Blog

  • Science en Afrique : l’urgence d’un leadership féminin

    Science en Afrique : l’urgence d’un leadership féminin

    À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, des voix autorisées du monde scientifique africain ont lancé un appel pressant : renforcer la participation des femmes dans la recherche et le développement en matière de santé. Réunis lors d’un webinaire le 12 mars, experts, chercheurs et responsables d’institutions ont dressé un constat sans détour et esquissé des pistes concrètes pour inverser la tendance.

    Un plaidoyer continental pour plus d’équité

    Organisé autour du thème « promouvoir le leadership des femmes dans la recherche et le développement en matière de santé en Afrique : de la politique à l’action », ce webinaire a rassemblé plusieurs organisations engagées, dont Speak Up Africa, Gawani Africa, Les Voix, Africa Center for Health Systems and Gender Justice et Youterus.

    Parmi les intervenants figuraient des personnalités influentes du secteur, notamment la Dr Delese Mimi Darko et la Dr Stellah Bosire. Tous ont insisté sur la nécessité de sensibiliser les décideurs de l’Union africaine, les gouvernements nationaux et les partenaires techniques et financiers à l’importance d’intégrer davantage les femmes dans les sphères scientifiques et décisionnelles.

    L’objectif est clair : faire évoluer les politiques publiques afin de garantir une représentation plus équitable des femmes dans les postes stratégiques liés à la recherche en santé.

    Une sous-représentation persistante

    Malgré leur poids démographique, les femmes restent largement sous-représentées dans les milieux scientifiques africains. Les panélistes ont dénoncé un paradoxe frappant : alors que les femmes constituent une part significative de la population, leur présence dans la recherche demeure marginale.

    Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Sur le plan individuel, le manque de confiance en soi est souvent évoqué. À cela s’ajoutent des contraintes économiques, notamment l’insuffisance de financements pour soutenir les études ou les projets de recherche portés par des femmes.

    Les barrières culturelles ne sont pas en reste. Des stéréotypes de genre profondément ancrés continuent de freiner l’accès des femmes aux carrières scientifiques, perçues à tort comme des domaines masculins.

    Des solutions concrètes pour changer la donne

    Face à ces défis, les experts ont proposé une série de mesures concrètes. Le mentorat apparaît comme un levier essentiel. En mettant en avant des modèles féminins de réussite, il permet de renforcer la confiance des jeunes femmes et de les encourager à s’engager dans les sciences.

    La mise en place de bourses plus inclusives constitue également une réponse pertinente pour lever les obstacles financiers. Par ailleurs, le renforcement des capacités, tant techniques que non techniques, est jugé indispensable pour préparer les femmes à occuper des postes de responsabilité.

    Enfin, les intervenants ont insisté sur l’importance de politiques publiques volontaristes en faveur de la parité. L’instauration de mécanismes garantissant une représentation équilibrée dans les instances scientifiques pourrait accélérer l’émergence d’une nouvelle génération de femmes leaders.

    Oser, ambitionner, transformer

    Au-delà des recommandations, un message fort a été adressé aux femmes africaines : oser. Oser franchir les barrières, nourrir leurs ambitions et relever les défis d’un secteur encore largement dominé par les hommes.

    La Dr Angélique Sene, de l’Institut Pasteur de Dakar, a résumé l’enjeu avec clarté : l’avenir de la recherche scientifique en Afrique dépendra en grande partie de l’engagement des femmes. Pour elle, il est crucial de préparer dès aujourd’hui la relève en encourageant les jeunes filles à embrasser les carrières scientifiques.

    Ce webinaire sonne ainsi comme un appel à l’action collective. Car promouvoir le leadership féminin dans la science, ce n’est pas seulement une question d’égalité : c’est un impératif pour le développement et l’innovation en Afrique.

  • Tata Matina, l’excellence culinaire au service de vos événements

    Tata Matina, l’excellence culinaire au service de vos événements

    Dans le domaine de la restauration événementielle, certains noms s’imposent par la qualité constante de leurs prestations et la satisfaction de leur clientèle. Celui de Tata Matina fait aujourd’hui partie de ces références incontournables à Lomé et au-delà. Restauratrice passionnée, elle a su bâtir en une quinzaine d’années une réputation solide, fondée sur le sérieux, la rigueur et un sens aigu du détail.

    Derrière cette réussite se cache une femme simple, affable et profondément engagée dans son métier. Tata Matina ne se contente pas de cuisiner : elle accompagne chaque client avec écoute et professionnalisme, en veillant à comprendre les besoins spécifiques de chaque événement. Qu’il s’agisse d’un anniversaire, d’un mariage, d’un baptême ou encore de moments plus délicats comme les funérailles, elle apporte la même attention et la même exigence.

    Sa force réside dans sa polyvalence culinaire. À l’aise aussi bien dans la cuisine traditionnelle que moderne, elle propose des mets savoureux, préparés avec soin et dans le respect des goûts locaux comme internationaux. Chaque plat est pensé pour allier qualité, hygiène et présentation irréprochable, garantissant ainsi une expérience gastronomique mémorable pour les convives.

    Installée à Bè-Kpota Kinitimé, Tata Matina a su étendre son savoir-faire bien au-delà de son quartier. Grâce à un service de livraison efficace, elle dessert toute la ville de Lomé ainsi que plusieurs localités de l’intérieur du pays, notamment Kpalimé et Notsè. Une disponibilité qui témoigne de son engagement à répondre aux attentes de sa clientèle, où qu’elle se trouve.

    Mais l’expertise de Tata Matina ne s’arrête pas à la cuisine. Elle propose également des services complémentaires qui font toute la différence lors des événements : dressage de tables élégantes, décoration soignée, et même sonorisation. Une offre complète qui permet aux organisateurs de se décharger du stress logistique et de profiter pleinement de leurs moments.

    Autre atout majeur : ses tarifs défiant toute concurrence. Dans un contexte où le coût des prestations peut rapidement devenir un frein, Tata Matina se distingue en proposant des services accessibles sans jamais compromettre la qualité. Une approche qui lui vaut la fidélité de nombreux clients, séduits par cet équilibre rare entre excellence et prix abordables.

    Parallèlement à ses activités de restauration, elle gère également une boutique d’alimentation générale et commercialise du charbon de bois, en gros comme en détail, renforçant ainsi sa présence dans le quotidien des populations.

    Sa devise, « rapidité, qualité et succès », n’est pas qu’un slogan : c’est une promesse qu’elle honore à chaque prestation. Avec Tata Matina, chaque événement devient une réussite culinaire et organisationnelle.

    Pour toute commande, un seul contact : (+228) 90 39 55 00.

  • Ciment sous contrôle au Togo

    Ciment sous contrôle au Togo

    Le Togo franchit un cap décisif dans la régulation de son secteur de la construction. Le lundi 16 mars à Lomé, le gouvernement a officiellement introduit de nouvelles normes nationales obligatoires pour le ciment, marquant une volonté affirmée d’assainir le marché et de renforcer la qualité des infrastructures.

    Portées par le ministère délégué chargé de la promotion des investissements et de la souveraineté économique, ces normes — baptisées TGN 001, TGN 002 et TGN 003 — encadrent désormais strictement la production, l’importation et la commercialisation du ciment sur le territoire. Elles définissent des exigences précises en matière de composition, de performance et de méthodes d’évaluation des produits, afin de garantir leur conformité.

    Ces référentiels sont le fruit d’un long processus collaboratif impliquant les acteurs du secteur, sous la coordination de la Haute autorité de la Qualité et de l’environnement (HAUQE) et de l’Agence Togolaise de normalisation (ATN). Leur mise en œuvre vise plusieurs objectifs majeurs : améliorer la qualité des matériaux, protéger les consommateurs contre les produits défectueux et renforcer la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés national et international.

    Pour les autorités, l’enjeu est aussi social qu’économique. Le ministre délégué, Arthur Trimua, a rappelé que la construction d’un logement représente pour de nombreux Togolais l’investissement d’une vie. Garantir la fiabilité du ciment devient alors une nécessité pour sécuriser ce patrimoine souvent unique. À travers cette réforme, le gouvernement entend faire de la qualité un pilier de la transformation industrielle du pays, mais aussi un levier de souveraineté économique.

    Au-delà du ciment, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de normalisation du secteur de la construction. Les autorités annoncent déjà l’élaboration prochaine de nouvelles normes, notamment pour le fer à béton, autre composant essentiel des ouvrages.

    Cette réforme pourrait ainsi contribuer à réduire les risques d’effondrement de bâtiments, un problème récurrent dans plusieurs pays de la région, souvent lié à l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité. Elle envoie également un signal fort aux opérateurs économiques : désormais, la conformité ne sera plus une option, mais une obligation.

    Avec ces nouvelles règles, le Togo affiche clairement son ambition de bâtir sur des bases solides, au sens propre comme au figuré.

  • Albinisme au Togo : la lumière enfin faite

    Albinisme au Togo : la lumière enfin faite

    Longtemps reléguée dans l’ombre, la question de l’albinisme au Togo connaît une avancée majeure. Une étude cartographique inédite, réalisée par le Centre Africain de Recherche en Épidémiologie et en Santé Publique avec l’appui de la Fondation Pierre Fabre, vient lever un coin du voile sur la réalité des personnes atteintes de cette condition génétique dans le pays.

    Pour la première fois, le Togo dispose de données fiables et détaillées sur la prévalence et la répartition géographique de l’albinisme. Une avancée significative qui pourrait transformer les politiques publiques en matière de santé et d’inclusion sociale. Jusqu’ici, l’absence de statistiques précises constituait un frein majeur à la mise en place d’actions ciblées en faveur de cette population vulnérable.

    L’albinisme est une maladie génétique héréditaire caractérisée par une absence partielle ou totale de mélanine, le pigment responsable de la coloration de la peau, des cheveux et des yeux. Les personnes qui en sont atteintes présentent une peau très claire, des cheveux blancs et une forte sensibilité à la lumière. Mais au-delà de ces particularités physiques, ce sont surtout les conséquences sanitaires et sociales qui préoccupent.

    En Afrique subsaharienne, les personnes albinos sont particulièrement exposées aux cancers de la peau en raison d’une protection naturelle insuffisante contre les rayons ultraviolets. L’accès limité aux soins dermatologiques, aux crèmes solaires adaptées ou encore aux équipements de protection aggrave leur vulnérabilité. À cela s’ajoutent des discriminations persistantes, nourries par des croyances culturelles parfois profondément ancrées.

    Dans certains pays de la région, ces préjugés ont même conduit à des violences graves. Si le Togo n’est pas le théâtre des cas les plus extrêmes, les personnes atteintes d’albinisme y font néanmoins face à une marginalisation sociale qui impacte leur accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins.

    C’est dans ce contexte que cette cartographie prend tout son sens. En identifiant précisément les zones où les besoins sont les plus criants, elle offre aux autorités et aux partenaires techniques un outil stratégique pour mieux orienter les interventions. Campagnes de sensibilisation, distribution de protections solaires, dépistage précoce des cancers cutanés ou encore accompagnement social : les perspectives d’action sont nombreuses.

    Au-delà des chiffres, cette étude marque aussi une étape symbolique : celle de la reconnaissance. Reconnaissance d’une réalité longtemps ignorée, mais aussi des droits et de la dignité des personnes vivant avec l’albinisme.

    Reste désormais à traduire ces données en actions concrètes. Car si la cartographie éclaire la voie, c’est l’engagement des pouvoirs publics et de la société qui permettra, à terme, de faire reculer durablement les inégalités.

  • CAN 2025 : la décision de la CAF enflamme le continent

    CAN 2025 : la décision de la CAF enflamme le continent

    La décision du Jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) de déclarer le Sénégal forfait lors de la finale de la CAN 2025 face au Maroc continue de susciter une vive controverse à travers le continent. À travers un communiqué officiel publié le 17 mars 2026, la Fédération Sénégalaise de Football a exprimé son indignation face à une décision jugée « inique, sans précédent et inacceptable ».

    Au cœur de cette affaire, le Jury d’appel de la CAF a estimé que le comportement de l’équipe sénégalaise relevait des articles 82 et 84 du règlement de la compétition. En conséquence, l’instance a infligé une défaite sur tapis vert (3-0) en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football. Une décision qui annule celle précédemment rendue en première instance par le Jury disciplinaire.

    Dans son communiqué, la FSF dénonce une procédure entachée d’irrégularités, notamment le non-respect du droit d’être entendu lors de la première phase. Si cette irrégularité a justifié l’annulation initiale, la conclusion finale du Jury d’appel n’en demeure pas moins contestée par les autorités du football sénégalais. Celles-ci annoncent d’ores et déjà leur intention de porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne.

    Mais au-delà du différend juridique, c’est l’impact de cette décision qui inquiète. Sur les réseaux sociaux comme dans les milieux sportifs, la réaction est immédiate : incompréhension, colère et soupçons de manque de transparence. Plusieurs observateurs dénoncent une gestion opaque des dossiers disciplinaires par la CAF, déjà fragilisée ces dernières années par une succession de polémiques liées à la gouvernance, à l’arbitrage et à l’organisation de ses compétitions.

    Ce nouvel épisode risque ainsi de ternir davantage l’image de l’institution panafricaine, à un moment où elle tente de renforcer sa crédibilité sur la scène internationale. Pour de nombreux analystes, la multiplication de décisions controversées alimente un climat de défiance croissante envers les instances dirigeantes du football africain.

    En attendant une éventuelle décision du TAS, le feuilleton est loin d’être terminé. Une chose est sûre : cette affaire dépasse le simple cadre sportif et pose une nouvelle fois la question de la transparence et de l’équité dans la gestion du football africain.

  • CAN 2025 : le Sénégal perd la finale sur tapis vert, le Maroc sacré

    CAN 2025 : le Sénégal perd la finale sur tapis vert, le Maroc sacré

    Le verdict est tombé comme un coup de tonnerre dans le football africain. Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a tranché : le Sénégal est déclaré forfait lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Résultat, le Maroc hérite officiellement de la victoire sur le score de 3-0 et décroche le titre continental.

    Une décision lourde de conséquences

    Réuni pour examiner l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football, le Jury d’Appel a jugé la requête recevable et fondée. Il a ainsi annulé la précédente décision du Jury disciplinaire et estimé que le comportement de l’équipe sénégalaise constituait une violation des règlements en vigueur, notamment les articles 82 et 84.

    Dans son communiqué, la CAF affirme clairement que la Fédération Sénégalaise de Football a enfreint les règles à travers l’attitude de son équipe. En conséquence, la sanction est sans appel : match perdu par forfait, avec un score homologué de 3-0 en faveur du Maroc.

    Une finale qui bascule hors du terrain

    Ce dénouement inédit pour une finale de CAN suscite déjà de nombreuses réactions. Alors que le terrain devait départager les deux sélections, c’est finalement une décision administrative qui scelle le sort de cette édition 2025.

    La CAF rappelle que toutes les autres demandes ou conclusions ont été rejetées, confirmant ainsi la fermeté de sa position. Cette décision pourrait durablement marquer les relations sportives entre les deux nations et alimenter les débats autour de la gestion disciplinaire dans les grandes compétitions africaines.

    Le cas Ismaël Saibari et les incidents annexes

    Au-delà du sort de la finale, le Jury d’Appel s’est également prononcé sur plusieurs incidents liés au match. Le joueur marocain Ismaël Saibari a vu sa sanction revue : reconnu coupable de comportement fautif, il écope de deux matchs de suspension, dont un avec sursis. En revanche, l’amende de 100 000 dollars initialement infligée a été annulée.

    Concernant l’organisation du match, la responsabilité de la FRMF a été confirmée pour le comportement des ramasseurs de balles. L’amende a toutefois été réduite à 50 000 dollars. D’autres sanctions financières ont également été ajustées : 10 000 dollars pour l’incident du laser, tandis que l’amende de 100 000 dollars liée aux interférences autour de la zone VAR a été maintenue.

    Une décision qui fera date

    Avec cette décision, la CAF pose un précédent majeur dans l ისტორი du football africain. Jamais une finale de Coupe d’Afrique des Nations n’avait connu une issue aussi controversée, scellée non pas par le jeu mais par une décision réglementaire.

    Reste désormais à mesurer l’impact de ce verdict sur l’image de la compétition et sur les futures éditions. Une chose est sûre : cette CAN 2025 restera gravée dans les mémoires, autant pour ses performances sportives que pour son épilogue hors norme.

  • France : mort tragique d’un étudiant togolais de 23 ans

    France : mort tragique d’un étudiant togolais de 23 ans

    La nouvelle s’est répandue comme une onde de choc au sein de la diaspora togolaise en France. Gnintou Job Akpelie-Appotou, étudiant togolais de 23 ans, est décédé le mardi 10 mars 2026, laissant derrière lui une communauté étudiante profondément bouleversée.

    Selon plusieurs sources concordantes, le jeune homme poursuivait ses études à l’Université d’Isara à Lyon, où il était inscrit en troisième année. Arrivé en France au début de l’année académique dans l’espoir de bâtir un avenir prometteur, il n’aura malheureusement pas eu le temps d’achever son parcours universitaire.

    Un rêve interrompu brutalement

    Pour sa famille et ses proches, la disparition de Gnintou Job Akpelie-Appotou est vécue comme un véritable drame. Comme de nombreux jeunes Africains partis étudier à l’étranger, il portait l’espoir d’une réussite académique et professionnelle capable de changer le destin de toute une famille.

    Son décès, survenu dans la ville de Lyon, reste entouré d’interrogations. À ce stade, les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été officiellement précisées, laissant place à la stupeur et à la tristesse au sein de la communauté togolaise en France.

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux compatriotes, amis et camarades d’études ont exprimé leur émotion, rendant hommage à un jeune homme décrit comme discret, travailleur et plein d’avenir.

    La solidarité s’organise

    Face à ce drame, la solidarité s’organise rapidement. L’association des étudiants togolais en France a lancé une cagnotte solidaire afin de soutenir la famille du défunt. L’objectif est de collecter les fonds nécessaires pour rapatrier le corps au Togo et couvrir les frais liés aux obsèques.

    Pour les initiateurs de cette mobilisation, il s’agit d’un geste de fraternité mais aussi d’un devoir moral envers un compatriote parti à l’étranger avec des rêves et des ambitions.

    Une communauté sous le choc

    La disparition de Gnintou Job Akpelie-Appotou rappelle la fragilité des parcours de nombreux étudiants africains à l’étranger. Loin de leurs familles et parfois confrontés à des réalités difficiles, ces jeunes portent pourtant les espoirs de toute une génération.

    Aujourd’hui, la diaspora togolaise en France pleure l’un des siens. Entre tristesse, solidarité et recueillement, chacun espère désormais que la lumière sera faite sur les circonstances de cette disparition et que la famille du jeune étudiant pourra faire son deuil dans la dignité.

    Pour beaucoup, Gnintou Job Akpelie-Appotou restera le symbole d’un rêve interrompu trop tôt, celui d’un jeune Togolais parti chercher savoir et avenir, mais que le destin aura brutalement rappelé avant l’heure.

  • France: Bally Bagayoko, l’Insoumis qui veut réinventer Saint-Denis

    France: Bally Bagayoko, l’Insoumis qui veut réinventer Saint-Denis

    À 52 ans, Bally Bagayoko s’impose comme l’un des nouveaux visages de la gauche française. Ancien basketteur semi-professionnel devenu cadre à la RATP, ce père de quatre enfants a réussi à conquérir la mairie de Saint-Denis sous la bannière de La France insoumise. Une victoire symbolique qui pourrait redessiner le paysage politique de cette ville emblématique de la banlieue parisienne.

    Un enfant de Saint-Denis devenu figure politique

    Né dans les Hauts-de-Seine de parents maliens, Bally Bagayoko grandit dans les quartiers populaires de Saint-Denis, au sein d’une famille qu’il décrit comme « nombreuse et heureuse ». Son enfance en HLM, marquée selon lui par la solidarité et l’importance du service public, façonne durablement son engagement.

    Très tôt impliqué dans la vie associative et sportive de la ville, il se distingue d’abord sur les parquets. Basketteur semi-professionnel puis entraîneur, il développe un goût pour le collectif et la discipline, deux qualités qu’il revendique aujourd’hui dans son parcours politique. Dans l’un de ses clips de campagne, il n’hésite d’ailleurs pas à se mettre en scène en train de marquer un panier spectaculaire, dos au panier — une métaphore assumée de son ambition politique.

    Une ascension politique patiente

    L’engagement politique de Bally Bagayoko remonte à 2001 lorsqu’il rejoint l’équipe municipale de Patrick Braouezec, alors maire communiste de la ville. Celui-ci se souvient d’un « jeune très impliqué » dans la vie sportive et sociale locale.

    Au fil des années, Bagayoko acquiert une solide expérience dans la gestion publique, notamment comme vice-président du conseil général. Cette trajectoire lui confère une double légitimité : celle d’un enfant du territoire et celle d’un élu rompu aux rouages institutionnels.

    Une figure populaire et accessible

    Ceux qui travaillent avec lui décrivent un homme proche des habitants. Sa colistière, Sofia Boutrih, parle d’une personnalité « accessible » et « très à l’écoute ». Une image qu’il cultive volontiers, revendiquant son parcours de « jeune des quartiers populaires » ayant connu les injustices et les discriminations.

    Durant la campagne, Bally Bagayoko a souvent évoqué les difficultés vécues par une partie des habitants de Seine-Saint-Denis, évoquant notamment les discriminations et certaines dérives policières. Pour lui, la politique doit être un levier de transformation sociale au service des territoires populaires.

    Une victoire politique à forte portée symbolique

    Sa victoire à Saint-Denis constitue un tournant. La ville, deuxième plus grande d’Île-de-France après Paris, est historiquement un bastion de la gauche. En s’imposant face au maire socialiste sortant Mathieu Hanotin, Bally Bagayoko confirme l’ancrage local de La France insoumise.

    Pour Éric Coquerel, il incarne d’ailleurs une figure représentative de la population dionysienne : un élu issu des quartiers populaires, dans un département marqué par l’histoire des migrations.

    L’espoir d’un nouveau récit pour la banlieue

    Derrière son parcours se dessine aussi un message politique : celui de « casser les caricatures » qui entourent souvent les responsables politiques issus des banlieues. Bally Bagayoko veut incarner une nouvelle génération d’élus, capables de transformer l’expérience des quartiers en projet politique.

    À Saint-Denis, beaucoup voient désormais en lui plus qu’un maire : le symbole d’une banlieue qui cherche à écrire son propre avenir politique.

  • Journaliste et prêtresse : le double destin d’Antonia Dhossa

    Journaliste et prêtresse : le double destin d’Antonia Dhossa

    De la salle de rédaction au couvent Vodoun, le parcours d’Antonia Dhossa intrigue et fascine. Connue également sous le nom de Miannon Lalissi Sehoundji dans sa fonction spirituelle, cette journaliste béninoise devenue prêtresse du culte Sakpata raconte un chemin de vie marqué par des épreuves et un appel qu’elle dit impossible à ignorer.

    Très active sur les réseaux sociaux, Antonia Dhossa n’est pas seulement une femme de médias. Formée dans une école de journalisme au Bénin, elle a exercé pendant plusieurs années dans ce domaine tout en poursuivant un destin spirituel singulier. Invitée récemment sur un média, elle a confié que l’entrée dans un couvent Vodoun ne relève jamais d’un simple choix personnel. Selon elle, il s’agit d’un appel qui se manifeste de différentes manières.

    Elle explique que les premiers signes sont apparus lorsqu’elle était encore étudiante. À l’époque, elle vivait des épisodes troublants, marqués par des transes inattendues. « Ceux qui m’ont connue à l’université se souviennent que je pouvais entrer en transe dans des bars ou ailleurs. Je me retrouvais ensuite à la maison sans comprendre ce qui s’était passé », raconte-t-elle. Son père lui recommandait alors de limiter ses sorties, sans lui donner davantage d’explications.

    Mais les manifestations ne se limitaient pas à ces épisodes mystérieux. Sur le plan sentimental, sa vie semblait également perturbée. Elle raconte que ses relations amoureuses se terminaient souvent de manière brutale et incompréhensible. « Il arrivait qu’un homme qui voulait être avec moi assiste soudain à une transe. Effrayé, il prenait la fuite », explique-t-elle.

    Face à ces situations répétées, elle finit par interroger sa famille. Son père, dignitaire du culte Sakpata, lui révèle alors une vérité familiale : sa naissance serait liée à l’intervention des divinités ancestrales. Après avoir longtemps eu des difficultés à avoir des enfants, il aurait obtenu cette grâce grâce aux divinités. Antonia serait ainsi destinée à servir l’une d’elles.

    Cette révélation n’a pourtant pas été facile à accepter. Élevée dans une éducation évangélique, elle percevait initialement le Vodoun comme quelque chose de négatif. Mais les phénomènes qu’elle vivait continuaient, la poussant finalement à chercher des réponses.

    Elle décide alors d’affronter cette réalité en entrant au couvent. Pendant trois mois, elle suit des rituels initiatiques. À sa sortie, elle devient Vodounsi, avant de poursuivre son initiation jusqu’à accéder au rang de prêtresse, ou Hounon, avec l’accompagnement de son père.

    Aujourd’hui, Antonia Dhossa affirme vivre pleinement ce double engagement. Journaliste et prêtresse, elle assure concilier ces deux identités sans complexe. « C’est très facile pour moi de gérer les deux vies et c’est même une fierté », dit-elle.

    Mariée et mère de plusieurs enfants, elle reconnaît toutefois que son choix a provoqué des ruptures dans son entourage. Certaines personnes se sont éloignées, avant de revenir avec le temps.

    Pour elle, le Vodoun reste une richesse culturelle africaine trop longtemps diabolisée. Elle estime qu’il est temps de dépasser les préjugés et de reconnaître la place de ces traditions spirituelles dans l’histoire et l’identité du continent.

    Source : globalactu.com

  • Propriétés en France : une enquête sensible autour de la famille Gnassingbé

    Propriétés en France : une enquête sensible autour de la famille Gnassingbé

    Une enquête judiciaire ouverte en France autour de biens immobiliers attribués à des membres de la famille au pouvoir au Togo attire l’attention et pourrait, selon plusieurs observateurs, susciter des tensions diplomatiques. Le dossier est actuellement examiné par le Parquet national financier (PNF), qui a lancé une enquête préliminaire pour des soupçons de blanchiment liés à des propriétés situées en Île-de-France.

    Selon des informations rapportées par plusieurs médias français, dont Le Monde, les investigations portent sur plusieurs biens immobiliers, notamment un hôtel particulier et des villas appartenant ou attribués à des proches de la famille du président du Conseil togolais Faure Gnassingbé. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine des fonds ayant servi à l’acquisition de ces propriétés et à vérifier leur conformité avec les législations françaises relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent.

    Une enquête préliminaire à ce stade

    À ce stade, il convient de souligner qu’il s’agit d’une enquête préliminaire. Aucune mise en examen ni accusation formelle n’a été annoncée. Les investigations du PNF visent essentiellement à recueillir des informations afin d’évaluer la pertinence d’éventuelles poursuites judiciaires.

    Le Parquet national financier, juridiction spécialisée française dans les affaires économiques et financières complexes, traite régulièrement des dossiers liés à la corruption internationale, au blanchiment et aux flux financiers transfrontaliers. Dans ce type de procédure, les investigations peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années, avant toute conclusion.

    Un contexte politique particulier au Togo

    Cette affaire intervient dans un contexte politique particulier au Togo, où la famille Gnassingbé exerce le pouvoir depuis près de six décennies. Le pays a été dirigé pendant trente-huit ans par Gnassingbé Eyadéma, avant que son fils, Faure Gnassingbé, ne lui succède en 2005.

    Plus récemment, une réforme constitutionnelle adoptée en 2024 a modifié l’architecture institutionnelle du pays, instaurant un nouveau système parlementaire. Dans ce cadre, Faure Gnassingbé a été nommé en mai 2025 Président du Conseil, fonction considérée comme la plus influente du nouvel exécutif togolais.

    Une relation franco-togolaise historiquement étroite

    La sensibilité de l’enquête tient aussi aux relations historiques entre le Togo et la France. Depuis plusieurs décennies, Paris entretient des liens diplomatiques, économiques et sécuritaires étroits avec Lomé. La présidence française, installée à l’Élysée, n’a pour l’instant fait aucun commentaire officiel sur cette procédure judiciaire.

    Les spécialistes des relations internationales soulignent toutefois que, dans l’ordre institutionnel français, la justice agit de manière indépendante du pouvoir exécutif. Ainsi, une enquête du PNF ne signifie pas nécessairement une position politique de la France vis-à-vis d’un État partenaire.

    Prudence et présomption d’innocence

    Comme dans toute procédure judiciaire, le principe de présomption d’innocence demeure pleinement applicable. Les investigations en cours visent à établir des faits et à déterminer si les acquisitions immobilières concernées respectent ou non les règles financières en vigueur.

    Pour l’heure, les autorités togolaises ne se sont pas officiellement exprimées sur ce dossier. L’évolution de l’enquête et d’éventuelles suites judiciaires seront déterminantes pour mesurer l’impact réel de cette affaire, tant sur le plan juridique que diplomatique.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes