Étiquette : Football

  • Football togolais : Samuel Ekoé Galé, une compétence à valoriser avant qu’il ne soit trop tard?

    Éliminés dès le premier tour des qualifications pour la CAN U23 par la Libye, les Éperviers espoirs relancent le débat sur les choix techniques de la Fédération togolaise de football (FTF). Au moment où Samuel Ekoé Galé rejoint le cercle des détenteurs de la prestigieuse licence UEFA Pro, le Togo peut-il continuer à regarder ailleurs sans examiner sérieusement les compétences dont il dispose ?

    Le football togolais n’a peut-être pas besoin de chercher systématiquement son salut à l’extérieur. Il lui faut aussi apprendre à reconnaître, évaluer et promouvoir ses propres compétences. L’élimination des Éperviers U23 face à la Libye, le 6 octobre dernier, donne une nouvelle actualité à cette question.

    Au match aller, disputé le 30 septembre à Lomé, les hommes de Kader Coubadja-Touré avaient concédé un nul (1-1). Au retour, ils se sont inclinés 3-1 à Benina, en Libye, quittant ainsi prématurément la course à la CAN U23, qualificative pour les Jeux olympiques de 2028.

    Cette nouvelle désillusion ne suffit pas, à elle seule, à condamner un entraîneur. Mais elle impose un bilan sans complaisance : objectifs atteints ou non, qualité du jeu proposé, gestion des rencontres, progression des joueurs et capacité du staff à corriger les insuffisances. Le maintien d’un technicien à la tête d’une sélection ne devrait jamais relever de l’habitude ou de la seule notoriété acquise comme joueur.

    Samuel Ekoé Galé, un profil qui mérite d’être examiné

    Pendant que le débat se poursuit au Togo, Samuel Ekoé Galé a franchi une étape importante de sa carrière. En novembre 2025, le technicien germano-togolais a obtenu la licence UEFA Pro, la plus haute certification d’entraîneur délivrée par l’instance européenne. Il a notamment dirigé Kotoko de Lavié et l’AS OTR, après plusieurs expériences dans le football européen.

    Ce diplôme ne garantit pas automatiquement le succès à la tête d’une sélection nationale. Le métier de sélectionneur exige également une expérience adaptée, une capacité à fédérer un groupe, une bonne lecture des matchs et une maîtrise des contraintes propres aux compétitions internationales. Mais cette qualification constitue un atout sérieux qui mérite d’être pris en considération.

    Le parcours de Galé soulève ainsi une interrogation légitime : quelle place la FTF entend-elle réserver aux entraîneurs togolais disposant de qualifications de haut niveau ?

    Le cas de Desmond Offei, membre du staff technique des Black Stars aux côtés de Carlos Queiroz, est également révélateur. La Fédération ghanéenne de football a confirmé sa présence auprès du sélectionneur portugais en avril 2026.

    Desmond Offei et Samuel Ekoé Galé sont présentés comme des promotionnaires. Cette proximité de parcours, si elle est confirmée par les intéressés, ne signifie pas qu’ils possèdent nécessairement la même expérience ni les mêmes compétences. Elle invite toutefois à réfléchir aux possibilités offertes aux techniciens africains et à la manière dont les fédérations valorisent leurs ressources humaines.

    Pourquoi un technicien africain peut-il participer à l’encadrement d’une sélection majeure tandis que d’autres, dans leur propre pays, peinent à accéder aux responsabilités les plus élevées ? La question mérite mieux qu’une réponse fondée sur les habitudes ou les préjugés.

    Les entraîneurs expatriés ne doivent pas bénéficier d’un privilège automatique

    Le problème n’est pas de recruter des entraîneurs étrangers. Leur expérience internationale peut être précieuse et leur apport bénéfique. Le problème commence lorsque la nationalité ou la réputation d’un technicien devient un argument suffisant, sans examen rigoureux de ses méthodes, de ses résultats et de sa capacité à répondre aux besoins du football togolais.

    Le temps où l’on pouvait se contenter de reproduire les mêmes recettes sans tenir compte de l’évolution du jeu est révolu. L’analyse vidéo, les statistiques, le suivi individualisé des performances, les outils numériques et les nouvelles méthodes de préparation ont profondément transformé le travail des staffs techniques.

    L’âge d’un entraîneur ne constitue ni une faiblesse ni une garantie de compétence. Ce qui compte, c’est sa capacité à se former, à comprendre les évolutions du football et à les traduire en résultats sur le terrain.

    Dans ce contexte, les techniciens togolais disposant de diplômes reconnus devraient être évalués selon les mêmes exigences que les candidats étrangers. Leur confier des responsabilités ne devrait être ni un geste de complaisance ni une faveur patriotique, mais le résultat d’une sélection fondée sur les qualifications, l’expérience, la vision du jeu et les objectifs assignés.

    La question mérite d’autant plus d’attention que le Togo compte plusieurs entraîneurs de haut niveau. Samuel Ekoé Galé, Nibombé Daré et Afizou Traoré figurent parmi les techniciens togolais présentés comme détenteurs de la licence UEFA Pro. D’autres entraîneurs disposent de qualifications reconnues par la CAF, à l’image de Jonas Kokou Komla, titulaire de la licence A CAF.

    Le pays dispose donc de profils diversifiés. Encore faut-il les identifier, les accompagner et leur permettre de concourir pour les postes correspondant à leurs compétences.

    La réglementation de la CAF impose aussi d’anticiper

    La question de la qualification des entraîneurs dépasse le seul débat sur les résultats. La CAF a rappelé les nouvelles exigences de certification applicables aux clubs et aux sélections nationales. Pour les entraîneurs déjà en poste, titulaires d’un contrat antérieur à l’introduction des nouvelles règles mais ne disposant pas de la licence requise, une période transitoire couvre les saisons 2025-2026 et 2026-2027. Les nouvelles nominations ne bénéficient pas automatiquement de cette dérogation.

    Cette échéance doit inciter les responsables togolais à préparer leurs choix plutôt qu’à attendre une difficulté administrative ou sportive. Il serait peu judicieux de découvrir au dernier moment qu’un profil ne répond pas aux exigences réglementaires.

    Mais la mise en conformité ne doit pas devenir une simple formalité. Elle peut être l’occasion de bâtir une véritable politique technique : formation continue, identification des talents, évaluation des sélectionneurs, intégration des outils modernes et définition d’objectifs précis pour chaque catégorie.

    Pour les Éperviers U23, la récente élimination appelle donc une analyse approfondie. Faut-il maintenir Kader Coubadja-Touré, réorganiser son staff ou envisager une autre option ? La décision appartient aux instances compétentes, mais elle devrait être éclairée par un bilan sportif transparent et une comparaison sérieuse des profils disponibles.

    Préparer demain plutôt que subir les échecs

    Le Togo ne peut pas prétendre reconstruire durablement son football en se limitant à des décisions prises dans l’urgence. Les sélections de jeunes constituent un espace essentiel de développement, aussi bien pour les joueurs que pour les entraîneurs appelés à prendre davantage de responsabilités.

    La FTF gagnerait à établir une cartographie de ses techniciens, de leurs diplômes, de leurs expériences et de leurs domaines de compétence. Elle pourrait ainsi constituer un vivier de sélectionneurs et d’adjoints capables d’intervenir dans les différentes catégories nationales, selon des critères clairement établis.

    Samuel Ekoé Galé doit-il diriger demain une sélection nationale ? La réponse ne peut être automatique. Son profil mérite toutefois d’être examiné sans préjugé, comme celui de tout technicien dont les qualifications et le parcours correspondent aux exigences du poste.

    Le véritable enjeu n’est donc pas de choisir entre Togolais et expatriés. Il est de sortir d’une logique dans laquelle les compétences locales risquent d’être sous-estimées avant même d’avoir été évaluées.

    Le football togolais a besoin d’une vision, d’une méthode et d’une politique cohérente de développement des entraîneurs. Les éliminations successives ne doivent pas seulement nourrir les critiques : elles doivent aussi conduire à revoir les pratiques, à mieux préparer la relève et à faire confiance aux compétences qui ont fait leurs preuves.

    Le moment est venu de préparer l’avenir. Non pas en nommant un entraîneur sur la seule base de son passeport, mais en donnant à chaque technicien qualifié, togolais ou étranger, une chance équitable de démontrer ce qu’il peut apporter aux Éperviers.

  • Togo-Burundi : une victoire à savourer, mais surtout à ne pas surestimer

    Togo-Burundi : une victoire à savourer, mais surtout à ne pas surestimer

    Les Éperviers ont réussi l’essentiel vendredi soir au stade de Kégué : battre le Burundi et empocher les trois premiers points de leur campagne des éliminatoires de la CAN 2027. Mais derrière ce succès étriqué (1-0), le contenu proposé laisse encore beaucoup de questions en suspens. Patrice Neveu et ses hommes ont certes ouvert leur campagne par la meilleure des manières au classement, mais ils devront rapidement montrer un autre visage s’ils veulent réellement rêver de la phase finale.

    Trois points précieux, mais une prestation sans relief

    Dans une campagne qualificative, une victoire à domicile ne se refuse jamais. Encore moins lorsqu’elle permet de prendre immédiatement trois points face à un adversaire direct. Les Éperviers ont donc rempli une partie importante de leur contrat en venant à bout des Hirondelles du Burundi grâce à un but de Karim Dermane inscrit dès la 17e minute.

    Mais au-delà du résultat, il y a le contenu. Et celui-ci n’a pas franchement emballé. Le Togo a donné l’impression d’une équipe encore en construction, parfois hésitante dans ses intentions et surtout peu tranchante dans les derniers mètres. Après avoir pris l’avantage, les hommes de Patrice Neveu ont davantage semblé gérer leur maigre capital que chercher véritablement à mettre le Burundi définitivement hors de portée.

    Les chiffres racontent d’ailleurs une partie de cette réalité. Le Togo n’a tenté que sept tirs, dont deux cadrés, tandis que les Burundais ont frappé onze fois, avec quatre tentatives cadrées. La défense togolaise a finalement tenu bon, permettant aux Éperviers de conserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

    C’est donc une victoire importante, mais une victoire qui ne doit surtout pas masquer les insuffisances observées.

    Neveu a encore du pain sur la planche

    Patrice Neveu savait que cette première sortie constituait un rendez-vous important. Le sélectionneur avait lui-même expliqué, avant le match, que le travail devait permettre au groupe de retrouver progressivement son rythme et de retravailler les fondamentaux.

    Le succès de Kégué lui offre désormais une marge pour poursuivre ce chantier avec davantage de sérénité. Mais le technicien français devra rapidement corriger plusieurs aspects du jeu.

    L’animation offensive constitue certainement l’un des principaux chantiers. Une équipe qui ambitionne de se qualifier pour une Coupe d’Afrique des nations ne peut pas se contenter de défendre un avantage minimal après avoir marqué tôt dans une rencontre. Il faudra être capable de produire davantage, de créer plus d’occasions et surtout de tuer les matches lorsque les opportunités se présentent.

    La gestion du match constitue également un enseignement. Face au Burundi, les Éperviers ont réussi à préserver leur avantage, ce qui témoigne d’une certaine solidité. Mais cette capacité à défendre un résultat ne devra pas devenir un mode de fonctionnement permanent. Contre des adversaires d’un autre calibre, notamment l’Algérie ou la Zambie, le moindre relâchement pourrait coûter beaucoup plus cher.

    Or, le calendrier ne laisse pratiquement aucun répit. Après le Burundi, le Togo doit se déplacer en Zambie le 29 septembre. Le deuxième rendez-vous du groupe I s’annonce donc déjà comme un test beaucoup plus révélateur de la capacité des Éperviers à voyager, à imposer leur jeu et à résister à la pression.

    La victoire de Kégué doit être un point de départ

    Il serait toutefois injuste de réduire cette soirée à ses insuffisances. Les Éperviers ont gagné. Et ils l’ont fait devant leur public, venu nombreux au stade de Kégué pour accompagner et pousser ses ambassadeurs. Dans une campagne où chaque point compte, commencer par trois unités constitue un avantage qu’il faut savoir apprécier.

    Le classement du groupe I, après cette première journée, place l’Algérie et le Togo en tête avec trois points chacun, après la victoire algérienne 3-1 contre la Zambie. Le Togo a donc parfaitement évité le piège d’une entrée en matière ratée.

    Mais précisément, cette victoire doit être considérée comme un commencement et non comme un aboutissement.

    Depuis plusieurs années, les Éperviers ont trop souvent alterné entre promesses, espoirs et désillusions. La CAN 2027 doit offrir l’occasion de changer de méthode et, surtout, d’état d’esprit. Si le Togo veut retrouver la phase finale, il ne pourra pas se satisfaire d’une succession de performances minimalistes et de qualifications arrachées dans la douleur.

    Il faudra davantage de constance, de maîtrise, d’ambition offensive et de personnalité. Chaque match devra être abordé avec l’idée de prendre les trois points, mais aussi de construire progressivement une équipe capable de rivaliser avec les meilleures sélections de son groupe.

    La victoire contre le Burundi est donc bonne à prendre. Elle redonne un peu de confiance, récompense le soutien du public et permet aux Éperviers de démarrer leur campagne avec le plein de points. Mais elle ne doit tromper personne.

    Patrice Neveu et ses joueurs ont désormais une obligation : surfer sur cette courte victoire pour construire quelque chose de plus solide. La Zambie sera déjà une autre histoire. Et si les Éperviers veulent réellement être au rendez-vous de la CAN 2027, rien ne doit plus se faire comme avant.

    À Kégué, le Togo a obtenu le résultat qu’il recherchait. Il lui reste maintenant à trouver le jeu qui lui permettra de poursuivre son chemin.

  • CAN 2027 : la Côte d’Ivoire frappe fort, le Cameroun assure, la Tunisie cale

    CAN 2027 : la Côte d’Ivoire frappe fort, le Cameroun assure, la Tunisie cale

    La course à la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 est officiellement lancée. Pour cette première soirée, plusieurs cadors ont réussi leur entrée, à l’image de la Côte d’Ivoire et du Cameroun. La Tunisie, en revanche, a été tenue en échec à domicile par l’Ouganda.

    Les premiers résultats des qualifications pour la CAN 2027 ont livré une soirée riche en buts et en enseignements. Plusieurs sélections africaines ont déjà marqué leur territoire, tandis que d’autres devront rapidement réagir pour ne pas compromettre leur parcours.

    La Côte d’Ivoire et le Cameroun réussissent leur entrée

    Dans le groupe C, la Côte d’Ivoire a réalisé l’une des performances les plus remarquées de la soirée en dominant le Ghana sur le score de 2-0. Les Ivoiriens ont fait la différence grâce à Yalcouyé, avant que Franck Kessié ne scelle le succès sur penalty. Une entrée en matière convaincante pour les Éléphants face à un adversaire ghanéen qui n’a pas réussi à trouver la faille.

    Dans le groupe G, le Cameroun a également tenu son rang. Les Lions indomptables se sont imposés 3-1 devant les Comores. Bryan Mbeumo et Namaso figurent notamment parmi les buteurs camerounais. Une victoire qui permet au Cameroun de prendre immédiatement position dans la course à la qualification.

    Dans le même groupe, la Namibie a dominé le Congo sur la plus petite des marges (1-0).

    La RD Congo démarre fort, la Tunisie freinée

    La RD Congo a, elle aussi, parfaitement lancé sa campagne dans le groupe E. Les Léopards ont pris le meilleur sur la Guinée équatoriale (2-0), avec notamment des réalisations de Chancel Mbemba et Yoane Wissa. Dans l’autre rencontre du groupe, le Zimbabwe a arraché une victoire spectaculaire face à la Sierra Leone (3-2).

    La Mauritanie a également connu une entrée réussie dans le groupe F en venant à bout de la Centrafrique (3-1).

    La principale surprise de la soirée est venue du groupe H. À domicile, la Tunisie n’a pas réussi à prendre les trois points face à l’Ouganda. Les deux équipes se sont séparées sur un score de parité (1-1), un résultat qui laisse les Tunisiens avec une marge de manœuvre réduite pour la suite de la campagne. Dans l’autre rencontre du groupe, la Libye et le Botswana ont également livré un match prolifique, conclu sur le score de 2-2.

    Avec ces premiers résultats, la bataille pour les places qualificatives est déjà lancée. Les prochaines journées permettront de mesurer la capacité des différentes sélections à confirmer leurs ambitions et à prendre une option sérieuse sur la CAN 2027.

  • Éperviers : le bus est neuf, le mal est ancien

    Éperviers : le bus est neuf, le mal est ancien

    À une semaine de la réception du Burundi et à onze jours du déplacement en Zambie, la Fédération togolaise de football (FTF) s’offre une séquence communication autour d’un nouveau bus destiné aux Éperviers. Annoncé début septembre par le président de la FTF, le colonel Guy Akpovy, le véhicule devait mettre fin à plusieurs années de location de cars pour la sélection nationale.

    La livraison annoncée ce vendredi 18 septembre intervient pourtant à un moment pour le moins curieux. Les Éperviers entrent dans une période où l’essentiel devrait être ailleurs : la préparation des deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027. Le Togo reçoit le Burundi le 25 septembre à Kégué, avant de se rendre quatre jours plus tard à Ndola pour affronter la Zambie.

    Quand le bus devient l’événement

    Certes, disposer enfin d’un véhicule propre à la sélection constitue une amélioration logistique. Le confort et les conditions de déplacement des joueurs ne sont pas à négliger. Mais fallait-il en faire quasiment un événement à quelques jours de deux rendez-vous sportifs aussi importants ?

    La question mérite d’être posée. Car à force de mettre en avant les accessoires autour de l’équipe nationale, le risque est de donner l’impression que le football togolais se satisfait davantage de ses symboles que de ses résultats.

    Plus étonnant encore : le design du véhicule laisse une impression de déjà-vu. À regarder les motifs retenus, difficile de ne pas penser au bus des Guépards du Bénin. La sélection béninoise avait déjà été dotée d’un bus aux couleurs et à l’identité visuelle fortement travaillées, notamment celui remis à la Fédération béninoise de football en 2023.

    Si l’objectif était de donner une identité forte au nouveau bus des Éperviers, on pouvait donc attendre davantage d’originalité. Pourquoi reproduire des codes visuels déjà vus chez le voisin béninois au lieu de chercher une signature propre au football togolais ?

    Un bus ne marque pas de buts

    Il faut surtout rappeler une évidence : un bus, aussi neuf et rutilant soit-il, ne gagne pas un match.

    Le Togo reste placé dans un groupe comprenant l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Les deux premiers de la poule accéderont à la phase finale de la CAN 2027.

    Or, depuis plusieurs campagnes, les Éperviers ont accumulé les rendez-vous manqués avec les grandes compétitions. La nouvelle campagne ne pardonnera probablement pas les approximations.

    Le véritable enjeu n’est donc ni la carrosserie, ni les motifs, ni la couleur du bus. Il est à Kégué, puis à Ndola. C’est là que se mesurera la valeur du chantier annoncé autour des Éperviers.

    À force de soigner la vitrine sans garantir le contenu, tout donne malheureusement le sentiment que le football togolais prépare encore une fois son décor… pour assister ensuite, impuissant, à une nouvelle non-qualification pour la CAN.

  • JCA : Daniel Kokou Agbeko, l’homme du renouveau qui rêve de l’élite

    JCA : Daniel Kokou Agbeko, l’homme du renouveau qui rêve de l’élite

    À Agoènyivé, un club est en train de changer de dimension. Derrière la progression de JCA se trouve un homme dont l’investissement a profondément transformé les ambitions du club : Daniel Kokou Agbeko. Novice dans le monde du football, le dirigeant a pourtant mis les moyens pour permettre à JCA de franchir un cap et de se rapprocher de l’élite togolaise.

    Daniel Kokou Agbeko, le pari d’un novice

    Lorsqu’il s’engage aux côtés de JCA, Daniel Kokou Agbeko n’a pas forcément le profil classique du dirigeant chevronné du football. Mais son manque d’expérience dans le milieu n’a visiblement pas constitué un frein. Il a investi, structuré et accompagné le club avec une ambition claire : faire de JCA une formation capable de rivaliser avec les meilleures.

    Les résultats commencent à donner du crédit à ce pari. JCA s’est hissé jusqu’aux play-offs, étape décisive pour une formation qui ambitionne de rejoindre l’élite. Cette qualification n’est pas le fruit du hasard. Elle récompense un travail et des investissements consentis au fil du temps.

    Agbeko apparaît ainsi comme le grand artisan de ce renouveau. Son mérite est d’autant plus important qu’il a accepté de prendre des risques dans un environnement où investir dans le football ne garantit ni retour immédiat ni reconnaissance.

    Une accession à l’élite loin d’être une formalité

    Au Togo, atteindre la D1 reste une véritable épreuve. La qualité sportive ne suffit pas toujours à garantir une accession. Le parcours est souvent jalonné de difficultés administratives, financières, organisationnelles et sportives qui rendent la marche vers l’élite particulièrement complexe.

    Le dernier match de JCA contre Abou Ossé a d’ailleurs suscité des interrogations. Certains épisodes de la rencontre ont paru pour le moins troublants et alimentent les commentaires dans l’environnement du club. Sans préjuger des responsabilités ni tirer de conclusions définitives en l’absence d’éléments établis, ces faits posent une question plus large : dans quelles conditions les clubs méritants peuvent-ils réellement accéder à l’élite ?

    La question mérite d’être posée alors que JCA se trouve désormais aux portes de la D1. Les « faiseurs de rois », ces acteurs capables d’influencer le destin sportif des clubs, laisseront-ils finalement le club phare d’Agoènyivé aller jusqu’au bout de son rêve ?

    L’année ou jamais pour JCA ?

    Une chose est certaine : JCA n’est plus le même club. Le projet porté par Daniel Kokou Agbeko lui a permis de franchir plusieurs paliers et de s’offrir une occasion historique. Désormais, le club doit transformer cette dynamique en accession.

    Pour Agbeko comme pour toute la communauté d’Agoènyivé, l’enjeu dépasse une simple montée de division. Il s’agit de concrétiser plusieurs années d’efforts et d’investissements. Les play-offs constituent donc un rendez-vous capital.

    Tout porte à croire que 2026 est l’année ou jamais pour JCA. Le club est suffisamment proche du sommet pour ne plus se contenter de rêver. Reste maintenant à savoir si, sur le terrain comme en dehors, toutes les conditions seront réunies pour que le projet porté par Daniel Kokou Agbeko connaisse son aboutissement : une place dans l’élite du football togolais.

  • Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Le leader de Magic System ajoute une nouvelle corde à son arc. A’Salfo vient de racheter un club de football basé à Abidjan, rejoignant ainsi le cercle grandissant des personnalités influentes qui investissent dans le ballon rond ivoirien.

    Le football ivoirien ne se joue plus uniquement sur les pelouses. Il se construit également dans les bureaux, les conseils d’administration et les réseaux d’influence. Dernière personnalité en date à franchir le pas : A’Salfo, leader emblématique du groupe Magic System, qui vient de s’offrir le Racing Club de Koumassi, une formation de D3 basée au sud d’Abidjan.

    Cette acquisition marque une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste déjà très présent dans les initiatives sociales, culturelles et citoyennes. En prenant les commandes d’une formation sportive, A’Salfo investit un univers où se mêlent passion populaire, enjeux économiques et influence.

    Quand les personnalités investissent le football

    L’arrivée d’A’Salfo dans le football ivoirien n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, le championnat local attire des personnalités issues de différents milieux. Ministres, parlementaires, entrepreneurs et autres hommes d’affaires ont progressivement pris des participations ou assumé des responsabilités au sein de clubs.

    Pour ces acteurs, le football peut représenter à la fois un investissement économique, un outil de visibilité et un moyen de renforcer leur ancrage auprès du public. En Côte d’Ivoire, où le ballon rond occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif, posséder ou diriger un club constitue également un important levier d’influence.

    A’Salfo, une nouvelle voix dans le paysage sportif

    Avec cette opération, A’Salfo devra désormais composer avec les réalités parfois complexes de la gestion d’un club : financement, recrutement, formation des jeunes, résultats sportifs et recherche de partenaires.

    Le défi sera donc de transformer la notoriété acquise dans la musique en un projet sportif solide et durable. Son arrivée pourrait aussi contribuer à attirer davantage l’attention du monde économique et médiatique sur son club.

    Reste à savoir quelle ambition l’artiste entend donner à cette nouvelle aventure. Car au-delà du prestige lié à la propriété d’un club, le véritable enjeu sera de parvenir à construire une équipe compétitive et un modèle capable de s’inscrire dans la durée. A’Salfo change de terrain, mais la quête de réussite, elle, reste la même.

  • Emilio Nsue raccroche : le Nzalang Nacional perd l’une de ses plus grandes figures

    Emilio Nsue raccroche : le Nzalang Nacional perd l’une de ses plus grandes figures

    À 36 ans, Emilio Nsue tourne définitivement la page du football professionnel. Une retraite annoncée discrètement, mais qui marque la fin d’une carrière majeure pour le football équato-guinéen.

    Le football équato-guinéen perd l’un de ses visages les plus emblématiques. Emilio Nsue a annoncé, le 26 août 2026, sa décision de mettre un terme à sa carrière professionnelle, après plus de deux décennies passées sur les terrains. Une sortie presque en catimini pour celui qui reste l’un des joueurs les plus marquants de l’histoire du Nzalang Nacional.

    Plus de vingt ans au service du football

    Né à Palma de Majorque en Espagne, Emilio Nsue a fait ses premiers pas dans le football professionnel avec le RCD Majorque. Au fil des années, le joueur a multiplié les expériences en Espagne, en Angleterre et à Chypre. Il a notamment porté les couleurs de la Real Sociedad, de Middlesbrough, de Birmingham City, de l’Apollon Limassol et de l’APOEL Nicosie, avant de terminer son parcours au CF Intercity en Espagne.

    Mais c’est surtout avec la sélection équato-guinéenne que son nom s’est définitivement inscrit dans l’histoire. Attaquant polyvalent et longtemps capitaine du Nzalang Nacional, Nsue est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la sélection, avec 23 réalisations selon les statistiques disponibles.

    Son sommet international restera la CAN 2023, disputée en Côte d’Ivoire en janvier-février 2024. À cette occasion, l’attaquant a terminé meilleur buteur de la compétition avec cinq buts. Il avait notamment inscrit un triplé contre la Guinée-Bissau avant de s’offrir un doublé face à la Côte d’Ivoire. Une performance qui a contribué à faire de lui l’un des grands acteurs de cette édition.

    Une page se tourne

    La trajectoire de Nsue n’a toutefois pas été exempte de controverses. Son parcours international a notamment été marqué par un long contentieux autour de son éligibilité à représenter la Guinée équatoriale. En 2024, la FIFA avait conclu qu’il avait joué pour la sélection alors qu’il n’était pas éligible, avant de prononcer une suspension de six mois. Son éligibilité a ensuite été rétablie en 2025.

    Sur le terrain, son héritage reste néanmoins considérable. À 36 ans, après une carrière de plus de vingt ans, Emilio Nsue quitte la scène professionnelle avec un palmarès individuel qui témoigne de son importance : meilleur buteur de la CAN 2023, figure incontournable du Nzalang Nacional et longtemps référence offensive de la sélection.

    Dans son message d’adieu, le désormais ancien international a évoqué le rêve d’un garçon de neuf ans devenu réalité. Il ferme ainsi un chapitre de sa vie sportive, mais laisse derrière lui une empreinte durable dans l’histoire du football équato-guinéen et de la Coupe d’Afrique des nations.

  • Hugues Rhodes, le passeur de talents togolais qui mise sur la rigueur pour conquérir l’international

    Hugues Rhodes, le passeur de talents togolais qui mise sur la rigueur pour conquérir l’international

    À la croisée du management sportif et du marché des transferts, Hugues Rhodes veut faire de la conformité et de l’accompagnement des joueurs africains des leviers de carrière.

    Plus de vingt ans dans les coulisses du football

    Dans un football où les carrières se jouent désormais autant sur les terrains que dans les bureaux des clubs, le rôle des agents est devenu stratégique. Au Togo, Hugues Orobiyi Rhodes fait partie de ces professionnels qui évoluent depuis plusieurs années dans cet univers souvent méconnu du grand public. À la tête de World Sport Management TG – RHODES, il travaille depuis 2003 dans le management sportif et la représentation de joueurs.

    Des sources spécialisées dans le marché des agents répertorient aujourd’hui Hugues Rhodes comme agent de football licencié par la FIFA. Une base de données consacrée aux agents indique notamment qu’il exerce au Togo sous la bannière de World Sport Management TG – RHODES.

    La trajectoire de l’intéressé s’inscrit donc dans un secteur qui a profondément changé ces dernières années. Depuis l’entrée en vigueur complète, en octobre 2023, du nouveau Règlement des agents de football de la FIFA (FFAR), l’instance mondiale a renforcé les exigences liées à l’exercice de cette profession. Licence, formation continue, obligations de transparence et encadrement des rémunérations font désormais partie intégrante du dispositif.

    Pour Hugues Rhodes, cette évolution réglementaire constitue moins une contrainte qu’une nécessité. Elle impose aux agents de mieux connaître les mécanismes du football international et de proposer aux joueurs un accompagnement qui dépasse la simple recherche d’un club.

    Une agence tournée vers les marchés internationaux

    Fondée en 2003, World Sport Management revendique une activité centrée sur la gestion de carrière, le management et l’accompagnement des joueurs, mais aussi sur les relations avec les clubs et les fédérations. La présentation publique de l’agence indique qu’elle s’adresse notamment aux clubs et aux fédérations et entend apporter des services de management et de gestion de carrière aux joueurs.

    La presse sportive spécialisée classe par ailleurs World Sport Management parmi les principales agences sportives togolaises. Selon AfricaFoot, la structure, dirigée par Hugues Rhodes, dispose de plus de deux décennies d’expérience et intervient dans le management, le marketing, la communication et la gestion de trajectoires professionnelles. Le média cite notamment plusieurs joueurs africains accompagnés par l’agence.

    Cette expérience ne se limite pas à la représentation individuelle. World Sport Management a également été associée à l’organisation de matchs et de stages pour des sélections nationales, notamment le Cameroun, le Burkina Faso et le Togo, selon les informations publiées par la presse spécialisée.

    Cette capacité à travailler avec différents acteurs du football constitue un élément important dans un marché devenu extrêmement concurrentiel. Pour un jeune joueur africain, trouver une opportunité ne suffit plus. Il faut pouvoir évaluer le projet sportif, comprendre les engagements contractuels, mesurer les perspectives d’évolution et anticiper les difficultés administratives liées à un transfert international.

    La conformité au cœur du métier d’agent

    La nouvelle réglementation de la FIFA a justement cherché à professionnaliser davantage le secteur. Pour devenir agent de football, un candidat doit notamment satisfaire aux conditions d’éligibilité, réussir l’examen organisé par la FIFA et s’acquitter de la licence annuelle. Le maintien de cette licence suppose également de respecter des obligations de formation continue et de déclaration.

    Dans ce contexte, la connaissance du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ), des règles relatives aux contrats et des mécanismes de transfert devient déterminante. L’agent n’est plus seulement celui qui met un joueur en relation avec un club. Il intervient dans un environnement juridique et financier où la moindre erreur peut avoir des conséquences importantes.

    La FIFA définit d’ailleurs l’agent de football comme une personne licenciée chargée de fournir des services au bénéfice de joueurs, entraîneurs, clubs, ligues ou associations membres dans le cadre de transactions. Ces transactions peuvent concerner l’emploi d’un joueur, son enregistrement, son transfert ou encore la modification de ses conditions contractuelles.

    Cette professionnalisation rejoint la philosophie affichée par Hugues Rhodes : sécuriser les parcours plutôt que rechercher uniquement des signatures rapides.

    Des garde-fous pour protéger les joueurs

    L’une des grandes difficultés du football africain réside dans la fragilité de certains jeunes joueurs face aux intermédiaires qui leur promettent une carrière européenne ou internationale. La FIFA a donc renforcé les mécanismes destinés à protéger les acteurs les plus vulnérables.

    Le règlement encadre notamment la représentation des mineurs. Un agent ne peut approcher un jeune joueur ou conclure un accord de représentation avec lui que dans les conditions prévues par les règles de la FIFA et le droit applicable. La représentation d’un mineur nécessite également des exigences spécifiques de formation et d’accréditation.

    Les rémunérations des agents sont elles aussi encadrées par le FFAR. Selon les règles présentées par la FIFA, des plafonds de rémunération sont prévus en fonction de la nature du client et du niveau de rémunération du joueur. Pour un joueur gagnant jusqu’à 200 000 dollars par an, le plafond applicable à certaines catégories de représentation est fixé à 5 %, tandis qu’il descend à 3 % au-delà de ce seuil, avec des règles spécifiques en cas de représentation multiple autorisée.

    Cette logique de transparence vise à limiter les conflits d’intérêts, les pratiques abusives et les arrangements opaques. La FIFA souligne également l’importance de protéger les joueurs, souvent moins expérimentés que les clubs et autres acteurs du marché.

    Une passerelle entre l’Afrique et le reste du monde

    L’ambition affichée par World Sport Management est de connecter les talents africains aux marchés internationaux. Le portefeuille public de l’agence répertorie notamment plusieurs joueurs maliens, nigériens et béninois, illustrant une implantation qui dépasse les seules frontières togolaises.

    L’actualité récente confirme également cette dimension internationale. En juillet 2026, des contacts ont été établis avec Hugues Rhodes dans le cadre du dossier de l’attaquant malien Aboubacar Diakité, alors que le club saoudien Al-Hazem manifestait son intérêt pour le joueur.

    Ce type de dossier illustre la nouvelle géographie du football professionnel. L’Europe demeure une destination majeure, mais l’Arabie saoudite, l’Asie et d’autres marchés développent désormais leurs propres stratégies de recrutement. Pour les agents africains, cette diversification ouvre de nouvelles possibilités, à condition de disposer d’un réseau suffisamment solide et d’une bonne maîtrise des réglementations.

    Construire une carrière, pas seulement un transfert

    Pour Hugues Rhodes, le véritable enjeu semble être là : transformer le potentiel sportif en carrière durable. La mission d’un agent consiste certes à négocier, mais aussi à conseiller, orienter et accompagner.

    Cette approche avait déjà été mise en avant dans des publications consacrées à son parcours. Renouveau 228 décrit ainsi un professionnel qui entend inscrire la gestion de carrière dans une vision de long terme, en associant performance sportive, stabilité financière et réflexion sur l’avenir du joueur.

    Son nom apparaît par ailleurs dans les archives du football togolais depuis plusieurs années. En 2013, il intervenait déjà publiquement comme agent dans un dossier concernant le joueur togolais Sapol Mani et son différend avec le CA Batna, preuve d’une présence ancienne dans le circuit du football professionnel africain.

    Vingt-trois ans après la création de World Sport Management, Hugues Rhodes cherche ainsi à inscrire son activité dans une nouvelle phase du football africain : celle d’un marché plus réglementé, plus internationalisé et davantage tourné vers la professionnalisation.

    Dans cet environnement, la licence FIFA, la connaissance des textes, le réseau international et l’accompagnement personnalisé peuvent constituer des avantages importants. Mais le défi demeure entier : faire en sorte que les nombreux talents africains ne soient plus seulement considérés comme des joueurs à exporter, mais comme des professionnels dont les carrières doivent être construites, protégées et valorisées sur le long terme.

  • CAN 2032 et 2036 : la Guinée passe officiellement à l’offensive

    CAN 2032 et 2036 : la Guinée passe officiellement à l’offensive

    Conakry veut accueillir pour la première fois de son histoire la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations et vient de formaliser sa candidature pour les éditions 2032 et 2036.

    La Guinée se positionne officiellement pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2032 et 2036. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a signé, jeudi 20 août à Conakry, la demande de candidature du pays, à l’issue d’une réunion de travail consacrée à ce dossier. L’information a été confirmée par la Primature guinéenne et relayée par plusieurs médias.

    Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de positionner la Guinée parmi les pays africains capables d’accueillir de grandes compétitions internationales. Selon le gouvernement, le pays dispose désormais d’un « dossier solide », élaboré à partir d’une analyse des exigences liées à l’organisation d’un événement sportif de cette envergure.

    Un défi historique pour Conakry

    La candidature revêt une dimension particulière pour le football guinéen. La Guinée n’a encore jamais accueilli une phase finale de la CAN. Le Syli national n’a par ailleurs pas participé aux deux dernières éditions de la compétition, ce qui donne à cette ambition un double enjeu : renforcer les infrastructures sportives et replacer le pays au cœur du football continental.

    La Confédération africaine de football (CAF) a ouvert en juillet la procédure de candidature pour les éditions 2028, 2032 et 2036. L’instance précise que les dossiers sont soumis à un processus d’évaluation présenté comme transparent et conforme aux meilleures pratiques internationales.

    Une CAN désormais quadriennale

    Après la CAN 2025 organisée au Maroc, le tournoi se déplacera en Afrique de l’Est en 2027, avec une organisation conjointe du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda, du 19 juin au 17 juillet.

    À partir de 2028, la CAN sera organisée tous les quatre ans. Cette réforme vise notamment à rapprocher son calendrier de celui des grandes compétitions internationales de la FIFA.

    La Guinée devra désormais défendre son projet face aux autres candidatures, avec l’objectif de décrocher une première historique.

  • Hiroki Sakai prépare son après-carrière en reprenant ses études

    Hiroki Sakai prépare son après-carrière en reprenant ses études

    À 36 ans, l’ancien défenseur de l’OM conjugue football de haut niveau et reprise des études, un choix qui en dit long sur sa vision de l’après-carrière.

    Un MBA en parallèle du football

    Les crampons aux pieds, mais aussi les livres dans le sac. À 36 ans, Hiroki Sakai a décidé de reprendre ses études tout en poursuivant sa carrière de footballeur professionnel. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui capitaine d’Auckland FC en Nouvelle-Zélande, vient d’intégrer l’Université technologique d’Auckland (AUT), où il prépare un MBA à temps partiel.

    L’annonce de son arrivée n’est pas passée inaperçue. Sur les réseaux sociaux, l’université a présenté le défenseur japonais comme un étudiant pas tout à fait comme les autres. Sa présence dans les couloirs de l’établissement a d’ailleurs suscité la curiosité de nombreux étudiants, certains n’hésitant pas à le filmer.

    Après avoir porté le maillot de l’OM de 2016 à 2021, avec 185 rencontres disputées, Sakai est retourné au Japon, chez les Urawa Reds, avant de rejoindre Auckland FC en 2024. International japonais à 74 reprises, il arrive désormais à un moment charnière de sa carrière, son contrat avec le club néo-zélandais arrivant à échéance l’été prochain.

    Préparer l’après-carrière

    L’initiative de Sakai rappelle une réalité souvent négligée dans le monde du football : l’argent et la notoriété sont précieux, mais ils ne suffisent pas toujours lorsque les projecteurs s’éteignent. Une carrière professionnelle peut offrir des revenus importants et une grande visibilité, mais elle reste limitée dans le temps.

    Disposer d’une tête bien faite constitue alors un atout majeur. En reprenant ses études, Sakai investit dans ses compétences et prépare une nouvelle étape de sa vie. Son parcours pourrait ainsi inspirer une génération de footballeurs à penser au-delà du terrain.

    À Auckland, le Japonais ne se contente donc plus de diriger ses coéquipiers. Il apprend aussi à préparer son propre avenir.

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