Catégorie : Santé

  • A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    C’est à Djagblé, à 15 km au nord-est de Lomé, qu’une équipe de la section togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a fait le suivi des plants qu’elle a mis en terre il y a an.

    Autour du marché de Djagblé et de la mosquée voisine change de couleurs avec les jeunes plants mis en terre en 2024. Hector Sann’do Nammangue, le patron de la commission Environnement du REMAPSEN, l’équipe a fait l’état des lieux ce samedi 10 mai dans un format d’engagement communautaire.

    Une occasion qui a, également, permis aux journalistes  présents  de faire passer des messages de sensibilisation. Il s’est agi, a insisté M. Nammangue, d’ « impliquer »  les populations locales dans la préservation de la nature, de sorte à «  la durabilité de nos initiatives ».

    Le REMAPSEN-Togo a aussi distingué ceux qui ont pris sur eux d’entretenir les plans. Une parmi eux, a été même nommée ambassadrice du réseau pour le marché de Djagblé. Objectif, les inciter à faire davantage.

  • Togo-Une délégation du REMAPSEN chez le ministre Foli-Bazi Katari

    Togo-Une délégation du REMAPSEN chez le ministre Foli-Bazi Katari

    Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (Remapsen-Togo) ,et son équipe ont été reçues par le Foli-Bazi Katari, le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières.

    Le Rendez-vous de Remapsen Togo a été organisé ce mercredi 16 avril 2025 avec M. Foli-Bazi Katari, ministre de l’environnement et des ressources forestières.

    Mme Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (Remapsen Togo) et son équipe ont été reçues en audience pour aborder avec le ministre, la pertinente question de la protection de l’environnement.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions que mène le réseau local pour renforcer sa visibilité, se rapprocher des sources d’information et solliciter le renforcement des capacités de ses membres et encourager la spécialisation.

    Plusieurs points ont fait l’objet de discussions : la campagne nationale de reboisement, l’importance des foyers améliorés, le changement climatique et la santé infantile, etc.

    M. Foli-Bazi a bien apprécié la démarche des membres du réseau et rassuré la coordonnatrice, de la disponibilité de toute son équipe pour pour une Fructueuse collaboration.

    “Nous sommes heureux de vous recevoir. L’affaire de l’environnement est une affaire de tous. C’est pour cela qu’il faut qu’on communique. Nous avons besoin de vous pour partager l’information avec la population… Nous avons envie de vous voir très active…”, a dit le ministre.

    REMAPSEN-Togo

  • Togo-Dr Kodom présente le bilan des 20 ans d’AIMES-AFRIQUE et ses perspectives à Victoire Tomegah-Dogbé

    Togo-Dr Kodom présente le bilan des 20 ans d’AIMES-AFRIQUE et ses perspectives à Victoire Tomegah-Dogbé

    L’ONG AIMES-AFRIQUE, au service des couches vulnérables en matière de soins de santé, a vingt ans. Reçu en audience par Victoire TOMEGAH-DOGBE, Dr Serge Michel KODOM non seulement a fait le bilan au Premier ministre mais lui a aussi demandé plus de soutien du gouvernement.

    Ce mardi 29 avril 2025. A Lomé. Le président fondateur d’AIMES-AFRIQUE a été reçu en audience à la Primature. L’occasion pour le visiteur de faire le bilan des deux décennies d’existence de son organisation non gouvernementale.

    Accompagnement

    En effet, Dr Serge Michel KODOM a fait le résumé des activités réalisées de la création de l’ONG jusqu’aujourd’hui, soulignant également ce qu’il prévoit de faire durant la prochaine décennie. Sur ce dernier tableau, il s’agit de brosser les préparatifs du congrès d’AIMES-AFRIQUE à la cheffe du gouvernement et de la tenue de la deuxième conférence internationale sur le droit à la santé et des droits socio-économiques et culturels des pays et des personnes travaillant dans les zones rurales face aux défis sécuritaires en Afrique. Cette rencontre de haut niveau est annoncée se dérouler à Lomé, la capitale du Togo en novembre 2025.

    M. KODOM a également parlé des cinq ans d’activités de SOS DOCTEUR TV, une télévision 100% santé basée au Togo, dont il est le promoteur.

    Un projet phare d’AIMES-AFRIQUE est en gestation : la création de l’Institut africain de formation en communication de santé et des sciences sociales (IAF-C3S). Pour qu’il prenne corps, et bien d’autres initiatives, notamment l’installation dans les établissements  du Togo des clubs Santé SOS DOCTEUR TV, destinés à la sensibilisation des élèves sur les questions liées à la santé, le visiteur a sollicité l’accompagnement du gouvernement.

    En guise de réponse, Victoire TOMEGAH-DOGBE a félicité son hôte pour tout ce qu’il fait pour les couches les plus pauvres d’ici et d’ailleurs et l’a exhorté à poursuivre sur la même lancée surtout que ses différents projets s’inscrivent dans les actions prioritaires du gouvernement togolais.

  • L’Association Galien Africa lance l’Appel à candidatures pour son prix 2025

    L’Association Galien Africa lance l’Appel à candidatures pour son prix 2025

    L’Association Galien Africa a lancé l’Appel à candidatures pour la cinquième édition du prix qui porte son nom. C’était le 31 mars dernier, en partenariat avec la Fondation de l’institution.

    Dakar (Sénégal), 31 mars 2025 – En partenariat avec la Fondation Galien, l’Association Galien Africa lance, ce 31 mars 2025, l’Appel à candidature pour la cinquième édition du Prix Galien Afrique qui consacre l’excellence et l’innovation. Les dossiers de candidature devront être soumissionnés en ligne sur www.prixgalienafrique.com.

    Depuis cinq ans, le Prix Galien Afrique a pour but de primer les chercheurs, les institutions et industries pharmaceutiques du secteur public ou du secteur privé ayant mis au point des initiatives, des services, des produits pharmaceutiques, biotechnologiques, de phytothérapie, de diagnostic, des dispositifs médicaux et des solutions digitales récemment introduits sur le marché africain.

    Quatre prix peuvent être décernés :

    • Le meilleur produit pharmaceutique,
    • Le meilleur produit de tradithérapie,
    • Le meilleur produit biotechnologique,
    • La meilleure technologie médicale ou solution digitale (dispositif médical, de diagnostic, esanté, télémédecine, dossier patient, etc.).

    Chaque Prix est doté d’une bourse de 20 000 000 FCFA (Vingt Millions de Francs Cfa), soit environ 30 000 USD (Trente Mille US Dollars).

    Ils seront attribués pour les produits, initiatives et services très probants ou prometteurs, dans le domaine des découvertes et thérapies innovantes aux services de l’humanité et de la santé animale et environnementale. Le Prix Galien Afrique récompense les sciences pharmaceutiques qui améliorent la condition humaine, animale et environnementale, principalement sur la base de deux critères : Innovation et/ou découverte Impact sur le continent africain.

    La Fondation Galien créée par feu M. Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, décerne depuis plus de 50 ans le Prix Galien international qui se positionne comme le Prix Nobel en matière d’innovation pharmaceutique.

    Depuis 2009 il lui est associé un Forum scientifique.

    Depuis 2018, le Forum Galien Afrique est organisé à Dakar et abritera cette année la cinquième édition du Prix Galien Afrique.

    Le Forum Galien Afrique, offre une plateforme d’échanges scientifiques de haut niveau sur des questions d’intérêt commun, les priorités de notre continent pour les africains et par les africains. Il réunit des Prix Nobel, des Leaders politiques, des experts, des chercheurs, des étudiants, des médecins, des socio-anthropologues, des biologistes, des innovateurs, des investisseurs, des organisations internationales, la société civile, le secteur privé, etc.

    Les dépôts de candidature sont faits uniquement par voie électronique sur la base du formulaire disponible à l’adresse web : www.prixgalienafrique.com

    PRIX GALIEN AFRIQUE

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Contact médias : +221 77 226 04 07 / communication@forumgalienafrique.com

  • Exigeons la dignité :  ensemble, agissons pour la garantie du droit à la santé maternelle au Togo.

    Exigeons la dignité :  ensemble, agissons pour la garantie du droit à la santé maternelle au Togo.

    Les autorités togolaises ont pris des initiatives pour rendre plus abordables les soins de santé maternelle, mais il est essentiel qu’elles mettent en place de nouvelles mesures pour que les femmes enceintes puissent accoucher de façon digne dans des établissements où elles recevront une aide et des soins appropriés. Agissez maintenant pour exigez la garantie du droit à la santé maternelle au Togo.

    Quel est le problème?

    Au cours des dernières années, les autorités togolaises ont pris des initiatives pour rendre plus accessibles les soins de santé maternelle. Le programme Wezou, lancé en 2021, représente une importante avancée car il vise à réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale en permettant aux femmes d’avoir accès aux services de santé maternelle à moindres frais. Une dérogation spéciale est accordée aux jeunes filles âgées de moins de 18 ans selon les autorités. Cependant des améliorations sont encore nécessaires.  

    En amont de son lancement, des sites internet officiels avaient annoncé que le programme Wezou allait « rendre les soins de santé gratuits pour les femmes enceintes ». Mais en pratique, seuls certains services sont gratuits. Par exemple, les antibiotiques qui sont souvent prescrits après l’accouchement ne sont pas couverts par le programme. Aussi, le programme Wezou est conçu pour l’échelon sanitaire périphérique c’est-à-dire les centres médico-sociaux (CMS). Il n’est pas effectif au centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO) ce qui constitue également un frein à l’effectivité de la prise en charge pour les couches les plus vulnérables—y compris les patientes mineures qui ont besoin de l’accord du service en charge du programme afin d’être enrôlées.  

    Selon les lignes directrices de l’OMS, il est important de promouvoir des « soins de maternité respectueux », c’est-à-dire des soins qui sont fournis avec humanisme de façon à préserver la dignité des femmes {…}, à garantir leur protection contre la souffrance et les mauvais traitements ».  Cependant, malgré les efforts consentis par le gouvernement togolais pour réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale, les femmes enceintes sont toujours vulnérables face à une mauvaise prise en charge ; le personnel de santé reste indexé même si pour eux aussi les conditions de travail sont difficiles.  

    Tous les services de maternité visités manquaient de personnel suffisant mais également d’équipements de base nécessaires pour recevoir les patientes et assurer les soins. Dans un des centres médico-sociaux (CMS) de Lomé, la délégation d’Amnesty International a constaté que les tables d’examen étaient en piteux état dans la salle de consultation anténatale, et en raison du manque de lampes scialytiques, les sage-femmes devaient utiliser la torche de leur téléphone portable pendant les consultations.  

    En 2024, un important lot de matériel a aussi été mis à la disposition des structures sanitaires pour renforcer leurs capacités de prise en charge. De même le personnel soignant a été renforcé en effectif notamment au niveau des sages femmes, accoucheuses et des gynécologues obstétriciens

    Cependant, ces efforts notables restent insuffisants face à la situation constatée dans les services de maternité qui ont été visités par les délégués d’Amnesty International. Les autorités togolaises doivent agir pour mettre fin aux mauvaises conditions d’accouchement que vivent les femmes enceintes dans les centres de santé au Togo.

    Ce que vous pouvez faire

    Rejoignez-nous pour exiger la garantie du droit à la santé maternelle au Togo. Signez cette pétition maintenant!

    Source: https://www.amnestytogo.org/

  • Les performances du Togo dans les MTN célébrées

    Les performances du Togo dans les MTN célébrées

    Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à travers le Programme national de lutte contre les Maladies tropicales négligées (MTN) a célébré les progrès du Togo pour les efforts accomplis dans la lutte contre ces maladies, le mercredi 2 avril à Kouvé.

    Cette célébration vise à reconnaître et encourager les efforts fournis par le Togo en matière de lutte contre les MTN. Il s’agit également de lancer un appel à l’action pour une remobilisation de la communauté nationale dans la lutte contre ces maladies dévastatrices.

    Le Togo est le premier pays d’Afrique à éliminer la filariose lymphatique comme problème de santé publique. Il a également réalisé de grands progrès dans la lutte contre l’onchocercose avec l’arrêt du traitement de masse dans la région Maritime.

    Jean-Martin Amekouvo

  • Journée de 8 mars: ONUSIDA et ONU FEMMES appellent à “agir pour les femmes et les filles face au VIH/SIDA”

    Journée de 8 mars: ONUSIDA et ONU FEMMES appellent à “agir pour les femmes et les filles face au VIH/SIDA”

    En Afrique de l’ouest et du centre, le VIH/SIDA touche particulièrement les femmes et les filles. D’où l’appel urgent de l’ONUSIDA et ONU Femmes, en marge de la mondiale de la femme, 8 mars à “agir” pour mettre fin à cette pandémie.

    Journée mondiale de la femme : l’urgence d’agir pour les femmes et les filles face au VIH/SIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre

    Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation

    Le 8 mars est une journée de célébration, mais aussi de mobilisation. Alors que nous rendons hommage aux contributions des femmes à nos sociétés, nous devons impérativement rappeler une réalité alarmante : en Afrique de l’Ouest et du Centre, le VIH/SIDA continue de toucher de manière disproportionnée les femmes et les filles.

    Les chiffres sont préoccupants. Dans cette région, les jeunes femmes et les adolescentes représentent près de 60 % des nouvelles infections au VIH. Les inégalités de genre, la pauvreté, la violence basée sur le genre (accentué par les conflits dans notre région et les changement climatiques) et l’accès limité aux services de santé accentuent leur vulnérabilité. Trop souvent, elles n’ont pas le pouvoir de négocier des relations sexuelles sécurisées, d’accéder aux services de prévention ou de poursuivre un traitement sans crainte de stigmatisation et de discrimination.

    La Journée internationale des droits des femmes est une occasion de revendiquer des actions concrètes adaptées aux réalités de l’Afrique de l’Ouest et du Centre :

    1. Accélérer l’accès à la prévention et aux soins : Les moyens outils de prévention comme la prophylaxie pré-exposition (PrEP) doivent être accessibles à toutes les femmes et les filles qui en ont besoin. L’intégration du dépistage et du traitement du VIH dans les services de santé sexuelle et reproductive est essentielle pour renforcer la riposte.
    2. Lutter contre les violences faites aux femmes : La violence basée sur le genre, y compris les mariages précoces et forcés, est une des causes majeures de l’exposition des jeunes filles au VIH. Il est urgent de renforcer les lois et les mécanismes de protection pour garantir la sécurité et les droits des femmes et des filles.
    3. Investir dans l’éducation et l’autonomisation : En Afrique de l’Ouest et du Centre, des millions de filles sont déscolarisées, limitant ainsi leurs opportunités d’autonomie et augmentant leur vulnérabilité face au VIH. Un accès équitable à une éducation complète sur la sexualité et les droits des femmes est essentiel pour leur permettre de prendre en main leur santé et leur avenir.
    4. Soutenir le leadership féminin : Les femmes vivant avec le VIH doivent être au centre des décisions qui les concernent. Leur voix, leur expérience et leur résilience sont indispensables pour une réponse efficace et inclusive.
    5. Mobilisation de ressources dans le but de maintenir les acquis en matière de prévention et de traitement du VIH : la situation actuelle du financement de la santé appelle à plus de progrès dans le financement domestique pour la lutte contre le VHI en général et la féminisation du VIH en particulier.

    Ce 8 mars, engageons-nous à renforcer la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation. L’égalité ne sera réelle que lorsque la santé et les droits de toutes seront une priorité absolue.

  • Tribune: le triomphe historique du Niger sur la cécité des rivières est une lueur d’espoir pour l’Afrique

    Tribune: le triomphe historique du Niger sur la cécité des rivières est une lueur d’espoir pour l’Afrique

    Le Niger est parvenu à éliminer l’onchocercose, maladie encore appelée la cécité des rivières. Une prouesse que Dr Paulin Basinga, directeur de la Fondation Bill Gates pour l’Afrique, salue dans la tribune ci-après.

    Dans un petit village de la région de Tahoua, au Niger, un homme du haut de ses 80 ans est assis à l’ombre, ses yeux voilés par une cécité irréversible. Sa femme, septuagénaire, est assise à proximité, son corps couvert de cicatrices sous ses vêtements. Ils font partie des dernières personnes au Niger que le Dr Salissou Adamou a traitées pour la cécité des rivières (également connue sous le nom d’onchocercose), une maladie cruelle qui prive les gens de leur vue, de leur santé et de leur dignité.

    Environ 70 % des membres de cette communauté ont souffert de la cécité des rivières, l’une des 21 maladies tropicales négligées (MTN) qui, à elles seules, touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde. Cette maladie a fait des ravages dans les écoles et les exploitations agricoles locales, plongeant les familles dans la pauvreté. Un grand nombre de leurs voisins ont fui en cherchant une solution, à la fois pour échapper à la maladie et pour fuir la peur.

    En moins d’une génération, le contexte s’est remarquablement amélioré. Cela est dû en grande partie grâce à M. Salissou, qui coordonne le programme national de lutte contre la cécité des rivières au Niger avec le soutien du Comité pour l’élimination de l’onchocercose, un réseau mondial d’ONG et d’experts de la maladie, ainsi que des sociétés pharmaceutiques et des donateurs. Plus tôt dans la journée, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a certifié que le Niger avait éliminé la cécité des rivières en tant que problème de santé publique, ce qui signifie qu’aucun enfant né au Niger aujourd’hui ne craindra d’être aveugle de façon permanente à cause de cette maladie évitable.

    Cette avancée extraordinaire, qui s’est faite en 45 ans, n’est pas seulement un triomphe en matière de santé publique. C’est la preuve de ce qui est possible lorsque les pays touchés et les donateurs mondiaux s’unissent derrière un objectif commun.

    Reconnaissance

    Et ce ne sera pas la dernière, car chaque jour, des champions locaux comme le Dr Salissou font tomber les barrières pour éliminer les MTN et s’assurer qu’elles ne reviennent pas. Certains font office d’historiens, passant au peigne fin de vieilles cartes et de vieux dossiers pour identifier tous les villages qui ont signalé un cas. D’autres se portent volontaires pour servir d’appât humain, s’asseyant pendant des heures sur le lit des rivières – la peau exposée – pour attirer et attraper de minuscules mouches avant qu’elles ne piquent, une tâche dangereuse mais nécessaire qui permet aux scientifiques de suivre la propagation de la maladie.

    Leurs efforts inlassables méritent à la fois une large reconnaissance et le soutien total des bailleurs de fonds et des décideurs politiques.

    Les programmes visant à éliminer les MTN telles que la cécité des rivières font bien plus que restaurer la santé. Ils permettent aux enfants de rester à l’école, aux adultes d’aller travailler et aux familles d’échapper à la pauvreté. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières ajoutera 2,3 milliards de dollars à l’économie du pays en permettant à un plus grand nombre de personnes de mener une vie productive. Le rapport coût-efficacité est frappant : de nombreuses personnes peuvent être atteintes et traitées pour moins de 50 cents de dollars par personne.

    À l’échelle mondiale, 55 pays ont désormais éliminé au moins une MTN, ce qui représente plus de la moitié du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif de 100 pays d’ici à 2030 fixé par l’OMS. Plus de 20 de ces pays se trouvent en Afrique, ce qui constitue un exploit remarquable compte tenu de la charge de morbidité disproportionnée de ce continent. Pourtant, plus d’un milliard de personnes dans le monde restent exposées au risque. Pour honorer les efforts des champions locaux et accélérer les progrès, les programmes de lutte contre les MTN ont besoin de ressources plus importantes et de meilleure qualité.

    Tout d’abord, les gestionnaires de programmes ont besoin de données fiables pour comprendre les lieux de propagation des maladies afin que les personnes reçoivent un traitement en temps voulu. Des technologies telles que l’intelligence artificielle et la cartographie géospatiale, qui combinent des données sur les conditions météorologiques, les populations et d’autres éléments de manière visuelle, permettent de localiser plus précisément les habitats changeants des insectes vecteurs de maladies, afin que les équipes sachent dans quelles zones allouer des ressources. Les investissements dans le développement de ces outils permettront de s’assurer que les programmes les exploitent au maximum.

    Le dépistage des maladies n’est qu’une partie du défi. Les équipes chargées des programmes ont besoin de médicaments efficaces pour prévenir ou traiter rapidement les maladies. Bien qu’il existe de nombreux traitements éprouvés, des schémas thérapeutiques plus courts permettraient aux agents de santé de traiter les malades en moins de consultations et sur des périodes plus courtes, ce qui accélérerait les délais d’élimination. En 2023, moins de 10 % des fonds consacrés à la recherche et au développement pour la plupart des maladies infectieuses ont été affectés aux MTN, ce qui ne représente qu’une petite fraction de ce qui est nécessaire pour s’attaquer pleinement aux MTN.

    Même avec des données et des médicaments, les pays ont besoin d’un financement flexible pour s’adapter à l’évolution de la situation et pour orienter la planification. C’est précisément ce que fait le fonds « Reaching the Last Mile » (Atteindre le dernier kilomètre) (RLMF), une plateforme de financement collaborative et diversifiée, en réunissant des autorités locales, des bailleurs de fonds internationaux, des entreprises et des ONG pour soutenir les gestionnaires de programmes dans leurs priorités essentielles, qu’il s’agisse de renforcer les capacités des laboratoires locaux ou de donner aux travailleurs de la santé les moyens d’atteindre les populations vulnérables.

    Investissements

    En 2023, le Fonds « Reaching the Last Mile » a audacieusement élargi son objectif afin d’atteindre tous les pays d’Afrique où la cécité des rivières et la filariose lymphatique sont endémiques d’ici 2030, soit cinq fois plus que l’objectif initial. La Fondation Gates est fière de s’associer à d’autres partenaires désireux de soutenir cette vision, mais l’augmentation des objectifs du fonds s’est accompagnée d’une augmentation de ses besoins de financement. Des investissements accrus de la part des bailleurs de fonds et des pays endémiques aideraient les pays du continent à mettre en place des programmes de traitement dans un plus grand nombre de communautés et à veiller à ce que les progrès durement acquis soient préservés même après l’arrêt du traitement – reproduisant ainsi le succès du Niger à grande échelle.

    Dans le contexte actuel, nous devons donner la priorité aux investissements qui ont un effet transformateur. S’il existe de nombreuses opportunités intéressantes dans le domaine de la santé publique, les programmes de lutte contre les MTN représentent une opportunité inégalée. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières a ajouté 2,3 milliards de dollars USD à l’économie du pays entre 1976 et 2019 – lorsque la plupart des programmes étaient actifs – permettant ainsi à davantage de personnes de mener une vie saine et productive.

    Les bailleurs de fonds internationaux et les pays endémiques sont redevables à ceux qui sont en première ligne de la lutte et doivent faire plus en mettant tout leur soutien financier et politique au service des programmes de lutte contre les MTN. Ensemble, nous pouvons faire de la réussite historique du Niger le catalyseur d’un mouvement mondial, en permettant à des millions de personnes d’échapper à la négligence et en donnant de l’espoir à ceux qui souffrent encore.

    Au Niger, cela fait des années déjà que l’équipe de Salissou a traité les derniers patients atteints de cécité des rivières et qu’elle a entamé le long chemin vers la certification de l’élimination de la maladie. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes n’ont jamais entendu parler de la maladie, ce qui représente un profond symbole de progrès, que nous pouvons continuer à reproduire, j’en suis persuadé.

    Dr Paulin Basinga, Directeur de la Fondation Gates pour l’Afrique

  • PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    Du 30 janvier au 1er février derniers, une trentaine de journalistes ivoiriens ont participé à un atelier de formation à Abidjan sur le rôle des médias dans la Recherche-Développement et l’innovation en santé. Organisé par Speak Up Africa, en partenariat avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), cet événement avait pour objectif de fournir aux journalistes les outils nécessaires pour mieux comprendre l’importance de la recherche -développement et de l’innovation dans l’amélioration des systèmes de santé en Afrique.

    Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables.

    Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé

    Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré.

    Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé.

    Le rôle clé des médias dans la sensibilisation

    Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. »

    Un engagement durable pour la santé en Afrique

    À l’issue de l’atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent.

    Une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires.

    Une correspondance de Coulibaly Zié Oumar

  • Contre les Maladies tropicales négligées, la recette de Speak Up Africa

    Contre les Maladies tropicales négligées, la recette de Speak Up Africa

    Dans le prolongement de l’OMS appelant à « Unir, Agir, Eliminer » les maladies tropicales négligées, l’ONG  Speak Up Africa encourage à aller plus loin dans la lutte.

    Lisez plutôt ce document qui est un résume de la formation (webinaire) organisée ce jeudi 30 janvier par Speak Up Africa et Remapsen Afrique.

    Communiqué de presse

    La campagne “Aller plus loin” de Speak Up Africa fait entendre de nouvelles voix dans la lutte pour éliminer les maladies tropicales négligées (MTN)

    (30 janvier 2025) Dakar, Sénégal – À l’occasion de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées (MTN), Speak Up Africa répond à l’appel mondial “Unir, Agir, Éliminer” avec son initiative ALLER PLUS LOIN. Cette initiative repousse les frontières de la lutte contre les MTN en mobilisant une coalition diversifiée de porte-voix. La campagne “Aller plus loin” mobilise un large éventail d’acteurs – artistes, athlètes et personnes touchées par les MTN – avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes. Elle vise à construire un mouvement communautaire avec trois objectifs principaux : faire des MTN une priorité dans l’agenda sanitaire, augmenter les investissements, et développer des solutions centrées sur les personnes et leurs communautés. Cette initiative est cruciale alors que plus d’un milliard de personnes dans le monde sont touchées par ces maladies évitables et traitables, le continent africain supportant à lui seul 40 % de cette charge.

    La Journée mondiale des MTN est l’occasion de célébrer les progrès réalisés : vingt-deux nations africaines ont déjà éliminé au moins une MTN, et plusieurs d’entre elles en ont éliminé plus d’une, ce qui témoigne du fort engagement du continent en faveur de la santé publique. Le monde est maintenant à mi-chemin de l’objectif de la feuille de route 2030 de l’OMS sur les MTN, visant l’élimination d’au moins une MTN dans 100 pays d’ici 2030.

    Cette journée est également l’occasion d’aborder les défis qui nous attendent : le renforcement des systèmes de santé, le lien entre les MTN et le changement climatique dans un monde confronté à des changements environnementaux croissants et le manque d’approches centrées sur la personne et dirigées par la communauté.

    L’initiative ALLER PLUS LOIN explore de nouvelles opportunités dans la lutte contre les MTN en impliquant les personnes et les communautés affectées par les maladies tropicales négligées. Nous mettons à profit leur expertise inestimable et veillons à ce que les solutions soient adaptées aux besoins réels. Nous défions et allons plus loin que les approches traditionnelles de plaidoyer en santé en encourageant la collaboration intersectorielle, en amplifiant les voix communautaires et en favorisant des partenariats inclusifs. Ces champions illustrent la puissance de la diversité, établissant une nouvelle norme pour ce que signifie unir, agir et éliminer les MTN.

    “À travers ALLER PLUS LOIN, nous amplifions les voix des artistes, des athlètes et des leaders communautaires à travers l’Afrique pour transformer notre façon de lutter contre les maladies tropicales négligées. En apportant ces perspectives diverses aux décideurs, nous créons l’élan politique et l’engagement communautaire nécessaires pour éliminer définitivement les MTN”, déclare Yacine Djibo, Directrice Exécutive et Fondatrice de Speak Up Africa.

    Pour la Journée mondiale des MTN, l’initiative ALLER PLUS LOIN rassemblera des jeunes leaders, des musiciens et des artistes à travers le Sénégal, le Kenya et l’Éthiopie et reliera les communautés grâce au pouvoir du sport au Bénin et au Sénégal. En partenariat avec la Basketball Africa League (BAL), les jeunes apprendront comment prévenir et combattre les MTN dans leurs communautés et leurs adversaires sur le terrain en participant à un match de basketball. Au Niger, Burkina Faso et Kenya, des communautés organiseront également des ateliers et des dépistages pour sensibiliser et améliorer la détection dans leurs communautés.

    Des champions à travers l’Afrique s’uniront pour soutenir l’élimination des MTN en cette Journée mondiale des MTN en utilisant leurs voix, leurs plateformes et leur expertise pour assurer la durabilité, l’efficacité et l’équité dans la lutte contre les MTN.

    L’heure est à l’action. Nous appelons les dirigeants mondiaux à démontrer leur engagement en intégrant les objectifs d’élimination des MTN dans les politiques nationales de santé, en allouant des lignes budgétaires dédiées et en intégrant les programmes MTN dans les plans de couverture sanitaire universelle.

    Notre réussite collective repose sur une action coordonnée à tous les niveaux : les gouvernements doivent renforcer leurs financements nationaux, le secteur privé doit investir dans des solutions innovantes de distribution des traitements, et les partenaires financiers doivent maintenir leur appui vital. Car ne rien faire coûtera bien plus cher que d’agir pour l’élimination de ces maladies.

    Ensemble, nous devons aller plus loin que les approches traditionnelles et forger de nouveaux partenariats qui placent les communautés affectées au centre des solutions. En cette Journée mondiale des MTN, rejoignez-nous pour construire un avenir où les maladies tropicales ne seront plus négligées.

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    Contact médias:

    Roxane Fian

    Chargée de programmation

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