Étiquette : Football

  • À 40 ans, Vozinha s’offre un nouveau défi au Chili avec Colo Colo

    À 40 ans, Vozinha s’offre un nouveau défi au Chili avec Colo Colo

    Révélation de la Coupe du monde 2026, le gardien capverdien Vozinha s’offre un nouveau défi en rejoignant le club chilien Colo Colo à l’âge de 40 ans.

    Le football n’a décidément pas d’âge pour Josimar José Évora Dias, plus connu sous le nom de Vozinha. À 40 ans, le gardien international capverdien vient de franchir une nouvelle étape dans sa carrière en s’engageant avec le géant chilien Colo Colo, quelques semaines seulement après avoir ébloui la planète football lors de la Coupe du monde 2026.

    Alors qu’il se retrouvait sans club au moment d’aborder le Mondial, peu d’observateurs imaginaient que le vétéran deviendrait l’une des révélations du tournoi. Auteur de prestations exceptionnelles face à des sélections de premier plan, Vozinha a multiplié les arrêts décisifs, contribuant au parcours historique du Cap-Vert, qui a tenu tête à l’Espagne avant de pousser l’Argentine jusqu’aux prolongations lors des seizièmes de finale.

    Ces performances ont rapidement attiré l’attention de plusieurs clubs. Après plusieurs jours de négociations, Colo Colo, l’institution la plus titrée du football chilien, a obtenu l’accord du portier capverdien. Selon les informations communiquées par les dirigeants du club, Vozinha doit désormais passer la visite médicale avant sa présentation officielle au stade Monumental. Il a signé un contrat de 18 mois.

    Au-delà de son expérience, le club chilien mise sur le leadership et la sérénité d’un gardien qui compte près d’une centaine de sélections avec les Requins Bleus. Son parcours, construit dans plusieurs championnats – du Cap-Vert à l’Angola, en passant par la Moldavie, Chypre, la Slovaquie et le Portugal – fait de lui l’un des joueurs les plus expérimentés du continent africain.

    Cette signature illustre également une réalité de plus en plus fréquente dans le football moderne : l’âge n’est plus un frein lorsque les performances suivent. À 40 ans, Vozinha prouve qu’un gardien peut encore évoluer au plus haut niveau grâce à son expérience, sa lecture du jeu et sa condition physique.

    Pour Colo Colo, ce recrutement représente autant un renfort sportif qu’un coup médiatique. La popularité du gardien a explosé pendant la Coupe du monde, faisant de lui l’une des figures les plus marquantes du tournoi. Le club chilien espère désormais que cette notoriété se traduira également sur le terrain, où Vozinha aura la mission d’apporter toute son expérience à une équipe ambitieuse sur la scène nationale et continentale.

  • CAN féminine 2026 : le tournoi de la maturité pour le football africain

    CAN féminine 2026 : le tournoi de la maturité pour le football africain

    La CAN féminine réunira 16 nations dans une édition historique appelée à accélérer le développement du football féminin africain tout en consacrant une nouvelle puissance du continent.

    Du 26 juillet au 16 août 2026, le Maroc accueillera une Coupe d’Afrique des nations féminine pas comme les autres. Pour la première fois, 16 sélections nationales prendront part à la phase finale, contre 12 lors des éditions précédentes. Au-delà de la conquête du trophée continental, cette CAN représente un tournant décisif pour le développement du football féminin en Afrique. Les équipes en lice se disputeront également des places qualificatives pour la Coupe du monde féminine 2027, tandis que la sélection championne empochera une récompense record d’un million de dollars.

    Cette édition est d’abord celle de l’ambition. En élargissant le nombre de participants, la Confédération africaine de football (CAF) ouvre la porte à davantage de nations émergentes. Des sélections comme le Cap-Vert, le Malawi ou encore la Tanzanie auront l’occasion de se mesurer aux géants historiques que sont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Ghana ou le Cameroun. Le défi sera de démontrer que le football féminin africain ne se résume plus à quelques puissances traditionnelles, mais qu’il s’enracine progressivement sur l’ensemble du continent.

    Le Maroc, pays hôte, jouera également une partie importante de son image. Après avoir investi massivement dans les infrastructures sportives et organisé plusieurs grandes compétitions continentales, le royaume entend confirmer son statut de référence du football africain. Le succès populaire et organisationnel de cette CAN féminine sera observé de près, alors que le pays poursuit sa stratégie d’accueil des grands rendez-vous internationaux.

    Mais l’enjeu dépasse largement le cadre sportif. La CAN féminine constitue désormais un véritable levier de transformation sociale. Chaque édition contribue à renforcer la visibilité des femmes dans le sport, à encourager les jeunes filles à pratiquer le football et à convaincre les fédérations nationales d’investir davantage dans leurs championnats féminins. Les performances des joueuses africaines sont aujourd’hui suivies bien au-delà du continent, plusieurs d’entre elles évoluant dans les meilleurs clubs européens.

    Reste toutefois un défi majeur : transformer l’engouement suscité par la compétition en un développement durable. Les progrès réalisés pendant quelques semaines devront se prolonger par des investissements dans la formation, les centres de développement, les compétitions nationales et la professionnalisation des clubs. Sans ces efforts, la CAN risque de demeurer une simple vitrine.

    En définitive, cette édition 2026 apparaît comme un véritable test de maturité. Si le spectacle est au rendez-vous, si les stades se remplissent et si les jeunes générations s’identifient aux héroïnes du tournoi, alors le football féminin africain franchira un nouveau cap. Le Maroc offrira le décor, mais ce sont les seize nations qualifiées qui écriront une page importante de l’histoire du sport africain.

  • Coup de tonnerre à la Fecofa : le TAS valide les recours contre l’élection de Véron Mosengo-Omba

    Coup de tonnerre à la Fecofa : le TAS valide les recours contre l’élection de Véron Mosengo-Omba

    Ce qui semblait être une élection sans histoire à la tête de la Fédération congolaise de football (Fecofa) vient de connaître un spectaculaire rebondissement. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a validé les recours introduits par deux anciens candidats à la présidence, jetant une ombre sur l’élection de Véron Mosengo-Omba.

    Un coup de tonnerre dans un ciel serein

    Le football congolais est secoué par une décision inattendue. Alors que l’élection de Véron Mosengo-Omba à la présidence de la Fédération congolaise de football, le 20 mai dernier, semblait avoir définitivement tourné la page des rivalités électorales, le Tribunal arbitral du sport (TAS) vient de relancer le dossier.

    Deux mois après l’élection de Véron Mosengo-Omba à la tête de la Fédération congolaise de football (Fecofa), un véritable coup de tonnerre vient de secouer le football congolais. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a validé les recours introduits par Jean-Claude Mukanya Kabeya, ancien capitaine des Léopards, et Kevin Issa Mutshioko, deux candidats dont les dossiers avaient été écartés avant le scrutin du 20 mai.

    Une élection désormais sous contestation

    Élu sans opposition après être resté le seul candidat en lice, Véron Mosengo-Omba avait entamé son mandat dans un contexte que beaucoup considéraient comme apaisé. Fort de son expérience au sein de la FIFA puis comme secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) entre 2021 et mars 2026, il apparaissait comme l’homme du renouveau pour la Fecofa.

    Mais la validation des recours par le TAS remet aujourd’hui cette élection sous les projecteurs. Même si cette décision ne signifie pas automatiquement l’annulation du scrutin, elle confirme que les griefs soulevés par les deux candidats méritent d’être examinés sur le fond.

    Une affaire à suivre de près

    Cette évolution pourrait redistribuer les cartes au sein du football congolais et prolonger une période d’incertitude institutionnelle. Les prochaines étapes de la procédure seront particulièrement scrutées, tant en République démocratique du Congo que dans les instances du football africain.

    En attendant une décision définitive, ce dossier rappelle que les contentieux électoraux continuent d’occuper une place importante dans la gouvernance des fédérations sportives africaines, où les batailles se jouent désormais autant devant les tribunaux que dans les urnes.

  • AS Gbohloe-Su : les démissions en cascade entretiennent les interrogations autour des Requins Mâles

    AS Gbohloe-Su : les démissions en cascade entretiennent les interrogations autour des Requins Mâles

    Après le départ de Me Alexis Coffi Aquereburu, la démission de Firmin Ajavon, élu pour assurer l’intérim à la présidence de l’AS Gbohloe-Su, prolonge une période de fortes turbulences au sein du club. Si aucun lien ne peut être établi entre ces départs et l’affaire des présumés matches truqués qui a récemment secoué la D1 LONATO, leur succession intervient dans un contexte qui continue d’alimenter les interrogations sur la stabilité des Requins Mâles.

    L’AS Gbohloe-Su des Lacs peine visiblement à retrouver la sérénité. En l’espace de quelques semaines, le club a enregistré deux changements à sa tête. Après la démission surprise de Me Alexis Coffi Aquereburu, Firmin Ajavon, appelé à assurer l’intérim, a lui aussi annoncé, le 14 juillet 2026, son retrait avec effet immédiat.

    Une justification qui interroge

    Dans sa lettre adressée aux membres du Bureau exécutif, Firmin Ajavon explique que sa qualité de membre du Comité exécutif de la Fédération togolaise de football (FTF) est difficilement conciliable avec les fonctions de président par intérim d’un club, en raison des exigences de neutralité et de prévention des conflits d’intérêts.

    Cette explication suscite toutefois des interrogations. En effet, son appartenance au Comité exécutif de la FTF était déjà connue lorsqu’il a accepté de succéder à Me Alexis Coffi  Aquereburu. La question que se posent plusieurs observateurs est donc de savoir pourquoi cette incompatibilité, invoquée aujourd’hui, n’a pas constitué un obstacle au moment de son accession à la présidence par intérim. À ce stade, l’intéressé n’a pas apporté d’autres précisions publiques sur ce point.

    Un contexte qui nourrit les interrogations

    Ces démissions successives interviennent alors que l’AS Gbohloe-Su reste associé, dans l’opinion publique, à l’affaire des présumés matches truqués qui a marqué la fin du championnat de D1 LONATO et sur laquelle les instances compétentes se sont déjà prononcées.

    Sans préjuger des raisons ayant conduit aux différents départs, il est permis de constater que cette succession d’événements contribue à entretenir un climat d’incertitude autour du club. Pour de nombreux observateurs, les Requins Mâles traversent une période de fragilité institutionnelle qui appelle un retour rapide à une gouvernance stable.

    Une chose est certaine, l’AS Gbohloe-Su devra rapidement tourner cette page afin d’éviter que cette instabilité ne continue d’affecter son image et son fonctionnement. Les prochaines décisions des dirigeants seront suivies avec une attention particulière, tant par les supporters que par les acteurs du football togolais.

  • Football : Jayden Adams s’éteint à 25 ans, l’Afrique du Sud sous le choc

    Football : Jayden Adams s’éteint à 25 ans, l’Afrique du Sud sous le choc

    Quelques jours seulement après avoir représenté son pays à la Coupe du monde 2026, le milieu de terrain sud-africain Jayden Adams est décédé, selon plusieurs médias locaux. Les circonstances de sa disparition n’ont pas été rendues publiques.

    Le football sud-africain est frappé par une tragique nouvelle. D’après plusieurs médias sud-africains, Jayden Adams, milieu de terrain de Mamelodi Sundowns et international des Bafana Bafana, est décédé à l’âge de 25 ans, quelques jours après la fin de la Coupe du monde 2026.

    Le joueur avait participé aux trois rencontres de la phase de groupes de la sélection sud-africaine lors du tournoi mondial, contribuant au parcours de son équipe avant son élimination.

    L’annonce de son décès a été confirmée par son mentor, Brendine Johnson, qui s’est dit profondément bouleversé. « Personne ne s’y attendait. J’ai eu une longue conversation avec lui jeudi. Il était très enthousiaste à l’idée de revenir après la Coupe du monde », a-t-il déclaré au média spécialisé Soccer Laduma.

    À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé les circonstances de la disparition du joueur. Les autorités compétentes et les proches de Jayden Adams ne se sont pas encore exprimés publiquement sur les causes de son décès.

    Considéré comme l’un des jeunes talents prometteurs du football sud-africain, Jayden Adams s’était progressivement imposé au sein de Mamelodi Sundowns et avait gagné la confiance du staff technique des Bafana Bafana. Sa disparition suscite une vive émotion dans le monde du football, où de nombreux hommages commencent à affluer sur les réseaux sociaux.

    En attendant d’éventuelles précisions officielles, le football africain pleure la perte prématurée d’un joueur dont la carrière semblait encore promise à un bel avenir.

  • Cody Gakpo frappé par un drame familial en pleine Coupe du monde

    Cody Gakpo frappé par un drame familial en pleine Coupe du monde

    En pleine Coupe du monde, l’international néerlandais d’origine togolaise Cody Gakpo est confronté à un drame familial qui suscite une vive émotion.

    À quelques heures d’un match décisif des huitièmes de finale de la Coupe du monde, l’attaquant néerlandais Cody Gakpo traverse l’une des périodes les plus douloureuses de sa vie. Le joueur de Liverpool et de la sélection des Pays-Bas a annoncé, avec sa compagne Noa van der Bij, la perte de leur futur enfant durant la grossesse.

    « C’est le cœur brisé que nous vous annonçons que notre petit garçon est décédé durant la grossesse. Elijah Raphael Gakpo, aimé pour toujours, notre fils pour toujours », a écrit le couple dans un message empreint d’émotion.

    Dans un second témoignage, Noa van der Bij raconte un moment chargé de spiritualité. Après avoir allumé un cierge à l’église, le couple s’est rendu avec leur fils Samuel dans une aire de jeux où ils ont rencontré un enfant prénommé Elijah. « On ne pouvait espérer plus beau signe de Dieu. Il nous a rappelé que notre petit garçon n’est jamais loin », a-t-elle confié.

    Bien qu’il défende les couleurs des Pays-Bas, Cody Gakpo est d’origine togolaise par ses parents. Depuis le Togo, ces derniers suivent avec émotion le parcours de leur fils durant cette Coupe du monde et continuent de lui apporter leur soutien indéfectible dans cette terrible épreuve. Comme lors des précédentes compétitions internationales, ils demeurent de tout cœur avec lui, espérant le voir trouver la force de surmonter cette douloureuse épreuve tout en poursuivant son aventure sportive.

  • Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Les promesses d’une enquête indépendante sur les allégations de trucage de matchs suscitent l’espoir, mais les Togolais attendent désormais des résultats concrets.

    Le ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, Dr Abdul-Fahd Fofana, est allé plus loin en annonçant la mise en place prochaine d’une commission d’enquête indépendante, en collaboration avec la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Togo. Cette commission devra entendre toutes les parties concernées, examiner les preuves et rendre publiques ses conclusions dans des délais jugés raisonnables.

    L’intérêt manifesté par l’Assemblée nationale dans ce dossier constitue une bonne nouvelle. Les soupçons de manipulation de résultats sont trop graves pour être balayés d’un revers de main ou relégués au rang de simple polémique. Le football togolais, qui cherche à renforcer sa crédibilité, ne peut se permettre que cette affaire soit traitée avec légèreté.

    Reste toutefois une interrogation majeure : cette enquête aboutira-t-elle réellement ? Au Togo, les annonces d’enquêtes se multiplient souvent à la faveur de dossiers sensibles, mais leurs conclusions se font rarement connaître du public. Pour convaincre l’opinion, le gouvernement devra cette fois aller jusqu’au bout de la démarche, publier les résultats de l’enquête et, le cas échéant, sanctionner les responsables. C’est à ce prix que la confiance pourra être restaurée.

  • Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Des sanctions sont tombées, mais elles laissent un goût d’inachevé dans un dossier qui promettait un grand ménage dans le football togolais.

    La montagne a finalement accouché d’une souris. C’est le sentiment qui domine après la décision rendue par la Commission de discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) dans l’affaire des présumées manipulations de matchs ayant entaché les deux dernières journées du championnat D1 LONATO 2025-2026.

    Depuis plusieurs semaines, des enregistrements audio circulaient et laissaient entendre des tentatives d’influence sur l’issue de certaines rencontres décisives du championnat d’élite. Face à l’ampleur de la polémique, le Comité exécutif de la FTF avait saisi sa Commission de discipline afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui menaçait encore davantage la crédibilité du football national.

    Mais dès l’ouverture de l’enquête, certains acteurs du football togolais avaient affiché leur scepticisme. Ils doutaient de la capacité réelle de la Commission de discipline à « secouer l’arbre », autrement dit à aller jusqu’au bout des responsabilités, même si cela impliquait des personnalités influentes du milieu.

    Au final, ces craintes semblent avoir été confirmées.

    Certes, des sanctions ont été prononcées. Kokou Toulassi, président du FC Espoir de Zio, a écopé de six ans d’interdiction d’exercer toute activité liée au football et d’une amende de 500 000 FCFA pour manipulation de match.

    De son côté, Théophile Bola, entraîneur de l’AS Binah, a été suspendu pour une durée totale de cinq ans et six mois. Il devra également payer une amende de 500 000 FCFA et présenter des excuses publiques à la FTF et au public sportif togolais dans un délai de 48 heures.

    En revanche, la Commission a décidé de maintenir les résultats sportifs des deux dernières journées du championnat des 24 et 31 mai 2026, invoquant l’absence de preuves démontrant l’exécution effective du pacte de manipulation.

    Par ailleurs, plusieurs responsables de clubs ont été blanchis. Il s’agit notamment d’Ayikoé Firmin Ajavon, vice-président de l’AS Gbohloe-su, de Pré A. Sébastien, président d’honneur de l’AS Binah, de Hessou Passiwe, président de l’AS Binah, d’Aklisso Amah, président de l’ASCK, de Nabiga Kueviakoe, manager de l’AS Gbohloe-su, et de Kokou Mensah, président de Gomido FC.

    Si la FTF peut se féliciter d’avoir agi, la portée de cette décision suscite déjà de nombreuses interrogations. Pour beaucoup, les sanctions prononcées donnent davantage l’impression de cibler quelques individus sans s’attaquer véritablement au système qui nourrit les soupçons récurrents autour du championnat togolais.

    Cette affaire rappelle d’ailleurs un précédent qui demeure gravé dans les mémoires des supporters. Le 28 mai 2017, lors de la dernière journée du championnat national disputée à Bassar, Gbikinti avait écrasé Maranatha sur le score ahurissant de 11 buts à 0. Ce résultat avait immédiatement provoqué une vague d’indignation et un parfum de scandale avait envahi le football togolais.

    Là aussi, une enquête avait été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette rencontre aux allures surréalistes. Mais au bout du compte, aucune décision forte ni véritablement courageuse n’avait émergé.

    Près de dix ans plus tard, le scénario semble se répéter. Une fois encore, les soupçons de manipulation secouent le football national, des enquêtes sont diligentées, des sanctions sont prononcées, mais le sentiment d’impunité persiste.

    Au-delà des individus concernés, c’est surtout la crédibilité des institutions qui est en jeu. Car un football qui peine à convaincre sur sa capacité à sanctionner fermement les dérives s’expose à une perte progressive de confiance de ses supporters, de ses partenaires et des acteurs eux-mêmes.

    La possibilité de recours devant la Commission de recours de la FTF reste ouverte pendant dix jours. Mais une question demeure : le football togolais est-il véritablement prêt à mener le combat contre les manipulations jusqu’au bout, quels qu’en soient les auteurs ? Pour l’instant, beaucoup ont déjà leur réponse.

  • Seize ans après, le destin réunit encore le Mexique et l’Afrique du Sud

    Seize ans après, le destin réunit encore le Mexique et l’Afrique du Sud

    Seize ans après leur nul historique en ouverture du Mondial 2010, le Mexique et l’Afrique du Sud se retrouvent pour lancer la Coupe du monde 2026 dans un duel chargé de symboles.

    Le football a parfois le sens du symbole. Seize ans après avoir ouvert la Coupe du monde 2010 à Johannesburg, le Mexique et l’Afrique du Sud se retrouvent pour lancer l’édition 2026 dans une affiche chargée d’histoire et d’émotion. Ce duel, qui avait marqué le début du premier Mondial organisé sur le continent africain, renaît aujourd’hui avec une dimension particulière : celle d’un rendez-vous entre deux nations dont les trajectoires se croisent à nouveau sur la plus grande scène du football mondial.

    Le 11 juin 2010, au Soccer City de Johannesburg, le monde découvrait l’ambiance unique des vuvuzelas et l’enthousiasme d’un peuple fier d’accueillir la planète football. Ce jour-là, l’Afrique du Sud et le Mexique s’étaient quittés sur un match nul (1-1). Le but spectaculaire de Siphiwe Tshabalala reste encore gravé dans les mémoires comme l’un des moments iconiques de cette Coupe du monde. Malgré cette entame prometteuse, les Bafana Bafana deviendront la première nation hôte de l’histoire à être éliminée dès le premier tour.

    En 2026, le contexte est différent, mais l’enjeu symbolique demeure. Le Mexique, l’un des pays coorganisateurs du tournoi avec les États-Unis et le Canada, bénéficie cette fois de l’avantage du terrain. Fort de son expérience régulière des phases finales de Coupe du monde, « El Tri » entend démarrer la compétition avec ambition et confirmer son statut de puissance incontournable de la CONCACAF.

    Face à lui, l’Afrique du Sud veut écrire une nouvelle page de son histoire. Longtemps absente des sommets du football mondial, la sélection sud-africaine voit dans ce match une occasion unique de rappeler qu’elle reste une nation capable de rivaliser avec les meilleures lorsqu’elle est portée par l’événement.

    Au-delà du résultat, cette rencontre d’ouverture apparaît comme un clin d’œil de l’histoire. Elle relie deux époques du football mondial : celle de Johannesburg 2010, symbole de l’émergence africaine, et celle de 2026, qui consacre l’expansion d’un tournoi désormais planétaire.

    Si le match de 2010 avait offert un spectacle riche en émotions et en souvenirs, celui de 2026 porte la promesse d’un nouveau chapitre. Entre nostalgie et ambition, Mexicains et Sud-Africains ont rendez-vous avec leur passé, mais surtout avec leur avenir. Le Mondial ne pouvait rêver meilleure affiche pour ouvrir ses portes.

  • Platini contre-attaque : Infantino visé par une plainte explosive

    Platini contre-attaque : Infantino visé par une plainte explosive

    Onze ans après le scandale qui a brisé son rêve de présider la FIFA, Michel Platini lance une offensive judiciaire contre Gianni Infantino.

    L’ancien président de l’UEFA, Michel Platini, a déposé ce lundi une plainte contre le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour « dénonciation calomnieuse » et « trafic d’influence ». Cette nouvelle procédure marque une étape majeure dans la bataille judiciaire qui oppose depuis plusieurs années l’ex-capitaine des Bleus aux instances dirigeantes du football mondial.

    Selon un communiqué transmis à l’AFP, la plainte vise également deux anciens responsables de la FIFA. Elle est accompagnée d’une constitution de partie civile, une démarche qui devrait conduire à la désignation d’un juge d’instruction chargé d’examiner les faits dénoncés.

    Michel Platini estime avoir été victime d’un complot ayant entraîné sa chute en 2015, alors qu’il apparaissait comme le grand favori pour succéder à Sepp Blatter à la tête de la FIFA. L’affaire du paiement controversé de deux millions de francs suisses reçu de l’ancien patron de l’instance mondiale avait alors provoqué sa suspension et mis un terme à ses ambitions présidentielles.

    Déjà en 2021, Platini avait déposé une plainte simple dans ce dossier. Celle-ci avait toutefois été classée sans suite en octobre 2025. Avec cette nouvelle offensive judiciaire, l’ancien numéro 10 français entend obtenir toute la lumière sur une affaire qui continue de secouer les coulisses du football international.

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