Étiquette : Football

  • AS Gbohloe-Su : une élection, des ambitions, des soupçons

    AS Gbohloe-Su : une élection, des ambitions, des soupçons

    Élu président de l’AS Gbohloe-Su des Lacs à Aného, Firmin Ajavon prend les commandes d’un club après le départ aussi inattendu que commenté de Maître Alexis Aquereburu.

    L’Association Sportive Gbohloe-Su des Lacs est dans une nouvelle ère depuis ce samedi à Aného. Réunis en assemblée générale élective, ses membres ont porté leur choix sur Firmin Ajavon pour prendre les rênes de l’une des formations les plus emblématiques du football togolais.

    Cette élection intervient dans un contexte particulier marqué par le départ de Maître Alexis Aquereburu, une décision qui a surpris de nombreux supporters, sympathisants et observateurs du football national. Durant son passage, l’ancien président s’est en effet illustré par un engagement constant en faveur du développement du club, contribuant à renforcer sa visibilité et ses ambitions sportives.

    Un départ qui suscite des interrogations

    Dans les travées de l’assemblée comme au sein du public sportif, la décision de Maître Aquereburu de quitter la présidence continue d’alimenter les discussions. Beaucoup peinent à comprendre les raisons d’un départ intervenant alors que plusieurs chantiers étaient encore en cours et que son action était généralement saluée par les supporters.

    Diverses hypothèses circulent dans les milieux sportifs. Certaines sources proches du dossier avancent que l’ancien dirigeant aurait été profondément affecté par des controverses ayant récemment touché l’environnement du football national. Toutefois, aucune déclaration publique de Maître Aquereburu ne permet, à ce stade, d’établir avec certitude les motivations de son retrait.

    Par ailleurs, des allégations de tentative de manipulation de matches font actuellement l’objet d’un examen par les instances compétentes du football togolais. Dans ce contexte, certains observateurs s’interrogent sur un éventuel lien entre cette situation et la décision de l’ancien président. Néanmoins, il convient de souligner qu’aucun élément officiel ne permet d’établir ici également un rapport entre ces événements, ni de tirer quelque conclusion que ce soit concernant les personnes citées dans ce dossier. Toute personne concernée bénéficie pleinement de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision définitive n’a été rendue.

    Une nouvelle ère pour Gbohloe-Su

    Au-delà des interrogations entourant cette transition, l’assemblée générale a surtout consacré l’arrivée d’un nouveau leadership à la tête des Requins Mâles d’Aného. Firmin Ajavon hérite d’un club ambitieux, porté par une base de supporters fidèle et des attentes élevées sur le plan sportif.

    Dans sa première prise de parole après son élection, le nouveau président a affiché sa volonté de poursuivre le travail accompli tout en ouvrant un nouveau chapitre pour la formation des Lacs.

    « Nous recevons cette mission avec humilité, responsabilité et détermination », a-t-il déclaré devant les membres du club. Le nouveau dirigeant entend notamment « préserver les acquis, renforcer l’organisation du club et travailler pour ramener Gbohloe-Su parmi les grandes références du football togolais et continental ».

    Un objectif ambitieux que complète une autre priorité clairement affichée, celle de retrouver rapidement les compétitions africaines. « Nous voulons retrouver l’Afrique et offrir davantage de satisfaction au public sportif », a ajouté Firmin Ajavon.

    À Aného, l’heure est désormais à l’unité et à la mobilisation autour du nouveau bureau dirigeant, appelé à écrire une nouvelle page de l’histoire de Gbohloe-Su des Lacs.

  • 19 ans après, le Togo n’oublie pas le drame de Lungi

    19 ans après, le Togo n’oublie pas le drame de Lungi

    Dix-neuf ans après le crash d’hélicoptère de Lungi en Sierra Leone, qui avait coûté la vie à treize Togolais revenant d’un match des Éperviers, la nation se recueille en mémoire des disparus et renouvelle son devoir de mémoire.

    Le 3 juin 2007 reste gravé dans la mémoire collective togolaise comme l’un des jours les plus sombres de l’histoire du sport national. Dix-neuf ans après la tragédie de Lungi, le pays rend hommage aux treize Togolais disparus dans un crash d’hélicoptère en Sierra Leone.

    Le drame s’est produit quelques heures après la victoire des Éperviers du Togo face à la Sierra Leone (1-0), lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2008. Une partie de la délégation togolaise, composée de responsables sportifs, de journalistes, de supporters et du ministre des Sports de l’époque, Richard Attipoé, avait embarqué à bord d’un hélicoptère assurant la liaison entre Freetown et l’aéroport international de Lungi. L’appareil s’est écrasé à l’approche de sa destination, faisant 22 morts, dont 13 Togolais.

    Parmi les victimes figuraient plusieurs personnalités du football togolais ainsi que des membres de la presse sportive. Aucun joueur de l’équipe nationale ne se trouvait à bord de l’appareil.

    Dix-neuf ans plus tard, la douleur demeure vive dans les familles des disparus. Au fil des années, plusieurs cérémonies de recueillement ont été organisées afin d’entretenir le devoir de mémoire. En 2022, un rituel symbolique d’inhumation a même été organisé à Lomé pour honorer les victimes et permettre aux familles de tourner une page douloureuse de leur histoire.

    Le drame de Lungi reste un symbole de sacrifice et de passion pour le football national. Chaque 3 juin, la nation togolaise se souvient de ces hommes et femmes partis soutenir les Éperviers et qui ne sont jamais revenus.

  • Protégé : FTF : le scandale des intouchables

    Protégé : FTF : le scandale des intouchables

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  • Tempête sur le football togolais

    Tempête sur le football togolais

    Des enregistrements audio attribués à plusieurs acteurs du football togolais alimentent de graves soupçons de manipulations de matchs à l’approche de la dernière journée de D1 Lonato, plongeant le championnat dans une vive polémique.

    À une journée de la fin du championnat de D1 Lonato, le football togolais se retrouve au cœur d’une affaire présumée de manipulation de matchs qui suscite déjà de nombreuses réactions dans le milieu sportif. Des enregistrements audio, largement relayés ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans certains cercles footballistiques, évoqueraient des tentatives d’arrangements autour de rencontres décisives pour le maintien.

    Au centre des discussions figure notamment le FC Espoir, actuellement en difficulté au classement. Dans l’un des audios attribués au président du club, Kokou Toulassi, il serait question d’un supposé accord visant à influencer l’issue d’une rencontre impliquant l’AS Binah. Les conversations, dont l’authenticité n’a pas été officiellement établie par les autorités compétentes, mentionnent également plusieurs personnalités du football togolais.

    Parmi les noms cités figureraient Amah Aklisso, premier vice-président de la Fédération togolaise de football (FTF), ainsi que Firmin Ajavon, membre du Comité exécutif de la FTF et dirigeant de Gbohloe-Su. Selon les propos contenus dans ces échanges sonores, des discussions auraient porté sur des scores précis et des consignes supposées destinées à favoriser certains clubs dans la course au maintien.

    Pour l’heure, aucune preuve judiciaire ou décision disciplinaire ne permet toutefois de confirmer l’existence effective d’un système de matchs truqués. Contactée par plusieurs médias, la Fédération togolaise de football a indiqué ne pas souhaiter commenter des « allégations » en l’absence d’éléments officiellement établis ou de procédures abouties. Une position qui alimente néanmoins les interrogations d’une partie de l’opinion sportive.

    Cette affaire présumée intervient dans un contexte où la crédibilité des compétitions africaines est régulièrement questionnée sur les sujets liés à la gouvernance, à l’arbitrage et à l’intégrité sportive. Au Togo, ces révélations supposées pourraient accentuer la pression sur les instances dirigeantes, appelées par certains observateurs à faire toute la lumière sur ces accusations afin de préserver l’image du championnat national.

    En attendant d’éventuelles investigations ou clarifications officielles, cette polémique jette une ombre sur la fin de saison de D1 Lonato et nourrit un climat de suspicion rarement atteint ces dernières années dans le football togolais.

  • Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Le succès de cette première édition nous honore, mais il nous oblige davantage encore. Car un évènement réussi n’a de valeur durable que s’il ouvre une perspective.

    TRIBUNE DU COMMISSAIRE GENERAL DU FESTIVAL TOGO MEDIA FOOT

    Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Presque un mois après la première édition du festival Togo Media Foot, une conviction s’impose à nous avec encore plus de force : ce que nous avons vécu le 2 mai dernier dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse n’était pas un simple rendez-vous sportif. C’était la démonstration, à ciel ouvert, qu’au-delà des rédactions, des lignes éditoriales et des différents supports, les professionnels des médias togolais peuvent encore se retrouver autour de l’essentiel : la convivialité, la fraternité, le respect mutuel, et le sentiment d’appartenir à une même corporation.

    Lorsque nous avons porté cette initiative, notre ambition était claire. Il ne s’agissait pas seulement d’organiser un tournoi de football. Il s’agissait de créer un espace de respiration pour une profession soumise à la pression permanente de l’actualité, à la fragilité économique des entreprises de presse et à l’usure quotidienne qu’imposent le rythme, l’exposition et les responsabilités du métier. Nous voulions offrir un moment de détente, certes, mais surtout un cadre de rapprochement humain. Presque un mois après, nous pouvons le dire avec humilité : cette ambition a trouvé un écho réel.

    Les chiffres, bien sûr, parlent d’eux-mêmes. Les 33 matchs disputés, la ponctualité et le fair-play des confrères, la mobilisation remarquable des médias publics et privés, les dizaines de buts inscrits, les 8 trophées soulevés et les 55 médailles remises témoignent d’une organisation vivante, suivie et pleinement investie par les participants. Le sacre de l’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) face à Radio Carré Jeunes (RCJ), de même que le trophée Fair-play remporté par l’équipe du Ministère de la Communication, ont donné à cette journée des images fortes et des repères symboliques. Mais, au fond, l’essentiel n’était pas dans le palmarès.

    Le plus grand trophée : une corporation qui se retrouve

    Le plus important s’est joué ailleurs : dans les poignées de main, dans les sourires échangés entre confrères qui se connaissent parfois sans vraiment se fréquenter, dans les encouragements venus d’une rédaction à une autre, dans cette impression rare de voir la corporation médiatique togolaise se parler autrement que dans l’urgence, la concurrence ou la distance. Pendant quelques heures, nous n’étions ni concurrents, ni « grandes » signatures, ni antennes distinctes. Nous étions un corps professionnel réuni, visible, vivant et solidaire.

    C’est précisément là que réside, selon nous, la portée véritable de Togo Media Foot. La liberté de la presse ne se défend pas uniquement dans les discours, les textes ou les revendications institutionnelles. Elle se fortifie aussi dans la qualité du lien entre celles et ceux qui portent chaque jour l’information. Une presse isolée ou épuisée se fragilise. Une presse qui se connaît, se respecte et se retrouve se renforce. Le football, ce jour-là, n’était qu’un langage commun au service d’une ambition plus grande : retisser de la confiance entre les acteurs d’un même métier.

    Le succès de cette première édition nous honore, mais il nous oblige davantage encore. Car un évènement réussi n’a de valeur durable que s’il ouvre une perspective. C’est pourquoi l’heure n’est pas à l’autosatisfaction. Elle est à la consolidation. Nous devons faire de cette initiative un rendez-vous appelé à grandir, à s’élargir et à s’enraciner dans le paysage évènementiel national. Nous devons surtout en préserver l’esprit initial : l’inclusion, la convivialité, le respect, la cohésion, et la volonté constante de rapprocher les femmes et les hommes des médias.

    Faire de l’exception un rendez-vous attendu

    Cette dynamique n’aurait pas été possible sans l’engagement des rédactions participantes, la disponibilité des institutions qui ont accompagné l’initiative, la présence et le soutien des autorités, l’appui technique et financier des partenaires et sponsors, et la confiance de tous ceux qui ont compris qu’en soutenant Togo Media Foot, ils soutenaient bien plus qu’un tournoi : ils soutenaient une idée simple, mais essentielle, à savoir que le journalisme togolais a besoin de cadres de cohésion autant que de cadres d’expression.

    Pendant que se ferme, peu à peu, ce mois de mai bien occupé par les activités des hommes et femmes des médias cette année dans notre pays, notre gratitude est donc immense. Mais notre responsabilité l’est tout autant. Le vrai défi commence maintenant : transformer ce succès inaugural en tradition utile, faire de l’exception un rendez-vous attendu, et continuer à bâtir, loin des crispations et des cloisonnements, une corporation plus fraternelle, plus respirable et plus forte.

    Au fond, le premier trophée de Togo Media Foot n’a pas été soulevé au coup de sifflet final. Il s’est dessiné dans cette certitude nouvelle : oui, la presse togolaise peut encore faire corps. Et désormais, elle sait qu’elle en est capable.

    Le 2 mai, nous avons montré que cela était possible. L’édition 2 devra prouver que cela peut durer.

    Par Nephthali Messanh LEDY

    Commissaire général du Festival Togo Media Foot

  • Foot : Bè-Dagbuipé relance ses vétérans

    Foot : Bè-Dagbuipé relance ses vétérans

    À Bè-Dagbuipé, un groupe d’anciens footballeurs redonne vie à l’esprit du sport et de la solidarité à travers la création d’un vétéran club qui ambitionne déjà de devenir une référence dans les compétitions de gaillards au Togo.

    Chaque vendredi soir, l’ambiance change sur le terrain de Bè-Dagbuipé. Les projecteurs improvisés éclairent des hommes qui, malgré le poids des années, continuent de courir derrière le ballon avec passion. Depuis environ quatre mois, d’anciens joueurs du quartier se retrouvent régulièrement pour des séances d’entraînement dans une atmosphère conviviale et fraternelle.

    Au-delà du simple plaisir de jouer au football, cette initiative poursuit plusieurs objectifs. Les membres veulent avant tout renforcer les liens entre anciens sportifs du quartier et maintenir une bonne condition physique. Mais surtout, ils souhaitent bâtir une véritable famille autour des valeurs d’entraide, de respect et de solidarité. C’est ce que résume Komlan Sewlenou alias Magalo, son actuel président.

    Pour les initiateurs du projet, le vétéran club doit devenir un cadre où chacun peut trouver du soutien dans les moments difficiles. En cas d’évènement malheureux, les membres entendent se mobiliser pour accompagner leurs camarades et leurs familles. À l’inverse, les heureux évènements comme les mariages, baptêmes, anniversaires ou réussites professionnelles seront aussi célébrés collectivement.

    « Nous voulons créer une union forte entre anciens joueurs. Le football nous rassemble, mais l’objectif va au-delà du sport », confie le président d’honneur Tunde.

    L’organisation du club se structure progressivement. Des responsables ont été désignés afin d’assurer la coordination des entraînements, la mobilisation des membres et la préparation des futures activités. Les rencontres hebdomadaires servent également à discuter du fonctionnement de l’association et des ambitions à moyen terme. Le bureau s’active pour se faire reconnaître officiellement des autorités compétentes, complète Tunde.

    Parmi les grandes priorités figure la participation aux compétitions de vétérans et de gaillards organisées à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Les membres veulent constituer une équipe compétitive capable de représenter dignement Bè-Dagbuipé lors des tournois et rencontres amicales.

    L’objectif est aussi de montrer que le sport peut continuer à jouer un rôle social important même après la carrière active des joueurs. Pour plusieurs habitants du quartier, cette initiative constitue un exemple positif pour la jeunesse, dans un contexte où les cadres de rassemblement communautaire deviennent de plus en plus rares.

    Les anciens joueurs espèrent désormais attirer davantage de membres et obtenir des soutiens pour renforcer leur organisation. L’achat d’équipements, l’amélioration des conditions d’entraînement et la participation aux déplacements figurent parmi les besoins évoqués.

    À Bè-Dagbuipé, le ballon rond redevient ainsi un outil de cohésion sociale. Entre passion du football, esprit de fraternité et ambition sportive, le jeune vétéran club entend écrire une nouvelle page de son histoire, avec la ferme volonté de faire rayonner le quartier sur les terrains de gaillards du Togo.

  • Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Technicien rigoureux et diplômé parmi les plus qualifiés de sa génération, Samuel Ekoé Galé poursuit son ascension sur le continent malgré une reconnaissance encore limitée dans son pays d’origine.

    Candidat au Mali

    Le nom de Samuel Ekoé Galé revient avec insistance dans les cercles du football africain. L’entraîneur germano-togolais fait partie des profils qui suscitent de plus en plus d’intérêt auprès des fédérations en quête de modernité, de discipline tactique et d’une vision de développement durable du football. Dernière illustration en date : sa candidature au poste de sélectionneur des Aigles du Mali, où il figurait parmi les 28 dossiers enregistrés par la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).

    Cette présence dans une liste aussi sélective n’a rien d’anodin. Elle témoigne de la crédibilité grandissante d’un technicien dont le parcours, les qualifications et la méthodologie attirent l’attention bien au-delà des frontières togolaises. Dans un contexte où les sélections africaines recherchent des entraîneurs capables d’allier exigence européenne et compréhension des réalités du football africain, Samuel Ekoé Galé apparaît comme un profil particulièrement intéressant.

    Reconnu pour sa rigueur professionnelle, Samuel Ekoé Galé, titulaire de la Licence UEFA Pro, s’est construit une réputation d’entraîneur méthodique, attaché à l’organisation tactique et au développement des joueurs. Son approche du football repose sur la discipline collective, la lecture du jeu et une gestion humaine souvent saluée par ceux qui ont travaillé à ses côtés.

    L’un de ses principaux atouts demeure son parcours de formation. Le technicien germano-togolais est titulaire d’un des diplômes d’entraîneur les plus prestigieux et les plus exigeants au monde, une certification qui ouvre généralement les portes du très haut niveau. Ce bagage technique lui confère une crédibilité importante dans les processus de recrutement internationaux, notamment pour les sélections nationales.

    Dans le starting-block à la Sierra Leone

    Au-delà des diplômes, Samuel Ekoé Galé bénéficie également d’une culture footballistique hybride. Formé dans un environnement européen reconnu pour son exigence tactique, il possède en parallèle une connaissance des réalités du football africain, de ses défis structurels et de ses spécificités humaines. Un double regard devenu précieux pour de nombreuses fédérations africaines.

    Son nom circule d’ailleurs actuellement dans un autre dossier important : celui de la sélection nationale de la Sierra Leone. Le technicien figure parmi les candidats suivis pour prendre les rênes de l’équipe fanion sierra-léonaise, preuve supplémentaire que son profil continue de gagner en visibilité sur le continent.

    Si Samuel Ekoé Galé attire l’attention à l’étranger, sa situation interpelle cependant au Togo. Beaucoup d’observateurs estiment que le technicien n’est pas encore considéré à sa juste valeur dans son propre pays, malgré ses qualifications et l’intérêt qu’il suscite auprès de plusieurs fédérations africaines.

    Dans un environnement où les compétences locales peinent parfois à être pleinement valorisées, son parcours pose la question de la reconnaissance des entraîneurs togolais formés au plus haut niveau international. Le contraste est d’autant plus frappant que des nations ambitieuses comme le Mali ou la Sierra Leone examinent sérieusement son profil pour leurs équipes nationales.

    À l’heure où le football africain cherche à franchir un nouveau cap, des techniciens comme Samuel Ekoé Galé incarnent une génération capable d’apporter méthode, professionnalisme et vision stratégique. Reste désormais à savoir quelle fédération lui offrira l’opportunité de transformer ce potentiel en projet concret sur un banc de sélection nationale.


  • CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 a été effectué ce mardi en Égypte, lançant officiellement la course vers la phase finale prévue en Afrique de l’Est. Les quarante-huit sélections engagées connaissent désormais leurs adversaires dans une campagne qui s’annonce disputée.

    Réparties en douze groupes de quatre équipes, les nations africaines devront batailler pour décrocher leur qualification. Plusieurs affiches attirent déjà l’attention, notamment dans le groupe C où la Côte d’Ivoire et le Ghana se retrouvent dans une poule très relevée en compagnie de la Gambie et de la Somalie. Après son absence remarquée à la CAN 2025, le Ghana cherchera à retrouver son statut continental.

    Le Maroc, demi-finaliste du Mondial 2022 et l’un des favoris du continent, hérite d’un groupe A abordable avec le Gabon, le Niger et le Lesotho. Le Sénégal, de son côté, croisera une nouvelle fois la route du Soudan dans le groupe J, après leurs précédentes confrontations lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

    Eperviers

    Le groupe I, celui du Togo, attire particulièrement l’attention. Les Éperviers devront affronter l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, la sélection algérienne apparaît comme la favorite naturelle du groupe grâce à son expérience et à la qualité de son effectif. La Zambie reste également un adversaire redoutable, habitué des compétitions continentales et souvent difficile à manœuvrer à domicile.

    Pour le Togo, cette poule représente un défi important mais pas inaccessible. Les Éperviers retrouvent deux adversaires déjà croisés ces dernières années, ce qui pourrait réduire l’effet de surprise. La qualification passera probablement par une bonne gestion des matchs à domicile et une capacité à prendre des points face au Burundi, considéré comme l’équipe la plus abordable du groupe. Face à l’Algérie et à la Zambie, le Togo devra afficher davantage de régularité et d’efficacité offensive pour espérer terminer parmi les deux premières places qualificatives.

    Les premières journées des éliminatoires sont prévues entre septembre et octobre prochains, tandis que la campagne s’achèvera en mars 2027.

    Les groupes des éliminatoires

    • Groupe A : Maroc, Gabon, Niger, Lesotho
    • Groupe B : Égypte, Angola, Malawi, Soudan du Sud
    • Groupe C : Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Somalie
    • Groupe D : Afrique du Sud, Guinée, Kenya, Érythrée
    • Groupe E : RDC, Guinée équatoriale, Sierra Leone, Zimbabwe
    • Groupe F : Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, République centrafricaine
    • Groupe G : Cameroun, Comores, Namibie, Congo
    • Groupe H : Tunisie, Ouganda, Libye, Botswana
    • Groupe I : Algérie, Zambie, Togo, Burundi
    • Groupe J : Sénégal, Mozambique, Soudan, Éthiopie
    • Groupe K : Mali, Cap-Vert, Rwanda, Libéria
    • Groupe L : Nigéria, Madagascar, Tanzanie, Guinée-Bissau
  • Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Le bras de fer judiciaire entre la Fédération Togolaise de Football et deux de ses anciens employés plonge aujourd’hui l’instance faîtière sportive dans une situation financière et administrative délicate.

    C’est une révélation du confrère Togoscoop. La crise qui secoue actuellement la Fédération Togolaise de Football (FTF) trouve son origine dans une série de licenciements intervenus après la restructuration du staff des Éperviers du Togo. Dix ans après l’arrivée du Colonel Guy Akpovy à la tête de l’instance dirigeante du football togolais, l’affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion administrative et sociale de la fédération.

    Élu président de la FTF le 16 février 2016, le Col Guy Akpovy avait hérité d’une fédération fragilisée par plusieurs années de crise. Dans la foulée, l’ancien sélectionneur français Claude Le Roy est recruté avec l’appui des autorités togolaises pour conduire un nouveau projet sportif. Malgré une qualification remarquée à la Coupe d’Afrique des Nations 2017 au Gabon, les résultats sportifs des Éperviers n’ont pas répondu aux attentes, conduisant finalement au départ du technicien français.

    Dans le contexte de cette réorganisation, plusieurs membres du staff technique et administratif de la sélection nationale ont vu leurs contrats interrompus. Les conditions de ces départs ont rapidement suscité des critiques. Parmi les concernés figurent Augustin Améga, ancien officier média des Éperviers, et Pawinam Batema, Team Manager de l’équipe nationale.

    Les deux anciens employés affirment avoir été licenciés sans concertation préalable ni respect des procédures prévues par le Code du travail. Selon Augustin Améga, la notification de rupture de contrat lui aurait été transmise par messagerie électronique alors qu’il était hospitalisé. Les deux hommes dénoncent également plusieurs années de collaboration sans rémunération régulière.

    Après une tentative de règlement à l’amiable restée sans suite, les intéressés saisissent la justice en novembre 2021. Une phase de conciliation est engagée, avant l’ouverture d’une longue procédure judiciaire marquée par plusieurs reports d’audience.

    Le 12 novembre 2024, le tribunal condamne la FTF pour licenciement abusif et ordonne le paiement d’arriérés de salaires ainsi que diverses indemnités. La fédération fait appel de cette décision quelques semaines plus tard. Mais le 8 mai 2026, la Cour d’appel confirme en grande partie le jugement rendu en première instance, rejetant toutefois les demandes de dommages et intérêts formulées par les plaignants.

    À la suite de cette décision, Augustin Améga et Pawinam Batema ont engagé une procédure d’exécution par voie d’huissier. Le vendredi 15 mai 2026, plusieurs comptes bancaires de la FTF ont été bloqués, paralysant temporairement certaines opérations financières de l’institution.

    Selon des sources internes à la fédération, cette situation pourrait compliquer l’organisation de certaines activités, notamment la tenue du prochain congrès financé en partie par une subvention de la FIFA. De son côté, la FTF aurait introduit une opposition à l’exécution de l’arrêt rendu par la Cour d’appel.

    Au-delà du différend entre la fédération et ses anciens employés, cette affaire relance le débat sur les conditions contractuelles et la gestion des ressources humaines au sein des institutions sportives togolaises. Plusieurs observateurs estiment désormais que l’issue de ce dossier pourrait faire jurisprudence pour d’autres employés évoluant dans des situations similaires au sein de la FTF.

  • ASCK vers le titre, le maintien en feu

    ASCK vers le titre, le maintien en feu

    À trois journées du terme, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce explosive, entre une ASCK toute proche du sacre, des places continentales âprement disputées et une lutte pour le maintien plus indécise que jamais.

    À trois journées de la fin de la saison, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce comme un tournant majeur, aussi bien dans la course au titre que dans la lutte pour le maintien. Entre ambitions continentales et survie dans l’élite, les clubs jouent gros dans un sprint final où chaque point peut bouleverser le classement.

    Leader avec six points d’avance, l’ASCK se rapproche d’un nouveau sacre. Les Chauffeurs, invaincus à domicile cette saison, reçoivent Gomido FC avec l’objectif de conforter leur avance. Portés par une solidité défensive remarquable et une efficacité offensive constante à Welou, les hommes de Messan Ametokodo veulent tuer tout suspense. Une victoire les rapprocherait encore un peu plus d’un deuxième titre consécutif, dans une dynamique parfaitement maîtrisée.

    Derrière, l’ASKO a probablement laissé filer ses dernières chances de titre après un nul frustrant face à l’AS Binah. Désormais, les Kondona se concentrent sur la qualification continentale. Ils affrontent l’Étoile Filante dans un duel délicat. De son côté, Unisport FC traverse une période difficile avec trois défaites consécutives et doit se relancer dans le derby Tem face à Semassi, où les enjeux de maintien ajoutent une pression supplémentaire.

    Le bas du classement reste particulièrement serré. Espoir FC et l’AS OTR s’affrontent dans un choc direct pour le maintien, tandis que DYTO FC et l’AC Barracuda se disputent des points précieux dans un derby loméen sous haute tension. L’Entente II et Gbohloe-Su complètent un programme où la moindre erreur pourrait coûter cher, notamment pour des équipes encore sous la menace de la relégation. Les Requins Mâles, en quête de réaction, devront retrouver leur efficacité offensive.

    Entre course au titre, ambitions continentales et lutte pour le maintien, cette journée s’annonce décisive. À l’approche du dénouement, la moindre victoire ou contre-performance pourrait redessiner totalement le classement et sceller le sort de plusieurs clubs engagés dans une fin de saison sous haute tension.


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