LACS 1 : la population vent debout contre la reconnaissance officielle de GAOSSOU 1er Fio-Kondji et menace
La population du village de Fio-Kondji, situé dans la préfecture des Lacs, commune des Lacs 1, dans le canton de Glidji, s’insurge, depuis quelques jours, contre ce qu’elle appelle une imposition de Togbé Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU 1er.
Le feu aux poudres a été la remise de l’arrêté le 28 septembre par le Préfet des Lacs, Norbert Bénissan Tété Datè dans son cabinet sans le consentement d’une partie importante des natifs concernés de Fio-Kondji.
Le choix des Chefs traditionnels dans la plupart des localités après le décès du Chef autochtone reconnu unanimement par la population, sa succession ne se repose plus sur des valeurs endogènes mais plus tôt malheureusement sur le plus offrant ou le militantisme.
Les allogènes prennent la place au détriment des autochtones. Malgré les contestations pour la correction de l’injustice, les pouvoirs publics rechignent de faire marche arrière. La situation reste telle et les Chefs traditionnels ne sont plus écoutés par leur population.
La situation à laquelle est confrontée la population du village de Fio-Kondji appelle à interroger l’histoire sur qui de la famille GAOSSOU et la de famille ATANLEY, qui conteste le nouveau Chef confirmé, Togbé Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU 1er a raison.

En effet, de sources bien informées, le village de Fio-Kondji avait été fondé en 1880 par le vieux Atanley qui en est le premier dirigeant.
A sa mort, son premier fils Kossigan a pris la reine et devient ATANLEY Kossigan tout comme ses trois frères qui portent le prénom de leur feu père. D’où désormais, dans le village de Fio-Kondji, la famille ATANLEY en soit la famille royale. Ils sont d’ailleurs plus nombreux que les autres qui sont venus après.
Depuis lors, la chefferie traditionnelle appartient à la famille ATANLEY bien que l’arrêté ministériel que délivre l’autorité pour la reconnaissance des Chefs traditionnels n’existait pas. Mais dans la conscience collective, c’est dans la famille ATANLEY qu’est issu le Chef traditionnel de ce village.
La famille légitime et détentrice de la chefferie traditionnelle à Fio-Kodji est ATANLEY.
D’autres sources confirment qu’entre la famille ATANLEY et GAOSSOU le problème ne se pose pas puisque les GAOSSOU signaient le nom ATANLEY dans leurs documents depuis toujours.
L’apparition du changement de leur patronyme est intervenue lorsque le dernier Chef traditionnel dudit village ATANLEY Awouyêmi est décédé.
Ceux qui sont de la dernière lignée des ATANLEY pour raison de chefferie traditionnelle ont pris la décision de changer leur patronyme ATANLEY en GAOSSOU pour briguer la chefferie avec les trois autres lignées des ATANLEY qui occupaient ce poste dans le trône royal.
D’où a commencé l’opposition depuis 2010 au temps du ministre de l’Administration du territoire, Pascal Bodjona. Lui se rendant compte de la situation et le nom respect de la procédure de désignation a fait arrêter la remise officielle de l’arrêté à monsieur Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU . C’était au temps du Préfet ADOSSI.
En suite le Préfet Akuété EDAN en son temps a connu cette affaire qui de rebondissement en rebondissement n’a pas pu la dénuer.
Les rencontres de conciliabule ont eu lieu sans que les deux parties n’arrivent à s’attendre. La famille GAOSSOU refuse de reconnaître que le nouveau Chef provienne de la famille ATANLEY.
L’ère du Préfet Norbert Bénissan Tétévi Datè est arrivée, de discussions en discussions et malgré la saisine des autorités, c’est toujours le statu quo.
Contre toute attente, le Préfet des Lacs décide de remettre officiellement l’arrêté de reconnaissance à Togbé Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU, dans son cabinet sans l’approbation de la population. Aucune autorité n’est même présente dans ledit village avant que le drapeau ne soit monté dans sa maison, nous renseignent nos sources.
La cérémonie traditionnelle d’installation du nouveau Chef a été faite à la préfecture. Ce qui a provoqué le tollé dans le village. La population a manifesté pour exprimer son mécontentement et sa désapprobation après qu’une partie s’est rendue au ministère de l’Administration territoriale pour manifester leur colère.
La famille ATANLEY continue de protester et n’attend pas accepter ce Chef ni aujourd’hui, ni demain.
Elle a, pour l’occasion, adressé des correspondances au Préfet et au ministre de l’Administration territoriale pour que justice leur soit rendue.
Le préjudice créé par cette situation sort de l’ordinaire. La cohésion et la paix sociale sont menacées dans ce village, jadis qui voit ses filles et fils vivent ensemble.
Les autorités du pays doivent intervenir avant qu’il ne soit tôt tard.
Le vivre ensemble est ce que nous avons de plus cher au Togo aujourd’hui où la politique a tout détruit.
Elom Dodji