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  • Kokou Ekouagou, l’ambassadeur togolais de l’art contemporain sur la scène mondiale

    Kokou Ekouagou, l’ambassadeur togolais de l’art contemporain sur la scène mondiale

    De Lomé aux plus grandes institutions artistiques internationales, Kokou Ekouagou impose une vision singulière qui interroge l’identité, la mémoire et les représentations culturelles.

    Multi-primé, l’artiste togolais Kokou Ekouagou s’affirme aujourd’hui comme l’une des figures marquantes de l’art contemporain africain. À travers une démarche artistique profondément engagée, il explore les notions de multiculturalisme, d’identité et d’affect, tout en remettant en question les récits historiques dominants qui ont longtemps façonné les représentations des sociétés africaines.

    L’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou

    L’originalité de son travail réside dans son approche transmédiale. Peinture, sculpture, vidéo, performance et installation constituent autant de moyens d’expression qu’il mobilise pour construire un dialogue critique autour des enjeux culturels, sociaux et historiques de notre époque. Ses créations invitent le public à porter un regard nouveau sur les identités multiples qui composent le monde contemporain.

    Cette démarche audacieuse a permis à l’artiste togolais de franchir les frontières nationales et de se faire une place sur les plus prestigieuses scènes artistiques internationales. Ses œuvres ont notamment été exposées à la prestigieuse Biennale de Venise, mais également au Musée des beaux-arts de l’Ontario, au Torrance Art Museum, au Kunstverein Kärnten, à la Sobering Galerie de Paris et à Guangzhou Live en Chine.

    Parmi ses réalisations emblématiques figure La Délivrance (2013), une œuvre qui illustre la profondeur de sa réflexion artistique. À travers son parcours remarquable, Kokou Ekouagou contribue au rayonnement culturel du Togo et démontre que la création contemporaine africaine occupe désormais une place de choix dans les grands espaces de dialogue artistique à l’échelle mondiale.

  • Lomé consacre les gardiens des savoirs ancestraux

    Lomé consacre les gardiens des savoirs ancestraux

    Lomé réunira en août les acteurs de la médecine traditionnelle ouest-africaine pour célébrer et promouvoir les savoirs thérapeutiques du continent.

    La capitale togolaise s’apprête à devenir, le 7 août prochain, le carrefour de la médecine traditionnelle ouest-africaine. À l’initiative de l’Organisation des chercheurs et médecins holistiques du Togo (OCMH-Togo), la première édition des Awards des praticiens de la médecine traditionnelle d’Afrique de l’Ouest (APM-TAO) réunira à Lomé des praticiens, chercheurs et acteurs de la santé venus de plusieurs pays de la sous-région.

    Placée sous le thème « Les enjeux de la médecine africaine à l’ère du numérique », cette rencontre entend mettre en lumière le rôle central que joue la médecine traditionnelle dans la prise en charge sanitaire des populations africaines. Selon les organisateurs, près de 80 % des habitants du continent recourent encore à ces pratiques pour répondre à leurs besoins de santé.

    Le Burkina Faso est le pays invité d’honneur de cette première édition. Le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, en est le parrain officiel. Les promoteurs de l’événement saluent ainsi les efforts entrepris par les autorités du pays pour renforcer la reconnaissance et la valorisation de la médecine traditionnelle.

    Au programme figurent des remises de trophées, distinctions honorifiques et diplômes de reconnaissance destinés à récompenser les praticiens et chercheurs qui se sont illustrés dans la préservation et la promotion des savoirs thérapeutiques africains. Mais au-delà de l’aspect honorifique, les APM-TAO ambitionnent de devenir une véritable plateforme régionale d’échanges et de coopération entre les acteurs du secteur.

    Lors de la conférence de presse de lancement, le coordinateur national de l’OCMH-Togo, Bedi-Djinekou Sénam, a souligné l’importance de reconnaître et de transmettre les connaissances détenues par les praticiens traditionnels. Selon lui, chaque acteur du domaine est dépositaire d’un patrimoine précieux qu’il convient de préserver pour les générations futures.

    À travers cette initiative, l’OCMH-Togo veut contribuer à l’émergence d’une médecine traditionnelle modernisée, mieux structurée et davantage intégrée aux politiques de santé publique africaines, tout en offrant une visibilité accrue aux gardiens des savoirs ancestraux du continent.

  • « Génération Togo » : l’opposition appelle au sursaut national

    « Génération Togo » : l’opposition appelle au sursaut national

    Face à la presse ce matin à Lomé, la DMK, la LDP, le Front « Touche Pas à Ma Constitution » et la DMP ont rendu publique leur vision pour la refondation de la République togolaise, contenue dans un document intitulé « Manifeste Génération Togo ».

    Pour les responsables des partis regroupés au sein de cette coalition, ce manifeste s’adresse en priorité à la jeunesse togolaise et, par ricochet, à l’ensemble du peuple togolais dans toutes ses composantes.

    Selon eux, ce document constitue un appel au réveil lancé à l’endroit de toutes les forces vives de la nation. Il s’adresse aux patriotes sincères préoccupés par l’état de délabrement du pays et, surtout, par ce qu’ils qualifient de pilotage à vue des tenants du pouvoir.

    Les signataires estiment que c’est parce que Faure Gnassingbé ne trouve pas face à lui un peuple suffisamment mobilisé qu’il continue de gouverner, malgré l’absence de résultats probants après 21 années passées au pouvoir.

    Les leaders de cette coalition appellent ainsi le peuple togolais à consentir les sacrifices nécessaires pour libérer le Togo et engager sa refondation.

    Lire la déclaration relative au Manifeste Génération Togo.

  • Contrats d’affaires : la gestion des risques au cœur des débats à Lomé

    Contrats d’affaires : la gestion des risques au cœur des débats à Lomé

    Réunis à Lomé dans le cadre du FIPROD 2026, experts du droit et de la gestion des risques ont souligné l’importance d’une maîtrise efficace des risques contractuels pour renforcer la sécurité juridique des affaires en Afrique.

    Lomé a accueilli du 20 au 23 mai 2026 la 4e édition du Forum International des Professionnels du Droit et du Chiffre (FIPROD), une rencontre de haut niveau organisée par l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA-OHADA). Placé sous le thème « Techniques contractuelles d’affaires en Afrique », l’événement a réuni des experts venus de plusieurs pays du continent pour réfléchir aux défis juridiques et économiques liés aux contrats d’affaires.

    Parmi les intervenants figurait un représentant de l’Association pour le Management des Risques et des Assurances du Togo (AMRAT), invité à partager son expertise lors du panel consacré à la prévention et à la gestion des risques contractuels. Aux côtés de juristes, universitaires et praticiens reconnus, il a développé une communication portant sur les « Outils et stratégies de gestion des risques contractuels », un sujet jugé stratégique dans le cycle de vie des contrats.

    L’intervention a mis en lumière les mécanismes juridiques permettant de faire face aux risques susceptibles de survenir lors de l’exécution d’un contrat. Les participants ont notamment échangé sur les clauses de renégociation, les clauses résolutoires ainsi que les différents dispositifs d’adaptation et d’imputation des responsabilités. Autant d’outils destinés à renforcer la sécurité juridique des opérations économiques et à prévenir les contentieux.

    Au-delà des communications techniques, le forum a constitué un espace privilégié de dialogue entre professionnels du droit et du chiffre, favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques à l’échelle africaine.

    Les organisateurs de l’ERSUMA-OHADA ont été salués pour la qualité de l’initiative, tout comme l’AMRAT pour son engagement en faveur de la promotion de la culture du risque. Un message fort s’est dégagé des échanges : maîtriser le risque contractuel, c’est déjà sécuriser l’avenir des affaires.

  • Écovolon’Terre : JVE honore ses bâtisseurs

    Écovolon’Terre : JVE honore ses bâtisseurs

    À travers la journée « Écovolon’Terre », JVE a célébré ses volontaires tout en traçant les perspectives de son engagement pour l’environnement et le développement durable.

    L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) a célébré, le 5 juin dernier à Lomé, l’engagement de celles et ceux qui constituent la cheville ouvrière de ses actions sur le terrain. Placée sous le thème « Écovolon’Terre », cette journée de réflexion stratégique et de reconnaissance a mis à l’honneur les volontaires qui contribuent depuis des années à la promotion de la justice environnementale et du développement durable au Togo.

    Moment fort de la cérémonie, dix-neuf volontaires ont été récompensés pour leur dévouement, leur professionnalisme et leur fidélité à l’organisation. Selon leur ancienneté et leur impact, ils ont reçu des attestations de reconnaissance, des attestations de mérite ou encore des certificats d’honneur pour les plus anciens. Une manière pour JVE de saluer des parcours marqués par un engagement constant au service des communautés et de l’environnement.

    L’événement a réuni plusieurs personnalités du monde du volontariat et du développement. Parmi les invités figuraient M. Telngar, représentant de France Volontaires, M. Marc Adama Levi de l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT) ainsi que le Dr Komi Gligbé, consultant des Nations Unies chargé de l’analyse situationnelle du volontariat au Togo. Des organisations partenaires, notamment le ROSCCET et la SAER, ont également répondu présentes.

    Au-delà des distinctions, la journée s’est voulue un espace de réflexion sur l’avenir. Une communication consacrée à la gestion des transitions professionnelles a permis aux volontaires d’acquérir des outils pour valoriser leurs expériences et préparer leur évolution de carrière. Les témoignages d’anciens collaborateurs de JVE et du membre d’honneur Alouka Anani ont illustré le rôle du volontariat comme levier d’épanouissement personnel et professionnel.

    La Directrice des programmes, Luttah Aluora, a clôturé les échanges en présentant les dix principaux résultats enregistrés par l’organisation en 2025. Un bilan qui témoigne de l’impact croissant de JVE et nourrit de nouvelles ambitions pour les années à venir.

  • JICA renforce son ancrage au Togo

    JICA renforce son ancrage au Togo

    La JICA et le Togo consolident leur partenariat stratégique pour accélérer le développement des infrastructures et renforcer l’aménagement durable du territoire.

    La coopération entre le Togo et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) franchit une nouvelle étape. À l’occasion d’une mission effectuée dans le pays du 20 au 22 mai 2026, une délégation de l’institution japonaise a multiplié les échanges avec les autorités togolaises afin de consolider les acquis et d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat dans les domaines des infrastructures et de l’aménagement du territoire.

    Les séances de travail ont notamment réuni le ministre délégué chargé des Travaux publics et des Infrastructures, Sani Yaya, ainsi que le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Sévon-Tépé Kodjo Adedze. Ces rencontres ont également été marquées par la présentation officielle du nouveau Représentant résident de la JICA au Togo, Kato Koichi, et de la nouvelle Conseillère ODA, Yamazaki Hitomi.

    Avec le ministère des Travaux publics et des Infrastructures, les discussions ont porté sur l’état d’avancement des projets en cours. Une attention particulière a été accordée au projet de construction de la voie de contournement de la ville de Sokodé, considéré comme un axe stratégique pour l’amélioration de la mobilité et du transport dans la région centrale.

    Les échanges avec le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme ont, quant à eux, permis d’aborder les défis liés à la planification territoriale, à la gestion foncière ainsi qu’au développement harmonieux des espaces urbains et ruraux.

    Au-delà des projets en exécution, les deux parties ont exploré de nouvelles pistes de coopération. Celles-ci concernent notamment des dons, des prêts concessionnels et des mécanismes de cofinancement destinés à soutenir les corridors de transport, l’entretien routier et la cartographie nationale.

    À travers cette mission, la JICA a réaffirmé sa volonté d’accompagner le Togo dans la réalisation d’infrastructures structurantes et dans le renforcement d’une gouvernance territoriale performante. Une dynamique qui vise à favoriser l’intégration régionale, la connectivité économique et le développement durable du pays.

  • CPI : Karim Khan suspendu, la justice internationale secouée par un scandale retentissant

    CPI : Karim Khan suspendu, la justice internationale secouée par un scandale retentissant

    Accusé d’agression sexuelle par une collaboratrice, le procureur général de la CPI, Karim Khan, est suspendu de ses fonctions, une décision qui ébranle davantage l’institution judiciaire internationale.

    Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a été suspendu de ses fonctions avec effet immédiat par le bureau de l’Assemblée des États parties à la Cour. Cette décision, annoncée le 8 juin, intervient dans le cadre d’une enquête portant sur des accusations d’agression sexuelle formulées par une membre de son équipe.

    Réunis à La Haye, les 21 membres du bureau de l’Assemblée ont adopté cette mesure à la majorité qualifiée. Dans leur communiqué, ils ont toutefois insisté sur le fait que cette suspension ne préjuge en rien de l’issue de la procédure. Le dossier devra désormais être examiné par les 125 États membres de la CPI, qui seront appelés à se prononcer sur le sort du magistrat britannique.

    Âgé de 55 ans, Karim Khan s’était déjà mis en retrait de ses fonctions en mai 2025 afin de préparer sa défense. Depuis le début de l’affaire, il rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Cette situation l’avait notamment conduit à être écarté du dossier visant l’ancien président philippin Rodrigo Duterte pour crimes contre l’humanité.

    L’affaire survient alors qu’un rapport remis en mars dernier par trois juges indépendants avait estimé que les éléments de preuve recueillis par les enquêteurs des Nations unies demeuraient insuffisants ou fragiles pour établir les faits reprochés.

    Nommé à la tête du parquet de la CPI en juin 2021, Karim Khan s’était imposé comme l’une des figures les plus influentes de la justice pénale internationale. En 2024, il avait marqué l’actualité mondiale en obtenant des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant dans le contexte de la guerre à Gaza.

    Cette suspension ouvre une période d’incertitude pour la CPI, déjà confrontée à de fortes pressions diplomatiques et politiques sur plusieurs dossiers sensibles.

  • Platini contre-attaque : Infantino visé par une plainte explosive

    Platini contre-attaque : Infantino visé par une plainte explosive

    Onze ans après le scandale qui a brisé son rêve de présider la FIFA, Michel Platini lance une offensive judiciaire contre Gianni Infantino.

    L’ancien président de l’UEFA, Michel Platini, a déposé ce lundi une plainte contre le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour « dénonciation calomnieuse » et « trafic d’influence ». Cette nouvelle procédure marque une étape majeure dans la bataille judiciaire qui oppose depuis plusieurs années l’ex-capitaine des Bleus aux instances dirigeantes du football mondial.

    Selon un communiqué transmis à l’AFP, la plainte vise également deux anciens responsables de la FIFA. Elle est accompagnée d’une constitution de partie civile, une démarche qui devrait conduire à la désignation d’un juge d’instruction chargé d’examiner les faits dénoncés.

    Michel Platini estime avoir été victime d’un complot ayant entraîné sa chute en 2015, alors qu’il apparaissait comme le grand favori pour succéder à Sepp Blatter à la tête de la FIFA. L’affaire du paiement controversé de deux millions de francs suisses reçu de l’ancien patron de l’instance mondiale avait alors provoqué sa suspension et mis un terme à ses ambitions présidentielles.

    Déjà en 2021, Platini avait déposé une plainte simple dans ce dossier. Celle-ci avait toutefois été classée sans suite en octobre 2025. Avec cette nouvelle offensive judiciaire, l’ancien numéro 10 français entend obtenir toute la lumière sur une affaire qui continue de secouer les coulisses du football international.

  • 17 ans après sa disparition : Omar Bongo, le parrain déchu de la Françafrique

    17 ans après sa disparition : Omar Bongo, le parrain déchu de la Françafrique

    Dix-sept ans après sa mort, Omar Bongo Ondimba demeure l’un des symboles les plus marquants de la Françafrique, un système dont il fut l’un des piliers avant d’en subir les désillusions jusqu’à ses derniers jours.

    Le 8 juin 2009 s’éteignait à Barcelone, en Espagne, Omar Bongo Ondimba, président du Gabon pendant plus de quarante ans. Dix-sept ans après sa disparition, son nom reste associé à une époque où les relations entre Paris et ses anciennes colonies africaines étaient façonnées par des réseaux d’influence, des intérêts économiques et des alliances politiques souvent opaques.

    Arrivé au pouvoir en 1967, Omar Bongo a dirigé le Gabon d’une main de fer tout en entretenant des relations privilégiées avec plusieurs présidents français. Pendant des décennies, il a été considéré comme l’un des principaux artisans et bénéficiaires de la Françafrique. Grâce à la richesse pétrolière du Gabon, il a joué un rôle de médiateur dans plusieurs crises africaines et s’est imposé comme un interlocuteur incontournable de Paris sur le continent.

    Mais les dernières années de sa vie ont été marquées par une détérioration progressive de ses rapports avec la France. Alors que son état de santé se dégradait, l’homme fort de Libreville aurait souhaité être pris en charge dans un établissement hospitalier français. Selon plusieurs observateurs et récits relayés à l’époque, cette possibilité lui aurait été refusée dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités françaises et certains dirigeants africains.

    Contraint de chercher des soins ailleurs, Omar Bongo fut finalement hospitalisé à Barcelone, où il rendit son dernier souffle à l’âge de 73 ans. Une fin que nombre d’analystes ont interprétée comme une forme d’humiliation pour celui qui avait longtemps incarné l’alliance entre la France et ses alliés africains.

    Dix-sept ans plus tard, l’héritage d’Omar Bongo continue d’alimenter les débats sur la Françafrique et ses profondes contradictions.

  • Destruction des drogues : le Togo verrouille la sécurité sanitaire et environnementale

    Destruction des drogues : le Togo verrouille la sécurité sanitaire et environnementale

    Au Togo, la destruction des substances psychoactives obéit à un dispositif rigoureux associant plusieurs ministères afin de protéger à la fois la santé publique et l’environnement.

    La destruction des substances psychoactives et autres produits prohibés au Togo ne s’improvise pas. Elle répond à un processus strict, encadré par plusieurs institutions de l’État afin de garantir la sécurité des populations et la préservation de l’environnement. C’est le message principal délivré par le Dr Francis Balaka, coordonnateur du Programme national des addictions aux produits psychoactifs au ministère de l’Agriculture, lors d’une rencontre d’échanges avec les membres du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN-Togo).

    Face aux journalistes, le spécialiste a levé le voile sur les mécanismes qui entourent la destruction des substances saisies ou retirées de la circulation. Il a expliqué que chaque opération est soumise à une procédure rigoureuse impliquant plusieurs départements ministériels, notamment ceux de la Santé, de l’Environnement, de la Justice et de l’Administration territoriale.

    Selon Dr Francis Balaka, la justice joue un rôle central dans le processus en veillant à la régularité des opérations. Avant toute destruction, les autorités judiciaires sont saisies afin de garantir le respect des dispositions légales en vigueur. De son côté, le ministère chargé de l’Environnement procède à l’évaluation du site retenu pour s’assurer que l’opération ne présente aucun danger pour les écosystèmes ou les populations riveraines.

    Des méthodes adaptées à chaque substance

    Le coordonnateur a insisté sur le fait que toutes les substances psychoactives ne sont pas détruites de la même manière. La méthode choisie dépend de la nature du produit concerné ainsi que de son niveau de dangerosité.

    « Tous les produits ne sont pas détruits de la même manière », a-t-il souligné. Certaines substances sont enfouies dans des conditions sécurisées, d’autres sont incinérées dans des installations adaptées, tandis que certaines peuvent être détruites par brûlage contrôlé. Ces choix techniques visent à réduire les risques de pollution et à protéger la santé publique.

    Sensibiliser sur les enjeux des addictions

    Cette rencontre avec REMAPSEN-Togo s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et d’information sur les enjeux liés aux substances psychoactives. Elle a permis aux professionnels des médias de mieux comprendre les mécanismes de gestion de ces produits et les mesures prises par les autorités pour limiter leurs impacts sur la société.

    À travers cette démarche, le Programme national des addictions aux produits psychoactifs entend renforcer la collaboration avec les médias afin de mieux informer le public sur les risques associés à ces substances et sur les actions engagées par le gouvernement pour assurer une destruction sécurisée, transparente et respectueuse de l’environnement.

Radio Renouveau228

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