Catégorie : Santé

  • Handicap : l’inclusion doit être la règle insiste REMAPSEN

    Handicap : l’inclusion doit être la règle insiste REMAPSEN

    Il est plus que nécessaire de poursuivre la promotion de l’inclusion et la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo.

    L’antenne togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a organisé son programme dénommé le « Rendez-vous du REMAPSEN » ce lundi 8 décembre à Lomé, pour promouvoir l’inclusion et lutter contre la discrimination à l’égard des femmes et filles handicapées au Togo.

    Cette rencontre d’une journée, organisée en concertation avec ONU FEMMES et l’ONG « La COLOMBE », avec le soutien du fonds MUSKOKA,  s’est déroulée autour du thème « Promotion de l’inclusion et lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo : rôle des médias ».  Elle-même s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo.

    Il s’est agi, en réalité, de mettre l’accent sur le rôle que doivent jouer les médias pour faire barrage à la discrimination que subissent les femmes et filles handicapées.

    Dans sa communication, Akakpo-Numado Enyonam Azakpo, président du Conseil d’administration de la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH), a rappelé que 10, 73% des Togolais sont handicapés, selon le dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2022). Avec la précision  que 57 % de ces handicapés sont des femmes.

    Les violences faites aux femmes et aux filles constituent la violation des droits humains la plus répandue dans le monde, s’alarme ONU Femmes. Et Ambroisine Mèmêdé, coordinatrice nationale dudit réseau d’appeler à agir «  ensemble contre les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées ».

    Au Togo, chaque année,  environ 2 000 cas de VBG sont enregistrés. Ce chiffre est encore plus élevé au niveau des femmes handicapées, étant donné que leurs cas sont, généralement, invisibles.

  • JMS 2025 au Togo: l’empreinte du REMAPSEN

    JMS 2025 au Togo: l’empreinte du REMAPSEN

    ‎Pour lutter contre cette maladie qui fait beaucoup de dégâts surtout dans les pays sous-développés, il faut ”Surmonter les perturbations, Transformer la riposte au Sida”.

    La journée mondiale de lutte contre le sida a été officiellement lancée ce lundi 1er décembre 2025, par Prof Tchin Darre, Représentant le ministre ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, en présence du Docteur Yaye Kanny Diallo, la Directrice pays de l’ONUSIDA et du Prof Pitché, le Coordonnateur du SP/CNLS-IST.

    ‎Mme Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice nationale du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN-Togo), a pris part activement aux travaux. En effet, elle est intervenue sur l’aspect pédiatrique, notamment l’atteinte des 3×95 au niveau des enfants et la question des perdues de vue.

    ‎Au niveau pédiatrique, les statistiques révèlent que nous sommes à 81, 69 et 56% pour les enfants de 0 à 14ans alors que ce taux est de 92, 92 et 85% chez les adultes.

    ‎Les solutions avancées sont la lutte contre la déperdition du couple mère/enfant, le renforcement du système de soins, la stigmatisation, etc.
    ‎
    La Journée mondiale de lutte contre le Sida de l’année 2025 a été placée sous le thème ”Surmonter les perturbations, Transformer la riposte au Sida”.

    Au plan national, les réflexions tournent autour de la mobilisation pour la triple élimination VIH Syphilis Hépatite B chez l’enfant.

    Avec le secrétariat

  • Au forum des médias du REMAPSEN sur les maladies tropicales négligées, Dr Maria Rebollo Polo (OMS) tire la sonnette d’alarme

    Au forum des médias du REMAPSEN sur les maladies tropicales négligées, Dr Maria Rebollo Polo (OMS) tire la sonnette d’alarme

    Experte mondiale de l’OMS sur les maladies tropicales négligées, Dr Maria Rebollo Polo a, lors du forum des médias du REMAPSEN de ce 25 novembre sur cette problématique, une nouvelle fois encore fait l’état des lieux, relavant que les financement internationaux sont faibles bien qu’un certain nombre de progrès soient notés.

    Lors de la cérémonie d’ouverture tenue par webinaire le mardi 25 novembre 2025, la Dr Maria Rebollo Polo, experte mondiale de l’OMS, a livré un état des lieux sans concession sur les maladies tropicales négligées (MTN), alertant sur la fragilité des progrès face à l’effondrement des financements internationaux.

    L’exposé présenté lors de la cérémonie d’ouverture du Forum des Médias du REMAPSEN par la Dr Maria Rebollo Polo, experte mondiale de l’OMS sur les maladies tropicales négligées (MTN), offre une lecture précise et alarmante de la situation actuelle des MTN dans le monde et en Afrique. Selon elle, malgré des avancées significatives, les progrès restent fragiles et menacés par une baisse historique du financement international. Les MTN, qui touchent encore directement ou indirectement plus d’un milliard de personnes, continuent d’imposer un lourd tribut humain et économique, en particulier sur le continent africain où se concentre la grande majorité de la charge de morbidité.

    Des données chiffrées…

    Depuis 2010, le nombre de personnes nécessitant une intervention contre les MTN a diminué de 695 millions, dont 239 millions rien que sur la période 2020–2023. Cette évolution, soutenue en grande partie par les campagnes de chimioprévention de masse, traduit une dynamique encourageante. Entre 2022 et 2023, la réduction supplémentaire a concerné 122 millions de personnes. Par ailleurs, l’OMS a reconnu à ce jour 58 pays ayant éliminé au moins une MTN, un progrès notable vers l’objectif de 100 pays fixés pour 2030. L’année 2025 est particulièrement marquante avec neuf nouveaux pays ayant obtenu la validation d’élimination, dont le Niger pour l’onchocercose, la Guinée pour la trypanosomiase, la Mauritanie et le Burundi pour le trachome, ainsi que le Sénégal, le Kenya, l’Égypte et la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour d’autres pathologies.

    Cependant, la charge mondiale demeure élevée avec 119 000 décès imputés aux MTN en 2021 et plus d’un milliard de personnes vivant avec au moins une de ces maladies. Les années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs) restent elles aussi préoccupantes, atteignant 14,14 millions en 2021. En 2024, 1,437 milliard de traitements préventifs ont été administrés à travers le monde, couvrant 864,6 millions de personnes pour au moins une MTN. Le taux de couverture pour la chimioprévention s’élève à 62,7 %. Au-delà de la chimioprévention, environ 7,5 millions de patients ont bénéficié d’une prise en charge individuelle, soulignant l’importance des deux approches complémentaires recommandées par l’OMS.

    La Dr Rebollo a également attiré l’attention sur la chute dramatique des financements mondiaux. Entre 2018 et 2023, le soutien financier destiné spécifiquement aux MTN est passé de 531 millions à seulement 260 millions USD, soit un recul de 41 %. Cette contraction budgétaire frappe durement les programmes nationaux, particulièrement en Afrique. La réduction ou l’arrêt des programmes tels que USAID Act to End NTDs entraîne un ralentissement des campagnes de distribution de masse et fragilise les capacités nationales, surtout dans des pays où les MTN pèsent déjà lourdement sur les systèmes de santé.

    Pour faire face à ces difficultés, plusieurs pays développent des modèles d’intégration innovants permettant de mieux utiliser les plateformes existantes de santé. L’Éthiopie, le Kenya et l’Ouganda ont ainsi commencé à intégrer les interventions MTN dans leurs systèmes de soins primaires. D’autres pays, comme le Bénin ou le Niger, utilisent les plateformes scolaires ou communautaires pour livrer les campagnes. Madagascar a combiné la réponse MTN avec les campagnes de vaccination, tandis que la Tanzanie l’a intégrée à ses programmes de nutrition. Le Rwanda et le Togo, quant à eux, développent des approches multisectorielles reliant santé, éducation, eau et assainissement. Pour la Dr Rebollo, la clé réside dans un leadership national fort, une meilleure coordination et une implication centrale des communautés.

    Les défis structurels persistent néanmoins…

    La faible visibilité politique des MTN, la dépendance aux bailleurs, l’insuffisance de personnel qualifié, la faible intégration aux systèmes de santé et la fragilité des services WASH ralentissent la dynamique d’élimination. La durabilité à long terme exige des pays qu’ils intègrent pleinement les MTN dans leurs politiques nationales, prévoient des lignes budgétaires dédiées, renforcent les chaînes logistiques, développent la digitalisation des rapports et adoptent des plans de transition pour réduire progressivement la dépendance aux dons internationaux. Chaque pays devra aussi renforcer sa surveillance, adapter ses stratégies aux réalités locales et mobiliser les communautés pour garantir un changement durable. À travers son exposé, la Dr Rebollo appelle à une mobilisation urgente et collective. Selon elle, l’avenir de la lutte contre les MTN repose désormais sur trois piliers : un leadership national affirmé, un ancrage dans les systèmes de santé primaires et une diversification des financements. Sans cela, les gains durement acquis risquent d’être perdus et les populations les plus vulnérables de nouveau exposées à ces maladies évitables. Elle rappelle que la lutte contre les MTN est un investissement transversal en faveur de l’équité, de l’éducation, de la productivité et de la souveraineté sanitaire. L’Afrique dispose des atouts pour réussir, mais la responsabilité collective doit être amplifiée.

  • Chine : un footballeur togolais se brise le cou contre un panneau publicitaire lors d’un match de Championnat

    Chine : un footballeur togolais se brise le cou contre un panneau publicitaire lors d’un match de Championnat

    Le milieu du Guangxi Pingguo Samuel Asamoah s’est brisé le cou dimanche, lors d’un match de Deuxième Division chinoise en heurtant un panneau publicitaire de la tête. Son club craint que l’international togolais (31 ans, 6 sélections) reste handicapé à vie.

    Le footballeur togolais du Guangxi Pingguo, Samuel Asamoah, s’est brisé le cou lors d’un match de Championnat chinois en heurtant un panneau publicitaire de la tête, a annoncé son club, qui craint qu’il ne reste handicapé à vie. Des images de la télévision montrent Samuel Asamoah cherchant à faire écran de son corps alors que le ballon file vers ce qui semble être la ligne de touche, lors de cette rencontre de Championnat de Deuxième Division, à domicile contre Chongqing Tonglianglong, dimanche à Pingguo. Le joueur togolais de 31 ans est alors poussé de l’épaule dans le dos par un adversaire lancé en pleine course. Sous le choc, il plonge la tête la première contre un panneau à quelques mètres de la ligne et tente vainement d’amortir le choc avec les mains.

    « Un examen détaillé effectué par l’équipe médicale et l’hôpital a diagnostiqué chez Samuel Asamoah une luxation et des fractures de (différentes) vertèbres cervicales, ainsi qu’un blocage vertébral », accompagné « d’une compression nerveuse », a indiqué le club chinois dans un communiqué le lendemain du match avant de poursuivre : « Il risque une paraplégie sévère et manquera tous les matches restants de la saison. Sa carrière pourrait également être gravement affectée. » Le footballeur a été opéré mercredi « avec succès » dans un hôpital de Nanning, a indiqué le club ultérieurement. Samuel Asamoah se remet de l’opération et son état est stable. »

    Source: https://www.lequipe.fr


  • Un CMS flambant neuf bientôt à Avévé grâce à la députée Esther Ayélé Gabiam

    Un CMS flambant neuf bientôt à Avévé grâce à la députée Esther Ayélé Gabiam

    Dans la commune des Lacs 2 , un Centre médico-social (CMS) flambant sera bientôt inauguré à Avévé grâce à la volonté de la députée Esther Ayélé Gabiam.

    Grâce à un projet conçu par l’élue du peuple dans la circonscription électorale des Lacs, Esther Ayélé Gabiam, un Centre Medico Social sera construit à la population du village d’Avévé dans la Commune des Lacs 2, préfecture des Lacs. Ledit hôpital est destiné à honorer la mémoire du journaliste Lucien Djossou, ex-directeur de publication de l’hebdomadaire « LE COMBAT DU PEUPLE » qui le lui a fait la demande lors de sa première mandature à l’Assemblée nationale.

    La visite des lieux pouvant abriter la construction de ce nouveau centre de santé, en remplacement de l’actuel, en désuétude avec un manque de matériels, s’est tenue en début de semaine par les techniciens de l’entreprise KOZOMO- BTP en charge de l’exécution des travaux.

    C’était en présence, entre autres, du chef traditionnel dudit village, Togbé Ekouévi Ekoué, ses notables et assistants, un agent de la Commune des Lacs 2, Adjamagbo Kodjo, représentant le maire, du Major médical de l’USP d’Avévé  , Nakpan Bitébé , et ses collaborateurs ainsi que les responsables des groupes et associations de ce village et le représentant de la députée, notamment son assistant, François Assigbé Amavi.

    Esther Ayélé Gabiam, dans sa cherche d’appui technique et financier a reçu l’assentiment, encore une nouvelle fois de l’ONG Internationale Koweitienne Direct Aid qui déboursera des moyens financier et technique pour la réalisation de cette œuvre moderne ainsi que ses équipements.

    Déjà dans ce village, on signale qu’au niveau de l’unique centre de l’Unité de soins périphériques (USP), les besoins sont énormes. La visite du site pour la construction de ce nouveau CMS flambant neuf avec équipements modernes est bien accueillie par la population. Et le représentant du maire qui n’a pas manqué de l’exprimer: « Je profite de l’occasion pour témoigner notre gratitude à madame la députée, Esther Ayélé Gabiam  parce qu’elle n’a ménagé aucun effort pour  nous aider dans ce milieu.

    Et d’enchaîner: «Nous disons merci aussi à monsieur le maire, Benoit  Amavi, qui aussi ne nous a pas oubliés. Les besoins sont criards ici dans ce centre de santé. On n’a pas de laboratoire pour faire les analyses médicales. Pour en faire, il faut aller à Afagnan ou à Aklakou ou encore à Aného.  C’est une perte de temps. Si nous arrivons à avoir les matériels sur place ici pour nous, ça serait très bien pour et les vies humaines seront sauvées. C’est pourquoi nous sommes en joie et nous saluons ce projet de la députée, honorable Gabiam. Ma population aussi va jouer sa partition pour la construction de cet hôpital qui ira à son avantage ».  

    « Nous saluons ce projet de construction du centre de santé moderne pour nous. Nous remercions la députée, Mme Esther Ayélé Gabiam d’avoir pensé à nous ici à Avévé. Dans notre centre de santé, nous souffrons beaucoup. Il n’y a pas de laboratoire. Le personnel de santé se démerde beaucoup. Faute de laboratoire, le temps d’aller à Afagnan ou à Aklakou voire Aného pour faire les analyses médicales pour un patient, il décède. Ça fait mal. On n’a pas d’ambulance. Nous vivons au bord du fleuve. Les pathologies n’en manquent pas. Si quelqu’un est malade, le temps de diagnostiquer le mal, faute de matériels médicaux adéquats, il meurt. Ce nouveau centre de santé qui sera construit est le bienvenu. Nous disons merci à Mme la députée Gabiam et aussi les bonnes volontés qui se mobilisent pour nous », a renchéri  une collaboratrice du chef du village.

    « Au nom du Maire et de toute la commune, nous soutenons l’initiative du projet. Etant technicien, il n’y a en aucun cas un site pour dire que, c’est compliqué à réaliser quoi que ce soit. Etant donné qu’il y a le terrain, il y a des études qu’on va mener et il y a une issue favorable pour la réalisation de ce projet », a complète l’ agent de la commune des Lacs 2, technicien, représentant du maire lors de cette visite technique.

    Ce projet de construction d’un CMS dans le village d’Avévé, initié par la députée rentre dans le cadre de son engagement de l’amélioration de vie de la population de cette localité.

    Malgré les difficultés auxquelles elle s’est confrontée, elle continue de marquer son emprunte dans toute la préfecture des Lacs.

    Dans la préfecture des Lacs, Mme Esther Ayélé Gabiam a posé des actes similaires dans plusieurs localités. Il y a quelques mois, il y a eu la construction de forages dans les villages de Agbata Lanzo, Gbodjomé et  Agbodan-Kopé dans la Communes des Lacs 3 (Agbodrafo).

    Il faut ajouter aussi l’exécution du projet de l’addition d’eau potable en fin de construction à Goumou-kopé qui est sur le point d’être remis à la population de cette localité. Sans oublier plusieurs projets réalisés déjà en faveur de la population de la préfecture des Lacs.

    Justin ANANI

  • Dans l’affaire Aziz Goma, la CNDH reste active

    Dans l’affaire Aziz Goma, la CNDH reste active

    En détention depuis presque sept ans à la prison civile de Lomé, Abdoul Aziz Goma a entamé une grève de la faim. Son état de santé se dégrade. La Commission nationale des droits de l’homme s’investit particulièrement dans son cas.

    Abdoul Aziz Goma, un Irlando-togolais, accusé de crimes contre la sûreté de l’État, a été arrêté et détenu à la prison civile de Lomé. Il aurait participé à une manifestation organisée par l’opposition en 2018 demandant la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ses admirateurs, eux, le considèrent comme un défenseur des droits de l’homme.

    « … suivi médical »

    Le 27 août dernier, le détenu a entamé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et réclamer justice. Une semaine après, son état de santé prend davantage un coup. Il a été admis aux urgences.

    Son cas, semble-t-il, préoccupe singulièrement la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). En effet, l’institution s’y investit depuis que celui que beaucoup appellent un détenu politique a entamé la grève de la faim en multipliant les contacts dans les milieux proches du dossier. De sorte qu’il puisse bénéficier d’un traitement digne.

    C’est ainsi que Me Ohini Kwao Sanvee, le président de la CNDH, a dépêché une équipe auprès du détenu pour s’enquérir de ses nouvelles. Une visite qui a permis d’avoir une idée claire de ses conditions de détention, et surtout s’informer sur son état physique et moral.

    Comme à l’accoutumée, le président de cette institution a poursuivi le plaidoyer pour aboutir finalement à l’évacuation ce jeudi (18 décembre 2025, NDLR) du détenu au pavillon militaire du CHU Sylvanus Olympio pour un suivi médical.

    Ingérence ?

    Ce 11 septembre, l’Union européenne (UE) a adopté une résolution demandant la libération d’Abdoul Aziz Goma, précisant que ce dernier a subi de « graves tortures ». Conséquence, a-t-elle insisté, des « dommages neurologiques, une sciatique prolongée et une mobilité réduite nécessitant une assistance médicale d’urgence ».

    L’intervention de l’UE dans cette affaire indispose Lomé. Dans la foulée, Robert Dussey, le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, convoque Gwilym Ceri Jones, l’ambassadeur de l’UE dans le pays, pour obtenir, dit-on, des « explications claires » et de souligner « fermement que la justice togolaise s’exerce en toute indépendance ».  

  • Maladies tropicales négligées: REMAPSEN fait l’état des lieux

    Maladies tropicales négligées: REMAPSEN fait l’état des lieux

    Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a fait revisiter aux journalistes de 35 pays la situation des maladies tropicales négligées en Afrique.

    Santé : L’engagement des médias dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées réaffirmé au cours d’une conférence de presse à Abidjan.

    Dans le cadre de l’organisation du forum annuel des médias, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique.

    L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. Selon le Président du conseil d’administration du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ».

    Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique » les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. Pour M. Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN « ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN ».

    L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès.

    Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de ce forum. Il s‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers, deux organisations fortement impliquées dans

    la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie.  En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament.

    Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun et Directrice des Awards a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaine

    s de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de Brands on a mission dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN.

    Dans son adresse, M. Yao Daniel, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix du M. Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En clôturant cette conférence de presse de lancement, M. Agnéro Alphonse Renaud, en charge des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées.

  • Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Une délégation du bureau national du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMASPEN) s’est rendue ce mercredi 21 mai  au Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires (CNRSD). Objectif, échanger sur les contours de de cette maladie qui tue beaucoup de Togolais en silence.

    Conduite par, Ambroisine Mêmèdé, la coordonnatrice du Remapsen-Togo, cette équipe a été reçue par le Professeur Hèzouwè Magnang, le Directeur du CNRSD.

    En effet, cette démarche  s’inscrit dans le cadre du programme  du réseau baptisé “Les Rendez-vous du Remapsen”. Elle est intervenue en prélude à la célébration de la journée mondiale de la drépanocytose, programmée sur chaque 19 juin, résume Mme Mêmèdé.

    Les visiteurs ont  abordé la thématique sous plusieurs angles, notamment, la définition de la drépanocytose, ses causes, ses symptômes, la prise en charge, les besoins en communication, entre autres.

    Pr Magnang a saisi cette occasion pour faire une brève présentation du Centre et ses actions. Les membres du réseau ont également pu en savoir plus,  sur la Journée mondiale de la drépanocytose.

    « Le professeur a salué l’initiative du réseau. Il a félicité les membres et les a encouragés dans leur  initiative de promotion de la santé », complète la coordinatrice du REMAPSEN-Togo.

  • Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Le Togo fait face à ses premiers cas confirmés de Mpox, une maladie virale également connue sous le nom de variole du singe. Trois cas, deux femmes et un homme, ont été confirmés dans la capitale, Lomé. Les autorités sanitaires togolaises ont rapidement pris des mesures pour limiter la propagation de cette maladie contagieuse.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais  a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Source: rfi.fr/fr

  • L’engagement du secteur privé pour l’élimination du paludisme salué par Speack Up Africa

    L’engagement du secteur privé pour l’élimination du paludisme salué par Speack Up Africa

    L’ONG Speak Up Africa est décidée à contribuer à mettre fin au paludisme. C’est dans cette optique qu’elle encourage l’engagement du secteur privé pour accélérer les efforts d’élimination de cette maladie en Afrique.

    13 mai 2025, Abidjan (Côte d’Ivoire) — En marge de l’Africa CEO Forum, Speak Up Africa, en partenariat avec le Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme, l’Alliance des leaders africains contre le paludisme (ALMA) et Malaria No More UK, a lancé le chapitre francophone de la Campagne “Changez l’histoire” et dévoilé un nouveau rapport, “Changez l’histoire, sauvez des vies : le rôle du secteur privé dans l’éradication du paludisme”.

    La campagne vise à amplifier les voix des femmes et des filles et à mobiliser le secteur privé africain pour accélérer l’élimination du paludisme. Avec la 8ème reconstitution des ressources du Fond mondial à venir et l’augmentation des déficits de financement, 2025 représente un moment critique pour débloquer de nouvelles ressources et accroître l’impact.

    « C’est le moment de co-investir pour l’impact, parce que quand le secteur privé africain prend les devants, le monde y prête attention », a déclaré le Dr Michael Adekunle Charles, Directeur du Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme. « Le Fond mondial a sauvé des millions de vies et renforcé les systèmes de santé. Vos investissements peuvent maintenant préserver à la fois la résilience économique et la santé publique. »

    Le rapport qui l’accompagne invite les entreprises à :

    • Fournir un soutien direct ou en nature aux efforts nationaux de lutte contre le paludisme
    • Canaliser les ressources vers la 8e reconstitution des ressources du Fonds mondial
    • Rejoindre les conseils de lutte contre le paludisme pour promouvoir une approche de plaidoyer multisectorielle et la mobilisation de ressources
    • Investir dans le nouveau Fonds Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme qui est axé sur les efforts menés par les femmes et les communautés.

    « L’Afrique doit mener une lutte audacieuse contre le paludisme et le secteur privé est un partenaire essentiel dans cette mission », a déclaré Joy Phumaphi, Secrétaire exécutive de l’ALMA et Présidente du Conseil d’administration du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme. « En rejoignant les Conseils et Fonds pour l’élimination du paludisme et en investissant dans des solutions portées par les communautés, les entreprises peuvent mettre à profit leur expertise pour innover et mobiliser les ressources nécessaires pour avoir un réel impact, sauver des vies, dynamiser les économies et parvenir à un avenir sans paludisme. »

    Lancé lors de l’événement, le Fond Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme vise à mobiliser 4 millions de dollars d’ici 2030 pour soutenir le financement flexible du paludisme pour les femmes et les filles, ainsi que des activités de plaidoyer régionales alignées sur les priorités nationales.

    « Pour éviter de perdre des années de progrès dans la lutte contre le paludisme, il est urgent de penser et mettre en oeuvre de nouvelles sources de financement diversifiées », a déclaré Pierre N’gou Dimba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle de Côte d’Ivoire. « Le secteur privé a un intérêt direct dans l’élimination du paludisme. Des communautés saines mènent à des économies prospères ».

    Les femmes et les filles continuent de porter le plus lourd fardeau du paludisme, mais restent sous-représentées dans la prise de décisions et le financement. « Investir dans les femmes et les filles accélère le développement. Les femmes leaders renforcent les communautés, stimulent l’innovation et aident à sortir les familles de la pauvreté. Et nous savons que pour chaque dollar investi dans la lutte contre le paludisme, nous obtenons jusqu’à 60 dollars de rendement économique. Les communautés sans paludisme ne sont pas seulement plus saines, elles sont aussi plus résilientes, productives et rentables », a déclaré Yacine Djibo, Directrice Exécutive de Speak Up Africa. 

    Une étude de 2024 a révélé que la réduction de 90 % de l’incidence du paludisme d’ici 2030 pourrait accroître le PIB du continent de 126,9 milliards de dollars. Le paludisme n’est pas seulement un problème de santé, c’est aussi une barrière économique qui affaiblit la productivité, pousse les ménages à dépenser et entrave la croissance.

    Dans le cadre du travail continu de Speak Up Africa avec le secteur privé, l’organisation a signé un protocole d’accord avec Canal+ Côte d’Ivoire et le Programme National de Lutte contre le Paludisme. L’accord est ancré dans une collaboration qui dure depuis cinq ans entre Speak Up Africa et le groupe Canal+, qui a contribué plus de 1,5 million de dollars en temps d’antenne et en nature.

    « Par le biais de notre plateforme, nous sommes fiers de sensibiliser et de contribuer à la lutte contre le paludisme », a déclaré Adama Koné, Directeur Général de Canal+ Côte d’Ivoire. « Avec Speak Up Africa et ses partenaires, nous sommes déterminés à changer la donne pour mettre fin au paludisme en Afrique. »

    —————————————————————————————————-

    A propos de Speak Up Africa

    Basée au Sénégal, Speak Up Africa est une organisation dirigée par des Africains, qui œuvre pour bâtir une Afrique où la croissance et le développement durable sont portés par les citoyens africains eux-mêmes. Speak Up Africa rassemble, facilite et plaide en faveur du changement. En mettant l’accent sur la communication stratégique et le plaidoyer, l’organisation s’engage à soutenir les dirigeants et citoyens africains pour qu’ils jouent un rôle actif dans l’identification et le développement de solutions face aux défis que rencontre le continent africain — notamment le paludisme, les maladies tropicales négligées (MTN), la vaccination, l’assainissement, l’égalité des genres, ainsi que la recherche et le développement en santé mondiale. Depuis sa base stratégique à Dakar, au Sénégal, l’équipe de Speak Up Africa collabore avec des dirigeants et des acteurs du changement africains pour mettre en place des politiques adaptées et mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation de nos objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

    Télécharger le rapport « Changer l’histoire, sauver des vies : le rôle du secteur privé dans l’éradication du paludisme ».

    Contact média :

    Maelle Ba

    maelle.ba@speakupafrica.org 

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes