Quand le tambour transmet l’âme africaine
A Lomé, l’art musical traditionnel est au cœur de la transmission des valeurs africaines avec la 5è édition d’une formation initiée par TAG’ART, un acteur engagé dans la promotion et la sauvegarde du patrimoine culturel du Berceau de l’Humanité.
À Lomé, la culture africaine continue de vibrer au rythme des tambours et des danses ancestrales. Le Centre culturel « Alodé Kplona Alodè », situé à Nétadi, accueille la 5ᵉ édition de la Formation en art musical traditionnel, une initiative portée par TAG’ART, acteur engagé dans la promotion et la sauvegarde du patrimoine culturel africain.
Placée sous le thème évocateur « Réveillez le rythme en vous », cette formation s’étend sur un mois, avec 12 séances intensives, ouvertes à toutes celles et ceux qui souhaitent renouer avec l’essence même des arts traditionnels africains. Plus qu’un simple apprentissage artistique, cette formation se présente comme un véritable espace de transmission des valeurs africaines fondamentales : le respect des anciens, la solidarité communautaire, la discipline, l’identité culturelle et le vivre-ensemble.

Les modules proposés témoignent de la richesse et de la diversité du patrimoine musical et chorégraphique africain. Les participants sont initiés au djembé, instrument emblématique de la communication et du rassemblement communautaire, à la castagnette, au gong, ainsi qu’à l’aguidahoun, tambour traditionnel profondément enraciné dans les rites et les cérémonies. La danse Agbadja, symbole de cohésion sociale et d’expression collective, occupe également une place centrale dans le programme.
À travers ces disciplines, les apprenants découvrent que l’art traditionnel africain n’est pas un simple divertissement, mais un langage vivant, porteur d’histoire, de spiritualité et de sagesse. Chaque rythme raconte une histoire, chaque pas de danse transmet un message, chaque instrument relie l’individu à sa communauté et à ses ancêtres.
Accessible à 500 francs CFA par séance, cette formation se veut inclusive, favorisant l’accès du plus grand nombre à la culture. Elle illustre une volonté forte de préserver l’identité africaine face aux influences extérieures, tout en adaptant la transmission aux réalités contemporaines.
À l’heure où de nombreuses cultures sont menacées par l’oubli, l’initiative de TAG’ART apparaît comme un acte de résistance culturelle et un appel à la jeunesse africaine, celui de se réapproprier ses racines pour mieux construire l’avenir.
Pour toute information, les intéressés peuvent contacter le +228 93 91 84 95.
