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  • PURS : 18 milliards pour renforcer la résilience

    PURS : 18 milliards pour renforcer la résilience

    Doté d’un budget conséquent de 18 milliards de FCFA, le PURS marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de gestion des crises humanitaires et sécuritaires.

    Faure Essozimna Gnassingbé a officiellement lancé, le mercredi 25 février 2026, le Plan de réponse conjoint 2026-2027 du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). Dotée d’un budget conséquent de 18 milliards de FCFA, cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de gestion des crises humanitaires et sécuritaires.

    Une réponse structurée aux crises

    Face à la multiplication des défis sécuritaires et aux déplacements forcés de populations dans la sous-région, le Togo renforce son dispositif d’intervention. Le PURS s’inscrit dans une dynamique proactive visant à protéger, stabiliser et accompagner durablement les communautés les plus exposées.

    Le Plan de réponse conjoint 2026-2027 cible directement 433 758 personnes vulnérables, tout en impactant plus de 1,3 million d’individus affectés par les déplacements forcés. L’objectif est clair : apporter une assistance rapide tout en consolidant les bases d’un développement local résilient.

    Trois axes stratégiques prioritaires

    La mise en œuvre du plan repose sur trois piliers essentiels.

    Le premier axe concerne la protection des populations vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes déplacées. Il s’agit de prévenir les risques liés à l’insécurité, aux violences et à la précarité accrue.

    Le deuxième pilier est dédié à l’assistance d’urgence. Il prévoit des interventions rapides en matière d’alimentation, d’abris, d’accès à l’eau potable, de soins de santé et d’éducation. Cette approche vise à répondre immédiatement aux besoins vitaux des communautés affectées.

    Enfin, le troisième axe porte sur le renforcement de la résilience. Au-delà de l’urgence, le PURS ambitionne de soutenir les systèmes locaux, de dynamiser les moyens de subsistance et de consolider les mécanismes communautaires capables de faire face aux chocs futurs.

    Une mobilisation partenariale renforcée

    La réussite du Plan de réponse conjoint repose sur une coordination étroite entre le gouvernement togolais, les agences du Système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers, les organisations non gouvernementales et les collectivités territoriales.

    Selon Coumba D. Sow, représentante du Système des Nations Unies au Togo, ce plan constitue un investissement concret susceptible de transformer durablement les conditions de vie des bénéficiaires. Cette synergie d’actions garantit la cohérence des interventions et optimise l’utilisation des ressources mobilisées.

    Vers une stabilisation durable

    Au-delà de l’urgence humanitaire, le PURS se positionne comme un véritable outil de stabilisation nationale. Il traduit la volonté des autorités togolaises d’anticiper les crises et de structurer des réponses adaptées, durables et inclusives.

    Sous le leadership de Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo affirme ainsi son engagement à consolider la sécurité des communautés et à renforcer leur capacité de résilience face aux chocs. Avec 18 milliards de FCFA mobilisés pour les deux prochaines années, le pays entend non seulement répondre à l’urgence, mais aussi bâtir des bases solides pour un développement plus stable et sécurisé.

  • Félix Tagba : courir pour sauver la planète

    Félix Tagba : courir pour sauver la planète

    Félix Tagba est un journaliste et militant environnementaliste togolais qui a su transformer son engagement personnel en un mouvement citoyen concret et influent.

    Depuis la création de l’association Ecojogging en 2018, ce jeune togolais incarne le lien entre sport, écologie et responsabilité sociale. Sa vision est simple mais puissante : réunir les citoyens autour de l’idée que chaque geste compte pour protéger notre environnement.

    La naissance d’un concept innovant

    L’idée d’Ecojogging est née lors des joggings matinaux de Tagba dans les rues de Lomé, où il constatait l’abondance des déchets plastiques. Plutôt que de rester passif, il a décidé de créer un mouvement où les participants courent ou marchent tout en ramassant les déchets. Ce concept allie activité physique, sensibilisation à l’environnement et engagement citoyen. Rapidement, ce simple geste a trouvé un écho auprès des jeunes, des écoles, des associations et même des entreprises, permettant au mouvement de s’étendre au-delà de la capitale togolaise.

    Ecojogging : un impact concret sur l’environnement

    Sous la direction de Félix Tagba, Ecojogging a permis de collecter plusieurs tonnes de déchets plastiques dans les rues et espaces publics du Togo. Ces déchets sont ensuite triés et recyclés, créant une économie circulaire locale tout en réduisant la pollution et en améliorant le cadre de vie. Chaque séance d’Ecojogging transforme les participants en acteurs du changement, démontrant qu’un geste collectif, même simple, peut produire un impact environnemental tangible.

    Sensibilisation et inclusion sociale

    Ecojogging ne se limite pas au ramassage de déchets. L’association organise des événements régionaux et internationaux, comme la Coupe du monde d’Ecojogging, pour mobiliser plusieurs pays autour de la propreté et du recyclage. Elle collabore également avec des groupes variés, y compris des femmes commerçantes ou des étudiants, combinant protection de l’environnement et promotion du bien-être social. Cette approche inclusive permet de toucher toutes les générations et de créer une conscience écologique durable dans la société.

    Une vision tournée vers l’avenir

    Félix Tagba aspire à ce qu’Ecojogging devienne un mouvement global capable d’inspirer des citoyens partout dans le monde. Son objectif ultime est de voir une société où chacun adopte des comportements responsables, rendant un jour le mouvement superflu, car la protection de l’environnement serait alors intégrée dans la vie quotidienne.

    Un exemple de leadership citoyen

    À travers Ecojogging, Félix Tagba a démontré que le changement commence par l’action individuelle transformée en mouvement collectif. Il incarne la nouvelle génération de leaders africains capables de lier engagement écologique, santé et développement durable. Son action contribue directement aux Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment ceux liés à la santé, à l’assainissement, aux villes durables et à la lutte contre le changement climatique.

    Félix Tagba n’est pas seulement un président d’association : il est un acteur de changement qui transforme le quotidien des citoyens togolais, valorise les déchets plastiques et inspire la jeunesse à agir pour un avenir plus propre et plus durable. Grâce à son initiative, la course devient un outil de sensibilisation, un vecteur de citoyenneté et un moteur de développement durable au Togo et en Afrique.

  • Edouard Akakpo-Lado, l’audace togolaise

    Edouard Akakpo-Lado, l’audace togolaise

    Edouard Akakpo-Lado est devenu l’un des visages les plus inspirants de l’innovation au Togo et, plus largement, en Afrique. Ingénieur en électromécanique, inventeur infatigable et entrepreneur engagé, il incarne l’avenir des jeunes innovateurs africains qui refusent de subir la technologie importée et préfèrent créer des solutions locales adaptées aux besoins réels de leur communauté.

    Né au début des années 1990, Edouard Akakpo-Lado s’intéresse très tôt à la science et à la mécanique. Encore adolescent, il construisait des petits jouets mécaniques, avions, hélicoptères, bateaux, avec des matériaux qu’il achetait lui-même. Cette passion enfantine pour la création allait rapidement se transformer en vocation réelle.

    Un inventeur au service des besoins locaux

    Alors qu’il poursuit des études universitaires en physique, Akakpo-Lado est frustré par l’approche trop théorique de l’enseignement. Il choisit alors de se former en électromécanique, convaincu que c’est par la maîtrise des technologies pratiques qu’il pourra avoir un impact concret.

    Sa réputation commence à se faire connaître en 2012, lorsqu’il met au point Merlinox, une machine multifonction permettant de piler, écraser et râper les noix de palme en quelques minutes. Cette invention vise à alléger les tâches pénibles effectuées par les ménagères et les travailleurs agricoles, qui passent traditionnellement de longues heures à traiter ces produits à la main.

    La machine prend rapidement de l’importance : elle peut produire de l’huile de palme rouge ou blanche, ainsi que d’autres dérivés alimentaires. Rapide, efficace et adaptée au contexte local, Merlinox illustre parfaitement la vision d’Akakpo-Lado — créer des technologies “made in Togo” pour résoudre des problèmes bien réels.

    Une créativité prolifique et diversifiée

    Loin de s’arrêter à Merlinox, Edouard a développé de nombreuses autres machines destinées à optimiser la transformation agroalimentaire. Parmi elles :

    • Araricomax : une décortiqueuse pour arachides, haricots et soja.
    • Tomatomixer : destinée à la transformation de tomates.
    • Conpalmi : un concasseur de noix de palme.
    • Foyeco : un fourneau amélioré écologique qui réduit la consommation de bois.

    Ces inventions ont été conçues non pas dans un laboratoire isolé, mais dans un atelier humble, où chaque pièce et outil, même désuet, est utilisé pour améliorer constamment les prototypes.

    Des ambitions qui dépassent les frontières

    Au-delà de ses réalisations techniques, Edouard Akakpo-Lado est un penseur visionnaire. Il a fondé en 2015 le Centre de Recherche, d’Inventions et d’Innovations Technologiques (CRIIT Lado Concept), une structure dont l’objectif est d’encourager la créativité scientifique et technologique des jeunes au Togo et en Afrique. L’idée est d’insuffler une culture d’innovation qui puisse répondre aux défis du développement local, plutôt que de rester dépendant des technologies importées.

    En 2017, il met aussi sur pied l’Association des Jeunes pour la Promotion des Énergies Renouvelables et le Développement Durable (AJPER2D), qui œuvre pour des solutions respectueuses de l’environnement, notamment dans le domaine des foyers économiques et de la lutte contre la déforestation.

    Reconnaissances et distinctions

    Le travail d’Akakpo-Lado n’est pas passé inaperçu. En 2016, il figure dans la prestigieuse liste des “100 personnalités qui transforment l’Afrique” publiée par Financial Afrik, aux côtés d’éminents leaders africains. Cette reconnaissance souligne non seulement ses réalisations techniques, mais aussi son influence grandissante dans la pensée entrepreneuriale africaine.

    En 2019, il est élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du mérite au Togo, une distinction honorifique qui récompense son engagement au service de la communauté par l’innovation technologique.

    Sa carrière est également marquée par plusieurs prix internationaux, des programmes d’accompagnement d’entrepreneurs africains, et des reconnaissances dans le domaine de l’environnement et du développement durable.

    Un modèle pour les jeunes entrepreneurs africains

    Ce qui distingue Edouard Akakpo-Lado, au-delà de ses inventions, c’est son attitude entrepreneuriale. Il ne se contente pas de créer des machines : il veut créer un écosystème. Un écosystème où les jeunes inventeurs peuvent non seulement concevoir des solutions, mais aussi les produire, les commercialiser et les adapter en continu pour améliorer la vie de leurs communautés.

    Dans un continent où les défis d’accès à la technologie et aux financements restent importants, son exemple montre qu’avec de la passion, de la créativité et de la persévérance, il est possible de transformer de simples idées en outils concrets qui répondent aux besoins du quotidien.

    L’Afrique, source d’innovation

    Pour Edouard, l’innovation africaine ne doit pas imiter ; elle doit s’inspirer des réalités locales. Sa vision est claire : l’Afrique doit produire ses propres technologies, adaptées à ses défis économiques, sociaux et environnementaux, plutôt que d’importer des solutions qui ne prennent pas en compte ces spécificités.

    À travers ses machines, ses projets et son leadership, Akakpo-Lado inspire toute une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs africains qui voient désormais la technologie comme un outil pour transformer leurs communautés, stimuler l’emploi et renforcer l’indépendance technologique du continent.

    Edouard Akakpo-Lado n’est pas seulement un inventeur, il est aussi la preuve vivante que, dans chaque contrainte, il y a une opportunité de créer, d’innover et de redéfinir l’avenir.

  • Koffi et Cindy, enfin unis

    Koffi et Cindy, enfin unis

    C’est une union qui fait vibrer la scène musicale congolaise. Après plus de vingt ans de collaboration artistique et de relation sentimentale, Koffi Olomidé et Cindy Le Cœur ont officialisé leur amour à travers un mariage civil célébré à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

    Une nouvelle page s’ouvre ainsi pour le « Grand Mopao » et celle qui fut longtemps sa choriste vedette avant de devenir sa partenaire de vie.

    Une histoire de fidélité artistique et amoureuse

    La relation entre Koffi Olomidé et Cindy Le Cœur ne date pas d’hier. Entrée dans l’orchestre Quartier Latin au début des années 2000, Cindy s’est progressivement imposée comme l’une des voix féminines majeures du groupe. Sa présence scénique, son timbre suave et sa fidélité à l’artiste ont contribué à forger un duo complice, aussi bien sur scène que dans la sphère privée.

    Durant deux décennies, leur proximité a alimenté les rumeurs, les spéculations et les débats passionnés au sein de l’opinion publique congolaise. Entre démentis, silences stratégiques et apparitions remarquées lors de grands événements, le couple a entretenu un certain mystère.

    Ce mariage vient donc mettre fin aux interrogations : oui, l’histoire était bien réelle, et elle s’inscrit désormais dans un cadre officiel.

    Un mariage symbolique

    La cérémonie civile, organisée dans une ambiance sobre mais élégante, a réuni proches, amis et quelques figures du monde culturel. Si l’événement s’est voulu discret, les images relayées sur les réseaux sociaux ont rapidement enflammé la toile.

    Pour de nombreux fans, cette union représente plus qu’un simple mariage : elle symbolise la consécration d’un amour longtemps exposé aux vents contraires. Cindy Le Cœur, souvent perçue comme l’ombre fidèle du maestro, accède désormais à un statut officiel aux côtés de l’icône de la rumba congolaise.

    Pour Koffi Olomidé, cette union marque également un tournant personnel. Après son divorce prononcé en 2022 avec son ex-épouse Aliya, l’artiste semblait déterminé à clarifier sa situation sentimentale. Ce remariage apparaît ainsi comme une volonté d’assumer publiquement son choix de vie.

    Réactions contrastées

    Comme souvent avec les grandes figures publiques, les réactions sont partagées. De nombreux admirateurs saluent un « amour patient » et félicitent le couple pour cette étape décisive. D’autres, plus critiques, évoquent les polémiques passées entourant la vie privée du chanteur.

    Mais au-delà des débats, une réalité s’impose : Koffi Olomidé demeure une figure incontournable de la musique africaine, et chaque événement de sa vie personnelle prend une dimension médiatique majeure.

    Une nouvelle ère pour le couple

    Au plan artistique, cette officialisation pourrait également renforcer la dynamique du duo. Cindy Le Cœur, déjà bien installée dans le paysage musical congolais, pourrait voir son rôle évoluer davantage, aussi bien dans les productions que sur les grandes scènes internationales.

    Mariés civilement, les deux artistes semblent décidés à écrire un nouveau chapitre, à la fois intime et professionnel.

    Dans un univers où les histoires d’amour résistent rarement à l’épreuve du temps et de la célébrité, Koffi et Cindy choisissent d’afficher leur union au grand jour. Un pari sur l’avenir, sous le regard attentif de tout un continent.

  • Afia Mala, la princesse aux mille voix du Togo

    Afia Mala, la princesse aux mille voix du Togo

    Afia Mala, de son vrai nom Afiwavi Mawulana Catherine Missohou, est une chanteuse togolaise emblématique, surnommée « la Princesse des rives du Mono » pour la richesse, la chaleur et la diversité de sa musique.

    Née à Vogan dans une famille où la musique prenait vie dès l’enfance, Afia Mala a fait ses débuts artistiques dès 1974, marquant les esprits avec sa voix puissante et sa présence scénique. Elle chante dans plusieurs langues (éwé, yoruba, swahili, lingala, français, espagnol…) et mêle habilement rythmes traditionnels africains, zouk, soul, salsa et afro-jazz, créant un son profondément métissé et universel.

    Au fil d’une carrière longue de plusieurs décennies, elle a produit une discographie riche et s’est produite sur de nombreuses scènes internationales.

    Mais la musique n’est pas sa seule scène : Afia Mala est également une femme d’affaires accomplie, investissant notamment dans l’hôtellerie et l’immobilier, et une ambassadrice de marque reconnue.

    Son engagement social se manifeste à travers la Fondation « Vie et Vivre », qu’elle a créée pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables, en particulier l’éducation des enfants, la construction d’écoles et la distribution de fournitures scolaires, ainsi que l’appui aux centres de santé.

    Afia Mala est bien plus qu’une voix. Elle est une icône culturelle, une entrepreneure inspirée et une philanthrope engagée qui met sa renommée au service du bien-être des autres. Afia Mala, la princesse des rives du Mono

    Artiste incontournable de la scène musicale africaine, Afia Mala est bien plus qu’une simple chanteuse : elle est une icône culturelle, femme d’affaires, ambassadrice de marque et militante sociale dont la carrière s’étend sur près d’un demi-siècle. Sa trajectoire exceptionnelle fait d’elle une figure majeure de la culture togolaise et un modèle d’engagement pour les jeunes générations.

    Des racines profondes et une voix précoce

    Née Afiwavi Mawulana Catherine Missohou à Vogan, au Togo, Afia Mala grandit dans une famille où la musique était omniprésente. Fille de Mélanie Lissassi-Missohou, membre d’un ensemble vocal traditionnel de femmes appelé Habobo, elle apprend dès son plus jeune âge à chanter, à composer et à comprendre l’impact social du chant.

    Très tôt, elle se démarque par sa voix chaleureuse, sa présence scénique et sa capacité à toucher les cœurs. À l’école, elle chante lors des manifestations culturelles, et c’est finalement en 1974, devant plus de 4 500 spectateurs au Palais des Congrès de Lomé, qu’elle décide de consacrer sa vie à la musique.

    Une carrière musicale riche et internationale

    Surnommée « La Princesse des rives du Mono », Afia Mala a construit une carrière remarquable en mariant tradition et modernité. Sa musique se distingue par ses influences multiples — allant des rythmes traditionnels togolais et ouest-africains au zouk, à la soul, à la salsa ou encore à l’afro-jazz — et par une palette linguistique impressionnante : elle chante en éwé, yoruba, swahili, lingala, français, anglais et espagnol.

    Elle a sorti plusieurs albums majeurs, dont Djalélé (1979), Lonlon Vevie (1981), Es La Manana (1987), Désir (1989), Prophétie (1995), Angelina (1997), Plaisir (2003), Afia à Cuba (2008) et Identité (2019). Chaque opus reflète une étape de son évolution artistique et son ouverture sur le monde.

    Son œuvre la plus reconnue internationalement est sans doute la chanson « Ten Hompte », qui lui a valu en 1984 le Prix Découvertes de Radio France Internationale (RFI) — une reconnaissance majeure qui l’a propulsée sur la scène mondiale.

    Une femme d’affaires et ambassadrice engagée

    Au-delà de la musique, Afia Mala s’est imposée dans les affaires. Dès la fin des années 1980, elle investit dans l’hôtellerie, l’immobilier et la promotion foncière, non seulement au Togo mais aussi dans des pays comme le Bénin, la France et l’Angleterre — une stratégie qui lui permet de sécuriser son avenir professionnel dans un secteur souvent incertain.

    Elle est également ambassadrice de marque, associant son image et ses valeurs à des produits et des projets culturels, ce qui contribue à renforcer sa notoriété et son impact.

    Une militante sociale au cœur généreux

    La musique n’est pas pour Afia Mala un simple art : c’est un outil de conscience sociale. Très tôt, elle comprend que la notoriété peut servir des causes plus grandes qu’elle-même. C’est ainsi qu’elle fonde en 2006 la Fondation Vie et Vivre, basée à Lomé, dédiée à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, particulièrement des enfants défavorisés.

    La fondation s’investit dans des projets essentiels : construction d’écoles et de bibliothèques, distribution de fournitures scolaires, organisation de camps de vacances, soutien aux centres de santé et aide aux orphelinats. Une de ses actions récentes a permis de célébrer Noël avec des distributions de vivres et de jouets pour des centaines d’enfants, suscitant gratitude et joie dans les communautés bénéficiaires.

    L’héritage d’une vie consacrée à l’art et à l’humain

    Avec près de cinquante ans de carrière, Afia Mala représente une extraordinaire réussite artistique, culturelle et sociale. Elle a su porter haut les valeurs de la musique africaine, tout en créant des ponts avec d’autres traditions et publics à travers le monde. Son engagement pour l’éducation, la culture et les plus démunis fait d’elle une voix singulière qui dépasse les frontières et inspire les générations nouvelles.

    En combinant talent, intelligence, empathie et sens des responsabilités, Afia Mala reste une figure emblématique de la culture togolaise et africaine, une artiste intégrale qui a transformé sa passion en carrière, en influence et en action humanitaire.

  • Foot: Amir Abdou aux commandes des Étalons

    Foot: Amir Abdou aux commandes des Étalons

    Le Amir Abdou est le nouveau sélectionneur du Burkina Faso national football team. La Fédération burkinabè de football (FBF) a officialisé la nomination du technicien franco-comorien, marquant ainsi l’ouverture d’un nouveau chapitre pour les Étalons.

    À quelques mois des prochaines échéances continentales et des qualifications pour la Coupe du monde, ce choix stratégique suscite espoir et curiosité dans le pays des Hommes intègres.

    Un technicien au parcours remarqué

    Âgé d’une cinquantaine d’années, Amir Abdou s’est forgé une solide réputation sur le continent africain. Il s’est particulièrement illustré à la tête des Cœlacanthes des Comores, qu’il a conduits à une qualification historique à la Coupe d’Afrique des nations 2021. Son équipe avait alors marqué les esprits par sa discipline tactique, sa solidarité et sa capacité à rivaliser avec des nations plus expérimentées.

    Connu pour son exigence et son sens de l’organisation, Abdou privilégie un football structuré, basé sur la rigueur défensive et la rapidité en transition. Son approche méthodique et son aptitude à tirer le meilleur d’effectifs parfois limités ont convaincu les dirigeants burkinabè de lui confier les rênes de la sélection.

    Une mission ambitieuse avec les Étalons

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    Le Burkina Faso n’est pas un novice sur la scène africaine. Finalistes de la CAN en 2013 et régulièrement présents dans le dernier carré ces dernières années, les Étalons ambitionnent désormais de franchir un nouveau palier. L’objectif affiché est clair : consolider la place du Burkina parmi les grandes nations du football africain et viser une qualification pour la prochaine Coupe du monde.

    Amir Abdou arrive donc avec une feuille de route exigeante. Il devra composer avec un groupe talentueux, mêlant cadres expérimentés et jeunes joueurs prometteurs. Sa capacité à instaurer une discipline collective et à fédérer autour d’un projet commun sera déterminante.

    Entre attentes populaires et défis structurels

    La nomination d’Amir Abdou intervient dans un contexte où les supporters burkinabè attendent des résultats concrets. Après des campagnes marquées par des performances encourageantes mais parfois irrégulières, l’opinion publique espère une stabilité technique et un cap clair.

    Le nouveau sélectionneur devra également travailler en étroite collaboration avec la Fédération pour optimiser la préparation des matchs, améliorer la gestion des stages et renforcer la cohésion au sein du groupe. La question de la relève et de l’intégration des jeunes talents issus du championnat local constituera aussi un enjeu majeur.

    Un nouveau souffle pour le football burkinabè

    En choisissant Amir Abdou, la Fédération burkinabè de football mise sur l’expérience africaine et la capacité d’adaptation d’un entraîneur qui a déjà prouvé qu’il savait bâtir un collectif compétitif. Les prochaines semaines seront consacrées à la prise de contact avec les joueurs et à la définition d’un projet de jeu.

    Pour les Étalons, l’heure est désormais à la relance. Sous la houlette d’Amir Abdou, le Burkina Faso espère écrire une nouvelle page de son histoire footballistique, portée par l’ambition, la rigueur et la ferveur d’un peuple passionné de ballon rond.

  • 𝐅𝐀𝐂𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐍𝐅𝐋𝐈𝐓𝐒 𝐆𝐄́𝐎𝐏𝐎𝐋𝐈𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 (𝐄́𝐓𝐀𝐓𝐒-𝐔𝐍𝐈𝐒–𝐈𝐒𝐑𝐀𝐄̈𝐋–𝐈𝐑𝐀𝐍), 𝐔𝐍 𝐄́𝐕𝐄𝐈𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐄́𝐋𝐈𝐓𝐄𝐒 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐂𝐀𝐈𝐍𝐄𝐒 𝐄𝐒𝐓 𝐍𝐄́𝐂𝐄𝐒𝐒𝐀𝐈𝐑𝐄

    𝐅𝐀𝐂𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐍𝐅𝐋𝐈𝐓𝐒 𝐆𝐄́𝐎𝐏𝐎𝐋𝐈𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 (𝐄́𝐓𝐀𝐓𝐒-𝐔𝐍𝐈𝐒–𝐈𝐒𝐑𝐀𝐄̈𝐋–𝐈𝐑𝐀𝐍), 𝐔𝐍 𝐄́𝐕𝐄𝐈𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐄́𝐋𝐈𝐓𝐄𝐒 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐂𝐀𝐈𝐍𝐄𝐒 𝐄𝐒𝐓 𝐍𝐄́𝐂𝐄𝐒𝐒𝐀𝐈𝐑𝐄

    Kossigan Kokou-Kpolou, Ph.D., professeur en psychologie à l’Université Laval, à Québec (Canada) et chercheur régulier affilié à plusieurs centres de recherche, dont le Centre interdisciplinaire de recherche sur l’Afrique et le Moyen-Orient (CIRAM) et l’Observatoire de Psychologie, des Conflits Armés et des Violences Intergroupes (Psycavi), appelle à “un éveil des élites africaines…face aux conflits géopolitiques (Etats-Unis-Israël-Iran).”

    Dans la nuit du 27 au 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé conjointement des attaques aériennes contre l’Iran. Baptisées « Epic Fury Operation », ces attaques ont été lancées alors même que des négociations diplomatiques étaient encore engagées. Encore une fois, une agression militaire, menée sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU et en marge de tout cadre juridique international. Des opérations qualifiées de « frappes préventives », visant des sites militaires et infrastructurels iraniens, auraient causé, selon certaines sources, la mort de dizaines d’élèves d’une école primaire. L’Iran a immédiatement riposté par des contre-attaques sur des positions israéliennes et des bases américaines dans la région.

    𝐔𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐫𝐞𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫𝐞𝐮𝐱 𝐬’𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞, 𝐬𝐮𝐬𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐝’𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐩𝐩𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐬𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐚𝐮 𝐌𝐨𝐲𝐞𝐧-𝐎𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚̀.

    Au plan international, plusieurs gouvernements et organisations appellent à la cessation des hostilités et au retour à la diplomatie. Mais comme toujours, “notre” Union Africaine présentera plus tard un communiqué vague, insipide et lâche.

    Face à ce nouveau conflit, on aurait aimé lire ou entendre les mêmes voix qui, il y a deux mois, se laissaient fasciner par l’intervention militaire américaine au Venezuela questionner aujourd’hui les mêmes logiques. Est-ce encore du réalisme géopolitique ou simplement la loi des puissances impérialistes et expansionnistes ? Une intervention militaire sans mandat, subordonnée à des intérêts géostratégiques, remet en question la cohérence normative des positionnements qui célèbrent tantôt telle ou telle puissance en conflit. La fascination pour une puissance impérialiste, lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’un jugement critique, conduit à 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐄́𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐛𝐚𝐟𝐨𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥.

    En tant qu’élites africaines, nous avons une double responsabilité : 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐮𝐜𝐢𝐝𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐨𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥 𝐜𝐨𝐡𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭, 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐞́𝐭𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞. Nous devons refuser les apparences, questionner les emballements médiatiques et nous affranchir des rhétoriques propagandistes binaires. De cette double exigence dépend 𝒏𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒂𝒄𝒊𝒕𝒆́ 𝒂̀ 𝒇𝒐𝒓𝒈𝒆𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒗𝒐𝒍𝒐𝒏𝒕𝒆́ 𝒅𝒆 𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆, 𝒏𝒐𝒏 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒅𝒐𝒎𝒊𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒎𝒆́𝒅𝒊𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒔𝒖𝒂𝒔𝒊𝒐𝒏, 𝒄𝒂𝒑𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒈𝒖𝒍𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝒅’𝒂𝒓𝒃𝒊𝒕𝒓𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒕𝒆𝒏𝒔𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒈𝒆́𝒐𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒊𝒂𝒍𝒆𝒔.

    𝐋’𝐢𝐦𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐄́𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞̀𝐠𝐞 𝐩𝐚𝐬 : 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐨𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐮𝐱.

    Notre mission n’est pas d’être spectateurs fascinés par des États suprématistes qui, au nom de prétendues destinées messianiques, foulent aux pieds l’inviolabilité des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. Au contraire, il nous revient de contribuer, par la réflexion stratégique et l’action prospective, à 𝐞́𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬, 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐞́𝐠𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐜𝐭𝐚𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐨𝐩𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞𝐬, hypothéquant l’avenir du continent et de sa jeunesse. Nous devons produire des analyses indépendantes, former les consciences, structurer des espaces numériques de débat rationnel, proposer des alternatives africaines crédibles, éclairer les choix géostratégiques par des repères de notre civilisation multiséculaire.

    Être une élite africaine, c’est porter une responsabilité historique : penser avec lucidité et agir avec courage pour la souveraineté de l’Afrique. 𝐋𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭𝐬 𝐠𝐞́𝐨𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐨𝐢𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 ; 𝐢𝐥𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐢𝐧𝐜𝐚𝐫𝐧𝐞𝐫 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́.

    Dr Kossigan Cyrille Kokou-Kpolou

  • Le Togo modernise ses marchés avec l’appui français

    Le Togo modernise ses marchés avec l’appui français

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses marchés traditionnels. Avec le soutien de la France, à travers la société Engineering & Consulting France, le gouvernement lance le projet « Maison des services », une initiative portée par le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique.

    Ce programme ambitionne de transformer en profondeur le fonctionnement des marchés, véritables poumons de l’économie locale, en y introduisant des outils modernes et des services adaptés aux besoins des commerçants et des producteurs.

    Quatre piliers pour structurer la réforme

    Le projet « Maison des services » repose sur quatre axes majeurs. D’abord, l’installation de balances certifiées afin de garantir la transparence des transactions et renforcer la confiance entre vendeurs et clients. Cette mesure vise à mettre fin aux contestations liées aux pesées et à instaurer des pratiques commerciales plus équitables.

    Ensuite, la mise en place d’une plateforme de moulins multiproduits permettra la transformation des produits secs directement au sein des marchés. Cette innovation facilitera la valorisation des denrées agricoles locales, tout en offrant un gain de temps et de compétitivité aux acteurs économiques.

    Troisième composante : l’installation de conteneurs frigorifiques destinés à la conservation des produits périssables. En améliorant les conditions de stockage, le gouvernement entend réduire significativement les pertes post-récolte, un défi majeur pour les producteurs et commerçants.

    Enfin, le projet prévoit un important volet de formation. Les acteurs économiques bénéficieront d’un accompagnement pour s’approprier ces nouveaux outils et renforcer leurs capacités en gestion, en hygiène et en techniques commerciales.

    Moderniser et sécuriser les échanges

    À travers cette initiative, les autorités togolaises affichent un double objectif : moderniser les échanges commerciaux et sécuriser les productions agricoles. « Ce projet va contribuer à moderniser les échanges commerciaux dans nos marchés afin de valoriser davantage nos productions agricoles », a souligné le ministre Badanam Patoki.

    En améliorant la transparence, la transformation et la conservation des produits, le gouvernement espère dynamiser les circuits de distribution locaux et renforcer la compétitivité des filières agricoles.

    Une phase pilote dans le Grand Lomé

    La phase pilote du projet démarrera dans les marchés du Grand Lomé. Cette première étape permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif avant un déploiement progressif sur l’ensemble du territoire national.

    L’initiative s’inscrit dans une logique de partenariat public-privé. Elle réunit institutions publiques et acteurs locaux autour d’un comité technique de suivi chargé de veiller à la bonne mise en œuvre des actions.

    Avec « Maison des services », le Togo entend ainsi faire de ses marchés traditionnels des espaces modernisés, mieux organisés et davantage intégrés aux dynamiques de développement économique du pays.

  • Mort confirmée d’Ayatollah Ali Khamenei, figure centrale de l’Iran

    Mort confirmée d’Ayatollah Ali Khamenei, figure centrale de l’Iran

    Dans un tournant historique, la République islamique d’Iran a confirmé la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, son guide suprême depuis 1989, à l’âge de 86 ans, suite à une offensive militaire conjointe des États-Unis et d’Israël contre des installations iraniennes.

    L’annonce a été faite par les médias d’État iraniens dans la nuit de samedi à dimanche, qui ont qualifié sa disparition de « martyrdom ».

    Sous son autorité, Khamenei a joué un rôle clé dans l’orientation politique, militaire et religieuse du pays pendant plus de 36 ans, consolidant le pouvoir théocratique après la révolution islamique de 1979 et réprimant systématiquement toute opposition interne.

    Le gouvernement iranien a déclaré 40 jours de deuil national et une semaine de jours fériés, même si les circonstances exactes de sa mort restent encore partiellement floues. Les autorités avaient d’abord assuré que Khamenei et d’autres hauts dirigeants étaient en vie et en sécurité, avant d’annoncer officiellement son décès.

    Contexte et conséquences politiques

    Une figure dominante du régime : Khamenei a transformé la République islamique en un système fortement centralisé où le Guide suprême exerce la plus haute autorité sur l’armée, la politique étrangère, le judiciaire et les Gardiens de la révolution.

    Conflits internationaux : Sa politique a été marquée par une hostilité durable envers les États-Unis et Israël, intensifiant le rôle de l’Iran dans les conflits régionaux par le soutien à des groupes alliés comme le Hezbollah ou les milices irakiennes.

    Crise interne : Avant sa mort, l’Iran était déjà secoué par de grandes manifestations contre la vie chère et la répression politique, parfois violentes, ce qui a fragilisé le régime.

    Un vide de pouvoir et une période d’incertitude

    La disparition de Khamenei crée un vide politique important. L’Assemblée des experts, l’organe religieux chargé de choisir son successeur, doit désormais se réunir pour désigner un nouveau guide suprême, un processus qui pourrait déclencher des luttes de pouvoir internes entre les factions conservatrices et militaires du système iranien.

  • Femmes : le Togo brille en Afrique

    Femmes : le Togo brille en Afrique

    Le Togo confirme son ascension en matière de promotion des droits économiques des femmes. Selon le rapport annuel Women, Business and the Law publié le 24 février 2026 par la Banque mondiale, le pays se classe deuxième en Afrique, avec un score global de 79,33 sur 100. Une distinction majeure qui place Lomé parmi les économies les plus engagées du continent en faveur de l’égalité juridique entre hommes et femmes.

    Une performance continentale saluée

    Au-delà de cette deuxième place africaine, le Togo s’impose également comme le premier pays de la CEDEAO, de l’UEMOA et de l’Afrique francophone. Il devance ainsi plusieurs États aux économies et aux populations plus importantes. Le rapport, qui évalue 190 économies à travers le monde, examine les cadres juridiques encadrant la participation des femmes à la vie économique, de l’emploi à la retraite, en passant par l’entrepreneuriat.

    Des avancées juridiques solides

    L’édition 2026 du rapport se veut plus rigoureuse que les précédentes. Pour la première fois, l’étude ne se limite pas à l’analyse des textes de loi : elle prend aussi en compte leur application effective et les dispositifs institutionnels qui les soutiennent. Sur le plan strictement juridique, le Togo affiche des performances remarquables.

    Le pays obtient la note maximale de 100 sur 100 dans quatre domaines clés : la rémunération, le mariage, les actifs et la pension. Autrement dit, la législation togolaise ne prévoit aucune discrimination formelle entre hommes et femmes en matière de salaire, de droits matrimoniaux, de propriété ou de retraite. Le principe « à travail égal, salaire égal » est clairement consacré, tout comme l’égalité dans la gestion des biens et l’accès aux prestations de pension.

    Par ailleurs, le Togo se distingue par l’introduction de mesures favorisant l’aménagement du temps de travail à la demande des salariés, une disposition encore peu répandue en Afrique subsaharienne. Les réformes engagées ces dernières années, notamment dans le secteur de l’emploi et de la garde d’enfants, ont contribué à lever certains obstacles structurels à l’activité professionnelle féminine.

    Liberté de mouvement : un progrès tangible

    Sur la question de la mobilité, le Togo obtient un score de 75 sur 100 en droit. Cette dimension concerne notamment la capacité pour une femme d’obtenir un passeport, de choisir son lieu de résidence ou de se déplacer sans autorisation maritale.

    Plus significatif encore, l’effectivité de ce droit est évaluée à 68,75 sur 100. Ce chiffre reflète une réalité relativement positive sur le terrain, dans un contexte régional où les restrictions informelles demeurent fréquentes. Le contraste est notable et traduit une évolution des pratiques au-delà des textes.

    Des défis institutionnels à relever

    Malgré ces performances encourageantes, des marges de progression subsistent. Les mécanismes de soutien institutionnel n’obtiennent que 31,95 sur 100, révélant des dispositifs d’accompagnement encore fragiles. De même, la perception de l’application concrète des droits atteint 64,54 sur 100, soulignant l’écart persistant entre les réformes légales et leur mise en œuvre quotidienne.

    La Cellule Climat des Affaires reconnaît la nécessité de renforcer ces cadres institutionnels. Les autorités togolaises, pour leur part, assurent vouloir consolider les acquis et accroître la participation des femmes au développement économique national. Si le Togo se positionne aujourd’hui comme un modèle régional, le chantier de l’égalité réelle reste, lui, pleinement ouvert.

Radio Renouveau228

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