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  • Mamadou Sangaré, Prix Marc-Vivien Foé 2026

    Mamadou Sangaré, Prix Marc-Vivien Foé 2026

    Premier Malien à remporter le prestigieux Prix Marc-Vivien Foé, Mamadou Sangaré s’impose aujourd’hui comme le nouveau symbole de la réussite et du renouveau du football malien sur la scène européenne.

    À seulement 23 ans, Mamadou Sangaré vient d’entrer dans l’histoire. Le milieu de terrain du RC Lens est devenu le premier joueur malien à remporter le prestigieux Prix Marc-Vivien Foé, une distinction décernée chaque année au meilleur footballeur africain évoluant en Ligue 1 française.

    Mais derrière cette consécration se cache un parcours atypique, fait de patience, d’exil et de persévérance.

    Né à Bamako le 26 juin 2002, Sangaré grandit dans un environnement où le football représente bien plus qu’un jeu : une porte de sortie, un rêve collectif. Formé au Yeelen Olympique, l’un des clubs réputés du Mali pour la détection des jeunes talents, il se distingue très tôt par sa qualité technique, sa vision du jeu et surtout son élégance balle au pied. Gaucher naturel, il possède cette faculté rare de ralentir ou d’accélérer le rythme d’un match avec une étonnante maturité.

    En 2020, alors qu’il n’a pas encore 18 ans, il quitte le Mali pour rejoindre le puissant système du Red Bull Salzbourg. Un départ précoce qui symbolise à la fois l’ambition et la difficulté pour les jeunes talents africains de s’imposer au plus haut niveau. En Autriche, puis en Belgique, Sangaré enchaîne les prêts, découvre la rigueur tactique européenne et forge son caractère loin des projecteurs.

    Le déclic survient lors de son passage au TSV Hartberg, où son activité au milieu de terrain impressionne. Son profil de milieu « box-to-box », capable de récupérer des ballons tout en se projetant vers l’avant, attire rapidement l’attention des recruteurs. Après une étape réussie au Rapid Vienne, il rejoint Lens en 2025.

    Dans le Nord de la France, Mamadou Sangaré change de dimension. Sous les couleurs sang et or, il devient l’un des hommes forts du milieu lensois. Sa capacité à casser les lignes, son intelligence tactique et sa sérénité dans les grands rendez-vous séduisent les supporters. En quelques mois, il s’impose comme l’un des meilleurs milieux africains du championnat français.

    Son sacre au Prix Marc-Vivien Foé dépasse largement le cadre individuel. Ce trophée, créé par RFI et France 24, récompense depuis 2009 les meilleurs joueurs africains de Ligue 1. Voir un Malien inscrire enfin son nom au palmarès constitue une immense fierté nationale.

    Au Mali, Mamadou Sangaré représente désormais bien plus qu’un simple footballeur. Il incarne une génération ambitieuse, talentueuse et décomplexée. Son ascension nourrit l’espoir des milliers de jeunes qui rêvent, eux aussi, de suivre le même chemin depuis les terrains poussiéreux de Bamako jusqu’aux stades européens.

    Discret hors du terrain, peu attiré par les polémiques ou les réseaux sociaux, Sangaré préfère laisser parler son football. Cette sobriété renforce encore davantage son image. Dans un monde du football souvent dominé par le spectacle et les excès, le Malien impose une autre manière d’exister : le travail, la discipline et l’efficacité.

    Le premier Malien sacré au Prix Marc-Vivien Foé n’est peut-être qu’au début de son histoire. Mais une chose est déjà certaine : Mamadou Sangaré n’est plus seulement une promesse. Il est devenu un symbole du renouveau du football malien.


  • 46 ans, cœur intact : Mangadewe ramène Abou Ossé en D2

    46 ans, cœur intact : Mangadewe ramène Abou Ossé en D2

    À 46 ans, Maiba Mangadewe prouve que la fidélité et la persévérance peuvent encore renverser le temps et ramener Abou Ossé d’Anié vers la lumière.

    À 46 ans, beaucoup de footballeurs ont depuis longtemps rangé les crampons. Mais Maiba Mangadewe, lui, continue d’écrire son histoire, avec la même passion intacte et une fidélité rare dans le football moderne. Son parcours, profondément lié à Abou Ossé d’Anié, ressemble à une promesse tenue, patiemment construite au fil des années.

    Tout commence en 2003. À 23 ans, Mangadewe fait ses premiers pas avec ce club qui deviendra bien plus qu’une simple équipe : une maison, une identité. Très vite, son talent attire l’attention. Solide, engagé, doté d’une intelligence de jeu remarquable, il s’impose comme un élément clé. Cette progression naturelle le conduit vers d’autres formations emblématiques du championnat togolais, comme Gomido FC, Kakadl FC ou encore AS OTR. Son aventure le mène même au Bénin, sous les couleurs de US Sème Kraké.

    Mais malgré les horizons élargis et les expériences accumulées, un lien ne s’est jamais rompu : celui avec Abou Ossé. Là où certains auraient tourné la page, Mangadewe, lui, est resté attaché à ses racines. Et c’est ce qui rend son retour en 2024 si symbolique. À un âge où d’autres songent à la retraite, il choisit de revenir là où tout a commencé, avec une mission claire : aider son club de cœur à retrouver sa grandeur.

    Car entre-temps, Abou Ossé avait traversé des périodes difficiles. Relégué, puis plongé jusqu’en troisième division, le club semblait s’éloigner de ses heures de gloire. Mais c’est précisément dans ces moments-là que les grandes figures se révèlent. Brassard au bras, Mangadewe ne s’est pas contenté de jouer. Il a guidé, conseillé, inspiré. Sur le terrain comme dans le vestiaire, il a incarné le leadership.

    Sa présence a été déterminante dans la montée en deuxième division. Non pas seulement par ses performances, toujours solides malgré le poids des années, mais surtout par son exemplarité. Discipline, hygiène de vie, sens du collectif : autant de valeurs qu’il transmet à une génération plus jeune. Il est devenu un repère, un modèle, presque un mentor.

    Ce qui frappe chez Mangadewe, ce n’est pas seulement sa longévité, mais sa constance. Le talent lui a ouvert des portes, certes. Mais c’est sa rigueur et sa fidélité qui lui ont permis de durer et, surtout, de revenir pour accomplir quelque chose de plus grand que lui : relever son club.

    Dans un football souvent marqué par les transferts opportunistes et les carrières éclatées, son histoire rappelle une vérité simple mais puissante : la fidélité peut finir par porter ses fruits. Lentement, parfois difficilement, mais sûrement.

    À 46 ans, Maiba Mangadewe n’est pas seulement un joueur qui a contribué à une montée. Il est devenu un symbole, celui d’un engagement sans faille, d’un amour sincère pour un maillot, et d’une persévérance qui, contre toute attente, a fini par triompher.

  • Foi, controverse et foule : le pari risqué d’Alves

    Foi, controverse et foule : le pari risqué d’Alves

    À Madrid, la trajectoire de Daniel Alves, 42 ans, ex-footballeur passé par la case prison, continue de susciter stupeur et débats.

    À Madrid, la trajectoire de Daniel Alves continue de susciter stupeur et débats. L’ancien international brésilien, passé notamment par le FC Barcelone et le Paris Saint-Germain, s’est affiché ce week-end dans un tout autre rôle : celui de prédicateur évangéliste devant des dizaines de milliers de fidèles.

    Invité vedette du rassemblement religieux « The Change Madrid 2026 », organisé au stade Metropolitano de l’Atlético de Madrid, Daniel Alves a pris la parole devant plus de 35 000 personnes. Dans une ambiance mêlant ferveur et curiosité, l’ex-footballeur a livré un témoignage personnel centré sur son passage en prison et sa foi retrouvée. « Vous savez que j’ai été emprisonné durant 40 ans… mais en prison, le Christ m’a rendu libre », a-t-il déclaré, suscitant les acclamations de la foule, malgré l’exagération manifeste de la durée évoquée.

    Cette apparition publique marque un tournant dans l’image de l’ancien joueur, dont la carrière sportive s’est brutalement interrompue à la suite d’une affaire judiciaire retentissante. En février 2024, il avait été condamné à quatre ans et six mois de prison pour un viol commis dans une discothèque de Barcelone, dans la nuit du 30 au 31 décembre 2022. Après 13 mois de détention provisoire, il avait été remis en liberté en mars 2024 contre une caution d’un million d’euros.

    Mais le feuilleton judiciaire est loin d’être clos. En mars 2025, la condamnation de Daniel Alves a été annulée, une décision qui a immédiatement provoqué la réaction du parquet espagnol. Celui-ci a depuis formé un recours devant la Cour suprême, laissant planer une incertitude sur l’issue définitive de l’affaire.

    Dans ce contexte, la reconversion religieuse de l’ancien latéral droit intrigue autant qu’elle divise. Pour certains, il s’agit d’une démarche sincère de repentance et de transformation personnelle. Pour d’autres, cette mise en scène publique interroge sur l’opportunité et le message envoyé, alors même que la procédure judiciaire n’est pas définitivement tranchée.

    Quoi qu’il en soit, Daniel Alves semble déterminé à écrire un nouveau chapitre de sa vie, loin des terrains de football. Reste à savoir si cette transition vers la prédication évangélique convaincra au-delà des cercles religieux, dans une opinion publique encore marquée par la gravité des faits qui lui sont reprochés.

  • Samuel Ekoé Galé : le contraste qui interpelle entre le Ghana et le Togo

    Samuel Ekoé Galé : le contraste qui interpelle entre le Ghana et le Togo

    Le Ghana semble avoir compris une chose essentielle dans la gestion moderne du football : bâtir sur ses propres ressources humaines. La récente nomination de Desmond Offei comme deuxième adjoint de Carlos Queiroz à la tête des Black Stars n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une logique de valorisation progressive des compétences locales, en les intégrant au plus haut niveau de la sélection nationale.

    Compétence locale

    La récente nomination de Desmond Offei au poste du second adjoint de Carlos Queiroz à la tête de la sélection nationale fanion du Ghana apparaît d’autant plus stratégique que le prochain départ de Carlos Queiroz pourrait ouvrir la voie à une transition naturelle. Dans ce scénario, le natif de Mampong-Akwapim, 38 ans, déjà immergé dans l’environnement des Black Stars, représenterait une option crédible pour prendre les rênes de l’équipe. Il connaît les joueurs, le système et les exigences du haut niveau international.

    Le Ghana ne se contente donc pas de recruter des techniciens étrangers. Il prépare l’avenir. En intégrant ses propres cadres dans l’encadrement technique, il crée une passerelle vers une autonomie durable. C’est une approche pragmatique, réfléchie, et surtout tournée vers le long terme.

    Contraste

    À quelques kilomètres de là, au Togo, la réalité est bien différente. Le cas de Samuel Ekoé Galé illustre parfaitement ce décalage. Titulaire de la prestigieuse licence UEFA Pro, le plus haut niveau de certification pour un entraîneur, il possède pourtant un profil similaire à celui de Desmond Offei. Mieux encore, les deux techniciens sont issus de la même promotion, preuve d’un niveau de formation équivalent.

    Mais là où le Ghanéen gravit les échelons au sein de sa sélection nationale, le Togolais semble relégué à l’arrière-plan. La Fédération togolaise de football ne lui offre ni visibilité, ni responsabilité à la hauteur de ses compétences. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des ressources humaines dans le football togolais.

    Pourquoi un entraîneur aussi qualifié est-il laissé de côté ? Pourquoi ne bénéficie-t-il pas d’opportunités similaires à celles de ses homologues dans la sous-région ? Ces questions traduisent un malaise plus profond dans la gouvernance du football au Togo.

    Poids des habitudes et choix conservateurs

    Le Togo semble encore prisonnier d’un modèle ancien, largement dépendant des entraîneurs étrangers. Ce choix, souvent justifié par la recherche d’expertise ou de résultats rapides, montre aujourd’hui ses limites. Les techniciens venus d’ailleurs, bien que parfois expérimentés, ne maîtrisent pas toujours les réalités locales, notamment la culture footballistique, la mentalité des joueurs, les contraintes structurelles.

    À l’inverse, les entraîneurs locaux comme Samuel Ekoé Galé disposent d’un avantage évident : une connaissance intime du terrain. Ils comprennent les dynamiques internes, les attentes des supporters, et les défis spécifiques du football togolais.

    Pourtant, cette richesse reste sous-exploitée. Le manque de confiance envers les techniciens locaux freine leur progression et, par extension, celle du football national. L’exemple de Nibombé Daré, un recruté et licencié aussi rapidement que possible, est un cas isolé.

    Nécessité

    Si le Togo aspire à faire évoluer son football, un changement de paradigme s’impose. Il ne s’agit pas de rejeter systématiquement les entraîneurs étrangers, mais de rééquilibrer les choix en valorisant les compétences nationales.

    Des profils comme Samuel Ekoé Galé représentent une opportunité précieuse. Sa formation UEFA Pro atteste de sa capacité à encadrer au plus haut niveau. Son parcours témoigne d’un engagement et d’une rigueur qui méritent reconnaissance.

    L’exemple du Ghana montre qu’il est possible de construire une élite technique locale tout en restant compétitif sur la scène internationale. En intégrant progressivement ses entraîneurs de haut niveau dans les staffs des équipes nationales, le pays crée une dynamique vertueuse.

    Le Togo gagnerait à s’inspirer de cette approche. Donner leur chance aux entraîneurs locaux, c’est investir dans l’avenir. C’est aussi renforcer l’identité du football national, en s’appuyant sur des acteurs qui en comprennent les fondements.

    Tournant

    Le contraste entre Desmond Offei et Samuel Ekoé Galé dépasse les trajectoires individuelles. Il révèle deux visions du développement du football. L’une tournée vers la valorisation interne, l’autre encore hésitante.

    À l’heure où le football africain cherche à s’affirmer davantage sur la scène mondiale, la question de la formation et de la promotion des entraîneurs diplômés locaux devient centrale. Le Togo dispose des compétences nécessaires. Encore faut-il avoir la volonté de les utiliser.

    En somme faire confiance à des techniciens comme Samuel Ekoé Galé ne relève pas seulement d’un choix sportif. C’est une décision stratégique, capable d’influencer durablement la trajectoire du football togolais.

  • Italie : la Serie A rattrapée par un réseau sulfureux

    Italie : la Serie A rattrapée par un réseau sulfureux

    Une nouvelle affaire judiciaire secoue le football italien et jette une lumière crue sur les coulisses de la Serie A. À Milan, une enquête ouverte par les autorités met en cause l’environnement de plusieurs dizaines de joueurs évoluant dans l’élite du championnat.

    Selon l’agence de presse ANSA, près de 70 footballeurs, appartenant notamment à des clubs prestigieux comme l’Inter Milan, l’AC Milan, la Juventus, mais aussi AC Monza et le Torino FC, auraient participé à des soirées privées organisées par une agence aujourd’hui dans le viseur de la justice.

    Au cœur du dossier, les organisateurs sont soupçonnés de proxénétisme et d’exploitation de la prostitution. Les enquêteurs évoquent des flux financiers particulièrement élevés, dépassant le million d’euros, ce qui laisse entrevoir un système structuré et lucratif. Malgré l’ampleur de l’affaire, les noms des joueurs cités ont été anonymisés dans la procédure judiciaire, et aucun d’entre eux n’est, à ce stade, directement poursuivi.

    Les investigations décrivent un réseau fréquenté par des personnalités issues de milieux variés. Outre les footballeurs, des entrepreneurs et des figures publiques auraient également participé à ces événements organisés dans des restaurants et hôtels de luxe de la région lombarde. Un pilote de Formule 1 est même mentionné dans certaines écoutes, soulignant l’ampleur et l’attractivité de ces soirées exclusives.

    Si l’affaire n’en est qu’à ses débuts, elle soulève déjà des questions sur les relations entre célébrité, argent et dérives dans le sport professionnel. Pour les clubs concernés, l’enjeu est désormais d’éviter une atteinte durable à leur image, alors même qu’aucune responsabilité directe n’a été établie contre leurs joueurs.

    Dans un pays où le football occupe une place centrale, ce scandale naissant pourrait rapidement prendre une dimension nationale, voire internationale, à mesure que l’enquête progresse et que de nouveaux éléments émergent.

  • Alain Traoré, du terrain au sommet de l’État

    Alain Traoré, du terrain au sommet de l’État

    L’ancien international burkinabè Alain Sibiri Traoré ouvre une nouvelle étape dans sa carrière, cette fois loin des pelouses.

    À 37 ans, celui qui a marqué l’histoire du football national vient d’être nommé chargé de mission au sein du Premier ministère du Burkina Faso. Une nomination qui illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur des profils issus de divers horizons pour renforcer l’action publique.

    Avec 65 sélections et 21 buts inscrits sous le maillot des Étalons, Alain Sibiri Traoré s’est imposé comme l’un des joueurs les plus influents de sa génération. Milieu offensif talentueux, reconnu pour sa vision du jeu et sa qualité technique, il a porté haut les couleurs du Burkina Faso sur la scène continentale et internationale. Son parcours sportif, marqué par des passages dans plusieurs clubs en Afrique et en Europe, lui a permis d’acquérir une solide expérience ainsi qu’une notoriété certaine.

    Sa nomination au poste de chargé de mission marque un tournant significatif. Elle s’inscrit dans une dynamique de valorisation des compétences issues du monde sportif, souvent perçu comme un vivier de leaders capables de porter des projets structurants. En intégrant les sphères décisionnelles, l’ancien joueur pourrait notamment contribuer à des initiatives liées à la jeunesse, au sport ou encore à la cohésion sociale.

    Au-delà de son profil d’ex-footballeur, Alain Sibiri Traoré est également connu pour son engagement et son attachement à son pays. Cette proximité avec les réalités du terrain pourrait constituer un atout majeur dans ses nouvelles fonctions. Le rôle de chargé de mission exige en effet une capacité d’analyse, de coordination et de proposition, des qualités que l’ancien international a su démontrer tout au long de sa carrière sportive.

    Cette nomination intervient dans un contexte où les autorités burkinabè multiplient les efforts pour renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale. Faire appel à des personnalités issues de la société civile ou du monde sportif traduit une volonté d’ouverture et de diversification des compétences au sommet de l’État.

    Pour de nombreux observateurs, cette reconversion réussie est également un signal fort adressé à la jeunesse. Elle montre qu’une carrière sportive peut ouvrir la voie à d’autres responsabilités, notamment dans la gestion des affaires publiques.

    En rejoignant le Premier ministère, Alain Sibiri Traoré entame ainsi un nouveau match, loin des stades, mais tout aussi stratégique pour l’avenir de son pays.

  • Foot: une première historique sur le banc

    Foot: une première historique sur le banc

    Une page majeure de l’histoire du football européen vient de s’écrire. Marie‑Louise Eta a été nommée entraîneure principale de Union Berlin, devenant ainsi la première femme à diriger une équipe masculine senior dans l’une des cinq grandes ligues européennes.

    Cette nomination dépasse largement le cadre sportif. Elle marque une rupture symbolique dans un univers encore largement dominé par les hommes. Pendant des décennies, les bancs des championnats majeurs — de la Bundesliga à la Premier League — sont restés fermés aux femmes, malgré leur présence croissante dans les structures techniques et administratives.

    Avec Marie‑Louise Eta, c’est un plafond de verre particulièrement résistant qui vole en éclats. Ancienne internationale allemande reconvertie dans le coaching, elle s’est forgée une réputation solide dans les équipes de jeunes et comme adjointe, notamment au sein de l’Union Berlin. Sa promotion au poste d’entraîneure principale apparaît ainsi comme l’aboutissement logique d’un parcours construit sur la compétence et la persévérance.

    Au-delà de son cas personnel, cette décision envoie un signal fort au monde du sport. Elle ouvre la voie à d’autres femmes aspirant à diriger au plus haut niveau. Dans un contexte où les débats sur l’égalité des chances et la représentation féminine prennent de l’ampleur, le football — souvent critiqué pour son conservatisme — amorce ici un tournant significatif.

    Pour Union Berlin, le choix est aussi stratégique. Le club, reconnu pour sa culture singulière et son esprit d’innovation, confirme sa volonté de se démarquer. En misant sur Eta, il privilégie la compétence à la tradition, dans un championnat où la pression des résultats reste intense.

    Reste désormais à transformer l’essai sur le terrain. Car au-delà du symbole, c’est bien la performance sportive qui déterminera la pérennité de cette avancée. Mais quoi qu’il advienne, cette nomination restera comme un jalon majeur : celui d’un football qui, lentement mais sûrement, commence à se réinventer.

  • Coris Bank, moteur du Festival Media Foot

    Coris Bank, moteur du Festival Media Foot

    À Lomé, une nouvelle dynamique est en marche pour rapprocher le monde des médias et celui du sport. Le Festival Togo Media Foot vient d’ officialiser un partenariat stratégique avec Coris Bank International Togo. Une alliance qui augure d’un événement ambitieux et porteur d’impact, à quelques semaines de sa première édition.

    Signée le 15 avril 2026, cette convention marque bien plus qu’un simple soutien institutionnel. Elle symbolise la volonté commune de bâtir un rendez-vous structurant pour les professionnels des médias, autour des valeurs universelles du sport : fair-play, cohésion et dépassement de soi. Dans un contexte où les initiatives fédératrices se font parfois rares, le Festival Togo Media Foot s’impose déjà comme un projet novateur.

    Cadre inédit pour les acteurs des médias

    Pensé comme un espace de rencontre et d’expression, le Festival Togo Media Foot ambitionne de réunir journalistes, techniciens et professionnels de la communication autour du football. L’objectif est clair : valoriser les talents du secteur médiatique tout en renforçant les liens entre ses acteurs.

    La participation annoncée de 16 équipes pour cette première édition, prévue le 2 mai à Lomé, témoigne de l’engouement suscité par cette initiative. Au-delà de la compétition sportive, l’événement se veut un creuset d’échanges, de fraternité et de saine émulation. Il offre ainsi une plateforme originale où le sport devient un levier de cohésion professionnelle.

    Partenariat stratégique et structurant

    L’implication de Coris Bank International Togo apparaît comme un atout majeur pour la réussite du festival. En s’associant à cet événement, l’institution bancaire apporte non seulement un soutien financier, mais aussi une expertise en matière d’innovation, notamment à travers sa solution de paiement électronique Coris Money.

    Ce partenariat renforce la crédibilité du festival et lui confère une dimension moderne. Grâce à Coris Money, les transactions liées à l’événement pourront être simplifiées, rapides et accessibles, répondant ainsi aux exigences actuelles en matière de digitalisation. Une avancée qui contribue à professionnaliser l’organisation et à améliorer l’expérience des participants et du public.

    Au-delà de l’aspect technologique, ce rapprochement traduit également une convergence de valeurs. En soutenant une initiative dédiée aux médias et au sport, Coris Bank s’inscrit dans une logique de responsabilité sociétale, en accompagnant des projets à fort impact social et culturel.

    Levier pour le développement du sport et des médias

    L’importance du Festival Togo Media Foot réside aussi dans sa capacité à créer des ponts entre deux secteurs essentiels au développement du pays. Le sport, vecteur d’unité et de passion populaire, et les médias, piliers de l’information et de la démocratie, trouvent ici un terrain d’expression commun.

    En mettant en lumière les professionnels des médias à travers une activité sportive, l’événement contribue à humaniser ces acteurs souvent perçus uniquement à travers leur travail. Il favorise également l’esprit d’équipe, la collaboration et le respect mutuel, des valeurs indispensables dans le paysage médiatique.

    Ambition appelée à grandir

    Avec ce partenariat stratégique, le Festival Togo Media Foot pose les bases d’un projet durable et prometteur. L’engagement des organisateurs, conjugué au soutien de partenaires solides comme Coris Bank, laisse entrevoir une montée en puissance de cette initiative dans les années à venir.

    En somme, cette collaboration illustre parfaitement comment le sport peut devenir un catalyseur d’innovation, de cohésion et de développement. À Lomé, le coup d’envoi d’une aventure qui pourrait bien s’imposer comme un rendez-vous incontournable est désormais imminent.

  • Leicester : du rêve absolu au cauchemar

    Leicester : du rêve absolu au cauchemar

    Dix ans après avoir touché le sommet du football anglais, Leicester City Football Club incarne aujourd’hui l’une des chutes les plus brutales du football moderne. Champion d’Angleterre en 2016 contre toute attente, le club des Midlands est désormais aux portes d’une relégation en troisième division, symbole d’un déclin aussi rapide que spectaculaire.

    Impossible sacre devenu mythe

    L’histoire de Leicester restera à jamais liée à la saison 2015-2016, l’un des plus grands exploits du sport collectif. Porté par une génération exceptionnelle, le club renverse les géants de la Premier League et décroche un titre que personne n’avait anticipé.

    Ce triomphe, construit sur une gestion intelligente et une cohésion rare, semblait poser les bases d’un modèle durable. Mais comme souvent dans le football moderne, la stabilité s’est révélée fragile.

    Lente érosion sportive et financière

    Après plusieurs saisons honorables — dont une victoire en FA Cup — le club entame une phase de déclin progressif. Mauvais choix de recrutement, départs de joueurs clés et instabilité sur le banc minent la compétitivité de l’équipe.

    La situation bascule définitivement avec la relégation en Championship en 2025, conséquence d’une saison catastrophique.

    Mais loin de se reconstruire, Leicester s’enfonce. En 2026, le club lutte pour sa survie en deuxième division, plombé notamment par une sanction de six points pour infractions financières.

    Résultat : les Foxes occupent les dernières places et risquent une deuxième relégation consécutive, cette fois vers la League One.

    Spectre d’une chute historique

    La situation actuelle est dramatique. Leicester est englué dans la zone rouge du Championship, à quelques journées de la fin, avec une dynamique sportive inquiétante.

    Le rejet de leur appel contre le retrait de points a aggravé leur position, les rapprochant dangereusement du troisième échelon anglais.

    Ce qui rend cette chute encore plus saisissante, c’est le contraste : en une décennie, le club est passé du sommet absolu à une lutte pour éviter l’anonymat des divisions inférieures.

    Leicester n’est pas un cas isolé

    L’histoire du football anglais regorge de trajectoires similaires. Leeds United, demi-finaliste de Ligue des champions en 2001, a sombré quelques années plus tard jusqu’en troisième division après une gestion financière désastreuse.

    De même, Nottingham Forest, double champion d’Europe à la fin des années 1970, a connu plusieurs descentes avant de retrouver récemment l’élite.

    Même des clubs prestigieux comme Manchester United ou Manchester City ont, dans leur histoire, connu la relégation, preuve que la chute n’épargne personne.

    Avertissement pour le football moderne

    Le cas Leicester illustre une réalité implacable : dans un football dominé par les finances et la gestion stratégique, les exploits sportifs ne garantissent rien sur le long terme.

    Entre erreurs de gouvernance, contraintes économiques et instabilité sportive, le club paie aujourd’hui le prix d’un modèle qui s’est progressivement fissuré.

    Reste à savoir si Leicester saura, comme par le passé, renaître de ses cendres. Car dans le football anglais, les chutes sont parfois brutales… mais les résurrections restent possibles.

  • FTF : plainte de Ouadja rejetée, Barracuda condamné à payer 200.000

    FTF : plainte de Ouadja rejetée, Barracuda condamné à payer 200.000

    La Fédération Togolaise de Football (FTF) a tranché dans le différend opposant l’entraîneur Ouadja Lantame Sakibou au club AC Barracuda, dans une affaire portant sur la rupture de son contrat de travail. La décision, rendue par la Commission de Discipline, apporte un éclairage nuancé sur les responsabilités des deux parties.

    Saisie du dossier, la Commission a d’abord jugé la plainte recevable sur la forme, après avoir examiné les pièces fournies, entendu les différentes parties et analysé les termes du contrat liant l’entraîneur à son ancien club. Mais sur le fond, les conclusions ne sont pas allées dans le sens du technicien.

    En effet, l’instance disciplinaire a rejeté la demande principale de Ouadja Lantame Sakibou, estimant qu’elle n’était pas suffisamment fondée pour établir l’existence d’une rupture unilatérale fautive de son contrat par AC Barracuda. Une décision qui écarte ainsi toute reconnaissance de responsabilité du club dans une éventuelle rupture abusive.

    Cependant, tout n’est pas allé en faveur du club. La Commission a enjoint AC Barracuda à verser à l’entraîneur la somme de 200 000 francs CFA, correspondant au solde de son salaire du mois de juin 2025. Le club dispose d’un délai de trente jours à compter de la notification pour s’exécuter.

    Par ailleurs, toutes les autres demandes formulées par le plaignant ont été rejetées. Il s’agit notamment des indemnités de rupture, des frais d’avocat, des frais de procédure ainsi que des intérêts réclamés.

    Cette décision entre en vigueur conformément aux textes en vigueur. Toutefois, les deux parties conservent la possibilité de contester ce verdict. Elles disposent d’un délai de dix jours pour introduire un recours devant la Commission de recours de la FTF, conformément au Code disciplinaire en vigueur.

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