Diabète: L’ATPCD rappelle la nécessité du dépistage
L’Association Togolaise de Prévention et du Contrôle du Diabète (ATPCD) a encore honoré son engagement cette année 2025 dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du diabète, commémorée chaque le 14 novembre, à travers plusieurs activités organisées à CESAL (Tokoin- Séminaire) à Lomé.
« Diabète et Bien-être ». C’est sur ce thème retenu cette année par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) que diverses associations dont l’ATPCD en lutte contre le diabète, une maladie silencieuse, ont mené la sensibilisation à l’endroit des populations pour leur faire comprendre les méfaits de cette pathologie, ses signes précurseurs chez un patient et surtout comment faire pour l’éviter et éviter ses complications.
Commémorant cette journée de ce 14 novembre, les premiers dirigeants de l’ATPCD, avec à leur tête, le Président Atikossie Adjé, ont organisé une marche à travers les avenues de Lomé pour dire non au diabète et montré au public que la marche, le sport dans son ensemble, participe à lutter contre cette maladie, à éviter ses complications.
Les membres de cette association ont procédé après la marche à faire un cercle bleu où ils ont lancé leur ballon pour dire : « adieu, le diabète ! ». Les participants à cette commémoration dont les membres de l’ATPCD ont eu droit gratuitement au contrôle de glycémie, de tension artérielle, du poids, de taille, de tour de taille et le tout suivi des causeries- débats, et au finish un sketch d’éducation et de sensibilisation animé par les enfants diabétiques pour monter qu’on peut vivre avec le diabète en respectant les règles, les conseils et les recommandations des médecins spécialistes.

C’était en présence des représentants du ministère de la Santé et de l’Organisation Mondiale de la Santé au Togo, des médecins spécialistes du diabète et de la nutrition dont notamment Dr. Edem Toudéka, membre de l’APTCD qui se bat au quotidien pour aider les patients du diabète qui viennent dans leur centre à Adawlato, ancien centre de santé dénommé : « Bon Secours » à Lomé et aussi d’autres patients qui sollicitent son concours ailleurs.
L’ATPDC, en mettant le petit plat dans le grand, a associé à la célébration de cette journée une association sœur qui œuvre socialement dans le bénévolat en offrant ses services médicaux dans l’ophtalmologie, entre autres.
Aussi, les enfants souffrants du diabète du type 1 ont suivi un contrôle oculaire histoire de s’assurer que leurs yeux ne soient atteints déjà par les maux d’yeux surtout que l’une des complications du diabète reste la cécité, entre autres maladies.
En choisissant ce thème encore cette année 2025, l’OMS et les pouvoirs publics veulent engager les acteurs dans la lutte contre le diabète en donnant plus d’informations indispensables à ceux qui souffrent déjà du diabète au Togo et partout dans le monde entier où les chiffres sur le taux de prévalence sont alarmants aujourd’hui partout sur la planète.
La journée mondiale de lutte contre le diabète est occasion pour les acteurs impliqués dans ce combat contre cette maladie chronique de faire le point sur la situation dans chaque pays et surtout de sensibiliser l’opinion publique sur les fondamentaux car le diabète, à en croire les médecins spécialistes, il ne se guérit pas mais on vit avec aussi longtemps que possible si le patient respect les règles et les conseils.
« Le diabète est devenu un grand fléau mondial. Il y a plus de 800 millions de personnes qui ont déjà en 2022. Au Togo, les dernières enquêtes de 2021 estimaient déjà le nombre de cas de diabète à 5%. Et 5%, ça fait à peu prêt 400 milles personnes qui ont le diabète. Sur les 400 milles, seulement la moitié ou le 1/3 qui est au courant qu’il souffre du diabète », a déclaré Dr. Edem Toudéka.
Pour ce dernier, le thème choisi cette année : « Diabète et bien-être ou bien Diabète, Santé mentale » permet de parler plus de cette maladie aux patients et au public pour les sensibiliser davantage et surtout les recommandations liées à cette pathologie du diabète dont les principales reposent sur le contrôle alimentaire et la pratique des activités physiques.
« On a associé au diabète, le problème de santé mentale cette année, le problème de stress lié au diabète, et du bien-être de chaque personne vivant avec le diabète devrait avoir. Quand on a le diabète, c’est la santé mentale qui est perturbée. Donc, on doit rechercher le bien-être partout. Et surtout cette année, on a insisté sur le bien-être au travail », a révélé Dr. Edem Toudéka.
Parlant de la particularité de cette édition au niveau de son association, ATPCD, il a évoqué la consultation ophtalmologique de personnes vivant avec le diabète du type 1, une centaine de personnes qui a eu la chance de bénéficier de cette consultation gratuite par une association qui lutte contre le glaucome. Il a profité de l’occasion pour la remercier du soutien qu’elle leur a apporté dans le cadre de la célébration de cette journée mondiale de lutte contre le diabète. « L’une des complications sûres du taux de sucre dans le sang, c’est l’atteinte des yeux. On commence par voir flou, bizarre ; la vision baisse jusqu’à ce que ça peut conduire à la cécité. C’est-à-dire, on peut ne plus voir. La consultation d’aujourd’hui, c’est pour faire l’état de la situation des jeunes et des adultes qui ont le diabète du type 1 », précise-t-il avant d’ajouter qu’après ce tri quel sera la prise en charge à leur apporter.
« Le diabète, c’est trop de sucre dans le sang pendant longtemps. Le sucre, on en a besoin mais quand c’est trop, ce n’est pas bon. Le sucre s’élève dans le sang pour tout le monde après le repas. Mais quand la durée dépasse deux heures de temps, élevé, ce n’est pas bon non plus. La personne qui a le diabète signifie que le sucre du glucose est élevé dans le sang pendant longtemps », a expliqué le médecin.
Le spécialiste, pour finir, conseille vivement que les maladies non transmissibles, notamment le diabète, sont une maladie de notre civilisation d’aujourd’hui. Ça commence par prendre le pas et les précisions montrent plus de diabétiques dans les années à venir si rien n’est changé.
Au Togo, le taux de prévalence ne cesse d’augmenter. La bonne nouvelle est que le diabète est en partie évitable si nous consommons bien les aliments protecteurs et nous faisons suffisamment les activités physiques.
Le Président de l’ATPCD, Atikossie Adjé, a, de son côté, salué la présence des autorités parmi eux cette anné, référence à la présence de la délégation du ministère de charge de la santé et celle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Togo au cours de cette célébration.
Les conseillères travaillant au siège de l’association de lutte contre le diabète (ATPCD) à Adawlato, ancien centre hospitalier « Bon Secours » à Lomé, ont manifesté leur volonté d’accueillir à bras ouverts les patients ou non qui viendraient à leur niveau pour des tests de dépistage ou de conseils pratiques. « C’est ensemble que nous allons mener ce combat contre le diabète », a laissé entendre Da Kayi, la principale de ce centre.
Justin ANANI
