, ce mardi 2 décembre à Lomé.

Ce discours marque une étape cruciale dans l’acceptation de son nouveau régime parlementaire. Son objectif était d’introduire une “nouvelle ère institutionnelle”, fondée sur la Constitution récemment entrée en vigueur. Faure Gnassingbé a structuré son programme autour de trois axes principaux: la protection des citoyens, la souveraineté nationale et le rayonnement diplomatique.

Rassembler implique de dépasser les clivages politiques

Le président du Conseil a mis l’accent sur des enjeux de stabilité politique et des institutions. “Rassembler implique de dépasser les clivages politiques“, a-t-il affirmé. Avant d’ajouter que l’opposition est “une voix nécessaire, une vigie utile, une force de proposition” dans cette République parlementaire. “Mon gouvernement tendra la main à toutes les forces représentées dans cette Assemblée et au Sénat“, a insisté Faure Gnassingbé.

Bien que son discours n’ait pas comporté d’annonces concrètes, le président du Conseil a donné des directives claires sur la manière de faire face aux menaces djihadistes, notamment dans le nord du pays. Faure Gnassingbé a récemment renforcé ses alliances internationales, comme en témoigne sa visite en Russie où des accords de défense ont été signés.

Cohésion nationale et mesures pour les prisonniers

Le président a également insisté sur l’importance de la souveraineté du Togo et de la nécessité d’une voix africaine forte, à l’approche du sommet panafricain de Lomé. “Cette projection extérieure n’est pas déconnectée des réalités intérieures. Elle vise au contraire à soutenir les objectifs nationaux de développement et à mieux valoriser la jeunesse comme la diaspora.”

Aussi porté sur l’équité territoriale, Faure Gnassingbé a déclaré qu’il tenait à ce que tous les Togolais puissent bénéficier d’un accès à l’eau, à l’éducation, à la santé, à la sécurité et à l’énergie. Il a assuré que cela serait possible grâce à la décentralisation, qui permettra le renfort des instances locales.

“Une société forte ne se construit ni dans la faiblesse, ni dans la vengeance, mais dans l’équilibre entre justice, humanité et responsabilité.”

La cohésion nationale a aussi été un pilier de son discours, dans un contexte où le mouvement du 6 juin appelle à manifester le 8 décembre. “Une société forte ne se construit ni dans la faiblesse, ni dans la vengeance, mais dans l’équilibre entre justice, humanité et responsabilité”, a-t-il affirmé alors qu’une partie de la société civile demande la liberation de personnes arrêtées lors des manifestations de mai et juin dernier, dont une trentaine a entamé une grève de la faim.

Faure Gnassingbé a évoqué la possibilité de mesures de grâce pour les prisonniers, sans préciser si cela inclurait ces détenus politiques. Cette question reste en suspens et pourrait être un test pour la nouvelle gouvernance en termes de droits de l’homme et de réconciliation nationale.

Source: information.tv5monde.com/afrique

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