Les délégués syndicaux et du personnel, etc. des banques et assurances vont participer à conseil syndical extraordinaire ce samedi 6 septembre à Lomé.
Voici la note d’information

Les délégués syndicaux et du personnel, etc. des banques et assurances vont participer à conseil syndical extraordinaire ce samedi 6 septembre à Lomé.
Voici la note d’information

Le secteur bancaire sera paralysé à compter de ce lundi 25 août sur l’ensemble du territoire togolais. C’est ce que décident les syndicats pour protester contre le licenciement d’une quarantaine de leurs camarades émargeant à Sunu Bank. Explication !
En soutien à leurs camarades licenciés par Sunu Bank, le Syndicat des employés et cadres des assurances du Togo (SYNASSUR) et le Syndicat des employés et cadres des banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (SYNBANK) vont observer un mouvement d’humeur à partir de ce lundi 25 août. A travers un sitting devant toutes les institutions bancaires du pays.
« L’heure est grave »
Tout part d’une décision jugée unilatérale et grave de Sunu Bank Togo de mettre fin au contrat de travail qui le lie à une quarantaine de ses employés dont Awoula Baba, le secrétaire général du SYNBANK. Avec l’assentiment des autorités togolaises ?
De toute façon, la décision leur a été signifiée « dans la soirée du vendredi 22 août 2025 après 17 heures (…) en violation de toutes dispositions réglementaires », s’emportent les deux syndicats dans un communiqué rendu public dans la foulée.
«L’heure est grave. En solidarité avec nos camarades de SUNU BANK TOGO et sur décision du Bureau Exécutif de SYNBANK et de SYNASSUR, tous les camarades de toutes les banques, assurances et établissements financiers du Togo sont conviés à observer un sitting devant leurs institutions et sur l’ensemble du territoire, à compter du lundi 25 août 2025, à partir de 7h30, jusqu’à ce que notre Secrétaire Général et les autres camarades licenciés ne soient rétablis dans leurs fonctions », poursuit la note publique.
C’est dire que le secteur bancaire sera paralysé le jour du sit-in sur l’ensemble du pays. Pour le moment, l’employeur incriminé n’a pas encore réagi publiquement à la suite de l’annonce du mouvement d’humeur.
Affaire à suivre donc !

Maman DOGBE Akouavi Joséphine Gnoniugodoé dite ” Rogernon”, rappelée à Dieu le 21 Avril à l’âge de 96 ans, sera inhumée à Attitogon Blama-Condji ce samedi 9 août 2025.
AVIS DE DECES
Son Excellence Monsieur Barry Moussa Barqué, Président du Sénat du Togo
Honorable AFANGBEDJI Komlanvi Sédoufia, Sénateur au Sénat du Togo, ses frères, sœurs, leurs femmes et leurs enfants
M.SOGBO Kokou Amétépé, Préfet du Bas-Mono
Honorable DOTCHE Kouassi, Député à l’Assemblée nationale du Togo
Honorable HOUNAKEY-AKAKPO Kossi Firmin, Député à l’Assemblée nationale du Togo
Togbé Aristide Ahonsou CHAOLD VI, Chef Canton d’Afangnan-Gbléta, Président du conseil des Chefs traditionnels de la préfecture du Bas-Mono
Togbé SOSSA Séssinou Blama 1er , Chef traditionnel de Blama-Condji
M. AFANGBEDJI Akpé Roger, Agent retraité du Port Autonome de Lomé
M. AFANGBEDJI Amevi Oboubé Lucien, Enseignant à la retraite, sa femme et ses enfants à Lomé
Mme KOUDAMA Ayaba Catherine née AFANGBEDJI, Commerçante à Lomé, son époux et leurs enfants
M. DOGBE Afantsao Daniel, Chef de la famille DOGBE à Attitogon, ses frères, sœurs, leurs femmes et leurs enfants
M. AFANGBEDJI Jacob dit Yacobi, Doyen de la famille AFANGBÉDJI à Attitogon Blama-Condji
Rev, Pasteur AFANGBEDJI Kodjovi Réné, ses frères, sœurs, leurs femmes et leurs enfants à Lomé
Pasteur AFANGBEDJI Kafui Julien, ses frères, sœurs et leurs enfants à Lomé
Les familles : DEGBE, AFANGBEDJI, DEGNON, MIDJRESSO, FOLLY, BLAMA, TSEKOU, KODJO, KOUDJRAMASSAN, ADJAGBEBOU, AKOESSO, AMEZIAN, AGBOGAN , AGBEMEFA …
Les familles parentes, alliées et amies communiquent la disparition de leur très chère et regrettée :
Maman DOGBE Akouavi Joséphine Gnoniugodoé dite ” Rogernon”
Rappelée à Dieu, le 21 Avril 2025 à l’âge de 96 ans.
Programme des obsèques
Vendredi 08 Août 2025
18 H 30 : Veillée de prière et de chants à la maison familiale à Attitogon Blama-Condji
21 H 30 : Veillée traditionnelle
Samedi 09 Août 2025
06 heures : Chapelle ardente
08 heures 30 : Messe d’enterrement à l’église Méthodiste d’Attitogon suivie de l’inhumation dans la stricte intimité familiale
11 heures : Début des réceptions
Dimanche 10 Août 2025
08 heures : Messe d’action de grâce suivie de sortie de deuil
Maison mortuaire : Domicile AFANGBEDJI AHONTO Bénoit à Attitogon Blama-Condji

Un partenariat lie désormais le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) et l’association Galien Africa. Désormais rien ne sera plus comme avant. Le REMAPSEN et Galien Africa unissent leurs forces dans l’optique de la promotion de la santé et de l’environnement sur le continent africain.
Santé et environnement : L’association Galien Africa et le REMAPSEN s’engagent dans un partenariat de promotion de la santé et de l’Environnement en Afrique
Dakar, la Capitale du Sénégal a accueilli ce mercredi 16 juillet 2025, la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre l’Association Galien Africa et le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).
C’était en présence des représentants du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, du Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (Sénégal) et d’un parterre de partenaires nationaux et internationaux. Dans son adresse, le Président du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, s’est félicité de cette signature de partenariat entre son organisation et l’association Galien Africa. Il a fait l’historique du REMAPSEN et rappelé les progrès réalisés au cours de cinq dernières années, avant de préciser les principaux objectifs de cet accord de partenariat. Selon le Président du REMAPSEN : « il s’agira pour les deux organisations signataires de promouvoir la santé et l’environnement à travers des partages d’expériences et le développement de contenus médiatiques percutants, de renforcer les capacités des journalistes et des professionnels des médias africains sur les questions de santé et d’environnement et de soutenir la recherche et l’innovation en renforçant leur collaboration dans le cadre des projets de recherche pour une meilleure compréhension des défis sanitaires et environnementaux ». Il a également déclaré que : « cette alliance stratégique entre Galien Africa et le REMAPSEN marque un tournant majeur dans la quête commune pour une amélioration de la santé et de l’environnement en Afrique », non sans lancer un appel à tous les acteurs pour une meilleure intégration de la communication médiatique dans les stratégies de mise en œuvre des programmes de santé et d’environnement au triple plans national, régional et international.
La Présidente de l’Association Galien Africa, le Professeur Awa Marie Coll Seck, a félicité le REMAPSEN pour son dynamisme et sa productivité. A travers ce partenariat, elle a engagé son organisation à soutenir l’organisation des Forums annuels des médias du REMAPSEN, à faire le plaidoyer auprès des partenaires pour la réalisation des projets et activités du REMAPSEN, et à soutenir l’organisation des rendez-vous du REMAPSEN de la coordination nationale au Sénégal.
Les clauses de cet accord de partenariat stipule aussi que le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) assurera la couverture médiatique du Forum et du Prix Galien Afrique dont les prochaines éditions sont prévues du 28 au 31 octobre 2025, à Dakar (Sénégal) sur le thème : « Souveraineté sanitaire, un impératif pour l’Afrique ». Le REMAPSEN diffusera aussi des communiqués de presse relatifs aux évènements initiés et organisés par Galien Africa, et contribuera à l’organisation de webinaires sur des sujets de santé et/ou d’environnement, entre autres.
Signalons que cette convention de partenariat entre le REMAPSEN et Galien Africa a été signée pour une durée de deux ans renouvelables.

Lors des manifestations des 26, 27 et 28 juin au Togo, loin des micros et des caméras, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a joué sa partition, celle de s’employer à ce que l’essentiel soit sauvegardé.
Rapport étape
Attendu dans certains milieux de défense des droits de l’homme, le rapport d’étape lié à la situation des droits de l’homme après qu’une partie des Togolais ont manifesté contre le pouvoir en place ces 26, 27 et 28 juin 2025 à Lomé et dans ses environs est prêt en partie. Le document à mi-parcours a été remis à Kodjo Adédzé, le président de l’Assemblée nationale.
« Ce rapport d’étape élaboré conformément à son mandat de promotion, de protection des droits de l’homme et de prévention de torture et autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, présente les constats provisoires, les préoccupations relevées ainsi que les recommandations formulées à l’endroit de tous les acteurs en vue de garantir le respect des droits fondamentaux de tous les concitoyens », indique un communiqué officiel dont Reanouveau228 dispose d’une copie.
Selon toujours ladite note signée par Me Kwa Ohini Sanvee, la Commission nationale des droits de l’homme rappelle que les droits de l’homme « ne peuvent prospérer dans un climat de violence généralisée mais plutôt avec une culture de respect mutuel et de tolérance ».
Au moins sept morts
Et la CNDH d’ajouter qu’elle reste déterminée « à poursuivre avec professionnalisme la documentation des allégations de violation des droits de l’homme afin que la (toute) lumière soit faite sur les cas avérés ».
Si l’institution appelle les uns et les autres à privilégier le dialogue, le respect de la loi, accorder une importance capitale à la préservation de la paix, il faut dire que les dernières manifestations des contestations du régime en place ont fait au moins officiellement sept (7) décès, dus à la répression des forces de l’ordre et de défense. Avec le soutien des milices, dit-on.
Mission
Sous le sceau de la discrétion – c’est l’impression que beaucoup ont -, la Commission a pu visiter les lieux de détention et de garde-à-vue lors des manifestations et identifier en concertation avec les familles et les proches des victimes. Des organisations de défense des droits de l’homme aussi l’ont saisie dans ce sens.
En réalité, conformément à sa mission de promotion et de protection des droits de l’homme, ainsi que le mécanisme national de prévention de la torture, la CNDH a pu se rendre dans tous les lieux de privation de liberté, permettant ainsi aux familles et proches des gardés-à-vue de visités ces derniers.
Limité ?
Beaucoup des proches et familles des victimes, grâce à la Commission, ont vu leur conseil avoir également accès à ces lieux de privation de liberté.
Grâce à la CNDH, certains qui ont sollicité leurs avocats en ont eu accès. Il se susurre que certains détenus ont dû voir leurs conditions de détention améliorées suite à la visite de l’institution.
Si certains disent que la Commission aurait abattu un travail colossal, il faut dire qu’elle n’est pas à même de rendre publiques ses actions sur le terrain. Tout simplement parce que la loi ne le lui en permet pas bien qu’on la trouve indifférente ou absente quand les droits de l’homme sont violés ou bafoués. Le contraste reste que les plus virulentes critiques proviendraient de ceux qui la saisissent après tout. A suivre !!!

Brice Clotaire Oligui Nguema, le chef de l’Etat gabonais, a signé une convention avec le Groupe EBOMAF et la BGFI Bank destinée au financement de la construction de la route Ntoum-Cocobeach.
L’accord tripartite signé entre le président de l’Etat gabonais, le Groupe EBOMAF et la BGFI Bank, selon le communiqué officiel, va permettre le financement des travaux de route, d’une longueur de 83 km.
Le montant se chiffre à 100 milliards de FCFA, couvrant « e également les prestations de contrôle et de supervision, gages du strict respect des normes techniques et de la qualité de l’ouvrage », indique le document officiel.
La route Ntoum-Cocobeach représente un axe stratégique parce que visant « à désenclaver la commune de Cocobeach, tout en valorisant son important potentiel touristique et économique ».
La durée des travaux est fixée à 48 mois, c’est-à-dire octobre 2026.
Selon toujours le communiqué, cet accord tripartite « s’inscrit dans la dynamique des grands projets routiers initiés par le Gouvernement, à l’image de l’axe Alembé–Mikouyi récemment financé ». En l’espèce, un partenariat stratégique destiné à désenclaver la côte ouest.
Avant de se voir confier la construction de la route Ntoum-Cocobeach, le Groupe EBOMAF, une entreprise de travaux de référence sur le continent, s’occupe déjà des travaux du nouvel aéroport international d’Andem et de la ville de Libreville dont le coup d’envoi a été donné en mars dernier. Preuve que le Gabon est dans un tournant majeur dans le développement de ses infrastructures.

Le Révérend Pasteur Godson Dogbéda Téyi Lawson Kpavuvu, le président de l’Église Méthodiste du Togo, participe à la Mission de Dieu qui se déroule à Telford en Angleterre. Objectif, échanger sur des sujets, notamment les innovations, les violences et conflits, entre autres.
Les Premiers responsables des Eglises Méthodistes du monde entier sont à Telford en Angleterre pour définir les nouveaux axes de la Missio Dei, la Mission de Dieu. Aucun sujet n’est taboo. Les participants ont abordé des sujets comme: les inondations, les violences et les conflits, la justice et la solidarité, les droits de l’Homme et la mission sociale de l’Eglise ainsi que la question des réparations et le rôle joué par les Eglises dans la traite transatlantique et la colonisation.
Les participants ont été inspirés par la position de John Wesley, le père du mouvement méthodiste qui a condamné l’esclavage et protégé certains esclaves qui s’étaient évadés des campements. C’est toujours un plaisir de s’asseoir sur la cathèdre de John Wesley et de visiter la maison de Charles Wesley surtout la Chambre où il a produit les cantiques.
Avec la page Facebook du Révérand Pasteur Godson Lawson Kpavuvu





À l’ère des illusions numériques, l’Afrique ne peut se permettre d’être spectatrice. Alors que les deepfakes deviennent des armes de manipulation massive, cette tribune propose une solution audacieuse, inclusive et techniquement réaliste pour préserver la vérité, la stabilité démocratique et la souveraineté informationnelle du continent.
Dans cette tribune, Helly GBENE, expert en veille stratégique et CEO du Cabinet IF&C Togo, y plaide pour un changement de paradigme : faire de la régulation des contenus numériques une priorité continentale partagée. Il y propose VÉRITÉ.AFRICA, une initiative panafricaine inédite, capable de transformer l’urgence numérique en levier d’innovation, d’éducation et de confiance citoyenne.
Une menace silencieuse qui avance à visage humain
Il fut un temps où voir, c’était croire. Aujourd’hui, c’est douter. Grâce à la puissance des intelligences artificielles génératives, il est désormais possible de faire dire ou faire n’importe quoi à n’importe qui. Et le pire ? Cela semble authentique à s’y méprendre. Une vidéo de chef d’État, un appel truqué d’un gouverneur, une fausse déclaration d’un leader religieux : le deepfake est la nouvelle arme invisible, et l’Afrique n’a plus le luxe de l’ignorer.
L’urgence est là. Invisible, mais omniprésente. Chaque jour, nos réseaux sociaux deviennent le champ de bataille d’une guerre d’influence où la vérité est hackée, la confiance effritée, la cohésion menacée. Et pourtant, nous avançons encore trop lentement.
Le numérique africain avance, mais la régulation vacille
L’Union Africaine l’a bien compris. En juillet 2024, elle a adopté une Stratégie continentale pour l’intelligence artificielle 2025–2030, fondée sur les valeurs africaines de dignité, éthique, inclusion, diversité et souveraineté. C’est un socle précieux, mais il ne suffit pas.
Car pendant que nous rédigeons des stratégies, les algorithmes tournent plus vite que nos lois. Les plateformes évoluent plus vite que nos systèmes éducatifs. Et les contenus manipulés voyagent à la vitesse de la 5G, sans demander de visa. La menace est transfrontalière. Notre riposte doit l’être aussi.
VÉRITÉ.AFRICA : une réponse panafricaine audacieuse, ancrée et faisable
Ma proposition est simple : créer VÉRITÉ.AFRICA, la première plateforme africaine de certification et de traçabilité des contenus numériques, adossée à la blockchain et renforcée par une IA de détection éthique, souveraine et adaptée à notre réalité. Ce n’est pas une énième application : c’est une infrastructure stratégique de défense de la vérité.
Ce que VÉRITÉ.AFRICA changera concrètement :
L’humain au cœur de la technologie
Ce projet est profondément humain. Car derrière chaque deepfake, c’est un cerveau humain qui est ciblé. C’est la mémoire collective, la parole des anciens, la crédibilité d’un témoin qu’on tente de hacker.
VÉRITÉ.AFRICA, ce n’est pas une technologie froide, c’est une rempart pour la vérité, la démocratie et la paix sociale.
Nous devons protéger nos jeunes contre la manipulation algorithmique. Nous devons redonner confiance à nos populations dans leurs institutions. Et nous devons le faire sans céder notre souveraineté numérique à la Silicon Valley ou à Shenzhen.
Une opportunité économique, sociale et diplomatique
Ce combat est aussi un levier de croissance économique et d’emploi. Car en construisant nos propres outils d’authentification, nous créons de la valeur locale, des start-ups, des talents, des brevets africains.
Imaginez un instant que l’Afrique devienne le premier continent à certifier la vérité numérique. Ce serait un message puissant : nous ne sommes pas en retard. Nous sommes en avance, avec notre propre vision.
Mon appel à l’Union Africaine
A l’occasion, je m’adresse aujourd’hui aux décideurs de l’Union Africaine, aux commissaires, aux chefs d’États, aux responsables de la jeunesse, de la technologie, de la culture et de la sécurité :
Ne faites pas de la désinformation un simple chapitre dans un rapport.
Faites-en un combat structurant pour le XXIe siècle africain.
Et pour cela, je me tiens prêt, en tant qu’expert et entrepreneur, à accompagner le déploiement pilote de VÉRITÉ.AFRICA, en partenariat avec vos équipes, vos institutions, vos experts. Ensemble, nous pouvons lancer ce projet dès 2026 dans cinq pays pilotes.
Il est encore temps, mais plus pour longtemps
Chaque vidéo truquée non détectée érode un peu plus la confiance. Chaque silence réglementaire est une complicité involontaire.
Le temps est venu pour l’Afrique de protéger ses vérités, ses récits, ses voix.
VÉRITÉ.AFRICA, ce n’est pas une utopie. C’est la seule réponse digne, durable et audacieuse que mérite notre continent face à la grande illusion numérique.
Helly Gbene

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désinformation célébrée chaque 12 juin, les Femmes Médiatrices Communautaires (FMC) ont animé sur la radio Horizon de Tsévié (région maritime), une émission engagée avec l’appui de WANEP-TOGO sur la désinformation basée sur le genre.
Témoignages, définitions, outils pratiques et échanges interactifs ont rythmé ces 45 minutes d’antenne pour éveiller les consciences face à un fléau invisible mais puissant : la désinformation basée sur le genre.
Voici quelques éléments clés à retenir :
58 % des femmes leaders africaines ont déjà été ciblées par des fausses informations sexistes (ONU Femmes, 2023).
• La désinformation basée sur le genre repose souvent sur des stéréotypes bien ancrés ce qui facilite son fonctionnement
• Elle est l’une des causes de l’auto-censure et la réticence à la gestion citoyenne ou à la candidature à des postes de pouvoir, d’autorité des femmes et également à la baisse de la participation politique des femmes.
• Il est primordial de toujours vérifier les informations qu’on reçoit avant de les partager
• Derrière les fakes news, ce sont des vies, des carrières et des droits qu’on brise.
Contre la désinformation, chacun.e de nous peut agir : vérifier avant de partager, éduquer, signaler.
WANEP-Togo

Série · Dans « Prisons et passé colonial », nous explorons les liens encore vivaces entre les réalités pénitentiaires sur le continent africain et la colonisation. Au Togo, la Prison civile de Lomé est un bâtiment inadapté qui date de l’époque coloniale. Dans des cellules vétustes et surpeuplées, où s’allonger est parfois impossible, des détenus meurent faute de soins. Cette enquête a été réalisée en partenariat avec le consortium Togo Reporting Post.
« C’est l’enfer sur terre. Sortir vivant de cette prison est un miracle », se souvient avec douleur John (le prénom a été modifié), libéré il y a environ un an de la prison civile de Lomé. Surpopulation carcérale, chaleur suffocante, manque d’hygiène, de soins de santé et mauvaise nourriture : au Togo, être détenu dans l’une des quatorze maisons d’arrêt civiles relève du calvaire.
En 2019, le Comité contre de la torture des Nations Unies demandait aux autorités togolaises de « fermer définitivement et sans délai la prison de Lomé et de concevoir un plan général sur la situation des établissements pénitentiaires au Togo. » Pour l’ONU, les conditions de détention en prison et dans les lieux de garde à vue au Togo ne sont pas conformes à « l’ensemble de règles minima pour le traitement des détenus. »
En novembre 2024, un jeune homme emprisonné pour une dette meurt à Lomé deux semaines seulement après son incarcération, selon Kao Atcholi, président de l’Association des victimes de torture (Asvitto), joint par Afrique XXI. En février, Karrou Wawim, arrêté lors des manifestations de l’opposition en 2018 et considéré comme un prisonnier politique par des organisations de la société civile, est décédé suite à un mauvais suivi médical. Ses avocats affirment qu’il a été torturé lors de sa garde à vue. Pour l’Asvitto, « entre 2020 et 2025, onze personnes victimes de la torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants » ont trouvé la mort en prison.
Les personnes enfermées sont par ailleurs exposées quotidiennement à des maladies de la peau, de l’estomac, à des bronchites, des hépatites, ou même à des épidémies comme la gale. Dans la prison de Lomé, une infirmerie est tout de même ouverte en journée. Un détenu malade doit alerter ses « chefs bâtiments », qui à leur tour préviennent les gardiens. Si besoin, il peut être évacué dans un hôpital de la ville pour d’autres soins.
L’eau du forage est polluée
En revanche, la plupart des centres de détention du Togo n’ont tout simplement pas de centre de santé. Dans ce cas, les seuls soins apportés sont le fait du personnel médical qui se déplace certains jours pour venir voir les détenus, ou de gardes pénitentiaires qui ont reçu une formation basique au métier d’infirmier. Dans tous les cas, une majeure partie des coûts est prise en charge par les détenus.
Certaines associations financent des médicaments et des traitements, ou aident les centres de détention à éliminer des épidémies comme la gale. C’est le cas du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (Cacit), qui plaide auprès d’Afrique XXI pour que « chaque prison possède des infrastructures en termes de soins et que les détenus soient totalement pris en charge ».
Jusqu’à l’épidémie de Covid-19, les détenus ne bénéficiaient que d’un repas par jour. Les prisonniers avec de la famille à l’extérieur ou un peu d’argent pouvaient améliorer leur quotidien. Depuis la crise sanitaire, alors que les familles étaient dans l’impossibilité de se rendre à la prison, les autorités ont consenti à servir deux repas par jour. En revanche, selon les anciens détenus, la qualité reste mauvaise et le contenu « bourratif ».
S’hydrater est un autre défi : l’eau courante, fournie par la Société togolaise des eaux (TDE), ne fonctionne pas dans la prison de Lomé. Il faut payer pour se désaltérer, ou s’approvisionner à un forage directement connecté à la nappe phréatique. La pollution de Lomé s’y infiltre et la qualité de l’eau n’est pas contrôlée.
Un taux d’occupation de 368 %
Ces conditions d’hygiène s’ajoutent à la fatigue cumulée à cause des mauvaises conditions de repos. « Il n’y a pas de place pour dormir, témoigne à nouveau John. On est entassés comme des sardines, dans des cellules exiguës. Cela crée un sentiment d’étouffement et de mal-être constant. » La prison civile de Lomé, un bâtiment colonial civil transformé en 1969 en centre pénitentiaire, jouxte le tribunal et l’ambassade de France, en plein centre historique de la capitale togolaise. Ce centre de détention devrait accueillir 666 personnes maximum. Pourtant, à la date du 1er mars, il comptait 2 448 détenus, soit une surpopulation de 368 %, selon le Cacit. Le bâtiment des femmes est moins surpeuplé, avec un peu plus de 100 personnes pour 80 places d’après les données de mars 2025.
Un ancien pensionnaire de l’établissement explique que sa cellule d’environ 6 mètres sur 4,5 mètres accueillait plus ou moins 70 détenus. Pendant la période de « nuit », qui débute à 17 heures et se termine à 6 heures, les prisonniers se relaient pour dormir : certains allongés, d’autres debout. « Ce n’est pas un lieu correctionnel mais un vrai mouroir », conclut John.
Les détenus de la prison de Lomé ne peuvent pas s’allonger.
Cette situation est nationale. Le taux moyen de surpopulation dans les prisons togolaises est de 222 %, explique le Cacit. Un chiffre qui prend pourtant en compte le nouveau centre de détention de Kpalimé, construit en 2017.
« Ce n’est pas fait pour les humains. Quand j’y repense, ça me fait trop mal… », déplore un autre ex-détenu qui a demandé l’anonymat, tout juste sorti de la prison de Dapaong, dans le nord du Togo. « J’étais dans une cellule faite pour environ 45 personnes alors qu’on était 174 ! Toute la nuit, on était assis l’un en face de l’autre. Ceux qui n’avaient pas trouvé de place étaient debout. À cause de cela, beaucoup avaient des membres de leurs corps enflés… D’autres avaient des maladies dermatologiques… Et j’ai vu deux personnes mourir, dans mon bâtiment, visiblement par suffocation. Dans la nuit, quand la chaleur était insupportable, ou si un détenu tombait dans le coma, on faisait appel aux agents mais ils ne venaient à notre secours que quand on criait qu’il y avait un mort ! »
Au Togo, les températures oscillent quotidiennement autour des 30°C à l’extérieur, et atteignent presque les 40°C dans le nord du pays. Malheureusement, les prisons sont souvent conçues sans ventilation et avec des tôles, voire des dalles en guise de plafond. À tel point qu’à Dapaong, le bâtiment A, sous dalle, est surnommé « le bâtiment de la mort »… Les pensionnaires doivent se cotiser pour acquérir des ventilateurs – de même pour des télévisions ou tout autre produit du quotidien.
L’un des moyens de supporter ce quotidien est de recourir aux drogues, qui circulent facilement entre les murs. « La prison a l’effet inverse du but recherché : elle n’est plus un centre de redressement mais de fabrication des délinquants », estime Kao Atcholi, le président d’Asvitto.
Aujourd’hui réfugié en France, le journaliste Ferdinand Ayité, évoque des souvenirs douloureux de son passage à la maison d’arrêt de Lomé. Après dix jours de garde à vue puis une détention du 20 au 31 décembre 2021, son collègue Joël Egah et lui ont obtenu une liberté provisoire. Trois mois après sa sortie, Joël Egah a perdu la vie.
« On était encore dans les mesures Covid, donc nous avons été placés dans une cellule annexe, comme en quarantaine. L’espace était de 40 m2 environ, mais on était en tout 76 personnes. On devait rester H24 accroupis, même pour dormir ! Toute la journée, sauf pour se doucher le matin ! Les prisonniers étaient mélangés : il y avait des assassins, des braqueurs, des délinquants, des récidivistes… Et nous deux, des journalistes ! On était totalement isolés, fermés à double tour, et seuls des petits trous servaient de lumière et d’aération… »
« Dans la cellule, il y avait juste un WC qui n’avait pas d’eau pour chasser les besoins. Le matin, à 5 heures, les gardiens ouvraient et sortaient les gens par vague de dix, pour prendre une douche de deux minutes chacun. On était nus, tous, dans la cour, les gardes étaient munis d’armes et nous entouraient, assistés de prisonniers “chefs bâtiments”, avec des gourdins… Ils vous criaient dessus, ils vous insultaient pour faire vite. Puis on vous remettait dans la cellule, et c’était la seule sortie de la journée. J’y suis resté en tout six jours avant d’être testé non positif à la Covid, suite à quoi j’ai été envoyé dans une autre cellule de la prison, moins peuplée. »
Pour expliquer la situation carcérale précaire et surtout la surpopulation, les défenseurs des droits humains, comme la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) en mai, dénoncent notamment le recours abusif aux détentions préventives. Au Togo, entre 50 % et 60 % des détenus sont en attente d’être jugés, d’après le Cacit et la CNDH. Selon le Code pénal togolais, un prisonnier peut passer jusqu’à la moitié d’une peine encourue en détention préventive, sans procès, que ce soit pour un délit ou un crime. Et il arrive que des mandats de dépôt dépassent leur durée légale. Dans ces cas, les prisonniers devraient être automatiquement libérés mais cette disposition est rarement appliquée.
Plusieurs associations comme le Cacit ou Asvitto ont donc développé une assistance juridique pour retrouver et accélérer des dossiers en justice, libérant ainsi des pensionnaires retenues abusivement. Une des causes du retard dans le traitement des dossiers est le manque de magistrats au Togo, en comparaison avec le nombre de prisonniers. Qui plus est, les assises criminelles ont lieu seulement deux fois par an. Même en matière civile, les juges sont souvent débordés.
« Personne ne devrait être enfermé dans de telles conditions, car cela ne fait qu’aggraver la situation au lieu de favoriser la réinsertion », estime John. Face à la misère des maisons d’arrêt togolaises, les défenseurs des droits humains s’alarment et listent des recommandations. « Il faut mettre en œuvre les injonctions du Comité contre la torture : fermer la prison de Lomé et mettre en place le plan de gestion des prisons demandé par le l’ONU », souligne Ghislain Nyaku, le directeur exécutif du Cacit. Il insiste : les conditions de détention au Togo sont « inhumaines ».
L’ONU a aussi enjoint le Togo à « doter les établissements pénitentiaires de personnel qualifié et formé en suffisance, y compris médical et à « réduire la surpopulation carcérale en privilégiant les mesures alternatives à la détention ».
Le Cacit pousse également pour l’adoption du nouveau code de procédure pénale, qui prévoit notamment des peines alternatives. Le Cacit ou Asvitto préconisent par exemple des travaux d’intérêt général pour les délits mineurs, ce qui réduirait la surpopulation. Asvitto plaide aussi pour que toute personne qui entre en prison connaisse la date de sa prochaine comparution. Enfin, la société civile organise régulièrement des formations sur la prévention de la torture et sur les conventions internationales à destination des acteurs de la justice et des services pénitentiaires.
De leur côté, les pouvoirs publics prévoient avant tout la construction de nouveaux bâtiments. En 2017 a été inaugurée la nouvelle prison à Kpalimé. Elle atteindrait les normes pénitentiaires internationales, si elle n’était pas, elle aussi, surpeuplée. Le Togo a également ouvert un Centre d’accès au droit et à la justice pour les enfants et pour les jeunes soumis à une procédure judiciaire. D’ici 2026, les autorités souhaitent réhabiliter trois centres de détention (Dapaong, Notse et Aného).
Autre mesure palliative : de plus en plus de grâces présidentielles ont pu désengorger les prisons ces dernières années. Afrique XXI a contacté le ministère de la Justice du Togo qui n’a pas réagi aux demandes d’interview.
Au Togo, certaines personnes ne sont pas retenues dans les quatorze prisons connues du pays. Il existe des lieux non conventionnels, comme le service de gendarmerie du Service central de recherches et d’investigations criminelles (Scric) qui détient l’activiste Jean-Paul Omolou, arrêté en 2021. S’y trouvent aussi, depuis août 2024, des membres de la famille de l’homme d’affaires décédé, Bertin Agba. Le 3 avril, la femme de ce dernier a été libérée et placée sous contrôle. Les sources proches des détenus au Scric expliquent que ces derniers n’ont pas le droit de sortir de leur cellule, sauf pour manger ou pour aller aux toilettes. « Ces conditions sont contraires aux droits des prisonniers », explique l’avocat de Jean-Paul Omolou, Me Darius Atsoo, tout en dénonçant ses difficultés à rendre visite à son client « malgré un arrêt de la Cedeao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest] demandant aux autorités d’autoriser les avocats de M. Omolou d’avoir accès à sa cellule ». D’autres détenus font l’objet d’un traitement particulier, comme le général Abalo Kadangha, condamné en mai 2023 à vingt ans de réclusion criminelle pour complot contre la sûreté intérieure de l’État. Il serait quant à lui dans une résidence surveillée, a appris Afrique XXI de sources proches du militaire. Enfin, selon plusieurs sources concordantes interrogées par Afrique XXI, une prison spéciale, dite « Kazaboua », proche de la ville de Sotouboua (région Centrale), accueille depuis plus de deux ans déjà les personnes considérées comme « terroristes », arrêtées dans le cadre de l’opération militaire Koundjoaré dans le nord du pays. Problème : cette maison d’arrêt pour « jihadistes » reste peu connue des acteurs judiciaires, les avocats n’y auraient pas accès et ces captifs n’auraient donc pas encore été jugés.
Source: afriquexxi.info
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