En Afrique, quelles stratégies pour atteindre « zéro faim dans le monde » ?
L’objectif « zéro faim dans le monde » d’ici 2030 pourrait être atteint à condition de trouver de nouveaux financements. Mais comment ? Les Nations unies tentent d’y répondre en mettant un accent particulier sur les financements innovants.
Les chiffres officiels sont clairs. En 2023, sur le continent africain, une personne sur cinq a souffert de la main, indique le rapport annuel sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde.
Le plus inquiétant demeure, selon le même document, que les niveaux de la sous-alimentation sont les mêmes que ceux d’il y a quinze ans.
Manque de moyens
C’est dire que l’objectif «zéro faim dans le monde» peine à être concret à cause du manque de financements. Raison pour laquelle l’ONU, à travers le Fonds international de développement agricole (FIDA), table sur la recherche de solutions innovantes, estimées à 480 millions de dollars chaque année.
Dans ce contexte, il ne faut plus miser uniquement sur les contributions des Etats membres du FIDA, stagnant autour de 5%. « Notre innovation participe à imaginer des nouveaux instruments pour pouvoir investir dans le secteur rural », insiste Bernard Hien, le directeur régional Afrique de l’ouest et du centre de cette organisation onusienne.
Ce dernier parle des instruments nouveaux, notamment les obligations durables. « Aujourd’hui même, en réalité, nous avons émis notre première obligation nutrition de 50 millions avec un partenariat avec une mutuelle d’assurance japonaise. Donc ça va nous permettre de mieux prendre en compte les questions de malnutrition dans le projet et de mieux accompagner les pays », ajoute-t-il.
Et ce n’est pas tout. Il existe également d’autres innovations en matière de financement : les garanties, les cofinancements, entre autres. Le tout en associant le secteur privé de telle sorte à disposer de finance durable calquée sur les Objectifs de développement durables (ODD).