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  • En RDC, un tribunal pour traquer les prédateurs de l’État

    En RDC, un tribunal pour traquer les prédateurs de l’État

    Le président congolais Félix Tshisekedi a signé ce week-end une ordonnance créant un tribunal pénal économique et financier. Cette nouvelle juridiction aura pour mission de juger les affaires liées à la corruption, aux détournements de fonds publics et au blanchiment de capitaux. Un parquet spécialisé y sera également rattaché afin de renforcer l’efficacité des poursuites.

    La réforme part d’un constat préoccupant : de nombreux dossiers transmis aux parquets par les services de contrôle ou de renseignement restaient sans suite, faute d’expertise suffisante au sein de la magistrature sur les questions financières complexes. En créant une juridiction spécialisée, les autorités congolaises entendent donc doter la justice d’un instrument plus adapté pour combattre les crimes économiques qui minent l’État.

    Une initiative qui répond à une réalité préoccupante

    Dans un pays comme la République démocratique du Congo, la création d’un tribunal pénal économique et financier peut apparaître comme une nécessité. Depuis des décennies, la corruption et les détournements de fonds publics figurent parmi les maux qui freinent le développement du pays. Les scandales financiers impliquant des responsables publics se succèdent, alimentant une profonde défiance de la population envers les institutions.

    Les rapports d’organisations nationales et internationales dénoncent régulièrement l’ampleur des pertes financières liées à la mauvaise gestion ou aux détournements de ressources publiques. Dans ces conditions, renforcer les capacités de la justice pour traquer les auteurs de crimes économiques apparaît comme une démarche légitime.

    Un tribunal spécialisé pourrait en effet permettre d’accélérer le traitement des dossiers, de mobiliser des magistrats formés aux questions financières et de réduire l’impunité dont bénéficient souvent les auteurs de détournements. S’il fonctionne de manière indépendante et transparente, cet outil judiciaire pourrait contribuer à restaurer la confiance des citoyens et envoyer un signal fort aux gestionnaires des fonds publics.

    L’enjeu crucial de l’indépendance judiciaire

    Mais si l’initiative peut être saluée sur le principe, son efficacité dépendra largement de la manière dont cette juridiction sera utilisée. Dans plusieurs pays africains, les dispositifs de lutte contre la corruption ont parfois été accusés d’être instrumentalisés à des fins politiques.

    L’exemple le plus souvent cité reste celui de l’Opération Épervier lancée au Cameroun sous la présidence de Paul Biya. Officiellement destinée à combattre la corruption au sein de l’État, cette campagne judiciaire a conduit à l’arrestation de plusieurs hauts responsables. Toutefois, de nombreux observateurs ont estimé que cette opération avait parfois servi à écarter ou intimider des personnalités perçues comme de potentiels rivaux politiques.

    Ce précédent alimente aujourd’hui les interrogations sur les mécanismes de lutte contre la corruption dans les régimes où la justice peine encore à affirmer pleinement son indépendance. Si le nouveau tribunal congolais devait être utilisé pour régler des comptes politiques ou neutraliser des adversaires, il risquerait de perdre toute crédibilité.

    Entre espoir et vigilance

    La création du tribunal pénal économique et financier ouvre donc une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption en RDC. Sur le papier, l’initiative constitue une avancée importante dans un pays où les crimes économiques ont longtemps prospéré dans un climat d’impunité.

    Mais pour que cette réforme produise les effets attendus, plusieurs conditions devront être réunies : une véritable indépendance des magistrats, des procédures transparentes et une application équitable de la loi, quel que soit le statut des personnes poursuivies.

    Car la lutte contre la corruption ne peut être efficace que si elle est perçue comme juste et impartiale. Si ce tribunal devient un outil pour traquer les véritables prévaricateurs et protéger les ressources publiques, il pourrait marquer un tournant dans la gouvernance congolaise. Mais s’il se transforme en arme politique, il risque au contraire d’affaiblir davantage la confiance déjà fragile entre l’État et les citoyens.

  • Bénin/Togo : Justice pour Richard Gbédé

    Bénin/Togo : Justice pour Richard Gbédé

    La justice béninoise a tranché dans l’une des affaires criminelles les plus marquantes de ces derniers mois entre le Bénin et le Togo. Le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné, le 10 mars 2026, un ressortissant béninois à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de l’entrepreneur togolais Richard Gbédé. Un verdict lourd qui, sans effacer la tragédie, apporte un début de réponse judiciaire à une affaire ayant profondément ému l’opinion publique dans les deux pays.

    Une affaire qui a choqué deux nations

    Tout commence le 6 décembre 2025 lorsque Richard Gbédé, promoteur de la structure CISA, se rend au Bénin pour rencontrer son partenaire d’affaires, Jeannot Agbanha. L’objectif de ce déplacement est simple : récupérer une somme d’environ cinq millions de francs CFA liée à une activité commerciale menée précédemment au Maroc.

    Mais ce voyage d’affaires va se transformer en drame. Quelques jours après son arrivée, l’entrepreneur togolais disparaît. L’inquiétude gagne alors sa famille et ses proches. Les recherches finissent par conduire à une découverte macabre : son corps sans vie est retrouvé dans un bas-fond à Avlékété, une localité située dans la commune d’Ouidah.

    La nouvelle provoque une onde de choc, tant au Bénin qu’au Togo, où la victime était connue dans les milieux entrepreneuriaux.

    Une enquête aux multiples zones d’ombre

    Très vite, les investigations des autorités béninoises orientent les soupçons vers deux individus : le partenaire d’affaires de la victime, Jeannot Agbanha, et un tradithérapeute présenté comme ayant été sollicité dans le cadre de cette sombre affaire.

    Selon les éléments recueillis au cours de l’instruction, le tradithérapeute aurait été approché afin de provoquer mystiquement la disparition de l’entrepreneur togolais, notamment à travers un accident de la route. À la barre, l’homme a cependant nié toute participation au crime. Il a affirmé avoir refusé la demande et expliqué que son silence pendant plusieurs semaines était motivé par la peur.

    Face aux juges, l’accusé principal a multiplié les versions. Alors que des aveux avaient été consignés durant l’instruction, Jeannot Agbanha a tenté de se rétracter à l’audience. Il a évoqué l’intervention d’un tiers qui aurait commandité l’agression et a même soutenu qu’il avait été attaqué, avec la victime, par des inconnus armés de couteaux.

    Mais ces déclarations ont été jugées peu crédibles par la cour, qui a relevé de nombreuses contradictions dans son récit.

    Un message accablant

    Un élément déterminant a pesé dans la décision des juges : un message envoyé au tradithérapeute dans lequel l’accusé reconnaissait avoir tué son associé. Dans ce message, il affirmait toutefois que l’acte n’était pas prémédité et qu’il s’agissait d’un homicide involontaire.

    Pour la cour, cet élément venait contredire la version présentée à l’audience et renforçait la responsabilité pénale de l’accusé.

    Dans la salle d’audience, la veuve de Richard Gbédé a suivi les débats avec une émotion palpable. À plusieurs reprises, elle est intervenue pour contester certaines déclarations de l’accusé et répondre aux questions de la juge, rappelant la douleur d’une famille confrontée à une perte brutale.

    Un verdict sévère, mais l’affaire n’est pas close

    Au terme du procès, le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné Jeannot Agbanha à trente années de réclusion criminelle. Le tradithérapeute impliqué dans le dossier a, quant à lui, écopé de huit ans de prison.

    Les deux condamnés devront également verser solidairement trente millions de francs CFA à la famille de la victime à titre de dommages et intérêts.

    Le ministère public, qui avait requis la prison à perpétuité contre l’auteur principal et vingt ans contre le tradithérapeute, a annoncé son intention de faire appel. Une décision qui pourrait conduire à un nouveau procès.

    Ainsi, même si la justice a parlé, l’affaire de Richard Gbédé reste encore ouverte, rappelant la fragilité de certaines relations d’affaires et la violence parfois insoupçonnée qui peut s’y dissimuler.

  • Dialogue relancé entre l’État et le secteur privé togolais

    Dialogue relancé entre l’État et le secteur privé togolais

    Le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique a entamé une série de rencontres avec les principales organisations représentatives du secteur privé togolais. Ces échanges marquent une première prise de contact avec les acteurs économiques depuis sa récente prise de fonction et traduisent la volonté des autorités de consolider le dialogue public-privé au service du développement économique.

    Premiers échanges avec les organisations patronales

    À cette occasion, le ministre a reçu successivement une délégation du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo), conduite par son président Coami Tamegnon, une délégation de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) dirigée par Jonas Daou, ainsi qu’une délégation du Groupement des Industries du Togo (GITO), menée par Kossi Amétépé GLE.

    Ces rencontres ont permis d’aborder le rôle stratégique du secteur privé dans la croissance économique nationale, notamment en matière de création de richesse, de développement industriel et de génération d’emplois.

    Les défis du secteur privé au cœur des discussions

    Lors des échanges, les représentants du CNP-Togo ont soulevé plusieurs préoccupations majeures auxquelles les entreprises togolaises sont confrontées. Parmi celles-ci figurent l’accès au financement, la question de la dette intérieure, la compétitivité des entreprises et les défis énergétiques qui affectent la productivité de nombreuses unités industrielles.

    De son côté, l’AGET a rappelé le poids économique de ses membres, qui contribuent à près de 20 % des recettes fiscales nationales et génèrent plus de 13 000 emplois directs. L’organisation a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires, notamment à travers une fiscalité adaptée et des infrastructures performantes.

    Quant au GITO, il a mis l’accent sur l’importance de renforcer le tissu industriel national et de développer de véritables chaînes de valeur afin de favoriser la transformation locale et l’essor des marchés.

    Vers un partenariat renforcé pour la croissance

    Le ministre a salué l’engagement du secteur privé dans le développement du pays et réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir un dialogue permanent avec les acteurs économiques.

    Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui ambitionne de faire du secteur privé un véritable moteur de croissance, tout en renforçant l’attractivité du Togo et en créant un environnement propice aux investissements et aux opportunités économiques.

  • Patrice Neveu dévoile ses premiers Éperviers

    Patrice Neveu dévoile ses premiers Éperviers

    La nouvelle ère des Éperviers du Togo commence à prendre forme. Le nouveau sélectionneur national, Patrice Neveu, a dévoilé sa toute première liste de joueurs convoqués depuis sa nomination à la tête de l’équipe nationale. Une pré-convocation marquée par un mélange de cadres expérimentés et de nouvelles têtes, en vue de la prochaine fenêtre internationale de la FIFA.

    Cette liste intervient quelques semaines seulement après l’arrivée du technicien français sur le banc togolais. Nommé par la Fédération togolaise de football pour reconstruire une sélection compétitive, l’entraîneur s’est engagé pour un projet de trois ans avec pour ambition de redonner aux Éperviers leur place sur la scène africaine.

    Une première étape pour lancer le projet Neveu

    Cette première convocation constitue un moment important pour le sélectionneur français. Elle marque le début concret de son travail avec l’équipe nationale. Après plusieurs années d’expérience sur le continent africain, notamment avec la Guinée, la RD Congo, la Mauritanie ou encore le Gabon, Patrice Neveu est attendu au tournant par les supporters togolais.

    Dans cette pré-liste, on retrouve des joueurs évoluant dans plusieurs championnats européens, africains et asiatiques. Au poste de gardien par exemple, Steven Mensah, Rayann Amedivlo ou encore Yaya Achirafou figurent parmi les portiers retenus. En défense, des éléments comme Dakonam Djene, Josué Homawoo ou Kennedy Boateng devraient constituer l’ossature du secteur défensif.

    Le milieu de terrain n’est pas en reste avec la présence de joueurs comme Kodjo Aziangbé, Dikeni Salifou, Roger Aholou ou encore Etienne Amenyido. En attaque, le sélectionneur mise sur des profils capables de faire la différence, à l’image de Kevin Denkey, Charles Abi, Thibault Klidjé ou encore l’expérimenté Kodjo Fo-Doh Laba.

    Deux matchs pour jauger les Éperviers

    Cette convocation intervient dans le cadre de la prochaine journée FIFA, une période durant laquelle les sélections nationales peuvent disputer des rencontres internationales. Pour les Éperviers, ce rassemblement servira de véritable test pour le nouveau staff technique.

    Au programme, deux matchs amicaux face à la Guinée national football team et au Niger national football team. Ces rencontres permettront au sélectionneur d’observer ses joueurs en situation réelle, d’évaluer leur complémentarité et de poser les premières bases de son projet de jeu.

    Pour Patrice Neveu, ces matchs représentent une étape essentielle afin de mieux connaître son groupe et d’identifier les profils capables de porter la sélection dans les prochaines compétitions.

    Vers un nouveau départ pour le Togo

    Après plusieurs années marquées par des résultats irréguliers et une absence dans certaines grandes compétitions, le football togolais espère tourner une nouvelle page. La mission confiée à Patrice Neveu est claire : reconstruire une équipe disciplinée, compétitive et capable de rivaliser avec les meilleures nations africaines.

    Ces deux matchs amicaux face à la Guinée et au Niger devraient ainsi offrir un premier aperçu du visage des Éperviers version Neveu. Pour les supporters togolais, l’espoir est désormais de voir naître une équipe capable de retrouver l’élan et la fierté qui ont longtemps accompagné la sélection nationale

  • Kangni Alem ressuscite Sylvanus Olympio

    Kangni Alem ressuscite Sylvanus Olympio

    La littérature togolaise s’enrichit d’un nouveau titre. L’écrivain togolais Kangni Alem vient de publier « Olympio », un roman qui plonge dans l’histoire politique et humaine du Togo à travers la figure emblématique de Sylvanus Olympio. Paru aux Éditions Graines de Pensées, l’ouvrage propose une relecture intime d’un destin brisé et d’une nation marquée par l’un des événements les plus tragiques de son histoire.

    À travers cette œuvre, l’auteur explore les zones d’ombre et les souvenirs autour de l’ancien président togolais, assassiné le 13 janvier 1963, premier chef d’État africain victime d’un coup d’État militaire après l’indépendance. Loin d’un simple récit historique, Olympio s’annonce comme une méditation littéraire sur la mémoire, la perte et les promesses inachevées de l’indépendance.

    Un roman entre mémoire familiale et histoire nationale

    Selon la présentation de l’ouvrage, le récit s’ouvre sur une interrogation presque prophétique :
    « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? La nuit est longue, mais le jour vient. »

    Cette phrase prononcée par Sylvanus Olympio avant sa mort donne le ton d’un roman profondément introspectif. Le livre retrace les fragments d’une vie interrompue trop tôt, celle d’un homme devenu symbole d’un espoir national.

    Dans Olympio, la mémoire est reconstituée à travers le regard de Nitout Olympio, neveu du président défunt. À partir d’archives publiques, de souvenirs familiaux et de témoignages de proches, le narrateur tente de recomposer le parcours de cet homme d’État : son enfance, ses années de formation, son mariage avec Dinah Olympio, son ascension politique et la brutalité de sa disparition.

    Peu à peu, le roman dresse un double portrait : celui d’un homme surveillé, confronté aux tensions de son époque, et celui d’une jeune nation en quête de souveraineté et de stabilité. En mêlant récit intime et réflexion politique, l’œuvre interroge la construction de la mémoire collective togolaise.

    Une écriture entre histoire et introspection

    Avec Olympio, Kangni Alem poursuit une démarche littéraire qui traverse l’ensemble de son œuvre : revisiter l’histoire africaine à travers le prisme de la fiction et de la mémoire. L’auteur adopte une écriture sensible et fragmentée qui mêle archives, narration personnelle et réflexion historique.

    Cette approche permet de donner chair aux silences de l’histoire. Le roman explore notamment la douleur des proches, les interrogations d’une génération et les blessures laissées par les bouleversements politiques des premières années d’indépendance.

    Après des romans tels que Esclaves ou Les Enfants du Brésil, où l’auteur abordait déjà les questions de mémoire et d’identité liées à la traite atlantique, Olympio s’inscrit dans la même quête : comprendre le passé pour éclairer le présent.

    Plume majeure du Togo

    Né en 1966 à Lomé, Kangni Alem est l’une des figures importantes de la littérature et du théâtre africains contemporains. Écrivain, dramaturge, traducteur et universitaire, il est également fondateur de l’Atelier Théâtre de Lomé, une compagnie qui a marqué la scène culturelle togolaise.

    Titulaire d’une licence en lettres modernes puis d’un doctorat en littératures comparées, il a enseigné dans plusieurs universités, notamment à l’Université de Lomé et dans des institutions internationales.

    Son œuvre, riche d’une vingtaine de livres, explore les grandes fractures de l’histoire africaine : la mémoire de l’esclavage, les transformations sociales et les contradictions politiques du continent. Parmi ses titres les plus connus figurent Cola Cola Jazz, qui lui a valu le Grand prix littéraire d’Afrique noire en 2003, La Légende de l’assassin ou encore Les Enfants du Brésil.

    Reconnu pour la puissance de son écriture et son regard critique sur l’histoire, Kangni Alem s’impose aujourd’hui comme l’une des voix majeures de la littérature francophone africaine.

    Avec Olympio, Kangni Alem propose bien plus qu’un roman historique. Il invite les lecteurs à revisiter une page fondatrice de l’histoire togolaise et à réfléchir aux héritages politiques et humains laissés par les premières années de l’indépendance.

    À travers cette fresque intime et politique, l’auteur rappelle que la littérature peut être aussi un espace de mémoire, de questionnement et de transmission.

    Dans un pays où l’histoire reste parfois sensible, Olympio apparaît ainsi comme une tentative de dialogue entre passé et présent — un livre qui, comme la phrase inaugurale du roman, rappelle que même lorsque la nuit paraît longue, le jour finit toujours par venir.


  • Pascal Edoh Agbové: décès d’un acteur du développement

    Pascal Edoh Agbové: décès d’un acteur du développement

    La société civile togolaise est en deuil. Le Dr Pascal Edoh Agbové s’est éteint le 10 mars 2026 à Lomé, laissant derrière lui le souvenir d’un homme profondément engagé dans la promotion du développement local, de l’entrepreneuriat et de la gouvernance participative. Il est décédé au CHU Sylvanus Olympio à la suite d’un malaise, suscitant une vive émotion dans les milieux associatifs et professionnels du pays.

    Figure bien connue de la société civile togolaise, Pascal Edoh Agbové s’était imposé au fil des années comme un expert reconnu dans les domaines de la décentralisation, de l’entrepreneuriat et du développement local. Né autour de 1970, il aura consacré une grande partie de sa carrière à accompagner les initiatives communautaires et à promouvoir la participation citoyenne dans les politiques publiques.

    Directeur exécutif de l’ONG Initiative des Jeunes pour le Développement, il s’est illustré à travers de nombreuses actions en faveur de l’autonomisation des jeunes et du renforcement des capacités des organisations communautaires. À travers cette organisation, il œuvrait pour encourager l’esprit entrepreneurial, soutenir les initiatives locales et promouvoir un développement inclusif dans plusieurs localités du Togo.

    En parallèle, il dirigeait également le cabinet de conseil SIM-Afrique, spécialisé dans l’accompagnement des institutions et des organisations dans la conception de stratégies de développement et de politiques publiques. Grâce à ses analyses et à son expertise, il intervenait régulièrement dans les débats publics liés à la gouvernance locale et aux politiques de décentralisation.

    La disparition de Pascal Edoh Agbové intervient à un moment particulier de son parcours. En effet, il venait tout récemment d’être élu président du conseil d’administration de la Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Togo, la principale faîtière des ONG du pays. À peine deux mois après sa prise de fonction, celui qui nourrissait l’ambition de rendre l’organisation « plus forte, plus visible et plus influente » s’en est allé, laissant un projet inachevé et un grand vide dans le paysage associatif togolais.

    Au-delà de ses fonctions, ses proches collaborateurs décrivent un homme de conviction, animé par une forte volonté de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations. Son engagement constant en faveur du développement durable, de la formation des jeunes et du renforcement de la société civile lui a valu le respect de nombreux acteurs du secteur.

    Sa disparition constitue sans doute une perte importante pour le Togo, tant il incarnait une génération d’acteurs déterminés à promouvoir une gouvernance plus participative et un développement plus équitable.

    Alors que les hommages continuent d’affluer de différents horizons, beaucoup espèrent que l’héritage laissé par Pascal Edoh Agbové continuera d’inspirer les initiatives en faveur du développement et de la solidarité au sein de la société togolaise.

  • « Togo Media Foot »: quand les journalistes jouent collectif

    « Togo Media Foot »: quand les journalistes jouent collectif

    À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, une initiative originale et fédératrice s’annonce à Lomé. L’équipe de journalistes D.A FC a officiellement annoncé l’organisation du festival de football baptisé « Togo Media Foot », une compétition sportive destinée aux professionnels des médias. Au-delà du simple tournoi, l’événement se veut un moment de fraternité, de partage et de célébration des valeurs qui fondent la profession journalistique.

    Prévue pour le samedi 02 mai 2026, la première édition du festival se déroulera au Centre Olympafrica Anani Matthia de Lomé, situé non loin du Stade de Kégué. L’événement s’inscrit dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai. À travers ce rendez-vous sportif, les organisateurs entendent offrir aux professionnels des médias un espace de rencontres et de convivialité loin de la pression quotidienne des salles de rédaction.

    Le festival « Togo Media Foot » réunira des journalistes, rédacteurs, reporters, présentateurs, photographes, caméramans et techniciens des médias. Tous auront l’occasion de troquer, le temps d’une journée, micros et claviers contre des crampons pour partager un moment de détente autour du ballon rond. L’initiative rappelle que, derrière les lignes éditoriales et les impératifs de l’information, il existe aussi une communauté humaine qui gagne à se connaître et à se retrouver.

    Selon Nephthali Messanh Ledy, commissaire général du festival, le choix d’organiser cette compétition autour de la Journée mondiale de la liberté de la presse n’est pas anodin. Il s’agit, explique-t-il, de rappeler que la liberté de la presse se nourrit aussi de solidarité et d’unité entre les acteurs de la profession. Dans un contexte où les journalistes travaillent souvent dans des conditions exigeantes, ces moments de cohésion deviennent essentiels pour renforcer les liens entre confrères.

    L’événement poursuit trois objectifs majeurs : renforcer la confraternité entre les acteurs des médias, créer un véritable réseau de networking entre les différentes rédactions et offrir un espace de détente au sein d’une corporation souvent soumise à une forte pression. Dans un secteur où la compétition éditoriale est parfois intense, ces initiatives permettent de cultiver l’esprit de collaboration et de respect mutuel.

    Autre aspect important : la compétition est ouverte à toutes les entreprises de presse basées au Togo, qu’il s’agisse de journaux, radios, télévisions ou plateformes numériques. Les équipes pourront être constituées par rédaction, organisation professionnelle ou même par affinité entre journalistes. Fait notable, aucun frais d’inscription n’est exigé, un choix qui vise à encourager la participation la plus large possible.

    Au-delà du caractère sportif, l’initiative porte un message fort : celui d’une presse togolaise capable de se rassembler autour de valeurs positives. Dans un environnement médiatique en pleine mutation, marqué par les défis économiques, technologiques et professionnels, ces moments de respiration collective sont précieux. Ils permettent de rappeler que le journalisme est aussi une communauté de femmes et d’hommes partageant une mission commune : informer.

    Pour beaucoup d’observateurs, ce festival pourrait devenir, s’il est bien structuré et régulièrement organisé, un rendez-vous incontournable du paysage médiatique togolais. La pérennité d’une telle initiative serait bénéfique non seulement pour la cohésion de la profession, mais aussi pour l’image d’un journalisme capable d’allier rigueur professionnelle et esprit de fraternité.

    Souhaitons donc que cette première édition de « Togo Media Foot » marque le début d’une tradition appelée à durer. Car lorsque les journalistes jouent collectif, c’est toute la profession qui gagne.

  • Maroc : l’après Regragui, un pari risqué avant le Mondial ?

    Maroc : l’après Regragui, un pari risqué avant le Mondial ?

    Le football marocain vit un tournant majeur. À un peu plus de trois mois de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, a officiellement quitté ses fonctions. Une décision qui a surpris de nombreux observateurs, tant l’ancien défenseur international avait marqué l’histoire récente du football marocain.

    Son départ ouvre une nouvelle page avec la nomination de Mohamed Ouahbi, technicien belgo-marocain issu de la formation et récemment sacré champion du monde U20 avec le Maroc. Mais à quelques semaines d’un rendez-vous planétaire, la question demeure : ce changement peut-il fragiliser les ambitions des Lions de l’Atlas ?

    Walid Regragui, l’homme qui a changé l’histoire du Maroc

    Lorsque Walid Regragui prend les rênes de la sélection en août 2022, la mission semble presque impossible. Il est nommé à seulement quelques semaines de la Coupe du monde au Qatar. Peu d’observateurs imaginent alors que le Maroc va écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain.

    Sous sa direction, les Lions de l’Atlas réalisent un parcours légendaire. Ils deviennent la première nation africaine à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde, après avoir éliminé notamment l’Espagne et le Portugal. Morocco national football team devient alors le symbole d’un football africain ambitieux et capable de rivaliser avec les plus grandes nations.

    Mais l’héritage de Regragui ne se résume pas à ce seul exploit. Le technicien a réussi à transformer l’état d’esprit de la sélection marocaine. Discipline tactique, solidarité défensive et confiance dans le collectif deviennent les marques de fabrique de son équipe.

    Les chiffres parlent également en sa faveur. En près de quatre ans, il affiche un bilan impressionnant : 36 victoires en 49 matchs, pour seulement cinq défaites. Une série de 19 victoires consécutives a même été enregistrée entre 2024 et 2025, un record pour une sélection nationale.

    Sous son mandat, le Maroc atteint également la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Malgré la défaite face au Sénégal, le parcours confirme la montée en puissance du football marocain sur la scène continentale.

    Une démission aux multiples raisons

    Pourquoi partir à quelques mois d’un Mondial ? Selon ses propres déclarations, Walid Regragui estime que l’équipe avait besoin d’« une nouvelle vision et d’une énergie différente ». L’entraîneur évoque également la fatigue accumulée après plusieurs années sous une pression constante.

    La défaite en finale de la CAN aurait aussi pesé dans la balance. Le Maroc, pays hôte de la compétition, espérait mettre fin à plusieurs décennies de disette continentale. L’échec a nourri des critiques chez certains supporters, malgré les succès précédents. Quoi qu’il en soit, Regragui quitte son poste avec l’image d’un bâtisseur. Il aura redonné confiance à tout un peuple et replacé le Maroc parmi les grandes nations du football mondial.

    Mohamed Ouahbi, le pari de la continuité

    Pour lui succéder, la Fédération royale marocaine de football a choisi la promotion interne. Le nouveau sélectionneur est Mohamed Ouahbi, entraîneur belgo-marocain de 49 ans. Moins connu du grand public, Ouahbi possède pourtant une solide réputation dans la formation. Ancien technicien du centre de formation d’Anderlecht, il a longtemps travaillé avec les jeunes talents marocains issus de la diaspora.

    Son plus grand fait d’armes reste la victoire du Maroc à la Coupe du monde U20 en 2025 au Chili. Un exploit qui a confirmé la qualité de la nouvelle génération marocaine et qui a convaincu la fédération de lui confier les rênes de l’équipe première.

    Ouahbi se présente comme un entraîneur moderne, attaché à la formation et à la créativité offensive. Il connaît parfaitement plusieurs jeunes joueurs susceptibles de rejoindre la sélection A dans les années à venir.

    Lors de sa nomination, il a promis de travailler « avec détermination, humilité et patriotisme ». Il a également indiqué qu’il ne comptait pas révolutionner l’équipe, mais plutôt s’appuyer sur le travail réalisé par son prédécesseur.

    Autrement dit, le nouveau sélectionneur devra trouver un équilibre délicat : conserver l’héritage de Regragui tout en imposant progressivement sa propre vision.

    Un changement à haut risque avant le Mondial

    Mais la grande interrogation concerne le timing. Changer de sélectionneur à trois mois d’une Coupe du monde reste un pari audacieux. Certes, l’histoire rappelle que Walid Regragui lui-même avait été nommé seulement quelques semaines avant le Mondial 2022… avec le succès que l’on connaît. Mais chaque contexte est différent.

    Ouahbi devra rapidement prendre ses marques, gérer les stars de l’équipe et maintenir la cohésion d’un groupe habitué à un certain mode de fonctionnement. Le Maroc se retrouve en effet dans un groupe relevé pour la prochaine Coupe du monde, avec notamment le Brésil, l’Écosse et Haïti. Le premier match contre la Seleção s’annonce déjà comme un test majeur.

    Le défi est donc immense. Un changement de sélectionneur peut parfois créer un électrochoc positif. Mais il peut aussi provoquer des incertitudes tactiques et psychologiques.

    Le Maroc face à son destin

    Au final, la démission de Walid Regragui marque la fin d’un cycle glorieux pour le football marocain. L’ancien sélectionneur laisse derrière lui une équipe respectée et une génération talentueuse.

    La nomination de Mohamed Ouahbi ouvre désormais une nouvelle ère. Celle d’un entraîneur qui connaît parfaitement la jeunesse marocaine et qui devra rapidement convaincre. Dans trois mois, la Coupe du monde donnera son verdict. Le Maroc parviendra-t-il à confirmer son statut de puissance montante du football mondial ?

    Ou ce changement inattendu à la tête des Lions de l’Atlas risque-t-il de perturber la préparation d’une équipe qui rêve encore d’écrire l’histoire ? Le terrain, une fois encore, aura le dernier mot

  • Littérature: Ayi Hillah signe une odyssée intérieure

    Littérature: Ayi Hillah signe une odyssée intérieure

    L’écrivain togolais Ayi Hillah propose avec Le chemin jusqu’à moi une œuvre profondément introspective qui invite le lecteur à explorer les territoires sensibles de la mémoire, du temps et de l’identité.

    Paru le 1er janvier 2026 aux éditions Le Lys Bleu Éditions, ce livre de 180 pages se présente comme un témoignage intime où l’auteur revisite les traces laissées par les expériences de la vie.

    Dans cet ouvrage, Ayi Hillah ne cherche pas à dérouler un récit autobiographique classique. Il s’éloigne volontairement d’une narration linéaire pour privilégier une écriture de l’intime, faite de souvenirs fragmentés, d’images poétiques et de silences chargés de sens. L’auteur s’attache davantage à la texture émotionnelle des événements qu’à leur chronologie. Ce choix littéraire transforme le livre en une exploration sensible du vécu humain, où chaque souvenir devient un miroir des transformations intérieures.

    La réflexion sur le temps et la mémoire occupe une place centrale dans ce récit. À travers des passages méditatifs, l’écrivain met en lumière les échos du passé et les émotions enfouies qui continuent de façonner l’être. L’écriture, à la fois sobre et délicate, s’inscrit dans une tradition introspective où l’essentiel réside moins dans l’action que dans la perception et la profondeur du regard porté sur soi.

    La préface et l’épilogue jouent un rôle particulier dans l’architecture de l’ouvrage. Dans l’épilogue notamment, l’auteur mobilise la métaphore du train de la vie pour évoquer les rencontres, les séparations et les moments décisifs qui jalonnent une existence. Cette image permet de relier l’expérience personnelle à une dimension universelle : chacun monte à bord, partage un moment du voyage, puis descend à une station différente. Ce passage, empreint de sensibilité, donne au livre une conclusion douce et réfléchie.

    Selon la sociologue et traductrice Ghislaine Lepage, qui signe une lecture critique de l’ouvrage, la force du texte réside précisément dans cette sincérité émotionnelle. L’auteur ne cherche ni l’effet spectaculaire ni la performance narrative. Il privilégie la vérité du regard et l’authenticité des souvenirs. Cette approche confère au livre une dimension profondément humaine.

    Toutefois, cette grande intériorité constitue aussi l’une des limites de l’ouvrage. La narration fragmentée et contemplative peut dérouter les lecteurs habitués à des récits structurés ou à une progression dramatique marquée. Ici, le suspense et les rebondissements laissent place à une lente méditation sur les sentiments, les absences et les traces laissées par le temps.

    Mais c’est précisément cette lenteur qui fait la singularité du livre. Le chemin jusqu’à moi se présente comme une œuvre exigeante, qui demande au lecteur de s’abandonner au rythme de la réflexion et de l’introspection. Ceux qui acceptent cette immersion découvrent un texte d’une grande sensibilité, capable de susciter une véritable résonance intérieure.

    Avec ce récit intime, Ayi Hillah livre ainsi un témoignage fragile et lumineux sur la quête de soi. Une œuvre qui, loin du tumulte des récits spectaculaires, invite simplement à regarder en soi-même et à écouter les voix silencieuses du passé.

  • Amen Assignon : la voix des médias, en quête d’opportunité

    Amen Assignon : la voix des médias, en quête d’opportunité

    Journaliste togolaise, mère et créatrice de contenus, Amen Assignon incarne depuis plus d’une décennie la passion et la résilience du métier de journaliste en Afrique de l’Ouest. Pourtant, derrière un parcours riche de plus de seize années d’expérience dans les médias, se cache aujourd’hui une réalité plus sombre : celle d’une professionnelle expérimentée actuellement au chômage et à la recherche d’une nouvelle opportunité. Son parcours illustre, à lui seul, la précarité persistante du journalisme au Togo et dans de nombreux pays africains.

    Un parcours forgé par la passion du micro

    Rien ne prédestinait véritablement Amen Assignon au journalisme. Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique (série D) au lycée de Tokoin, elle entame des études en sciences avant de se réorienter vers l’anthropologie à l’Université de Lomé. Mais parallèlement à son cursus universitaire, sa passion pour les médias prend rapidement le dessus. Elle commence alors à faire ses premiers pas dans le monde du journalisme tout en poursuivant ses études.

    Ses débuts professionnels se font à Radio KNTB, avant qu’elle ne rejoigne en 2008 la Chaîne du Futur (LCF) où elle se distingue comme journaliste, reporter et animatrice d’émissions culturelles. Elle poursuit ensuite son parcours à City FM, puis à Taxi FM, où elle occupe plusieurs fonctions : reporter, présentatrice de journal et animatrice d’émissions dédiées aux femmes et aux questions sociales.

    Au fil des années, sa voix et son style journalistique s’imposent. Sa voix, souvent décrite comme “semi-rock” et marquante, devient reconnaissable pour les auditeurs et téléspectateurs.

    Une journaliste ouverte sur l’international

    Grâce à son professionnalisme, Amen Assignon élargit progressivement son horizon au-delà des médias locaux. Elle collabore pendant plusieurs années avec la radio internationale allemande Deutsche Welle (DW) entre 2015 et 2021.

    En 2022, elle franchit une nouvelle étape en devenant correspondante au Togo pour VOA Afrique (Voice of America), un média international de référence. À travers ses reportages, elle s’attache à mettre en lumière les initiatives positives du continent et à promouvoir les talents africains.

    Pour elle, le journalisme n’est pas seulement un métier, mais une mission : montrer une Afrique dynamique, créative et capable d’écrire son propre avenir.

    Une professionnelle aux multiples compétences

    Au fil de sa carrière, Amen Assignon a développé une palette de compétences aujourd’hui très recherchées dans les médias contemporains.

    Elle est à la fois : journaliste et reporter de terrain, créatrice de contenus, rédactrice freelance, spécialiste du storytelling, voix-off pour documentaires et productions audiovisuelles et monteuse audio et vidéo.

    Elle s’intéresse particulièrement aux sujets liés au social, au bien-être et au développement, avec la volonté constante de raconter des histoires humaines et inspirantes.

    Le revers du métier : la précarité journalistique

    Malgré cette expérience solide et cette polyvalence, Amen Assignon se retrouve aujourd’hui sans emploi stable, une situation qui reflète un problème plus large.

    Au Togo comme dans plusieurs pays africains, le secteur des médias reste marqué par :

    • des contrats précaires
    • la fermeture ou l’instabilité des organes de presse
    • des salaires souvent faibles
    • un manque de protection sociale pour les journalistes

    La fermeture de certaines chaînes et radios, ou la dépendance économique de nombreux médias, fragilise les carrières. Beaucoup de journalistes expérimentés se tournent alors vers le freelance, la production indépendante ou la création de contenus, parfois sans garantie de revenus réguliers.

    Le cas d’Amen Assignon illustre ainsi une contradiction fréquente dans les médias africains : des talents reconnus, mais peu de structures capables d’offrir une stabilité professionnelle durable.

    Une voix qui cherche un nouveau chapitre

    Aujourd’hui, Amen Assignon se définit comme journaliste freelance et créatrice de contenus, prête à mettre son expertise au service de nouveaux projets médiatiques, institutionnels ou audiovisuels.

    Son parcours témoigne d’une conviction profonde : l’Afrique a besoin de journalistes engagés capables de raconter ses réalités autrement.

    Mais pour que ces voix continuent d’exister, encore faut-il que les conditions du métier permettent à ceux qui l’exercent de vivre dignement de leur travail.

    Contact : +228 90 13 71 64

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