Pascal Tigri : 20 millions pour un homme en cavale
Les autorités béninoises ont annoncé une mise à prix de 20 millions de francs CFA pour toute information permettant de localiser et d’arrêter Pascal Tigri, présenté comme le cerveau présumé du coup d’État manqué au Bénin. Une décision forte qui illustre la détermination du pouvoir à faire toute la lumière sur cette affaire à haute portée politique.
Le principal suspect du complot
Selon les informations communiquées par les autorités judiciaires et sécuritaires, Pascal Tigri serait l’un des principaux instigateurs d’un projet visant à renverser les institutions en place. Les enquêteurs le présentent comme l’architecte d’un plan destiné à déstabiliser le régime du président Patrice Talon.
Si les contours exacts du complot restent partiellement confidentiels en raison de l’enquête en cours, les autorités évoquent une organisation structurée et des complicités potentielles. La mise à prix intervient dans un contexte où le suspect serait toujours en fuite.
Une prime pour accélérer son arrestation
La récompense de 20 millions FCFA vise à encourager toute personne disposant d’informations fiables à collaborer avec les forces de sécurité. Les autorités assurent que l’identité des informateurs sera protégée et que la prime sera accordée à toute personne dont les renseignements permettront une arrestation effective.
Ce dispositif traduit une volonté d’impliquer la population dans la préservation de la stabilité nationale. Dans un pays souvent cité pour sa relative stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, la tentative de coup d’État présumée a provoqué une onde de choc.
Une affaire à fort enjeu politique
L’annonce de cette mise à prix intervient alors que le dossier continue d’alimenter le débat public. Entre exigences de fermeté et respect de l’État de droit, les autorités béninoises insistent sur la présomption d’innocence et la nécessité de laisser la justice suivre son cours.
Pour le gouvernement, il s’agit aussi d’envoyer un message clair : toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel sera poursuivie avec la plus grande rigueur.
En attendant l’évolution de l’enquête, l’affaire Pascal Tigri demeure l’un des dossiers sécuritaires les plus sensibles du moment au Bénin, symbole des tensions politiques et des défis liés à la stabilité institutionnelle.
