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  • Ousmane Sonko charge le FMI: une sortie au vitriol

    Ousmane Sonko charge le FMI: une sortie au vitriol

    Le ton était ferme, les mots soigneusement choisis mais sans détour. Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, s’en est frontalement pris au Fonds monétaire international (FMI), lors d’une récente intervention publique qui fait grand bruit à Dakar comme dans les cercles financiers internationaux.

    Dans un contexte de tensions budgétaires et de renégociations de programmes économiques, le chef du gouvernement, au cours d’une séance très suivie à l’Assemblée nationale, a dénoncé ce qu’il considère comme une “tutelle déguisée” sur les politiques publiques africaines.

    Une critique frontale des conditionnalités

    Au cœur de son réquisitoire : les conditionnalités imposées par le FMI aux États en difficulté. Ousmane Sonko a fustigé des exigences qu’il juge “déconnectées des réalités sociales”, notamment en matière de réduction des subventions, de maîtrise de la masse salariale et de réformes fiscales rapides.

    Selon lui, ces mesures, souvent présentées comme des remèdes techniques, ont des conséquences sociales lourdes : hausse du coût de la vie, tensions sociales accrues et fragilisation des services publics. “On ne peut pas exiger des sacrifices permanents des populations tout en prétendant soutenir le développement”, a-t-il martelé, appelant à une refonte des mécanismes d’intervention du FMI en Afrique.

    Souveraineté économique en ligne de mire

    Cette sortie s’inscrit dans une ligne politique assumée : la reconquête de la souveraineté économique. Ousmane Sonko défend depuis plusieurs années l’idée d’un modèle de développement plus autonome, moins dépendant des bailleurs internationaux.

    Face au FMI, il a rappelé que le Sénégal entendait désormais négocier “d’égal à égal”, en mettant en avant ses priorités nationales. Il a notamment insisté sur la nécessité de préserver les dépenses sociales et les investissements structurants, même en période d’ajustement budgétaire.

    Pour le Premier ministre, l’Afrique doit sortir d’une logique d’assistance pour entrer dans une dynamique de partenariat. Il a ainsi appelé à repenser les règles du jeu financier international, estimant que les institutions de Bretton Woods n’ont pas suffisamment évolué pour prendre en compte les spécificités des économies africaines.

    Un discours qui résonne au-delà du Sénégal

    La charge d’Ousmane Sonko dépasse le cadre strictement sénégalais. Dans plusieurs pays du continent, les programmes du FMI sont régulièrement critiqués pour leurs impacts sociaux. Sa prise de position trouve donc un écho particulier auprès d’une jeunesse africaine en quête de dignité économique et de justice sociale.

    Toutefois, cette posture n’est pas sans risques. Le Sénégal reste engagé dans des discussions financières cruciales, et la stabilité macroéconomique demeure un enjeu central. Les partenaires techniques et financiers observent attentivement l’évolution des relations entre Dakar et le FMI.

    Entre rupture et réalisme

    Si le ton est offensif, la stratégie reste à préciser. S’agit-il d’un repositionnement rhétorique pour peser davantage dans les négociations ? Ou d’un véritable tournant dans les relations avec le FMI ?

    Une chose est certaine : en “dézinguant” publiquement le Fonds monétaire international, Ousmane Sonko a envoyé un signal fort. Celui d’un pouvoir qui entend rompre avec certaines pratiques du passé et redéfinir les termes de la coopération financière. Reste à savoir si cette posture débouchera sur une nouvelle doctrine économique ou sur un bras de fer aux conséquences imprévisibles.

  • Forfaits télécoms : ATC, LCT et MMLK lèvent le voile et appellent à la vigilance

    Forfaits télécoms : ATC, LCT et MMLK lèvent le voile et appellent à la vigilance

    À la faveur d’une conférence de presse tenue mercredi au CESAL, l’Association des consommateurs du Togo (ATC), la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) et le Mouvement Martin Luther King (MMLK) ont apporté des éclairages sur la nouvelle réglementation adoptée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Au cœur de cette réforme : la possibilité pour les abonnés de récupérer leurs forfaits voix et data non consommés, jusque-là automatiquement perdus à expiration.

    La fin des pertes automatiques de crédits

    Jusqu’à récemment, les consommateurs voyaient leurs mégas et minutes disparaître dès la date de validité dépassée. Désormais, cette pratique est appelée à disparaître. Selon la déclaration conjointe des trois organisations, « la conservation des forfaits non consommés implique la fin des pertes automatiques des Mo ou minutes à l’expiration du délai de validité ».

    Concrètement, un abonné pourra conserver ses volumes restants à condition de souscrire à nouveau à la même offre dans un délai variant de 10 à 30 jours selon le type de forfait. Une mesure saluée comme une avancée majeure en matière de protection des droits des consommateurs, dans un contexte où la régulation du secteur repose de plus en plus sur la donnée.

    Autre innovation importante : la facturation à l’octet. Les services Internet seront désormais facturés à la plus petite unité de consommation, mettant fin aux arrondis au mégaoctet supérieur. Chaque franc dépensé devra ainsi correspondre à une consommation réelle, renforçant la transparence tarifaire.

    SIM, alertes et nouvelles obligations des opérateurs

    La réforme ne s’arrête pas aux forfaits. Les associations confirment également l’extension de la durée de vie des cartes SIM. Le délai d’inactivité avant la désactivation d’un numéro passe de trois à six mois, offrant un répit appréciable aux abonnés occasionnels ou en déplacement prolongé.

    Par ailleurs, les opérateurs ont désormais l’obligation d’informer leurs clients de l’expiration imminente de leurs avantages. Cette alerte devra intervenir au moins 48 heures à l’avance, ou trois heures pour les forfaits de courte durée. Une disposition destinée à éviter les mauvaises surprises et à permettre aux consommateurs d’anticiper.

    Un processus inclusif depuis 2024

    Pour l’ATC, la LCT et le MMLK, cette décision n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un processus de consultation inclusif engagé depuis décembre 2024. Les trois organisations affirment avoir été associées à toutes les étapes de l’élaboration du texte.

    Elles disent avoir formulé des propositions concrètes, fondées sur les plaintes récurrentes reçues quotidiennement. Les tournées de sensibilisation menées auprès des consommateurs, avec l’appui du régulateur, auraient également contribué à faire évoluer les pratiques. La nouvelle réglementation repose désormais sur des principes de transparence, de non-discrimination et d’équité.

    Entrée en vigueur et appel à la vigilance

    Les directives entreront en vigueur le 20 avril prochain. Les associations appellent les opérateurs Moov Africa Togo et Yas Togo à s’y conformer pleinement.

    Tout en réaffirmant leur engagement à veiller à l’application effective des mesures, elles invitent les consommateurs à rester vigilants et à signaler tout manquement. « Nous ne sommes ni omniprésents ni omnipotents », rappelle Dr Emmanuel Sogadji, président de la LCT. En cas de violation, les usagers sont encouragés à porter plainte et à contacter le numéro vert de l’ARCEP (80008000). Car, insistent les responsables, c’est aussi grâce aux remontées des consommateurs que d’autres décisions pourront être prises pour consolider ces acquis.

  • Procès en appel sur la mort du colonel Bitala Madjoulba : des peines de 3 à 50 ans requises

    Procès en appel sur la mort du colonel Bitala Madjoulba : des peines de 3 à 50 ans requises

    Au Togo, le procès en appel des sept personnes accusées dans l’affaire de l’assassinat du colonel Bitala Madjoulba a connu une étape judiciaire majeure le 25 février 2026, lorsque le procureur général de la cour d’appel militaire a requis des peines comprises entre 3 et 50 ans d’emprisonnement contre les prévenus.

    Cet événement relance un dossier qui a profondément marqué l’opinion publique togolaise et secoué l’armée nationale depuis la mort du haut gradé en mai 2020.

    Rappel des faits : une mort mystérieuse au cœur de l’armée

    Le colonel Bitala Madjoulba était commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR) des Forces armées togolaises, une unité d’élite. Il a été tué par balle dans son bureau à Lomé dans la nuit du 3 au 4 mai 2020, quelques heures après la cérémonie d’investiture du président Faure Gnassingbé pour un nouveau mandat.

    Sa disparition brutale avait suscité une vive émotion dans le pays, compte tenu de son statut et de son rôle dans l’appareil militaire. Une enquête judiciaire a été ouverte immédiatement, avec notamment des expertises balistiques demandées à la France.

    Première instance : un verdict jugé trop clément

    Lors du premier procès, qui s’est tenu devant le tribunal militaire de Lomé :

    Deux des accusés ont été relaxés. Cinq autres ont été condamnés à des peines allant de 5 à 20 ans de prison pour des chefs d’accusation tels que complicité d’assassinat, entrave à la justice et atteinte à la sécurité intérieure de l’État.

    Parmi les mis en cause figuraient des officiers supérieurs, dont l’ancien chef d’état-major général des Forces armées togolaises, le général Félix Abalo Kadanga, ainsi que le chauffeur du colonel Madjoulba et une secrétaire présente dans la garnison cette nuit-là.

    Cependant, ce verdict avait été considéré comme trop clément par l’État togolais, qui a décidé de faire appel afin d’obtenir des sanctions plus sévères.

    Réquisitions de l’appel : des peines plus dures

    Devant la cour d’appel militaire, le procureur général a vivement critiqué le jugement de première instance, estimant que les peines prononcées ne reflètent pas la gravité des faits. Il a présenté les faits comme le fruit d’un complot minutieux avec intention de tuer, arguant que les accusés faisaient appel « pour narguer la justice ».

    Le ministère public a ainsi requis des peines allant de 3 à 50 ans d’emprisonnement, avec la demande de la peine la plus lourde pour : le général Félix Abalo Kadangha, le colonel Ali Kodjo et le chauffeur du colonel Madjoulba.

    Les auditions récentes devant la cour d’appel ont révélé des positions très similaires à celles du premier procès, certains accusés affirmant notamment ne pas avoir entendu de coups de feu dans la nuit du drame, à l’exception d’une sentinelle qui avait cru à l’éclatement d’un pneu.

    Réactions et enjeux

    Ce procès en appel est perçu comme un test important pour le système judiciaire togolais, confronté à des questions sensibles sur l’état de droit, la responsabilité militaire et la transparence dans une affaire touchant directement l’armée et la sécurité intérieure.

    Du côté de la défense, certains avocats ont déjà dénoncé des vices de procédure et un manque de preuves tangibles dès le premier procès, accusations qui continuent d’être soulevées dans le cadre de l’appel.

    Les plaidoiries sont prévues pour se poursuivre dans les prochains jours, et l’on attend désormais les décisions de la cour pour mesurer l’impact de cette affaire sur le climat politique et institutionnel au Togo.

    Si tu le souhaites, je peux te mettre en forme cet article pour publication (version presse ou réseau social) ou te fournir un contexte plus large sur les conséquences politiques et sociales de cette affaire au Togo.

  • Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    L’avenir international d’Elyaz Zidane continue d’alimenter les débats des deux côtés de la Méditerranée. International français U20, le fils cadet de Zinédine Zidane est bel et bien dans le viseur de la Fédération algérienne de football. Mais pour l’heure, aucun changement officiel n’est acté.

    La situation rappelle celle de son grand frère, Luca Zidane. En octobre dernier, le gardien, aujourd’hui à Granada CF, en deuxième division espagnole, a choisi de représenter l’Algérie après avoir pourtant évolué dans les sélections de jeunes françaises. Un choix fort, symbolique, qui a naturellement ravivé les espoirs de voir un autre Zidane suivre le même chemin.

    Elyaz, défenseur central de 20 ans, poursuit quant à lui sa progression avec l’équipe réserve du Real Betis. Du haut de son mètre 96, il s’est déjà illustré avec les Bleuets, notamment lors de la Coupe du monde U20 disputée l’an dernier. Comme son frère avant lui, il a porté le maillot tricolore dans les catégories de jeunes, ce qui implique aujourd’hui une procédure administrative précise s’il souhaite changer de nationalité sportive.

    Selon les informations de La Gazette du Fennec, aucune démarche officielle n’a encore été engagée par le joueur. Pour pouvoir défendre les couleurs algériennes, Elyaz devra obtenir un changement validé par la Fédération française de football. Sans ce feu vert, toute convocation resterait impossible.

    Pas de convocation en mars

    À court terme, la tendance est claire : Elyaz Zidane ne rejoindra pas la sélection algérienne lors du prochain rassemblement. À moins d’un revirement administratif immédiat, les délais apparaissent trop serrés pour envisager une présence lors des matchs amicaux de mars. La sélection dirigée par Vladimir Petković doit affronter le Guatemala et l’Uruguay en Italie, mais le nom du jeune défenseur ne figure pas dans les plans immédiats.

    Cette hésitation refroidit temporairement les ardeurs des supporters des Fennecs, qui rêvent de voir un nouveau Zidane enfiler le maillot vert. L’attente pourrait toutefois n’être que provisoire. À 20 ans, Elyaz dispose encore de temps pour trancher une décision aussi structurante pour sa carrière internationale.

    Entre attachement à la France, où il a été formé, et héritage familial lié à l’Algérie, le choix n’est pas anodin. Une chose est sûre : le dossier reste ouvert. Et tant qu’aucune décision officielle n’est prise, l’espoir demeure du côté d’Alger. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si l’histoire des Zidane avec l’Algérie s’écrira à deux chapitres… ou restera une affaire de frère aîné.

  • Bodø Glimt renverse l’Europe et élimine l’Inter Milan

    Bodø Glimt renverse l’Europe et élimine l’Inter Milan

    C’est un exploit majuscule, l’un des plus retentissants de l’histoire récente de la Ligue des Champions. Déjà victorieux 3-1 à l’aller, Bodø/Glimt a confirmé son incroyable performance en s’imposant à nouveau (2-1) sur la pelouse mythique de San Siro face à l’Inter Milan, vice-champion en titre.

    Pourtant, les Nerazzurri ont outrageusement dominé les débats, avec 30 tirs contre seulement 7 pour les Norvégiens. Mais la domination territoriale n’a pas suffi. Solides, disciplinés et terriblement efficaces, les hommes de Bodø ont frappé au moment opportun.

    À la 58e minute, Jens Petter Hauge a profité d’une énorme erreur de Manuel Akanji pour ouvrir le score et faire douter tout un stade. Puis, sur un mouvement collectif splendide, Håkon Evjen a doublé la mise à la 72e minute, assommant les Lombards. La réduction du score d’Alessandro Bastoni (76e) n’y changera rien.

    Immense désillusion pour le leader de Serie A. Héroïque, le modeste club norvégien poursuit son rêve européen. En huitièmes de finale, il défiera soit Manchester City, soit Sporting Portugal. L’Europe est prévenue.

  • Togo : L’ITIE proroge de dix jours la date limite de dépôt des candidatures pour le renouvellement de ses membres

    Togo : L’ITIE proroge de dix jours la date limite de dépôt des candidatures pour le renouvellement de ses membres

    Initialement prévue pour s’achever le 20 février 2026, la date butoir de dépôt des dossiers est prorogée de dix (10) jours. Les organisations intéressées disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour soumettre leur candidature au secrétariat technique de l’ITIE-Togo.

    Chargée de promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion des revenus issus des ressources minières, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) au Togo poursuit la mise en œuvre du processus de renouvellement de ses membres. Dans cette optique, le secrétariat technique a lancé un appel à candidatures à l’endroit des organisations de la société civile togolaise engagées dans la promotion de la transparence, de la responsabilité et de l’obligation de rendre compte dans le secteur extractif.

    Initialement prévue pour s’achever le 20 février 2026, la date butoir de dépôt des dossiers est prorogée de dix (10) jours. Les organisations intéressées disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour soumettre leur candidature au secrétariat technique de l’ITIE-Togo.

    Cet appel vise la mise en place d’un collège de la société civile chargé de procéder à l’élection de ses représentants au sein du collège national de supervision du Comité de pilotage de l’ITIE. Les ONG, associations, médias et réseaux de groupes justifiant d’un intérêt avéré pour l’amélioration des conditions de vie des populations togolaises sont invités à prendre part au processus.

    Les pièces à fournir

    Les dossiers de candidature doivent comporter :

    • une copie du récépissé de déclaration ;
    • les copies des statuts et du règlement intérieur ;
    • l’identité des membres de la direction ;
    • l’organigramme de l’organisation ;
    • le plan d’activités des cinq (5) dernières années.

    À ces documents s’ajoutent une lettre de motivation adressée au Coordonnateur national de l’ITIE-Togo, exprimant l’intérêt de l’organisation à accompagner la mise en œuvre de l’initiative, ainsi qu’un mémorandum de deux (2) pages maximum détaillant son engagement dans le secteur extractif et sa capacité à défendre les principes de l’ITIE.

    Après la clôture des dépôts, une commission du secrétariat technique procédera à l’analyse et à l’évaluation des candidatures. Les organisations retenues constitueront le collège de la société civile, lequel élira trois (3) représentants appelés à siéger au sein du groupe multipartite pour un mandat de trois (3) ans.

    Pour toute information complémentaire, les intéressés peuvent consulter le site officiel de l’ITIE-Togo (www.itietogo.org).

    Les dossiers sont reçus sous pli fermé au secrétariat technique de l’ITIE-Togo, la nouvelle date limite étant fixée dix jours après l’échéance initiale

  • Togo-Senzaa, l’étoile discrète de la musique

    Togo-Senzaa, l’étoile discrète de la musique

    Dans le paysage musical togolais, certains talents s’imposent comme des évidences. Senzaa Brown, plus connue sous le nom de Senzaa, fait incontestablement partie des artistes les plus douées de sa génération. Voix puissante, présence scénique magnétique, aisance linguistique et capacité à naviguer entre les styles : tout, chez elle, respire l’excellence. Pourtant, une question persiste : pourquoi sa carrière ne décolle-t-elle pas à la hauteur de son immense talent ?

    Débuts précoces et prometteurs

    L’histoire commence très tôt. À seulement 13 ans, Senzaa intègre Harmonie, la chorale gospel de son église. Très vite, malgré son jeune âge, elle s’impose comme leader vocal. Une précocité qui annonce déjà une trajectoire hors norme. Avec le groupe, elle enregistre un album et participe à une tournée européenne destinée à lever des fonds pour la construction d’une grande salle de spectacle au Togo. Une expérience formatrice, à la fois artistique et humaine.

    Deux ans plus tard, elle franchit un nouveau cap. À l’issue d’un casting réunissant une cinquantaine de candidates, elle est la seule retenue pour intégrer le groupe tradi-moderne The Seeds. Avec cette formation, elle enregistre deux albums et effectue plusieurs tournées aux États-Unis. Une immersion internationale qui affine son identité musicale et renforce son professionnalisme.

    Distinctions et collaborations prestigieuses

    En 2009, Senzaa reçoit plusieurs récompenses, dont un prix au Festival SICA du Bénin, confirmant son statut d’artiste montante. En 2014, elle sort le single « Gamea la su », produit par Karlos Danklou, fondateur du label All That Production. Suivront « Otsi mgbé » (2014) et « Alogbalo » (2015), qui consolident sa présence sur la scène afro-urbaine.

    Mais c’est aussi par ses collaborations que Senzaa impressionne. Elle partage la scène ou prête sa voix à des figures majeures comme Lokua Kanza, Sexion d’Assaut, Singuila, Toofan ou encore Yemi Alade. Des rencontres artistiques qui témoignent de la reconnaissance de ses pairs.

    En 2018, elle signe sur le label Empire Company du rappeur Pit Baccardi et sort « Mbongo Chobi » en featuring avec Magasco. Le clip, tourné à Limbe par le réalisateur Dr Nkeng Stephens, séduit par son esthétique et son énergie afro-dansante. Le morceau mêle anglais et français avec une fluidité remarquable, confirmant son potentiel international.

    Égérie et actrice

    En 2014, Senzaa devient l’égérie de Togo Télécom, symbole d’une reconnaissance nationale forte. Mais son talent ne se limite pas à la musique.

    En 2017, elle décroche le rôle principal dans la série télévisée « Aïssa », réalisée par Jean Roke Patoudem et diffusée sur Canal+ Afrique ainsi que sur TV5Monde. Aux côtés d’acteurs venus de plusieurs pays africains, elle démontre une aisance naturelle devant la caméra. Une corde supplémentaire à son arc.

    Talent immense, reconnaissance en suspens

    Alors pourquoi Senzaa ne bénéficie-t-elle pas d’une explosion médiatique comparable à celle d’autres artistes de sa génération ? Est-ce un déficit de stratégie marketing ? Un manque d’accompagnement structuré ? Ou simplement la difficulté pour les artistes togolais de percer durablement sur le marché continental et international ?

    Dans une industrie où l’image et la visibilité numérique jouent un rôle déterminant, le talent seul ne suffit plus. Senzaa possède la voix, l’expérience internationale, les collaborations et la polyvalence. Il ne lui manque qu’un déclic : un hit continental, une stratégie de positionnement audacieuse ou un management capable de transformer l’essai.

    Une chose est sûre : l’histoire de Senzaa est loin d’être terminée. Et si son heure n’avait pas encore sonné, elle demeure, sans conteste, l’une des plus grandes voix de sa génération au Togo.

  • Achraf Hakimi renvoyé en procès pour viol

    Achraf Hakimi renvoyé en procès pour viol

    Le renvoi en procès signifie que les juges estiment les charges suffisamment sérieuses pour qu’un tribunal se prononce sur le fond de l’affaire.

    Le défenseur international marocain Achraf Hakimi est renvoyé en procès pour viol par la justice française, une décision qui relance une affaire suivie de près depuis son éclatement en 2023. Les faits présumés se seraient déroulés au domicile du joueur en région parisienne. Une jeune femme l’accuse d’agression sexuelle, des accusations que le footballeur a toujours fermement contestées.

    Selon les éléments de l’enquête, la plaignante aurait déclaré s’être rendue chez le joueur après des échanges sur les réseaux sociaux. Elle affirme avoir subi des actes sexuels non consentis. De son côté, Achraf Hakimi dément catégoriquement toute agression et évoque une relation consentie. Ses avocats dénoncent des accusations infondées et assurent disposer d’éléments de nature à disculper leur client.

    Une décision judiciaire attendue

    Le renvoi en procès signifie que les juges estiment les charges suffisamment sérieuses pour qu’un tribunal se prononce sur le fond de l’affaire. Il ne s’agit en aucun cas d’une condamnation, mais d’une étape procédurale clé dans le système judiciaire français. La date du procès n’a pas encore été officiellement communiquée.

    Cette décision intervient alors que le joueur poursuit sa carrière au plus haut niveau, aussi bien en club qu’en sélection nationale. L’affaire avait déjà suscité une vive réaction médiatique et un important débat sur les violences sexuelles impliquant des personnalités publiques.

    Une affaire aux répercussions multiples

    Au-delà du volet judiciaire, ce dossier pourrait avoir des conséquences sportives et contractuelles pour le joueur, en fonction de l’évolution de la procédure. Les instances concernées observent la situation avec prudence, rappelant le principe fondamental de la présomption d’innocence.

    Dans l’attente du procès, l’opinion publique reste divisée. Seule la décision du tribunal permettra d’établir les responsabilités dans cette affaire sensible, qui mêle justice, notoriété et enjeux médiatiques.

  • Edimess Plage: la nouvelle adresse chic et gourmande de Lomé

    Edimess Plage: la nouvelle adresse chic et gourmande de Lomé

    Situé en plein cœur de Lomé, Edimess Plage s’est rapidement imposé comme l’un des restaurants africains les plus prisés de la capitale togolaise.

    Juste en face de la direction générale de Ecobank ETI, au quartier Ablogamé et non loin de l’hôtel Véronica Guest House sur le boulevard du Mono, cet établissement attire désormais gourmets, amateurs de cuisine locale et stars en quête de saveurs authentiques et d’une ambiance conviviale.

    Entre tradition et créativité

    Ce qui distingue Edimess des autres restaurants de Lomé, c’est son engagement à proposer une cuisine africaine faite maison, bio et savoureuse, préparée avec des ingrédients frais et locaux, comme si vous étiez à la maison. Les plats phares incluent des classiques ouest-africains revisités : fufu, akoumé (pâte), sauces riches en arachide ou graine, poissons et viandes grillés, mais aussi des recettes uniques qui vous feront voyager à travers les terroirs africains. À Lomé, où la gastronomie locale est déjà très riche, Edimess se place comme une référence incontournable dans ce paysage culinaire varié.

    Authenticité dans chaque verre

    Outre une carte de plats faits maison, Edimess se distingue aussi par sa liqueur signature : la « Liqueur Edimess », un ”sodabi” soigneusement travaillé et arrangé. Cette boisson typiquement africaine, aux arômes puissants et raffinés, est idéale aussi bien en apéritif pour ouvrir l’appétit, qu’en digestif pour prolonger la soirée. Ce qui fait de chaque repas une expérience gustative complète, allant du palais à la convivialité d’une bonne table.

    Une ambiance chic et décontractée

    À l’image des lieux les plus prisés de Lomé, Edimess Plage est bien plus qu’un simple restaurant. C’est un espace de vie : un restaurant, un bar à cocktails et un lieu de rencontre. Vous pouvez y dîner tranquillement, siroter un cocktail sous les palmiers, ou encore profiter de la vibe locale en soirée. L’ambiance y est chaleureuse et animée, avec une clientèle cosmopolite et festive.

    Un lieu où les stars aiment se retrouver

    Ce restaurant s’est forgé une réputation solide auprès des habitués du show-biz togolais et international, qui apprécient l’authenticité de la cuisine, la qualité du service et l’ambiance unique du lieu. Dans une ville où les options gastronomiques sont nombreuses mais souvent similaires, Edimess offre une expérience culinaire et sociale qui sort du lot.

    Sur place (Dine-in), à emporter (Takeout) ou en livraison (Delivery), les clients peuvent savourer des mets succulents, généreux et accessibles à des prix concurrentiels, dans un contexte économique où le rapport qualité-prix est devenu essentiel.

    Événements et soirées live

    Edimess Plage n’est pas qu’un restaurant, insiste l’auteur de ces lignes : c’est aussi une scène culturelle dynamique. Par exemple, le 14 février dernier, une soirée live animée a été organisée et animée par l’artiste Wedy dans une ambiance festive et musicale, parfaite pour célébrer la Saint-Valentin autrement.

    Edimess Plage est devenu un lieu incontournable à Lomé, alliant cuisine africaine authentique, ambiance branchée et liqueur artisanale. Que vous soyez amateur de gastronomie africaine, en quête d’un bon repas entre amis ou à la recherche d’une soirée animée, Edimess est la destination idéale.

    Infos pratiques

    Pour réserver votre table ou commander vos plats préférés au chez soi, appelez simplement :

    +228 99 63 29 28 ou +228 91 58 50 03

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