Catégorie : Santé

  • Santé mentale et sport : SOS Docteur TV mobilise la jeunesse

    Santé mentale et sport : SOS Docteur TV mobilise la jeunesse

    À Lomé, la jeunesse scolaire sera à l’honneur ce mercredi 11 février 2026 à l’occasion d’une grande journée interclub organisée conjointement par les Clubs Santé du Collège Notre Dame des Apôtres (NDA) et du Lycée de Tokoin 1.

    Placée sous le signe de la prévention, du bien-être et de l’engagement communautaire, cette initiative se tiendra sur le terrain du Collège NDA et promet d’être un moment fort de sensibilisation et de mobilisation autour de la santé mentale et du sport scolaire.

    Dans un contexte où les apprenants sont de plus en plus confrontés au stress académique, aux pressions sociales et aux défis liés à l’adolescence, les organisateurs ont fait le choix pertinent de mettre la santé mentale au cœur de cette rencontre. L’objectif est clair : offrir aux élèves des outils de compréhension et de gestion du stress en milieu scolaire, tout en favorisant un cadre d’expression et d’écoute bienveillant. Une session de sensibilisation dédiée à la santé mentale ouvrira ainsi le programme, permettant d’aborder sans tabou des thématiques essentielles telles que l’équilibre émotionnel, la confiance en soi et la prévention des comportements à risque.

    Au-delà de l’aspect éducatif, le sport occupe une place centrale dans cette journée interclub. Des matchs de football masculin et féminin opposeront les équipes des deux établissements, dans un esprit de fair-play, de respect et de cohésion. À travers ces rencontres sportives, les Clubs Santé entendent promouvoir l’activité physique comme un puissant levier de bien-être, de discipline et de fraternité entre les jeunes. Le sport devient ainsi un langage universel, capable de rassembler et de renforcer les liens entre élèves issus de différents établissements.

    L’événement bénéficiera par ailleurs d’une couverture médiatique assurée par SOS Docteur TV, une chaîne thématique engagée dans la vulgarisation des questions de santé publique en Afrique. Grâce à sa diffusion télévisuelle et à ses plateformes numériques, la chaîne offrira une visibilité élargie à cette initiative citoyenne. L’approche médiatique, résolument moderne, combine télévision, réseaux sociaux et diffusion en ligne afin de toucher un public jeune, connecté et sensible aux nouveaux formats de communication.

    Cette dimension médiatique renforce la portée pédagogique de la journée interclub. Elle illustre l’importance croissante des technologies de l’information et des médias dans la promotion de comportements sains, la prévention en santé mentale et l’accompagnement psychologique des apprenants. En donnant la parole aux jeunes et en valorisant leurs initiatives, cette couverture contribue à créer une dynamique positive et inspirante au sein de la communauté éducative.

    Au-delà de la compétition sportive et des activités de sensibilisation, cette journée se veut avant tout un espace d’échanges, d’apprentissage et de responsabilisation. Elle témoigne de la capacité des établissements scolaires à innover et à s’engager activement pour le bien-être global des élèves. À travers cette action conjointe, les Clubs Santé du Collège NDA et du Lycée de Tokoin 1 réaffirment leur ambition de contribuer à la formation d’une génération de jeunes en bonne santé, responsables, autonomes et pleinement épanouis dans un environnement scolaire équilibré et conscient des enjeux du monde numérique.

  • Dr  Jean-Paul Amegan : riposte publique

    Dr  Jean-Paul Amegan : riposte publique

    Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, le Dr Jean-Paul Yao Amégan sort du silence et livre une réponse frontale à ce qu’il qualifie de mensonges, de manipulations et de dénigrement organisé à son encontre.

    L’intervention, directe et sans détour, dépasse le simple cadre d’un règlement de comptes personnel : elle met en lumière les dérives actuelles du débat public à l’ère du numérique, où la parole se libère, mais où la vérité se brouille parfois dangereusement.

    Face caméra, le Dr Amégan s’attaque à des propos attribués à certains de ses contradicteurs, notamment Dr François Kampatib et Michel Oni Djagnikpo, qu’il accuse d’avoir travesti ses positions et porté atteinte à son intégrité intellectuelle. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de défendre une réputation, mais de rétablir des faits dans un contexte où l’opinion publique est souvent façonnée par des extraits, des interprétations hâtives ou des attaques personnelles.

    Le ton est ferme, parfois incisif, mais assumé. Le Dr Amégan revendique une posture : celle de quelqu’un qui refuse de laisser prospérer ce qu’il considère comme des contre-vérités. Dans son propos, il insiste sur la nécessité de distinguer la critique argumentée de la calomnie, rappelant que le débat d’idées, surtout lorsqu’il touche à des questions scientifiques, sociales ou de santé, exige rigueur et honnêteté intellectuelle.

    Au fil de son intervention, il démonte point par point les accusations portées contre lui. Il dénonce une stratégie qu’il juge récurrente : discréditer la personne plutôt que d’affronter ses arguments. Cette méthode, selon lui, est symptomatique d’un malaise plus large dans l’espace public africain et francophone, où les débats se personnalisent excessivement, au détriment de la réflexion de fond.

    Mais la vidéo ne se limite pas à une défense personnelle. Elle se veut aussi un appel à la responsabilité. Le Dr Amégan interpelle les acteurs du débat public — universitaires, influenceurs, leaders d’opinion — sur leur rôle dans la construction ou la dégradation de la confiance collective. « Quand la parole devient une arme, la société entière en paie le prix », laisse-t-il entendre en substance.

    Cette sortie médiatique trouve un écho particulier dans un contexte où YouTube et les réseaux sociaux sont devenus des arènes majeures de confrontation idéologique. Contrairement aux médias traditionnels, ces plateformes offrent une liberté quasi totale de ton et de format. Elles permettent à chacun de répondre, d’accuser, de se défendre, parfois sans filtre. Une liberté précieuse, mais aussi risquée, lorsque les garde-fous éthiques disparaissent.

    Les réactions à la vidéo ne se sont pas fait attendre. Dans les commentaires, les soutiens saluent le courage et la clarté du Dr Amégan, estimant qu’il était temps de répondre publiquement. D’autres, plus critiques, appellent à un débat contradictoire plus apaisé. Une chose est sûre : la vidéo a relancé la discussion et replacé le Dr Amégan au centre de l’actualité numérique.

    Au-delà des personnes citées, cette affaire pose une question essentielle : comment débattre aujourd’hui sans sombrer dans l’invective ? Comment préserver la crédibilité de la parole publique dans un environnement saturé d’opinions et de contenus viraux ? En prenant la parole de manière aussi directe, le Dr Jean-Paul Yao Amégan a fait un choix : celui de l’exposition, avec ses risques, mais aussi avec la conviction que le silence nourrit parfois davantage la rumeur que la vérité.

    Qu’on partage ou non ses positions, sa démarche illustre une réalité contemporaine : le débat public se joue désormais aussi — et parfois surtout — en ligne. Et dans cet espace, la bataille pour la vérité est devenue aussi visible que brutale.

  • Dr Jean-Paul Yao AMEGAN ou la santé autrement

    Dr Jean-Paul Yao AMEGAN ou la santé autrement

    Pour le Dr Jean-Paul Yao AMEGAN, la crise actuelle de la médecine n’est pas uniquement technique ou financière. Elle est avant tout une crise de paradigme.

    À l’heure où les systèmes de santé montrent leurs limites face à la progression des maladies chroniques, à la montée du stress social et à la répétition des crises sanitaires, certains acteurs appellent à un changement profond de regard sur la santé humaine. Parmi eux, le Dr Jean-Paul Yao AMEGAN, médecin, santécin, quanticien et sociologue, s’impose comme l’un des défenseurs d’une approche globale du vivant, à travers un projet médiatique et scientifique original : Santécine Infinity TV.

    Un parcours forgé sur le terrain

    Le Dr Jean-Paul Yao AMEGAN a longtemps exercé et travaillé au Togo, confronté aux réalités quotidiennes d’un système de santé sous tension. Cette expérience de terrain a nourri sa réflexion sur les limites d’une médecine essentiellement curative, souvent déconnectée des déterminants sociaux, psychologiques et environnementaux de la maladie.

    Face aux résistances institutionnelles et à la difficulté de faire reconnaître des approches interdisciplinaires, il a finalement quitté le Togo pour s’installer à Dakar, au Sénégal. Ce déplacement marque une étape décisive dans son parcours. Dakar devient un espace d’expression, de recherche et de diffusion de sa pensée, dans un environnement plus ouvert aux débats scientifiques transversaux sur la santé.

    Santécine Infinity TV, un canal de diffusion de la santé

    C’est dans ce contexte qu’il anime régulièrement des émissions sur Santécine Infinity TV, un canal de diffusion de la santé conçu comme un espace d’éducation, de sensibilisation et de réflexion critique. Loin des formats médicaux classiques, ces émissions proposent une lecture accessible mais rigoureuse des grands enjeux sanitaires contemporains.

    À travers ce média, le Dr AMEGAN expose et vulgarise une vision singulière : la santé sous un autre paradigme, qu’il qualifie de scientifiquement plus réaliste, car fondé sur une compréhension globale de l’être humain et de son environnement.

    La santé sous un autre paradigme

    Pour le Dr AMEGAN, la crise actuelle de la médecine n’est pas uniquement technique ou financière. Elle est avant tout une crise de paradigme. La médecine moderne, selon lui, reste prisonnière d’une logique fragmentée, centrée sur l’organe malade plutôt que sur l’individu dans sa totalité.

    Son approche repose sur la santécine, une discipline qui articule médecine conventionnelle, sciences quantiques et sociologie du vivant. La santé y est conçue comme un équilibre dynamique entre plusieurs dimensions : biologique, mentale, émotionnelle, sociale et environnementale.

    Dans cette perspective, la maladie devient le symptôme d’un déséquilibre global, souvent aggravé par le mode de vie, les pressions sociales, les contraintes économiques ou les traumatismes psychiques.

    Une démarche scientifiquement argumentée

    Contrairement aux discours approximatifs parfois associés aux approches alternatives, le Dr Jean-Paul Yao AMEGAN insiste sur la rigueur scientifique de sa démarche. Les contenus diffusés sur Santécine Infinity TV s’appuient sur les avancées contemporaines en biologie des systèmes, en neurosciences et en physique quantique, qui décrivent le corps humain comme un réseau complexe d’interactions.

    L’objectif n’est pas d’opposer médecine conventionnelle et approches complémentaires, mais de dépasser cette opposition pour proposer une lecture plus cohérente et plus fidèle à la réalité du vivant.

    Une lecture sociale et africaine de la santé

    Sociologue, le Dr AMEGAN intègre pleinement les déterminants sociaux de la santé dans son analyse. Son expérience au Togo, puis son installation à Dakar, lui ont permis d’observer combien la précarité, le stress social, les croyances collectives et les modèles culturels influencent directement l’état de santé des populations africaines.

    Ses émissions abordent ainsi des thèmes rarement mis en avant dans les médias traditionnels : la relation entre pouvoir et santé, l’impact du système économique sur le corps humain, ou encore la nécessité de valoriser les savoirs endogènes africains sans renoncer aux exigences de la science moderne.

    Vers une nouvelle culture sanitaire

    À travers Santécine Infinity TV, le Dr Jean-Paul Yao AMEGAN ambitionne de contribuer à l’émergence d’une nouvelle culture de la santé, fondée sur la prévention, la responsabilisation individuelle et la compréhension globale du vivant.

    En montrant la santé sous un autre paradigme, scientifiquement plus réaliste, il invite à une réflexion de fond sur l’avenir des systèmes de soins en Afrique, et plus largement sur notre manière collective de penser la santé.

  • Mutilations génitales féminines: ”L’inaction a un coût bien réel”, alerte Dr Sennen Hounton

    Mutilations génitales féminines: ”L’inaction a un coût bien réel”, alerte Dr Sennen Hounton

    Pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en Afrique de l’ouest et du centre, il faut “investir dès maintenant”, insiste le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

    Le prix de l’inaction : pourquoi nous devons investir dès maintenant pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en Afrique de l’Ouest et du Centre

    Le 6 février, le monde commémore la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF). En Afrique de l’Ouest et du Centre, cette date est bien plus qu’un simple rendez-vous du calendrier : c’est un moment de vérité pour les droits, la santé et l’avenir de millions de filles.

    Le fardeau de cette pratique est ressenti de manière disproportionnée en Afrique de l’Ouest et du Centre. La région compte 17 des 27 pays africains les plus touchés. Compte tenu de cette concentration du risque, la région est au cœur de la réalisation de l’objectif mondial de zéro

    Les MGF ne sont ni une affaire privée ni un rite culturel de passage, et aucune raison médicale ne saurait les justifier. Il s’agit d’une grave violation des droits humains, qui porte atteinte au droit des filles à la vie, à la santé et à l’intégrité physique, ainsi qu’à leur droit de vivre à l’abri de la discrimination fondée sur le genre, de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants.

    Les séquelles psychologiques de cette pratique marquent toute une vie et touchent actuellement plus de 230 millions de femmes et de filles en vie. Chaque année, 4 millions de filles supplémentaires sont exposées au risque, dont la moitié ont moins de cinq ans. Si nous n’accélérons pas nos actions dès maintenant, on estime que 23 millions de filles supplémentaires subiront des MGF d’ici 2030, les laissant sans protection ni espoir.

    Un moment décisif pour le progrès

    Nous nous trouvons à un tournant décisif. Si des progrès ont été enregistrés — la moitié des avancées des 30 dernières années ayant eu lieu au cours de la dernière décennie reste insuffisante. Pour atteindre la cible des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, le taux de recul de la pratique doit être 27 fois plus rapide. Concrètement, cela signifie que chaque année, nous devons protéger 4 millions de filles qui, selon les projections actuelles, risquent de subir cette pratique néfaste.

    Cette urgence est aggravée par un recul croissant de l’égalité de genre et des droits des femmes à l’échelle mondiale. Malgré l’ampleur des enjeux, nous assistons à une tendance préoccupante : la diminution des financements mondiaux. L’inaction a un coût bien réel. Le traitement des complications sanitaires liées aux MGF coûte chaque année 1,4 milliard de dollars aux systèmes de santé — un montant appelé à augmenter si l’élimination de la pratique n’est pas atteinte.

    À l’inverse, l’argument économique est clair. Investir 1 dollar pour mettre fin aux MGF génère un retour sur investissement de 10 dollars, grâce aux économies substantielles en matière de santé et aux gains transformateurs en éducation et en productivité lorsque les filles sont protégées. Un investissement mondial de 2,8 milliards de dollars permettrait d’éviter que 20 millions de filles et de femmes ne subissent les MGF, tout en générant près de 28 milliards de dollars de bénéfices économiques.

    Pas de fin aux MGF sans investissement

    Le thème de la Journée internationale 2026, « Vers 2030 : pas de fin aux MGF sans engagement et investissement durables », est un appel à la pérennité et au passage à l’échelle.

    Nous savons ce qui fonctionne : l’éducation, l’engagement communautaire et le travail avec les prestataires de santé pour transformer les normes sociales. En garantissant des financements durables et flexibles, nous pouvons permettre aux mouvements communautaires de renforcer leur impact et de provoquer un changement durable au sein des communautés.

    En Afrique de l’Ouest et du Centre, nous devons :

    • Briser les silos : intégrer la prévention des MGF dans les programmes de santé, d’éducation et de développement économique ;

    • Diversifier les sources de financement : renforcer les ressources nationales, explorer des mécanismes de financement innovants et mobiliser le secteur privé ;

    • Investir dans l’innovation : utiliser la technologie pour atteindre les communautés les plus reculées et garantir qu’aucune fille ne soit laissée pour compte.

    La force du partenariat : le Programme conjoint UNFPA–UNICEF

    En cohérence avec ces objectifs, le Programme conjoint UNFPA–UNICEF pour l’élimination des mutilations génitales féminines constitue la plus grande initiative mondiale dédiée à l’accélération de l’abandon de cette pratique. Lancé en 2008, le programme intervient dans 18 pays, dont 8 en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de tenir la promesse mondiale de mettre fin aux MGF d’ici 2030, conformément à la cible 5.3 des Objectifs de développement durable.

    En s’appuyant sur l’expertise combinée des deux agences, le Programme conjoint renforce les cadres juridiques nationaux, étend les mouvements communautaires visant à transformer les normes sociales, et veille à ce que les survivantes aient accès à des services de santé, juridiques et sociaux de qualité. À ce jour, cette collaboration a permis de protéger 1 137 000 filles âgées de 0 à 14 ans contre les MGF, d’amener plus de 50 millions de personnes dans 21 700 communautés à déclarer publiquement l’abandon de la pratique, et de fournir des services essentiels de protection et de prise en charge à plus de 7 millions de femmes et de filles.

    Il s’agit d’un appel à l’action pour chaque membre de la société — femmes et hommes, filles et garçons, familles, leaders traditionnels et religieux, gouvernements et secteur privé — afin qu’ils mettent leur influence et leurs compétences au service d’un avenir sans MGF. Les enjeux sont immenses : on estime que 23 millions de filles supplémentaires risquent de subir des MGF d’ici 2030 si nous n’accélérons pas nos actions.

    Chaque déclaration publique, chaque changement de politique et chaque dollar investi nous rapprochent d’un monde où le corps des filles est respecté et où leur avenir est protégé.

    Préservons les acquis durement obtenus. Nous avons les outils ; il nous faut désormais la volonté collective d’investir dans l’avenir que ces filles méritent.

    Dr Sennen Hounton

    Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

  • Forum REMAPSEN : double distinction pour le Togo

    Forum REMAPSEN : double distinction pour le Togo

    Le Togo s’est illustré de manière remarquable lors du 4ᵉ Forum des médias du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), tenu les 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin. Cette rencontre continentale de haut niveau a réuni des journalistes spécialisés en santé et en environnement issus de 35 pays africains, autour d’un enjeu majeur de santé publique : les Maladies tropicales négligées (MTN). À l’issue des travaux, le Togo est reparti avec deux distinctions majeures, confirmant la qualité de son engagement au sein du réseau.

    Placée sous le thème « Maladies tropicales négligées : de la négligence à la mise en lumière », cette quatrième édition du forum avait pour objectif de tirer la sonnette d’alarme sur des maladies qui continuent de toucher essentiellement les populations pauvres vivant dans des zones reculées. Malgré leur caractère évitable et traitable, les MTN restent insuffisamment médiatisées et faiblement intégrées aux priorités de santé publique, exposant les communautés concernées à une double peine : la maladie et l’oubli.

    Dès l’ouverture des travaux, le président du comité exécutif du REMAPSEN, Bamba Youssouf, a salué la mobilisation des journalistes africains autour de cette cause, soulignant le rôle central des médias dans la sensibilisation, le plaidoyer et l’interpellation des décideurs. Les représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de Galien Africa ont, quant à eux, déploré la persistance des MTN sur le continent, appelant à une synergie renforcée entre États, partenaires techniques, communautés locales et médias.

    Les échanges ont été structurés autour de trois panels thématiques. Le premier a permis de dresser un état des lieux des MTN en Afrique. Le deuxième s’est penché sur les questions d’équité, d’innovation et du sport comme levier de santé publique, en mettant l’accent sur l’implication des communautés dans les réponses durables. Le troisième panel a mis en lumière le rôle stratégique des médias africains dans le plaidoyer sanitaire, un levier indispensable pour accélérer l’élimination des MTN.

    La deuxième journée du forum a été marquée par une sortie de terrain à Pobé, localité située à une centaine de kilomètres de Cotonou. Cette immersion a permis aux participants de mieux comprendre la réalité vécue par les personnes atteintes de MTN, prises en charge au Centre de dépistage et de traitement de la lèpre et de l’ulcère de Buruli, géré par la Fondation Raoul Follereau.

    Le moment fort du forum est intervenu lors de la cérémonie de clôture avec les Awards du REMAPSEN, dotés du Prix Michel Sidibé, récompensant les meilleures productions médiatiques en santé et en environnement ainsi que les coordinations nationales les plus performantes. À cette occasion, le Togo a été doublement honoré. Le pays a décroché le 5ᵉ Prix de la meilleure coordination pays, saluant la régularité, l’organisation et la dynamique du REMAPSEN Togo. Il a également remporté le 1er Prix Télé – catégorie Santé, une distinction majeure qui met en lumière la qualité éditoriale et l’impact des productions audiovisuelles togolaises sur les questions de santé publique.

    Le REMAPSEN Togo était représenté à ce forum par Ambroisine Mémédé, Coordinatrice nationale, Régis Talikpeti, Coordonnateur adjoint, et Hector Nammangue, Point focal Environnement. Leur participation active et les récompenses obtenues renforcent la visibilité du Togo au sein du réseau et témoignent de l’engagement constant des journalistes togolais dans la lutte contre les maladies tropicales négligées.

    Par ces distinctions, le Togo confirme sa place parmi les pays africains les plus engagés dans la promotion de la santé et de l’environnement à travers les médias, et réaffirme son rôle moteur dans le combat pour une Afrique plus solidaire et en meilleure santé.

  • Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    La cérémonie de clôture du 4ᵉ Forum des Médias du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), organisée les 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin, a été l’un des moments les plus marquants de cette importante rencontre continentale.

    Placé sous le thème inspirant « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) », ce forum a réuni journalistes, experts en santé publique, responsables politiques, organisations partenaires et acteurs de la société civile autour de l’objectif commun de renforcer la couverture et l’impact médiatique des actions contre les MTN en Afrique.

    La cérémonie de clôture, organisée en marge de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées, a mis en lumière la contribution essentielle des médias dans la sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation des populations contre des pathologies souvent invisibles dans les médias traditionnels mais qui continuent de toucher des millions de personnes à travers le continent.

    Un des moments forts de cette soirée a été la remise des Awards du REMAPSEN, une cérémonie de distinctions visant à reconnaître l’excellence journalistique en matière de reportage sur la santé et l’environnement. Ces prix, parrainés par le Dr Michel Sidibé, ancien directeur exécutif de l’ONUSIDA et actuel envoyé spécial de l’Union africaine pour l’Agence Africaine du Médicament, ont récompensé les productions médiatiques les plus percutantes de l’année.

    Le Super Prix Michel Sidibé de la meilleure coordination-pays a été attribué au REMAPSEN Bénin, une distinction qui salue l’engagement dynamique de la coordination nationale dans la promotion de la santé publique et de l’environnement par le biais des médias. Le coordonnateur national, Michaël Tchokpodo, a reçu le prix avec émotion et l’a dédié à tous les journalistes et partenaires qui, au quotidien, contribuent à éclairer les populations sur des enjeux souvent négligés.

    Outre cette récompense nationale, plusieurs journalistes africains ont été distingués dans les catégories radio, télévision, presse écrite et médias en ligne. Parmi les lauréats figuraient des professionnels venus du Mali, du Cameroun, du Sénégal, de Gabon, du Ghana, du Togo, du Nigeria et de Guinée, reflétant ainsi l’ampleur continentale de l’engagement médiatique pour les MTN.

    Lors de son allocution, le Dr Michel Sidibé a souligné que la lutte contre les MTN ne se limite pas aux traitements médicaux, mais dépend aussi des voix qui les portent sur la place publique. Il a rappelé que « mettre une maladie à la une, c’est déjà commencer à l’éliminer », en insistant sur le pouvoir que détiennent les médias pour influencer les politiques publiques, réduire la stigmatisation et encourager l’action collective.

    De son côté, le président du REMAPSEN, Bamba Youssouf, a rappelé que cette édition du forum avait permis d’approfondir la coopération entre journalistes et acteurs de la santé. Il a encouragé les participants à continuer à produire des contenus de qualité qui contribuent à renforcer la compréhension et l’engagement autour des défis sanitaires.

    La cérémonie de clôture a aussi été l’occasion de remercier les partenaires techniques et financiers qui ont rendu possible cette édition, parmi lesquels l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Fondation Gates, Speak Up Africa et la Fondation Raoul Follereau. Ces organisations ont souligné l’importance d’un partenariat durable entre le secteur de la santé publique et les médias pour atteindre les objectifs d’élimination des MTN.

    La cérémonie de clôture du forum a non seulement honoré les contributions journalistiques exceptionnelles, mais elle a aussi réaffirmé la conviction partagée que les médias africains sont des acteurs incontournables pour faire avancer l’agenda de santé publique et promouvoir le développement durable en Afrique.

  • Forum des médias sur les maladies tropicales négligées : un appel à l’action

    Forum des médias sur les maladies tropicales négligées : un appel à l’action

    Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) organise un Forum continental des médias sur les maladies tropicales négligées (MTN) ces 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin.

    Cet événement rassemblera au moins 70 journalistes de 35 pays africains pour discuter de la lutte contre les les maladies tropicales négligées et de leur élimination.

    Problème de santé publique majeur en Afrique

    Les MTN touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde, dont plus de 40% en Afrique. Ces maladies provoquent des souffrances considérables, des défigurations, des douleurs chroniques, des handicaps, l’exclusion sociale et des décès. Malgré les progrès réalisés, les MTN restent une priorité de santé publique négligée.

    Les objectifs du Forum

    Le Forum vise à renforcer le repositionnement des MTN comme une priorité politique, financière et de développement. Les objectifs spécifiques incluent : renforcer les capacités des journalistes sur les thématiques liées aux MTN, encourager la production médiatique de qualité sur la prévention, le traitement et la lutte contre la stigmatisation, valoriser la recherche et l’innovation africaines dans la lutte contre les MTN, constituer un réseau régional de journalistes spécialisés sur les MTN..

    Un appel à l’action

    Les médias jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les MTN. Le REMAPSEN appelle les journalistes, les acteurs de santé, les chercheurs et les décideurs politiques à se joindre à lui pour amplifier les voix africaines et donner aux MTN la visibilité qu’elles méritent. Ensemble, nous pouvons faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des MTN et améliorer la santé des populations vulnérables, insiste ce réseau.

    Notons que le Togo est y représenté par trois confrères, membres de l’antenne nationale du REMAPSEN.

  • Au Togo, cette religieuse a sauvé plus de 5000 orphelins du sida

    Au Togo, cette religieuse a sauvé plus de 5000 orphelins du sida

    En vingt-six ans, Soeur Marie Stella a recueilli plus de 5000 orphelins du sida. Cette religieuse togolaise refuse pourtant de passer pour une héroïne. Son moteur ? L’amour du Christ et le service des pauvres, pour lesquels elle a bâti toute une œuvre.

    En quelques années, vous avez sauvé plusieurs milliers d’enfants. Comment cela est-ce possible ?

    En 1999, j’étais une jeune religieuse, infirmière à l’hôpital pour enfants tenu par ma congrégation à Dapaong, ma ville natale située au nord du Togo. De plus en plus, on nous amenait des enfants dénutris que nous n’arrivions pas à guérir. Ces enfants étaient nés avec le VIH, d’une mère contaminée, le plus souvent par son mari. J’ai donc fondé une petite association, Vivre dans l’Espérance, avec quelques bénévoles qui pensaient, comme moi, qu’il fallait agir. 

    J’ai commencé à parcourir les villages à mobylette : j’apportais de quoi laver les malades, leur donner une bouillie… J’ai enterré bien des parents qui laissaient derrière eux des enfants. Venant d’une famille nombreuse, j’avais moi-même été élevée chez un oncle. Je pensais que ces orphelins pouvaient être accueillis, comme je l’avais été. Malheureusement, la discrimination envers les malades du sida avait brisé cette solidarité communautaire, qui fait pourtant la richesse de l’Afrique.

    Les gens avaient peur ?

    Oui. Les personnes séropositives étaient souvent enfermées dans leur case où on les laissait mourir de faim et de soif.

    Ou alors, elles étaient chassées du village, jugées inutiles, car trop faibles pour travailler, et surtout dangereuses. On pensait qu’elles allaient contaminer les autres. Et lorsque dans une famille, l’un des enfants était infecté, on considérait que tous les autres l’étaient aussi : je devais recueillir ainsi des fratries entières.

    Le reste à retrouver sur https://www.lepelerin.com

  • Pharmacopée : Togbui Dagban-Ayivon IV est de retour

    Pharmacopée : Togbui Dagban-Ayivon IV est de retour

    C’est avec tout un programme spécial que Togbui Dagban Ayivon IV a lancé la reprise solennelle de ses activités de pharmacopée. Avec cerise sur le gâteau, des séances foraines de traitements et rituels de fin d’année.

    Après ce qu’il appelle « la tempête de Bè-Beach »,  le chef traditionnel du quartier Adakpamé, Togbui Dagban Ayivon IV, a repris ses activités de la pharmacopée africaine et de la tradi-thérapie au palais d’Adakpamé.

    L’annonce officielle a été ce mardi 16 décembre 2025, au cours d’une rencontre avec des médias de la place.

    « Désormais, toutes les activités seront logées au palais royal. Des causeries et débats seront ouverts pour expliquer un certain nombre d’appréhensions. Rien de bien ne peut arriver à l’homme s’il ne dépense pas et ne se sacrifie pas pour attirer le bonheur. Il faut se battre dans la vie, aller à la connaissance de soi et de son environnement pour bien se positionner dans l’univers. Le bonheur s’attire, il ne peut venir d’autrui », a confié la tête couronnée.

    Pour d’amples informations, contactez le 90 04 62 08.

  • Réduction des financements des DSSR/PF : REMAPSEN alerte

    Réduction des financements des DSSR/PF : REMAPSEN alerte

    Au Togo, la chute des financements des projets liés aux Droits et santé sexuels et reproductifs / Planification familiale (DSSR/PF) a des conséquences sur les femmes, les jeunes…

    Pour une seconde fois dans ce mois de décembre, la section nationale du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN-Togo) a mobilisé des journalistes pour le « Rendez-vous du REMAPSEN ».

    Cette rencontre a permis aux participants de comprendre qu’il y a de réels impacts de la réduction des financements des Droits et santé sexuels et reproductifs / Planification familiale (DSSR/PF) sur les femmes, les jeunes dans leur pays.

    Ces financements ont contribué à la baisse de la mortalité maternelle, l’amélioration des services destinés aux jeunes, la hausse de la prévalence contraceptive. Sauf que cette embellie prend un coup à cause de la réduction des aides internationales, a alerté  Ambroisine Mèmêdé, la coordinatrice du REMAPSEN-Togo. Aujourd’hui, a-t-elle, ajouté, 34% des besoins en contraception ne trouvent pas de solution. La prévalence contraceptive, elle, cale à 24%. Des données réelles fiables que ce « Rendez-vous du REMAPSEN » a permises d’avoir.

    En dépit des efforts de l’Etat, sans des financements internationaux, les résultats ne peuvent être atteints. La preuve, a rappelé, Dr Abram Amétépé Agossou, le chef de la Division santé de la mère et de l’enfant (DSME), l’objectif moins de 70 décès d’ici 2030 ne sera pas réaliste parce que le ratio de mortalité maternelle en 2023 est de 362 décès pour 100 000 naissances vivantes.

    Apoété Zekpa, Secrétaire exécutif du Réseau des champions en plaidoyer pour le financement adéquat de la santé au Togo (RCPFAS-Togo), est, de son côté, revenu sur le cadre légal, notamment les textes et stratégies  qui entourent les actions du gouvernement, insistant sur le fait que beaucoup de sont aujourd’hui en difficulté.

    Ce « Rendez-vous du REMAPSEN » a été organisé en prélude à la réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou prévue à Lomé, la capitale togolaise. Avec pour mot d’ordre, tout faire pour sauver ce qui peut l’être, c’est-à-dire limiter les conséquences du tarissement des aides devant permettre le financement des projets liés à la planification familiale, etc.

Radio Renouveau228

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