Catégorie : Politique

  • Le Togo s’enfonce dans la boue de la 5è République de la faim

    Le Togo s’enfonce dans la boue de la 5è République de la faim

    Incapable d’assurer la sécurité alimentaire aux Togolais, le régime se bat et obtient du Japon un don de riz, quelques semaines avant le sommet Ticad 2025, au lieu de préparer les projets de développement pour cette rencontre

    Le Togo s’enfonce dans la boue de la Ve République de la faim. Incapable d’assurer la sécurité alimentaire aux Togolais, le régime se bat et obtient du Japon un don de riz, quelques semaines avant le sommet Ticad 2025, au lieu de préparer les projets de développement pour cette rencontre.

    Conséquence directe, alors que les présidents des pays voisins reviennent de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique avec des contrats concrets, l’ex-chef d’Etat togolais, déjà servi en riz, rentre bredouille.

    A son retour de Yokohama, Faure Gnassingbé est accueilli avec l’annonce d’une grève du secteur bancaire qui démarre ce lundi (grève provisoirement suspendue, NDLR) pour protester contre le licenciement d’une quarantaine d’agents, alors que le coût de la vie crève le plafond et que les familles tirent déjà le diable par la queue.

    Les Togolais ont besoin d’un gouvernement sérieux qui se mette au travail et résolve les problèmes, ne fusse que ceux de la faim pour commencer.

    Pendant ce temps, même la composition d’une telle équipe est devenue une mission impossible depuis 3 mois, bien que le régime détienne 95,5% des députés. L’avidité de Faure Gnassingbé pour le pouvoir est devenue un poison qui affame le peuple et qui ronge les fondations de la République, dans un profond désordre politique. Tout s’écroule. Vraiment fascinant !

    Nathaniel Olympio

    Président du Parti des Togolais

  • Au Togo, « Le parti unique déguisé en multipartisme »

    Au Togo, « Le parti unique déguisé en multipartisme »

    L’universitaire et défenseur des droits de l’homme Ayayi Togoata Apédo-Amah estime que dans son pays le pays le Togo, « Le parti unique » est « déguisé en multipartisme ». En réalité, poursuit-il, c’est « une escroquerie politique encouragée par l’opposition ».

    LE PARTI UNIQUE DÉGUISÉ EN MULTIPARTISME: UNE ESCROQUERIE POLITIQUE ENCOURAGÉE PAR L’OPPOSITION

    En examinant attentivement la situation politique du Togo, il appert que l’ex-parti unique RPT s’est déguisé pour tromper les naïfs. Suffit-il de repeindre un vieux tacot blanc tout pourri en bleu pour proclamer qu’il s’agit d’une nouvelle bagnole ?

    Le moteur n’a pas changé, la carrosserie rouillée n’a pas changé, la puanteur est la même. Quant au chauffeur, il n’a pas changé, de même que les passagers.

    Que veut-on vendre aux Togolais en faisant du neuf avec du vieux ? La situation politique actuelle est pire que sous le parti unique du père Gnassingbé. Le régime de terreur n’a de cesse de grignoter tous les acquis de la lutte du peuple en matière de libertés depuis les années 1990.

    La terrible répression des forces démocratiques est à l’origine d’un grave recul des libertés et d’un affaiblissement des partis politiques de l’opposition. Ils sont devenus attentistes et espèrent un miracle du ciel. La stratégie est brouillonne quand elle n’est pas complice: un pied dedans, un pied dehors. La 5e République que l’on prétend vomir, l’on va se prélasser dans ses délices avec des miettes électorales, comme on jette un os à ronger à un chien.

    Même les militants ne comprennent plus rien. Le boycott massif de la dernière mascarade électorale des communales, est une sanction du peuple envers ceux qui prétendent le représenter.

    Le faux débat oiseux consiste à dire: “Qu’est-ce que le boycott a changé ? d’une part, et qu’est-ce que la participation a changé avec l’humiliation de ses partisans, d’autre part ?

    Le problème ne consiste pas à se moquer de la déconfiture des participationnistes comme certains le font avec délectation. Il s’agit de ne pas se faire complice de la dictature par l’apport de sa caution à ses élections illégales, d’une part, et par l’inaction, d’autre part. Les deux attitudes concourent à la régression du combat libérateur et à la restauration du parti unique RPT. On a du mal à reconnaître ce qui fut appelé l’opposition démocratique dans les années 1990. Les leaders charismatiques de l’époque ont tous disparu avec leurs échecs lamentables et leurs trahisons.

    Conséquence cocasse de ce vide, les partis de l’opposition ont été remplacés par des influenceurs et autres blogueurs des réseaux sociaux. C’est extrêmement grave pour notre lutte, car ces personnes n’ont pas vocation à diriger le peuple et ne se sont pas formées et organisées pour ce faire. Quand des gens les critiquent et se plaignent de leur niveau, ils ont tort, parce que ces influenceurs profitent du vide créé par les partis politiques, et ils ont raison.

    Il faut que des partis politiques sérieux, honnêtes et patriotiques reprennent le leadership de la lutte. S’il n’y en a pas, ils doivent être suscités par tous ceux qui ont vocation à devenir des leaders politiques, et ils sont très nombreux. L’exemple extraordinaire du Parti National Panafricain de Tikpi Atchadam et ses camarades, en 2017, est resté gravé dans la mémoire de tous les Togolais et surtout de la dictature qui a tremblé jusque dans ses fondements. Tout le monde sait ce qu’il faut faire. Mais les ego de leadership bloquent tout. Je le répète: mettre de côté les partis politiques est une erreur. La société civile ne possède pas de troupes. Encore moins, les blogueurs.

    Il faut une vaste coalition des partis politiques et de la société civile et la fin des querelles insensées entre les partis politiques pour ne se consacrer qu’à l’essentiel: le dégagement de la dictature des Gnassingbé. Les vrais leaders naissent de la lutte patriotique et non des querelles de chiffonniers.

    Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Au Togo, comment “faire triompher la lutte du peuple”?

    Au Togo, comment “faire triompher la lutte du peuple”?

    L’avènement de la cinquième République constitue “un tournant politique majeur ” de l’histoire du Togo, parce qu’il ” a ébranlé la légitimité du pouvoir en place”, analyse le Togolais Dany Ayida, expert en gouvernance et développement, aujourd’hui opposant déclaré au régime de Faure Gnassingbé.

    ”Analyse politique prospective : faire triompher la lutte du peuple

    L’installation de la cinquième République au Togo, le 3 mai dernier, a marqué un tournant politique majeur et a suscité une vive contestation. Les conditions de cette mise en place, perçues comme une violation de la Constitution de 1992 et un enterrement des aspirations démocratiques du peuple, ont entraîné une vague de rejet et de déception massive. Cette situation, qui a ébranlé la légitimité du pouvoir en place, appelle à une analyse approfondie des dynamiques en cours et des perspectives d’avenir pour la lutte togolaise, pour un véritable renouveau politique sur la Terre de nos Aïeux.

    Une opposition citoyenne et une diaspora actrices du changement

    Face à la répression des libertés publiques, les réseaux sociaux se sont imposés comme l’arène principale de la contestation. Ils ont permis une mobilisation sans précédent, traduisant un rejet massif du régime et une volonté d’en faire le bilan après quatre mandats de Faure Gnassingbé.

    Deux figures emblématiques, Gnakade Marguerite et l’artiste Aamron, issues de l’ethnie Kabyè, et précédemment membres de la coterie du régime, ont joué un rôle de catalyseur en apportant une caution nationale aux revendications populaires. Leur adhésion a renforcé la légitimité du mouvement, brisant le tabou de la division ethnique et régionaliste. Mais qu’à fait-on de ce ralliement?

    Parallèlement, l’émergence du mouvement citoyen M66, porté par des blogueurs et des artistes, a donné un élan nouveau à la contestation. En reprenant les revendications historiques de l’opposition, comme la restauration de la Constitution de 1992, le M66 a démontré sa capacité à mobiliser la jeunesse et les citoyens endormis, et à organiser des manifestations d’envergure, s’imposant ainsi comme un acteur incontournable. Il va lui falloir grandir et prendre de l’envergure pour impacter plus efficacement la lutte populaire. Il est sur la bonne voie…

    Vers une nouvelle force d’opposition unifiée?

    La question qui se pose est désormais celle de la suite des événements : comment transformer ce rejet populaire en une force politique capable d’imposer un changement durable ? La réflexion prospective suggère la mise en place d’une nouvelle force d’opposition, ni simple parti politique, ni simple organisation de la société civile, mais une entité enracinée dans le peuple togolais et structurée par sa diaspora. Il s’agit d’une action populaire intelligente qui permet de résister aux barrières posées par le régime et d’imposer le changement voulu.

    Cette force patriotique doit rompre avec les méthodes du passé et adopter une stratégie de rupture. Elle se devra de défier le régime, de l’affaiblir sur tous les fronts, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, en tirant profit du rétrécissement de l’espace politique togolais. Les Togolais de la diaspora, en particulier, ont un rôle crucial à jouer, non plus comme simple soutien, mais comme co-créateurs d’un mouvement d’élan patriotique, avec une obligation de résultat à court terme.

    L’objectif principal est d’empêcher la consolidation de la cinquième République et de capitaliser sur la vaste déception qui traverse toutes les couches sociales du pays. Cette force doit également exploiter l’attention grandissante de la communauté régionale et internationale, qui se montre à l’écoute des revendications légitimes du peuple togolais.

    Les défis de l’unité et du rassemblement

    La réussite de cette nouvelle force dépendra de sa capacité à surmonter les divergences et à fédérer les initiatives existantes. L’enjeu par delà l’abattage de la dictature est de prouver que le Togo qui est debout dispose de personnalités qualifiées, prêtes à prendre en main les affaires du pays.

    Cette nouvelle dynamique devra être inclusive, rejetant tout ostracisme ou chasse aux sorcières. Son rôle sera de rassembler toutes les forces positives engagées dans la transformation nationale, avec pour horizon un Togo renouvelé dans ses valeurs et ses institutions. L’aube tant espérée ne viendra qu’à travers cette convergence et cette détermination collective. Cela demande abnégation et dépassement de soi. Nous voulons y travailler en collaboration avec les actrices et acteurs connus. Et le temps presse!”

    Dany K. Ayida

    (7 août 2025, entre ciel et terre, voir émerger le nouveau Togo)

  • Pourquoi le régime parlementaire n’est pas adapté au Togo ?

    Pourquoi le régime parlementaire n’est pas adapté au Togo ?

    ”Voici les trois raisons qui font du régime parlementaire une sorte de Frankenstein politique dans notre pays”, décrypte Gerry Taama, un ancien député.

    J’ai probablement été le député de la 6ème république à m’être le plus battu contre la constitution de la 5ème république. D’abord en commission des lois dont j’étais membre. Quand je lis aujourd’hui des anneries prétendant que j’ai soutenu ce projet, alors qu’en commission, sur les 11 députés, j’ai voté contre tous les chapitres du projet de loi et contre tout le projet, à main levée, je rigole tristement. Les archives de l’Assemblée nationale sont pourtant là. Bref.

    Le 19 avril 2024, à l’adoption définitive de la constitution, les trois députés du Net ont boycotté la séance. Ensuite, dès le 24 avril. J’ai saisi la cour constitutionnelle en ma qualité de président de groupe parlementaire, pour tenter d’invalider la réforme, sans succès. J’en ai tiré les conséquences et choisi de quitter la politique. Aujourd’hui je suis retraité politique et menuisier.

    Mais pourquoi me suis-je opposé au régime parlementaire? Sur le papier, c’est un régime politique qui a beaucoup de vertus, c’est le descendant de la magna carta, l’ancêtre de la démocratie. Le régime parlementaire permet une distribution harmonieuse du pouvoir entre l’exécutif le législatif et le judiciaire, sans interposition d’un président de la république omnipotent. Bref.

    Voici les trois raisons qui font du régime parlementaire une sorte de Frankenstein politique dans notre pays.

    1: Pas de régime parlementaire sans parlementarisme

    Si je devais faire le point, en 5 ans, il y a eu à peine une vingtaine de députés qui se sont exprimés en plénière en plus du traditionnel “présent” lors de l’appel. Ceux qui étaient assidus dans la prise de parole étaient à peine une dizaine. Et je crois qu’en termes d’intervention, je dois être assez loin devant.

    Mais il ne faut pas trop blâmer les députés parce que ces derniers n’ont pas d’assistant, aucun budget pour la recherche et les enquêtes. S’ils ne sont pas industrieux et dotés d’un socle de connaissances assez poussé, ils ne peuvent pas mieux faire que répondre présent. Pendant les 5 ans, mon Master en droit m’a beaucoup servi, mais quand il fallait étudier le budget, je faisais appel à des professeurs d’université. Sollicitation payantes.

    Sur la quarantaine d’interpellations introduites, j’ai été auteur de 99% d’entre elles.

    Il n’est pas possible d’instaurer un régime parlementaire sans une tradition du parlementarisme. Sans des députés pugnaces, animant avec ferveur le débat parlementaire et le prorogeant sur les médias et dans les agora.

    Comment instaurer un régime parlementaire sans débats parlementaires. La preuve, l’assemblée nationale de la 7ème législature semble assez silencieuse depuis le début de l’année.

    2: Des ministres qui jouent le jeu.

    On ne peut pas établir un régime parlementaire quand les ministres n’accordent aucune importance aux députés.

    Mes premières interpellations étaient orales, c’est-à-dire que les ministres interpellés devraient venir répondre à nos questions. Personne n’est venu. J’ai dû les transformer en questions écrites et il fallait beaucoup râler avant d’avoir des réponses. Certains ministres considèrent l’assemblée nationale comme une simple caisse d’enregistrement, d’où leur attitude désinvolte. Si les ministres ne craignent et ne respectent pas l’assemblée nationale, il n’y a pas de régime parlementaire.

    3: Un premier ministre impliqué

    Le seul premier ministre qui semblait comprendre le devoir de redevabilité était Klassou. Mme Dogbé nous a fui depuis le Vaccingate (que j’avais provoqué) et la crise institutionnelle qui a eu lieu le même jour. C’était en 2021. Après, nous ne l’avons vu que lors de certains événements parlementaires. Dans un régime parlementaire, le premier ministre est omniprésent à l’assemblée nationale puisqu’il est le premier interlocuteur des députés. Il y est quasiment toutes les semaines, à se faire cuisiner par les députés. L’ancien président de la république et nouveau président du conseil est venu une seule fois en 5 ans à l’assemblée nationale, et pour être honnête, je ne le vois pas pointer même une fois par mois pour répondre aux questions pugnaces des députés. Je rappelle que nous avons déjà épuisé une session parlementaire.

    Voilà donc les trois raisons qui me font dire que le régime parlementaire n’est pas adapté au Togo. Les pays anglophones sont mieux préparés. Et des pays comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire peuvent migrer, mais au Togo nous en sommes loin. Très loin même.

    Le seul bénéfice de la cinquième république est d’avoir supprimé la limitation de mandats et les élections présidentielles. Le chef de l’exécutif est désormais élu par l’assemblée nationale et si on considère que depuis 1994 c’est le même parti qui gagne ces élections, les jeux sont faits. Circulez, il n’y a rien à avoir. C’est la fin du temps politique.

    La réalité est que nous sommes revenus à un ersatz du parti unique, sans ferveur et saveur. Tout le monde semble hypnotisé, tétanisés. C’est le temps de la désillusion. .

    Pour moi la solution est simple. Il faut sortir de cette impasse. La 5ème république a tué la diversité politique et le débat d’idées. Ceci est intenable dans le temps. Il faut une nouvelle constitution inclusive, plébiscitée par tous les Togolais, comme en 1992.

    Bref, je vais me coucher. Je prêche dans le désert.

    Gerry Taama, ancien député togolais

  • Le Risque Aamron: l’éthique c’est maintenant!

    Le Risque Aamron: l’éthique c’est maintenant!

    Et toi, Aamron, tu as été torturé et tu as payé un prix élevé dans cette mission sacrée; ce n’est donc pas le temps de te tromper d’analyse et de positionnement dans cette lutte; ce n’est pas le moment de semer la confusion, de tergiverser ou même d’ébranler la confiance placée en toi.

    C’est intéressant les objections de Carlos Kétohou à destination de notre ami Aamron.

    Le mérite de M. Kétohou C’est d’avoir assez bien organisé la présentation de ses réserves et objections ; cela en permet une bonne compréhension et des réactions tout aussi claires et compréhensibles.

    D’une manière générale, comme les quelques autres réactions dont j’ai pu prendre connaissance, à des degrés divers, un SÉRIEUX AVERTISSEMENT est adressé à Aamron : NE VOUS TROMPEZ PAS SUR LE TOGO ET SUR LA PERSONNE DE FAURE GNASSINGBÉ ! C’est aussi clair que cela comme fil conducteur de toutes les réserves exprimées.

    Cher Aamron,
    Le Drame Togo ne date pas d’hier… En conséquence, les Togolaises et les Togolais ont vu bien d’eau, beaucoup trop de volume d’eau couler sous le pont, et même sur le pont qu’ils traversent vers la rive de la Dignité, l’autre côté de la République: une République totalement ÉTHIQUE, là où chaque chose est à sa place, là où chaque citoyenne ou citoyen SAIT S’EMPÊCHER de faire ou de favoriser ce qui ne relève pas des Lois, Traditions et Pratiques.

    S’empêcher par exemple de mentir dans l’espace public, de tricher la République, de battre ou de torturer soi-même ou sous son autorité d’autres personnes, etc. Tout ceci n’est pas une fiction : Sylvanus OLTMPIO en a fait amplement la démonstration.

    Voilà le chemin de la quête du Togo perdu, depuis si longtemps; la quête assidue à laquelle se livrent les Togolaises et les Togolais de tous les horizons.

    Et toi, Aamron, tu as été torturé et tu as payé un prix élevé dans cette mission sacrée; ce n’est donc pas le temps de te tromper d’analyse et de positionnement dans cette lutte; ce n’est pas le moment de semer la confusion, de tergiverser ou même d’ébranler la confiance placée en toi.

    Toi Aamron, le GRAND MALAISE que tu répands actuellement sur la responsabilité directe et personnelle de Faure Gnassingbé, en termes du droit positif, codifié, et du simple bon sens, est une méprise gigantesque qui peut se retourner contre toi. Bien d’autres et non des moindres Togolais sont passés par là : Gilchrist OLYMPIO lui-même y a laissé sa peau, son honneur, en plus de révéler son incompétence politique au grand pour.

    Comme tu le sais, Aamron, aujourd’hui, il n’est resté à Gilchrist OLYMPIO pourtant fils de Sylvanus OLYMPIO, que déshonneur, mépris, abandon à son triste sort.

    Ton souci de vouloir FAIRE NATION AU TOGO est visible, lisible et très évident… C’est une posture louable. Néanmoins, les responsabilités particulières de Faure Gnassingbé ne sont pas à effacer, autrement que dans un cadre républicain bien approprié, après que lui-même, Faure Gnassingbé, eut assumé ce qui est encore de son ressort: une AMNISTIE générale ainsi que la LIBÉRATION des prisonniers d’opinion actuellement embastillés et soumis aux mêmes tortures que toi-même Aamron avait malheureusement connues.

    Voilà véritablement où nous sommes au Togo : ne pas diluer précipitamment les responsabilités de qui que ce soit, avant que ce ne soit le moment de Justice et du Grand Pardon au Togo.

    FAIRE NATION ENSEMBLE au Togo, Faire TogoYéyé, demeure la vraie rupture compétente et responsable, mais aucunement complaisante pour restituer le Togo à sa seule destinée fondatrice, bien connue de NOUS : un pays de TRAVAIL, un État de LIBERTÉ, une PATRIE pour chacune et chacun de NOUS-MÊMES-TOUS.

    Les Togolais sont donc aux aguets, très vigilants, pour ne plus laisser la place aux hasards de la méconnaissance et de l’amateurisme, très quelconques, qui viendront leur proposer encore plus de ces illusions qu’ils ne peuvent d’ailleurs plus se permettre.

    Cher Aamron,
    Vous avez le droit de n’être qu’artiste et citoyen, dans l’ordre que vous voulez… Mais, pour peu que vous y associiez le noble et exigeant “Devoir de Politique”, souscrivez alors à la rigueur de la non-falsification des responsabilités et de la douloureuse réalité qu’il nous faut reconnaître, toutes et tous, pour mieux la transformer en un AVENIR de vérité partagée : le Togo Qui Nous Ressemble et Nous Rassemble…

    Désormais, avec flexibilité certes, sans complaisance trompeuse toutefois… Que le risque Aamron que les Togolais prennent, actuellement, ne devienne pas si rapidement une autre incertitude ou déception au Togo… Vivement!

    Pierre S. Adjété
    •28 juillet 2025•
    POUR Le Togo | Nous Bâtissons Demain.

  • Municipales : UFC dans le peloton de tête, Sena Alipui dit merci

    Municipales : UFC dans le peloton de tête, Sena Alipui dit merci

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé les résultats des élections municipales de ce jeudi 17 juillet. Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), sort vainqueur avec 75% des sièges. L’Union des forces de changement (UFC) se classe troisième.

    Troisième

    Après les municipales, les leçons. En effet, l’Union des forces de changement constate que le parti au pouvoir a presque tout raflé, laissant ce qui reste à ses adversaires. “Au delà des chiffres qui indiquent une opposition émiétée et en pièces détachées, les Ablodés sont dans le peloton de tête juste derrière le grand parti UNIR”, étant donné que la formation de Gilchrist Olympio se hisse au troisième rang, retient Sena Alipui, le deuxième vice-président du parti Détia, dans un posting consultable sur sa page Facebook.

    Nouvelle génération

    Bien qu’il soit élu conseiller municipal, Sena Alipui assure qu’il “ne siègera pas et restera au Sena afin de donner l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer”. Ce qui n’est pas une surprise, puisqu’il l’a annoncé lors de la campagne.

    Ce résultat doit être une source de motivation supplémentaire pour “poursuivre la communalisation des fédérations, maintenir le déficit zéro que nous avons atteint et poursuivre les réformes pour une institutionnalisation du parti tout en préparant la relève car nous devons aussi passer et laisser la place à des énergies nouvelles”, appelle-t-il.

    Selon l’opposant, il faut tourner la page des élections et travailler désormais dans ” l’Union, pour bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble”.

    En réalité, souligne le sénateur, “Pas de vainqueurs, pas de vaincus, soyons à l’écoute de notre jeunesse qui s’est récemment exprimée en partie dans les rues et pour la majorité dans les urnes et soyons tous des ouvriers sur le chantier du développement de notre pays”.

    Son posting sur Facebook

    Merci…
    Chers compatriotes et chers militants de l’Ablodé, enfants de la Liberté… La CENI a confirmé ce jour les tendances qui font de notre grand parti l’UFC la 3 ème politique de ce pays…
    Au delà des chiffres qui indiquent une opposition émiétée et en pièces détachées, les Ablodés sont dans le peloton de tête juste derrière le grand parti l’UNIR.


    Je tiens à remercier une fois de plus les populations de l’Anié qui m’ont élu conseiller municipal. Fidèle à mon engagement de campagne je ne siègerai pas et resterai au Senat afin de donner l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer…


    J’aimerais dire à tous les candidats de l’UFC que je suis fier de vous… Le Président Olympio est fier de vous… Au delà des chifffres modestes, les résultats confirment notre implantation nationale… Nous avons eu des résultats partout où nous nous sommes présentés… Nous devons maintenant retrousser nos manches et nous mettre au travail.Pour la période qu’il me reste avant la fin de mon mandat comme. Vice Président de notre grand parti , nous allons poursuivre la communalisation des fédérations, maintenir le déficit zéro que nous avons atteint et poursuivre les réformes pour une institutionalisation du parti tout en préparant la relève car nous devons aussi passer et laisser la place à des énergies nouvelles… bientôt, le moment venu…


    La page des élections étant tournée, l’heure est à l’Union, pour bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble… Pas de vainqueurs, pas de vaincus, soyons à l’écoute de notre jeunesse qui s’est récemment exprimée en partie dans les rues et pour la majorité dans les urnes et soyons tous des ouvriers sur le chantier du développement de notre pays…

    La patrie avant les partis…
    La patrie avant les partis…
    Ablodé!!! Ablodé!!! Ablodé Gbadza!!!
    Sénateur Sena Alipui
    Conseiller municipal élu Anié 1


  • Dany Ayida: “Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé”

    Dany Ayida: “Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé”

    Se présentant lui-même comme un expert en démocratie et développement, l’activiste Dany Ayida exhorte la diaspora à prendre “conscience de son rôle essentiel” pour l’avènement de l’alternance au Togo dans une lettre ouverte.

    Lettre ouverte à mes concitoyennes et concitoyens de la diaspora togolaise

    Chers frères, sœurs et camarades,

    Aujourd’hui, je m’adresse à vous avec une urgence qui ne peut être ignorée. Notre chère patrie, le Togo, est à un tournant décisif, et il est de notre devoir, en tant que fils et filles de cette terre, de réagir face à la crise actuelle. Le détournement de notre constitution par Monsieur Faure Gnassingbé et l’imposition de sa 5ème république ne peuvent rester impunis. Ces actes exigent notre résistance et notre engagement. Les événements récents nous rappellent que nous ne pouvons plus rester passifs. Il est temps d’agir.

    Historiquement, nous, Togolais vivant à l’étranger, avons été des pionniers dans la lutte pour le changement. Vous avez été l’écho de l’espoir d’un Togo meilleur, et aujourd’hui, dans ce contexte de répression, votre voix est plus nécessaire que jamais. Nous avons vu le système autoritaire museler les partis politiques, les mouvements sociaux et la presse. Les libertés, pour lesquelles tant de sacrifices ont été consentis, sont aujourd’hui bafouées. L’avènement de la cinquième République n’est rien d’autre qu’un symbole de cette déchéance.

    Faure Gnassingbé, en s’imposant comme un prince, a perdu de vue une vérité fondamentale : le pouvoir appartient au peuple. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, tolérer cette situation. La révolte gronde. Des figures jadis proches du régime, comme l’ancienne ministre des armées Marguerite Gnakadé et le rappeur Aamron, s’élèvent pour dénoncer la confiscation de notre souveraineté. Leur appel résonne dans le cœur de notre jeunesse, qui, avec bravoure, commence à manifester à Lomé et ailleurs, affirmant ainsi sa volonté de reconquérir ses droits.

    La naissance du mouvement du 6 juin M66, porté par des blogueurs et artistes audacieux, est un véritable souffle d’espoir. Elle nous rappelle que le changement est non seulement possible, mais qu’il est à notre portée.

    Il est impératif que notre diaspora prenne conscience de son rôle essentiel. Nous ne pouvons pas nous contenter de contributions financières éparpillées. Nous sommes des acteurs à part entière de notre nation, avec une voix et un pouvoir d’action. Il est temps de structurer notre engagement, de l’organiser et de le rendre résolu. Notre salut commun dépend de notre capacité à aller au-delà des petits groupes d’amis, en vue de créer un cadre fédérateur avec de réelles capacités d’action.

    La situation actuelle nous appelle tous à l’action. Alors que notre peuple souffre et que notre jeunesse est durement réprimée, il est de notre devoir de nous lever. Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé. Nous avons la responsabilité d’œuvrer pour la libération des otages et des prisonniers politiques. Ensemble, nous devons offrir à notre peuple l’alternative d’un nouvel état de droit, basé sur la démocratie et le respect des droits humains.

    Je lance donc un appel solennel à toutes les structures et acteurs de notre diaspora. Il est temps d’organiser des concertations de haut niveau pour élaborer et promouvoir un plan d’action harmonisé avec les forces vives de notre pays. Mobilisons des ressources pour soutenir les actions ciblées y compris les initiatives citoyennes de la jeunesse. Ensemble, nous devons bâtir un Togo nouveau, libre et démocratique.

    Vive la diaspora politique et consciente. Que Dieu bénisse le Togo.
    Dany Komla Ayida
    Addis-Abeba, le 18 juillet 2025






  • Sena Alipui “invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé” les municipales

    Sena Alipui “invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé” les municipales

    Bien que les pays soit sous une certaine tension, les élections municipales se sont déroulées ce jeudi 17 juillet sur l’ensemble du territoire, offrant l’occasion à Sena Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC), d’inviter ses compatriotes “à préserver le climat” de paix “qui a caractérisé ce scrutin”.

    Message

    Ce 17 juillet 2025, le peuple Togolais s’est exprimé dans les urnes pour choisir ses élus locaux. Je tiens à saluer la maturité du peuple Togolais qui a compris que l’avenir se trouve dans l’urne… et non dans la rue… Je félicite chacune et chacun des votants et j’invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé ce scrutin.

    C’est vrai que nous avons des problèmes qui sont parfois exprimés avec beaucoup de passion et sans y mettre la forme mais je suis heureux que la raison l’ait emporté. Le dialogue c’est l’arme des forts…À présent nous avons les yeux rivés sur la CENI qui doit, en toute impartialité procéder au dépouillement et à la proclamation des résultats…

    Je saisis cette occasion pour féliciter les militants et candidats d3 notre parti de l’Ablodé ( liberté), l’UFC. Dans des conditions particulièrement difficiles vous vous êtes battus et avez porté haut nos couleurs, je suis fier de vous et le Président National Gilchrist Olympio qui suit de près le processus est fier de vous.

    Enfin, j’exprime mes félicitations aux forces de défense et de sécurité pour le calme qui a prévalu au cours de cette journée. Ensemble et par les voies du dialogue et d’élections de plus en plus libres et transparentes, bâtissons un Togo qui nous ressemble et qui nous rassemble.

    Ablodé !!! Ablodé!!! Ablodé Gbadza!!!
    Sénateur Sena Alipui
    2ème Vice Président de l’UFC
    VP Finances et Région des Plateaux



  • Municipales/Bas-Mono 2: Sédoufia Afangbédji appelle à voter l’UFC pour lutter contre l’exode rural

    Municipales/Bas-Mono 2: Sédoufia Afangbédji appelle à voter l’UFC pour lutter contre l’exode rural

    ‎‎Démarrée le 1er juillet dernier, la campagne électorale pour les communales du 17 juillet prochain tire vers sa fin ce mardi 15 juillet 2025 à zéro heure sur l’ensemble du territoire national. Une nouvelle occasion pour Komlanvi Sédoufia Afangbédji de rappeler le pourquoi il faut opter pour l’UFC.

    Pour ces élections municipales de ce jeudi, le sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi mobilise la population du Bas-Mono 2 pour l’Union des forces de changement (UFC).

    ‎Si dans la capitale togolaise, Lomé, l’engouement n’a été aussi fort que lors des élections précédentes à cause des derniers événements violemment réprimés dans le sang au point que certaines formations politiques ont appelé au boycott de ce scrutin et d’autres au report de celui-ci, à l’intérieur du pays notamment dans la commune du Bas-Mono 2, l’effervescence autour de cette campagne électorale se déroule dans une ambiance presque populaire.

    ‎La liste des candidats de l’UFC pour ces élections municipales pilotée par le sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi mobilise la population de la préfecture du Bas-Mono à voter pour son ” Détia”, le palmier rouge. Un vote utile pour soutenir le développement de cette localité amorcé par l’honorable sénateur, Afangbédji Sédoufia Komlanvi qui a déjà fait ses preuves lorsqu’il était député lors de la précédente législature.

    ‎Ainsi dès l’entame, l’équipe de campagne de la liste de l’Union des Forces de Changement, composée des jeunes dynamiques autour de l’honorable sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi, a sillonné les cantons, villages et les hameaux les plus reculés à travers la caravane.

    ‎Les candidats de l’UFC ont utilisé plusieurs stratégies de charme, notamment le porte à porte, les meetings d’explications et de sensibilisation , les causerie-débats, les matchs de gala de football etc. pour toucher le plus grand nombre d’électeurs et surtout les jeunes en âge de voter.

    ‎Partout ils sont passés, le sénateur et sa suite ont été accueillis dans une ambiance festive. Le message est le même. ” Votez pour les candidats de la liste de l’Union des Forces de Changement, la liste UFC qui rassure le développement de la Commune du Bas-Mono 2. Cette Commune qui regorge de potentialités pour son essor”.

    ‎Pour l’honorable sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi, rien ne peut justifier l’état de non avancement dans lequel leur préfecture, en particulier leur milieu le Bas-Mono 2, se trouve aujourd’hui. ” Les élections municipales sont différentes des autres élections. Ce sont les populations elles-mêmes qui décident de leur niveau de développement à base. C’est pourquoi, il est important pour chaque citoyen en âge de voter d’aller accomplir sn devoir civique le jeudi 17 juillet prochain”, lance-t-il à ses frères et soeurs de la localité.

    Et d’enchaîner: “En le faisant, en portant vos choix sur la liste UFC, c’est exprimer votre sens de responsabilité afin de sortir de la pauvreté”.

    La tête de liste de l’UFC Bas-Mono 2 rassure les uns et les autres que plusieurs projets de développement de la Commune du Bas-Mono 2 sont en attente pour le bonheur de la population de cette localité dont particulièrement les jeunes à la recherche du travail. ” Vous nous connaissez. Nous sommes nés ici. Vos préoccupations sont les nôtres. Nous vivons au quotidien tous les mêmes problèmes. Votez massivement la liste UFC et dès que nous prendrons la tête de l’exécutif de la Marie, nous ferons beaucoup de choses pour vous sortir de léthargie actuelle.

    Justin ANANI

  • Communales 2025/campagne :UFC entre en action

    Communales 2025/campagne :UFC entre en action

    Bien que l’opération de charme ait commencé quarante huit heures plutôt, l’Union des forces de changement (UFC) entre dans la danse à travers une rencontre de mobilisation tenue à son siège à Lomé ce jeudi 3 juillet 2025.

    Le parti ”Détia” a de grandes ambitions pour les élections municipales du 17 juillet prochain. Dans cette optique, il mobilise sa base avec un seul objectif, parvenir à avoir au soir du scrutin beaucoup de conseillers municipaux élus.

    C’est ce que résume Sena Alipui, un des vice-présidents du parti politique se considérant comme la troisième force politique dans le pays:

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