Catégorie : Société

  • Léa Adodo : « Le handicap ne doit pas être une fatalité »

    Léa Adodo : « Le handicap ne doit pas être une fatalité »

    Les femmes et les filles handicapées sont plus susceptibles de subir des violences basées sur le genre que leurs sœurs valides. C’est alarmant.  

    Rencontrée quelques jours seulement après le lancement de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), Léa Adodo, une femme handicapée, a répété qu’avoir une mobilité limitée ne doit en aucun cas constituer un frein. « Le handicap ne doit pas être une fatalité », a-t-elle insisté.

    Devenue handicapée alors qu’elle était née bien portante, elle reste déterminée à faire face à la vie. Commerçante depuis plusieurs années, basée à Bè-Dangbuipé, à Lomé, la chrétienne convaincue regarde la société d’aujourd’hui avec beaucoup de résilience.

    Victimes invisibles

    La quinquagénaire avoue, en dehors de certains regards interrogateurs sur son état physique, n’avoir pas subi particulièrement les violences basées sur le genre. Néanmoins, elle est conscience que les VBG existent bel et bien.

    Selon l’ONU, les femmes et les filles handicapées sont deux à trois fois plus susceptibles de subir des violences que les femmes sans handicap. Cette situation est inquiétante et nécessite une attention immédiate, souligne Léa Adodo, ajoutant que ces femmes sont des victimes invisibles.

    Ces VBG se déclinent en coups, agressions sexuelles, mutilations,  harcèlement, intimidation, isolement,  viols, agressions sexuelles, exploitation sexuelle, contrôle des finances, privation de ressources.

    Lea Adodo appelle à prendre des mesures idoines pour prévenir et lutter véritablement contre la VBG subie par les femmes et surtout les filles handicapées.

    Notons qu’à travers la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les VBG, le Réseau des Médias pour la Promotion de l’environnement et la santé, genre et droits humains (REMAPSEN) appelle à agir contre les violences sur les femmes et les filles handicapées. C’est une lutte d’ensemble, réitère-t-il.

  • Togo: plusieurs détenus de la prison de Lomé en grève de la faim illimitée pour dénoncer leur situation

    Togo: plusieurs détenus de la prison de Lomé en grève de la faim illimitée pour dénoncer leur situation

    Au Togo, un groupe de détenus de la prison civile de Lomé ont entamé une grève de la faim illimitée cette semaine, pour attirer l’attention sur leur situation. Une grande partie d’entre eux ont été arrêtés dans le cadre des manifestations de 2018 contre le pouvoir. Ils demandent la libération de ceux qu’ils qualifient de « prisonniers politiques », et dénoncent leurs conditions de détention.

    À l’origine de ce mouvement dans la prison de Lomé, au Togo, deux détenus qui ont entamé une grève de la faim illimitée il y a une semaine. Abdoul Aziz Goma, citoyen irlando-togolais. Il a été arrêté fin 2018 au moment des manifestations contre le pouvoir et condamné en février dernier à 10 ans de prison. Il entame sa 2ᵉ grève de la faim en quelques mois, précise son avocat, Me Ferdinand Amazouhoun.

    Grace Koumayi, sage-femme et activiste, a, elle, été arrêtée début octobre et inculpée pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Elle avait déjà été interpellée lors des manifestations du mois de juin.

    Dans une lettre manuscrite adressée à l’administrateur de la prison civile de Lomé, 25 détenus se joignent au mouvement. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines : des cellules surpeuplées et insalubres et un accès insuffisant aux soins médicaux.

    Tous demandent la libération de ce qu’ils considèrent être des « prisonniers politiques », et le respect des avis de plusieurs instances internationales en leur faveur : de la Cour de justice de la Cédéao et du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire.

    « C’est un recours ultime », selon Maitre Raphael Kpande Adzare, président d’honneur de la ligue togolaise des droits de l’homme, qui rappelle que certains d’entre eux sont détenus depuis plusieurs années sans avoir été jugés.

    Source: rfi.fr/afrique

  • « Corruption d’agent public étranger » au Togo : vers un probable procès après le rejet du dernier recours de Vincent Bolloré

    « Corruption d’agent public étranger » au Togo : vers un probable procès après le rejet du dernier recours de Vincent Bolloré

    Un arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris rejette les demandes du milliardaire breton, qui conteste les faits qui lui sont reprochés. La décision d’un renvoi devant le tribunal correctionnel appartient désormais au juge d’instruction.

    Pour qui est étranger au monde judiciaire, la procédure visant Vincent Bolloré pour « corruption d’agent public étranger » et « complicité d’abus de confiance » dans le cadre de ses relations d’affaires en Afrique de l’Ouest est l’occasion de découvrir la grande variété des contestations possibles en droit français et européen. Jeudi 6 novembre, cette revue de recours a pris fin – sauf pourvoi en cassation et jusqu’à un éventuel procès – avec un ultime arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

    La majorité des demandes du milliardaire breton ont été rejetées, à l’exception de celle – déjà actée sur le principe dans d’autres décisions – de faire supprimer du dossier judiciaire les références à sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) avortée. En février 2021, Vincent Bolloré s’était plié à cet exercice cousin du plaider-coupable américain. Mais la proposition de peine qu’il avait négociée avec le Parquet national financier (PNF) avait été rejetée par la juge, qui l’avait qualifiée d’« inadaptée » lors d’une audience publique. Depuis, ses avocats estiment que sa présomption d’innocence a été définitivement entachée. Contactées par Le Monde, sa défense et celle de son groupe n’ont pas souhaité faire de commentaire.

    Le reste de l’article à lire sur lemonde.fr


  • Jugements coutumiers: les têtes couronnées adoptent la Déclaration de Sokodé

    Jugements coutumiers: les têtes couronnées adoptent la Déclaration de Sokodé

    Les chefs traditionnels ont pris une décision importante en matière de règlement ou de résolution de conflits. Elle a pour nom la Déclaration de Sokodé.

    Dans le tableau de la protection des droits de l’homme en terre togolaise, les chefs traditionnels devront désormais prendre en compte les droits de l’homme dans les jugements coutumiers.

    Il s’agit de la conclusion d’une rencontre d’échanges sur la prise en  compte des droits de l’homme dans les pratiques traditionnelles, organisée à Sokodé, sous la supervision de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

    Cette rencontre a permis aux participants – têtes couronnées – d’adopter une approche basée sur la protection et la promotion des droits de l’homme dans le règlement des heurts dans leur communauté.

    De ce rendez-vous est né ce qui est désormais appelé la Déclaration de Sokodé dont voici la teneur.

    DECLARATION SOLENNELLE DES CHEFS TRADITIONNELS DU TOGO SUR LEUR ENGAGEMENT EN FAVEUR DES DROITS DE L’HOMME AU TOGO

    dite, « Déclaration de SOKODE »

    Nous, Chefs traditionnels du Togo, garants des us et coutumes, réunis en atelier d’échange organisé par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) à Sokodé le 24 octobre 2025, sur la prise en compte des Droits de l’homme dans les jugements et pratiques traditionnels et culturels ;

    • Considérant que les droits de l’homme sont universels, inaliénables et inhérents à toute personne, sans distinction d’origine, de sexe, de religion, d’ethnie ou de condition sociale ;
    • Reconnaissant que nos traditions et nos valeurs culturelles placent l’être humain, la dignité et la solidarité au cœur de la vie communautaire ;
    • Rappelant notre rôle de veille à l’harmonie, à la cohésion sociale, à la justice coutumière, à la paix et au vivre ensemble au sein de nos communautés ;
    • Considérant la déclaration des chefs traditionnels à Notsè et à Togblékopé sur les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants au Togo ;
    • Conscients que le respect des droits de l’homme contribue au développement harmonieux, à la stabilité et l’épanouissement des populations ;

    Déclarons solennellement ce qui suit :

    1. Nous nous engageons à promouvoir, dans l’exercice de nos responsabilités traditionnelles, le respect de la dignité humaine, l’égalité entre tous et la justice ;
    • Nous condamnons toute forme de discrimination, de violence, d’exclusion sociale, de pratiques néfastes aux droits fondamentaux, et nous travaillerons à leur élimination progressive dans nos communautés ;
    • Nous nous engageons à protéger les personnes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap ;
    • Nous nous engageons à contribuer à la prévention et au règlement pacifique des conflits, dans le respect des droits de chaque individu ;
    • Nous soutenons les actions de la Commission nationale des droits de l’homme, de l’Etat et de la Société civile en faveur de la promotion et de la protection des droits humains ;
    • Nous nous engageons fermement à sensibiliser nos populations afin que les droits de l’homme deviennent une réalité vécue au quotidien dans  nos unités administratives respectives.

    A cet effet, nous, chefs traditionnels du Togo, adoptons et signons la présente Déclaration, comme témoignage de notre ferme engagement en faveur du respect et de la promotion des Droits de l’homme.

                                                               Fait à Sokodé, le 24 octobre 2025

                                                                 Les Chefs traditionnels du Togo ;

                                                                 Le Président du Conseil National de

                                                               la Chefferie Traditionnelle

  • Au Togo, les centrales syndicales exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank

    Au Togo, les centrales syndicales exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank

    Les centrales syndicales se mêlent au dossier de licenciement jugé abusif d’une quarantaine d’employés de Sunu bank et annoncent être prêtes « à user toutes les voies de recours légales pour que les droits des travailleurs victimes soient respectés ».

    LA DECLARATION LIMINAIRE DES CENTRALES SYNDICALES DU TOGO RELATIVE AU DOSSIER DE LICENCIEMENTS ABUSIFS A SUNU BANK TOGO

    Mesdames et Messieurs les représentants des divers médias, les centrales syndicales du Togo notamment :

    • la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT),
    • le Groupe des Syndicats Autonomes (GSA),
    • l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT),
    • la Synergie des Travailleurs du Togo (STT),

    vous souhaitent la bienvenue   et   saluent votre présence qui exprime,  au-delà des mots et formes  que  vous mettrez à lui  donner  écho, l‘intérêt que vous portez à l’évènement.

    Il s’agit de la réalité de la situation qui prévaut à SUNU BANK – Togo où in fine 42 salariés (15 hommes et 27 femmes) parmi lesquels le Secrétaire Général du SYNBANK, Secrétaire Général du GSA et Porte-parole en exercice de toutes les Centrales Syndicales Togo, ont été abusivement licenciés, avec une brutalité hors du commun, mettant en avant des causes inexactes pour justifier les motifs économiques en violation, dans la forme, le fond, et la procédure, toutes les dispositions légales en la matière.

    La cause mensongère alléguée ? premièrement, la masse salariale trop importante et au final un plan de restructuration de la Banque. Pourtant, c’était prévisible, prévu et évitable.

    En effet :

    • en 2019 déjà le Président du Conseil d’Administration avait été alerté  par les délégués du personnel sur les premiers signaux de la mauvaise gouvernance de la Direction des Engagements qui avait à l’époque commencé par les rééchelonnements des créances comprises sur des durées variant entre 30 à 50 ans, sans aucune suite,
    • le 11 septembre 2023, les représentants du personnel de SUNU Bank Togo se sont retrouvés dans l’obligation d’alerter à nouveau le Président du Conseil d’Administration pour lui exprimer leur inquiétude sur le risque encouru par leurs emplois. Le Président du Conseil d’Administration a qualifié cette démarche d’irresponsable et a rassuré qu’aucun emploi n’est et ne sera menacé,
    • contre toute attente, douze(12) mois plus tard,  le 20 Septembre 2024, le Conseil d’Administration prend la décision de licenciements pour motif économique basée sur la masse salariale exclusivement,
    •  à l’annonce du licenciement pour motif économique en lien avec la masse salariale et les effectifs, les délégués du personnel ont demandé les documents nécessaires pour faire des suggestions et propositions mais l’employeur leur a opposé un refus catégorique,
    • c’est alors que les Syndicats SYNASSUR et SYNBANK ont demandé au Conseil d’Administration l’avis conforme de la Commission Bancaire de l’UMOA du fait que les Banques sont sous le contrôle de la Commission Bancaire de l’UMOA et que le Togo a ratifié le traité portant création de ladite Commission,
    • les syndicats lui ont aussi opposé conformément à l’annexe de la Convention portant création de la Commission Bancaire, seule cette dernière a les prérogatives de prononcer les motifs de la difficulté économique d’une banque et formuler une recommandation d’un plan de redressement,
    • se saisissant de ce contentieux, le Gouvernement avait demandé la suspension du processus et avait fait appel à la Commission Bancaire de l’UMOA,
    • les Conclusions de l’Audit de la Commission Bancaire de l’UMOA prescrivent que la masse salariale n’est pas la source des difficultés de SUNU Bank Togo mais plutôt ce sont des problèmes de gouvernance, des crédits accordés sans respecter la déontologie bancaire.
    • L’Employeur SUNU Bank Togo conformément aux dispositions règlementaires, ne peut plus continuer la procédure initiée le 20 Septembre 2024, la cause alléguée n’étant pas fondée, et mettre fin au contrat des travailleurs dont la liste a été envoyée à la Direction Générale du Travail, en dehors de quelque confirmation par le rapport définitif de la Commission Bancaire de l’UMOA,
    • Dans son rapport motivé du 31 janvier 2025, la Direction Générale SUNU Bank Togo, reconnait que les évaluations des collaborateurs ne sont pas objectives et orientées vers les performances. Les centrales syndicales du Togo estiment raisonnablement que les 42 salariés dont la masse salariale représente moins de 5% de la masse salariale annuelle de SUNU Bank Togo, ont été ciblés pour d’autres raisons qui sont ailleurs.
    • Il s’agit alors d’une décision discrimination motivée par le genre pour les 27 femmes et le mandat syndical qu’exercent les travailleurs protégés, ce qui est une violation des dispositions des articles 39 et 40 du code du travail du Togo.  

    Le vrai problème de SUNU BANK Togo relève exclusivement de la mauvaise gestion que les employeurs veulent camoufler et leurs complices extérieurs.

    Les centrales Syndicales du Togo à l’unanimité s’indignent de ce licenciement abusif et discriminatoire des travailleurs à SUNU Bank Togo et dénoncent le fait que ce sont les travailleurs qui en définitive paient le prix d’une mauvaise gestion dont ils ne sont pas responsables.

    Ainsi, les Centrales Syndicales du Togo exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank Togo et sont prêts à user toutes les voies de recours légales pour que les droits des travailleurs victimes soient respectés. 

    Fait à Lomé, le 11 Octobre 2025

    les Centrales Syndicales du Togo

  • GUST, une des meilleures universités privées du Togo

    GUST, une des meilleures universités privées du Togo

    Installée au Togo depuis quelques années, Global university school of science and technology (GUST) ou Université mondiale des sciences et technologies en français fait partie des meilleures de la capitale selon le ministère de tutelle.

    Ça y est ! Après que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, autorité en charge de l’accréditation des Universités et des établissements d’enseignement supérieur dans le pays, lui a donné son quitus, c’est tout logiquement que la Global university school of science and technology (GUST) se retrouve sur la liste des meilleures institutions de la place.

    Ce 30 septembre 2025, à la veille de la rentrée, Kanka-Malik Natchaba, le ministère de tutelle, a rendu publique la liste des établissements d’enseignement supérieur reconnus par pour le compte de l’année 2025-2026. Et l’Université mondiale des sciences et technologies.

    Une telle accréditation des plus autorités togolaises chargée de l’enseignement supérieur, assure à GUST une reconnaissance qui va au-delà des frontières nationales. Ce qui, soulignent les spécialistes,  renforce son positionnement académique et professionnel international, contribuant ainsi à « bâtir le meilleur réseau mondial de transfert de connaissances possible, composé des experts les plus brillants de chaque domaine », comme aime le répéter le Professeur Mohamed G. Kafaly, son président fondateur.

    Cette reconnaissance confirme, en outre, la mission de GUST, celle de « fournir une éducation professionnelle de classe mondiale, en dotant les diplômés de qualifications reconnues internationalement grâce aux programmes d’éducation pour l’emploi (E4E) et d’apprentissage pour le leadership (L4L) développant les compétences des individus et des organisations pour être les leaders mondiaux dans différentes disciplines ».

    Il faut, donc, choisir cette Université privée parce que « Ce qui commence à GUST change le monde ».

  • GUST-Togo : Devenez étudiant et accédez à des bourses exclusives

    GUST-Togo : Devenez étudiant et accédez à des bourses exclusives

    Pour célébrer cette rentrée scolaire, GUST Togo lance son programme de bourses « Futurs leaders africains ». Une opportunité unique de réduire les frais de scolarité et de promouvoir l’accès à l’enseignement supérieur.

    L’enseignement supérieur au Togo est sur le point de franchir une étape historique. Avec son premier campus en Afrique francophone, la Global University School of Science & Technology (GUST) apporte un nouveau souffle : une formation américaine de qualité désormais accessible depuis Lomé. La première rentrée académique est déjà fixée et marquera la réception du tout premier lot d’étudiants.

    Pourquoi choisir GUST Togo ?

    A Gust-Togo, la rentrée académique est fixé au 10 novembre 2025. Rejoignez l’univers des premiers pour bénéficier de :

    1. Double diplôme : un cours reconnu au Togo et aux États-Unis.
    2. Anglais certifié : préparation au TOEFL/IELTS et certification incluse.
    3. Assurance santé offerte : une sécurité pour chaque étudiant.
    4. Paiement flexible : des facilités adaptées à tous les profils.

    Bourses pour futurs leaders africains

    Pour célébrer cette rentrée scolaire, GUST Togo lance son programme de bourses « Futurs leaders africains ». Une opportunité unique de réduire les frais de scolarité et de promouvoir l’accès à l’enseignement supérieur.

    • Jusqu’à 50% des frais de scolarité couverts
    • Ouvert à tous les candidats sans distinction
    • Attestation nominative officielle remise à chaque bénéficiaire
    • Offre valable jusqu’au 5 novembre 2025

    Une opportunité inédite au Togo

    Avec sa formation en BTS, Licence et Master, GUST Togo offre à la jeunesse africaine les moyens de construire une carrière internationale sans quitter leur pays. Un cadre moderne, des standards pédagogiques américains et une ouverture sur le monde : tout est réuni pour former les leaders de demain.

    Et si vous deveniez la première génération d’étudiants de GUST TOGO ?

    Le 10 novembre, une nouvelle histoire commence. Saisissez cette chance, rejoignez GUST et ouvrez les portes du monde. Inscrivez-vous maintenant à Gust et profitez d’une approche pédagogique innovante, inspirée des standards américains et qui place l’étudiant au centre de l’apprentissage.

    Etiquettes : année académique 2025 2026, Gust-Togo, rentrée à GustTogo.

    Source: campus-togo.com

  • Au Togo, le secteur bancaire et assurantiel en paralysé depuis ce 24 septembre

    Au Togo, le secteur bancaire et assurantiel en paralysé depuis ce 24 septembre

    Les syndicats ont mis à exécution leurs menaces de grève. Depuis la matinée de ce mercredi 24 septembre, et ce durant trois jours, une grande partie des employés est restée chez elle, paralysant l’économie nationale.

    L’affaire liée au licenciement d’une quarantaine d’employés de SUNU Bank, dont le secrétaire général du Syndicat des employés et cadres des Banques, des établissements financiers et des assurances (SYNBANK), continue de faire de vague.

    Ce 22 septembre, en conseil syndicat extraordinaire à Lomé, le SYNBANK et le syndicat des employés et cadres des assurances du Togo (SYNASSUR), ont décidé de manifester leur mécontentement suite au licenciement des 42 agents de SUNU Bank.

    Aucun accord n’ayant été trouvé, une partie importante des employés est entrée effectivement en grève. Réunis au siège du SYNBANK ce matin, ils sont déterminés à aller jusqu’au bout. Tout en restant ouverts aux discussions.

    Ce mouvement d’humeur vise à obtenir l’intégration sans condition des 42 salariés de SUNU Bank, la priorité des priorités, et la régularisation du statut du délégué du personnel d’Ecobank.

    Nous y reviendrons.

  • ON NE JUGE PAS UN PEUPLE PAR LA MULTITUDE DE SES BÉNI-OUI-OUI, MAIS PAR LA QUALITÉ DE SES ESPRITS CRITIQUES ET DE SES DISSIDENTS

    ON NE JUGE PAS UN PEUPLE PAR LA MULTITUDE DE SES BÉNI-OUI-OUI, MAIS PAR LA QUALITÉ DE SES ESPRITS CRITIQUES ET DE SES DISSIDENTS

    Beaucoup de Togolais dégoûtés par l’impéritie et la cruauté du régime dictatorial des Gnassingbé, s’enfoncent dans un pessimisme résigné, pendant que les plus combattifs redoublent d’ardeur pour libérer le peuple de l’oppression et de l’exploitation de la minorité pilleuse.

    Beaucoup de Togolais dégoûtés par l’impéritie et la cruauté du régime dictatorial des Gnassingbé, s’enfoncent dans un pessimisme résigné, pendant que les plus combattifs redoublent d’ardeur pour libérer le peuple de l’oppression et de l’exploitation de la minorité pilleuse.

    Les soubressauts politiques des mois de juin et août 2025 qui ont fait trembler le régime, ont requinqué ceux qui ne croyaient qu’à une intervention divine de leur Dieu sourd comme un pot à leurs prières pour les débarrasser des dirigeants putschistes et illégitimes. Ceux qui ont confisqué le pouvoir font croire à la multitude que c’est une situation normale, un déterminisme divin. Ce qui pousse les victimes désemparées à s’en remettre à Dieu (“Fofo si nsin le”, proclament-elles: “la puissance appartient à Dieu.” Ce qui suppose que le dictateur et son régime ne sont au pouvoir que par la grâce de Dieu.). Belle escroquerie idéologique.

    LA MULTITUDE COMPLICE DES BÉNI-OUI-OUI

    Dans cette multitude moutonnière, il faut compter les lâches, les traîtres, les opportunistes, les mouchards, les carriéristes et les cancres qui proclament leur neutralité avec un rare cynisme. Les élites qui se détachent dans ce troupeau de moutons sont ceux qui sont arrivés à trouver une place autour de la mangeoire. Les autres se battent pour y accéder comme des tiques suceurs de sang sur le dos du peuple. Il faut y ajouter tous les réseaux mafieux intérieurs et extérieurs qui gravitent autour du pouvoir pour l’aquisition de prébendes et d’intérêts.

    Ces profiteurs qui jouissent de l’impunité pour exploiter et asservir les Togolais, se comportent comme des ennemis du peuple.

    Il suffit d’être à l’écoute des réseaux sociaux, pour constater la haine que leur voue le peuple. Malgré la fermeture partielle de l’Internet pour réduire les mécontents au silence, la résistance continue. Si on peut museler la parole, on ne peut interdire la pensée. Ceux qui se sentent bâillonnés, se rabattent sur les leaders d’opinion, les journalistes, les bloggers qui se font les échos de ce qu’ils pensent tout bas. L’extraordinaire succès médiatique du journaliste Ferdinand Ayité, un combattant de la liberté, dans ses émissions en direct sur la toile, est l’expression du ras-le-bol des Togolais. Il a été emprisonné et a fui le pays pour sauver sa peau. Ses émissions qui dénoncent l’incompétence, les méfaits et les magouilles des dirigeants du pays, sont suivies parfois par 80 000 personnes avides de vérité et qui veulent la révolution. Plus qu’un simple journaliste, il est devenu un leader d’opinion très écouté. C’est dire que ce que la dictature militaire déteste, le peuple l’adore. D’où le soutien populaire inconditionnel aux esprits critiques et aux dissidents qui combattent cette odieuse tyrannie soixantenaire dont le bilan honteux n’est que chômage, misère, impunité, corruption et une gouvernance calamiteuse. Les prisons retiennent de nombreux prisonniers politiques et d’opinion. La liberté d’opinion et d’expression réprimée fait du Togo une prison à ciel ouvert.

    LES ESPRITS CRITIQUES ET LA RÉSISTANCE

    Le présent et l’Histoire ne jugent pas un peuple par la multitude de ses béni-oui-oui, mais par la qualité de ses esprits critiques et de ses dissidents. Ce sont eux les acteurs des bouleversements sociopolitiques et des révolutions. En France, la grande Révolution de 1789 a été préparée en amont par des esprits dissidents comme Voltaire, Diderot, Montesquieu… qui sont tous morts avant la chute de la monarchie criminelle du roi Louis XVI guillotiné par le peuple français. Mais leurs idées leur ont survécu et ont inspiré les révolutionnaires de 1789.

    Au Togo, dans les années 1980, ce sont ces mêmes dissidents qui ont contribué à creuser la tombe du parti unique du régime militaire du despote Éyadéma, en diffusant des idées de liberté, de démocratie, de multipartisme et de droits de l’Homme. Depuis lors, à partir du soulèvement du 5 octobre 1990, le peuple togolais est ouvertement en lutte pour sa libération.

    Dans la littérature et les arts, l’engagement en faveur de la cause du peuple montre que la rupture est irréversible entre le peuple et ses bourreaux. Lorsque ceux dont l’art consiste à nourrir l’imaginaire collectif font leur devoir citoyen pour la liberté, il faut comprendre que le changement se fera. Beaucoup de sang innocent a été versé pour qu’une minorité s’accroche au pouvoir. Pour quoi faire, ce pouvoir ? Sans vision politique, sans projet de développement, le vice de cette dictature qui ressemble à un serpent qui se mord la queue, dans ses soubressauts, c’est que le pouvoir est devenu l’objectif du pouvoir. Le pouvoir pour le pouvoir. Rien que le pouvoir considéré comme une bouée de sauvetage d’un régime en perte de vitesse et conspué par le peuple. Quand un pays en arrive à cette extrémité, le salut consiste à faire partir les usurpateurs.

    Ce ne sont pas les moutons bêlant, les bourreaux, les voleurs de la République, les courtisanes corrompues, des gens de lettres et des artistes mercenaires qui font la grandeur d’un peuple. Au contraire, ils sont haïs et leurs noms sont souillés à jamais dans la mémoire populaire.

    Par contre, l’opinion et les observateurs étrangers se posent toujours la question de savoir est-ce qu’il existe des dissidents qui osent dire non quand tout est silence et répression sauvage. En effet, en dehors de la propagande mensongère et farfelue du régime, ce sont les discours des voix dissidentes qui sont crédibles à l’intérieur comme à l’étranger. Pourquoi la dissidence des leaders d’opinion (écrivains, journalistes, artistes, bloggers, opposants politiques, défenseurs des droits humains, activistes de la société civile…) contribue-t-elle à la grandeur du Togo ? La dissidence, dans ce cas de figure, est l’affrontement entre un marteau et une fourmi. Cette image symbolique montre la disproportion des forces assymétriques entre ceux qui tiennent le marteau de la répression sauvage et les résistants qui s’opposent, les mains nues, à l’arbitraire féroce. Qui peut imaginer des organisations et des médias étrangers sérieux et désireux de connaîre l’état des droits humains au Togo, s’adresser au pouvoir qui les piétine ?

    Il faut une certaine dose de courage et parfois d’esprit de sacrifice pour affronter une dictature impitoyable. Ce sont leurs discours et leurs actions (C’est la même chose en politique.) qui ancrent dans l’imaginaire du peuple l’idée de liberté comme une possibilité de l’action émancipatrice. Cette dictature obscurantiste n’est pas une forteresse inexpugnable. Aujourd’hui, les oppresseurs et le peuple le savent, c’est pourquoi la peur a changé de camp.

    C’est lorsque tout semble perdu que les résistants redonnent de l’espoir au peuple opprimé en lutte pour la liberté. La liberté commence quand on apprend à dire non. Et les Togolais crient: “Non, non et non.”

    Il fallait le dire.

    Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Au Togo, une affaire de viol présumé donnera-t-elle lieu à un #MeToo national ?

    Au Togo, une affaire de viol présumé donnera-t-elle lieu à un #MeToo national ?

    A Lomé, le secrétaire général du ministère de l’Action sociale et de la Promotion de la femme a été mis en cause dans une affaire de viol présumé. La société civile profite de l’occasion pour monter au créneau.

    À la consternation suscitée par la découverte de délits ou de crimes présumés s’ajoute parfois le parfum de l’ironie du sort. Comme des ministres chargés du civisme fiscal sont parfois surpris un doigt dans le pot de confiture de la fraude, c’est aujourd’hui un haut responsable de la politique dédiée aux femmes qui est accusé, au Togo, de maltraitance à l’égard d’une personne de sexe féminin.

    Toujours présumé innocent,  Bileba N’Gmebib, le secrétaire général du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme a été interpellé, placé en garde à vue et déféré à la prison civile de Lomé, en attendant la suite de l’instruction judiciaire. C’est pour suspicion de viol qu’une enquête a été ouverte par la Direction centrale de la police judiciaire. Les faits incriminés se seraient déroulés dans le bureau du numéro deux du ministère, et la victime serait une employée du département.

    Vers une libération de la parole ?

    Au-delà de ce cas particulier qui pourrait être purgé judiciairement, avec la lenteur que requiert une instruction de ce type, les acteurs féministes entendent battre le fer tant qu’il est chaud, en mettant à profit l’inédite onde de choc médiatique. La Grappe des organisations féministes du Togo (GOFT) salue ainsi l’arrestation du suspect, tout en appelant à une mobilisation plus globale, dans l’optique d’une tolérance zéro envers la violence faite aux femmes.

    Beaucoup d’internautes considèrent, à la lumière de leurs expériences personnelles, que le cas de ce secrétaire général est loin d’être isolé, les femmes n’obtenant pas encore le respect qui leur revient, tant dans les comportements quotidiens que dans leur représentativité aux postes à responsabilités, et ceci particulièrement dans la sphère politique. Et certains de rêver que la parole se libère et qu’un véritable #MeToo puisse enfin voir le jour dans la fonction publique togolaise.

    Des lois et des règlements à venir

    L’affaire éclatée au grand jour, la ministre de la Promotion de la femme ne pouvait manquer d’organiser une réunion d’urgence, laquelle a rassemblé la coordination du ministère et les directeurs techniques et régionaux. Et Kossiwa Zinsou-Klassou d’évoquer rien de moins qu’« un tournant décisif dans la lutte contre les violences basées sur le genre ».

    Les discours étant bien rodés, la législation et les règlements clairs en matière d’agressions sexuelles – en particulier celles commises par une personne exerçant une autorité sur la victime – mais aussi de harcèlement, de sanctions abusives, de mutations punitives, d’intimidations et autres propos déplacés, elle a dû présenter, à l’échelle de son département, six décisions au parfum de nouveauté.

    Ont ainsi été annoncées la mise en place de boîtes à suggestions anonymes, la création d’un numéro d’urgence personnel de la ministre, l’amélioration de la communication hiérarchique en vue d’une meilleure transparence, l’installation d’une cellule spéciale pour un suivi durable et d’une cellule de réflexion, la mise en place de sanctions disciplinaires renforcées contre les auteurs de violences faites aux femmes, et, plus vague, la promotion d’un climat de confiance pour encourager les dénonciations. Une rencontre élargie à l’ensemble des agents du ministère, à Lomé et dans les régions, devrait bientôt se tenir. À la société civile de maintenir la pression.

    Source: jeuneafrique.com

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