Catégorie : Politique

  • Togo-Togbui Dagban-Ayivon officialise son départ du CAR et lance un appel…

    Togo-Togbui Dagban-Ayivon officialise son départ du CAR et lance un appel…

    Togbui Akoété Dagban-Ayivon démissionne du Comité d’action pour le renouveau (CAR). Tout le monde le sait déjà. Devant la presse ce matin, il a indiqué qu’il se donne un temps de réflexion pour la suite à donner à sa vie politique.

    La crise au sein de la formation politique à la couleur rouge, incarnée durant plusieurs décennies par Yawovi Agboyibo, décédé le 30 mai 2020 à Clichy en terre française, a atteint à un point de non-retour. Jusqu’aujourd’hui, toutes les tentatives pour concilier d’abord et réconcilier ensuite les deux camps ont connu un échec.

    Démission

    L’une des bonnes volontés pour une réconciliation (en vain) des camps antagonistes Yao Daté et Nador Awuko, reste Togbui Akoété Dagban-Ayivon. Celui-ci assure avoir tout fait pour que la sérénité revienne au CAR. Mais l’ancien vice-président national (2008-2013) n’y est pas parvenu.

    « Biens Chers Camarades Militantes et Militants, notre responsabilité politique ne saurait être prolongée dans un mutisme plus longtemps encore. C’est pourquoi, après multiples réflexions et analyses, nous sommes arrivés à la décision présente d’abandonner purement et simplement la barque commune pour nous refaire », écrit-il dans un courrier envoyé à Yao Datè, le président national et Nador Awuku, le président de transition, les deux capitaines dans un même bateau.

    Et de préciser : « En clair, nous nous retirons définitivement de notre famille politique commune CAR. Cette déclaration tient lieu de notre démission de toutes les instances du Parti et fait entièrement foi sans aucune autre forme de recours ».

    Réflexion

    Le chef traditionnel du quartier Adakpamé quitte définitivement le CAR pour éviter de se « noyer » avec les autres. Mais il ne claque pas la porte, pour autant, de la vie politique.

    L’ancien coordonnateur régional de Grand-Lomé (2016-2013) dit se donner un temps de réflexion. Et lance à un appel à tous ceux qui se reconnaissent en lui de faire aussi un « repli » et de s’approcher de lui pour des concertations.

    Togbui Akoété Dagban-Ayivon ira-t-il jusqu’à créer un autre (nouveau) parti ? « L’heure n’est pas à la création d’une nouvelle structure politique », affirme-t-il. C’est la nature de la mobilisation de tous ceux qui vont le rejoindre qui déterminera la marche à suivre, se contente-t-il de répondre.

  • Togo : comment Faure Essozimna Gnassingbé soigne sa stature de médiateur régional

    Togo : comment Faure Essozimna Gnassingbé soigne sa stature de médiateur régional

    Le président, au pouvoir depuis 2005, n’hésite pas à réprimer toute opposition intérieure tandis qu’il se déploie en « médiation et tolérance » sur la scène continentale.

     « Lomé, capitale de la paix, de la médiation, du dialogue et de la tolérance. » Le slogan choisi par le gouvernement togolais à l’occasion du Forum sur la paix et la sécurité qui s’est tenu à Lomé du vendredi 20 au dimanche 22 octobre était programmatique. A l’Hôtel du 2 Février, au milieu d’un parterre de diplomates, d’intellectuels et de représentants d’instances internationales, certains des invités étaient scrutés : les représentants des trois juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Des régimes mis au ban de la communauté internationale depuis qu’ils ont commis un coup d’Etat, mais dont les relations avec le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé sont au beau fixe.

    « Médiation et tolérance », s’est plu à répéter le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, sur la scène du forum. Pourtant, sitôt le marbre de l’hôtel débarrassé de ses prestigieux invités, c’est un tout autre visage qu’ont montré les autorités de Lomé. Dans le hall du palace, les forces de sécurité ont débarqué le 25 octobre pour signifier à Joseph Breham et Matilda Ferey, deux avocats français représentant Abgéyomé Kodjo, qui a perdu la présidentielle de 2020 lors de laquelle Faure Essozimna Gnassingbé a été réélu pour un quatrième mandat, qu’ils n’étaient plus libres de leurs mouvements. « Ils nous ont très fermement empêchés de sortir de l’hôtel, en nous disant qu’ils étaient là pour assurer notre sécurité. En réalité, ils voulaient nous empêcher de participer à la conférence de presse que nous avions organisée juste avant notre retour à Paris », explique Me Breham. Les avocats d’Agbéyomé Kodjo, qui vit en exil, comptaient notamment « communiquer sur les méthodes de traitement inhumain et dégradant subis » par certains de ses militants, emprisonnés après l’élection. En vain. Ils ont été raccompagnés dans la soirée du 25 octobre à l’aéroport par les forces de l’ordre.

    « Trompe-l’œil »

    La séquence illustre le paradoxe qui fait la politique de Faure Essozimna Gnassingbé : une diplomatie axée sur la médiation dans les conflits régionaux, conjuguée, en interne, à l’autoritarisme. « Le Togo est un pays en trompe-l’œil », estime le professeur Michel Goeh-Akue, historien. Pour l’ancien dirigeant syndicaliste proche de l’opposition, « la diplomatie tous azimuts de M. Gnassingbé est un moyen pour lui de s’offrir une légitimité. Il se polit une image d’homme de paix dehors pour faire oublier ce qui se passe au Togo, où il dirige un régime militaire ».

    Ce grand écart a jusqu’ici permis au régime d’assurer sa longévité. Faure Gnassingbé est l’homme de tous les podiums. Premier fils de président africain à accéder au pouvoir à la mort de son père, en 2005 – au prix d’une répression qui a fait plus de 400 morts selon l’ONU, avant Ali Bongo Ondimba au Gabon, Uhurru Kenyata au Kenya ou encore Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC), il est aussi le dernier d’entre eux encore en fonction. A 57 ans, il figure parmi les plus jeunes chefs d’Etat du continent tout en étant celui qui a le plus d’années de pouvoir au compteur (dix-huit) en Afrique de l’Ouest. Au point de se faire appeler par ses pairs le « jeune doyen ». L’homme timide mais têtu n’aime pas l’expression : elle rappelle qu’il doit sa fonction à son père, Etienne Eyadema Gnassingbé. Médiateur au Biafra, au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau, au Tchad, en Côte d’Ivoire… le général a enseigné à son fils le talent de la médiation au fur et à mesure des fonctions qu’il lui a confiées : conseiller du président, ministre et député, puis dauphin. Un héritage encombrant mais qui fait de lui un homme moins regardant sur les principes démocratiques que la communauté internationale.

    Dès le coup d’Etat d’août 2020 au Mali, M. Gnassingbé a affiché sa singularité. En même temps qu’il siégeait au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a imposé un embargo économique et territorial à la nouvelle junte, il a reçu à Lomé le colonel Assimi Goïta en décembre, alors vice-président, qui est devenu président en mai 2021. Plusieurs fois, ces trois dernières années, M. Gnassingbé s’est rendu à Bamako, capitale devenue infréquentable pour de nombreux chefs d’Etat. En 2022, c’est encore lui qui est nommé médiateur pour faire libérer 49 soldats ivoiriens retenus prisonniers à Bamako qui les accuse d’être des mercenaires. Dans ce dossier, la visite du président togolais dans la capitale malienne le 4 janvier 2023 a été décisive : trois jours plus tard, les soldats étaient libérés.

    Cette « diplomatie agissante, discrète et efficace », selon les mots de la présidence, est favorisée par les relations personnelles de longue date Robert Dussey avec son homologue Abdoulaye Diop – un ami du temps où ce dernier officiait au sein de l’Union africaine (UA) quand le premier jouait déjà au médiateur au sein de la communauté vaticane Sant’Egidio. Le chef de la diplomatie togolaise est aussi très proche du président Goïta, qui l’a d’ailleurs élevé au rang de commandeur de l’Ordre national du Mali en mai 2023. Le modèle se reproduit après les coups d’Etat au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023). « Comme les Maliens font confiance à Faure, ils ont conseillé aux autres putschistes de se tourner vers lui », raconte un conseiller du gouvernement togolais.

    « En même temps »

    Depuis, les liens se sont renforcés entre Lomé et le trio putschiste, uni depuis septembre au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). La base aérienne de Niamtougou, plantée dans le nord du Togo, à une dizaine de kilomètres de Pya, le village d’origine des Gnassingbé, fait office de hub de la diplomatie discrète mise en œuvre par le président. Encore début août, « Faure Gnassingbé y a rencontré des représentants des trois régimes militaires (du Mali, du Burkina Faso et du Niger) », glisse le même conseiller. Selon nos informations, le président togolais s’est aussi discrètement envolé pour Niamey début octobre, avant que le premier ministre nigérien Lamine Zeine ne vienne tout aussi discrètement à Lomé. Interrogé par Le Monde sur ces séjours et leurs objectifs, Robert Dussey sourit mais ne dit mot. Et qu’importe si le « en même temps » togolais agace certains pays d’Afrique de l’Ouest.

    « Faure Essozimna Gnassingbé a conscience qu’il va falloir composer avec les juntes pendant un certain temps », souligne un de ses proches, qui revendique une diplomatie « réaliste », dans les intérêts de « l’avenir » du Togo. La prospérité de ce dernier dépend largement de l’état de sa coopération économique avec les pays du Sahel. Ne surnomme-t-on pas le port autonome de Lomé, seul port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest, représentant plus de 60 % des revenus de l’Etat, « terminal du Sahel », tant il sert de voie de transit pour les marchandises ?

    Depuis son entrée en activité en juin 2022 et malgré les embargos sur les marchandises officiellement imposés par la Cedeao aux putschistes maliens et burkinabés, plus de 15 000 conteneurs de 20 pieds en provenance de Bamako, Ouagadougou et Niamey y ont transité, selon la direction du port sec, et 30 000 tonnes de marchandises y ont été exportées à destination du Sahel.

    Pour Lomé, la coopération est aussi nécessaire sur un plan sécuritaire, alors que le nord du Togo est désormais la cible des groupes terroristes implantés au Sahel. Depuis 2021, plus de 140 Togolais y ont déjà été tués dans des attaques selon les autorités. « On ne peut pas se payer le luxe de lutter contre le terrorisme chez nous sans la coopération des Etats voisins d’où part le problème, quelle que soit la nature des régimes en place », précise le proche du président cité plus haut. « Lorsque la case de ton voisin brûle et que tu ne fais rien, bientôt les flammes atteindront la tienne », aimait enseigner Gnassingbé père à son fils, lui recommandant aussi de « ne jamais lâcher le pouvoir ».

    « Le principal complice du régime »

    Pour ce faire, Faure Essozimna Gnassingbé a verrouillé le régime et l’armée – le coup d’Etat au Gabon où Ali Bongo Ondimba a été renversé en août après cinquante-cinq ans de pouvoir familial lui en a encore rappelé la nécessité –, n’hésitant pas à réprimer des manifestations massives comme en 2017 et 2018. Selon Aimé Adi, directeur d’Amnesty International au Togo, « il est devenu quasiment impossible pour l’opposition comme pour la société civile de manifester. Des opposants sont toujours en prison, sans que l’on connaisse leur nombre ». Même le lancement d’un projet de l’Union européenne pour promouvoir la liberté d’association a été interdit, mi-octobre.

    De nouvelles élections, régionales et législatives, sont censées se tenir d’ici à fin 2023 mais aucune date n’a été donnée par les autorités. Les adversaires de M. Gnassingbé, qui conduit aujourd’hui son quatrième mandat, ne se font plus d’illusion. « De toute façon, les résultats réels des urnes ne sont jamais proclamés », dénonce maître Paul Dodji Apevon, le président des Forces démocratiques pour la République (FDR). « Même quand les scrutins sont volés, la communauté internationale ne dit rien publiquement. Elle est le principal complice du régime », tempête Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Un mutisme qui alimente la déception de la jeunesse togolaise vis-à-vis de l’Occident et qui est habilement utilisé par les autorités.

    A la tribune de l’ONU, fin septembre, Robert Dussey a dit s’exprimer « pour la jeunesse africaine ». « Nous sommes fatigués de votre paternalisme, fatigués par votre mépris de nos opinions publiques, populations et dirigeants », a dénoncé le chef de la diplomatie togolaise. Face aux Occidentaux, le Togo joue la carte de l’unité africaine. En mai, Lomé a lancé l’Alliance politique africaine (APA) réunissant l’Angola, le Burkina Faso, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée, la Libye, le Mali, la Namibie, la Tanzanie. Lomé, où avait été signé l’acte constitutif de l’Union africaine (UA) en 2000, cherche à refondre l’unité continentale dans « un cadre moins formel, réunissant des Etats vraiment d’accord entre eux, pour peser plus lourd » sur la scène internationale, résume-t-on dans l’entourage du président.

    Pragmatisme

    Fin 2024, Lomé devrait accueillir le 9e congrès panafricain dont le « haut comité de la décennie des racines africaines » réunit quinze pays des cinq régions d’Afrique. « Le régime veut montrer à sa jeunesse, qui représente plus de 60 % de sa population, qu’elle soutient ses idéaux afin de ne pas donner prise à un renversement du pouvoir, comme ce fut le cas au Sahel. C’est de l’opportunisme », estime le journaliste et écrivain Zeus Aziadouvo, ancien membre de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), qu’il a quittée début 2023, estimant qu’« elle était devenue un instrument de musellement des médias ».

    Chassé par les juntes du Sahel et confronté à une montée du sentiment antifrançais en Afrique de l’Ouest, Paris suit avec attention les choix singuliers du Togo. « Ce qui compte, c’est l’intérêt des Togolais », expliquait Faure Essozimna Gnassingbé en avril, avant de préciser être prêt à prendre « certains choix, même difficiles » pour les défendre. « Ce que nous voulons, nous allons le chercher où nous le trouvons. Avec la France, les Anglais (…), certains pays africains. C’est cette philosophie qui guide mon action. Et le souci d’être indépendant, de ne pas être perçu comme étant irrémédiablement lié à quelqu’un », ajoutait-il alors, un mois avant d’être reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron avec qui il partage le goût du « en même temps ». Un jeu d’équilibriste qui a pour l’instant fait ses preuves, et que le président togolais devrait entretenir « jusqu’à ce qu’il sente le vent tourner », résume un homme politique à Lomé. Une affaire de pragmatisme.

    Mondeafrique.fr

  • Au Togo, le nombre de détenus politiques dépasse 90

    Au Togo, le nombre de détenus politiques dépasse 90

    Ils sont exactement (actuellement) 92 personnes recensées comme détenus politiques au Togo par des organisations de défense des droits de l’homme.

    LISTE DES DETENUS POLITIQUES

    1- GOMA ABDOUL-AZIZ arrêté le 21 Décembre 2018

    2- ALLES ATTI arrêté le 21 Décembre 2018

    3- KARROU WAWIM arrêté le 21 Décembre 2018

    4- ISSA SALIOU arrêté le 21 Décembre 2018

    5- ISSA ISSIFOU arrêté le 21 Décembre 2018

    6- KONDOOUFIA TCHA-SAMA arrêté le 19 Décembre 2018

    7- DJERI NOURIDINE arrêté le 21 Décembre 2018

    8- FOFANA NAFIOU arrêté le 21 Décembre 1018

    9- ADAM LATIF arrêté le 21 Décembre 2018

    10- ALI AGBO MARZOUK arrêté le 21 Décembre 2018

    11- YOUSSIF ALI arrêté le 21 Décembre 2018

    12- YACOUBOU BILALI arrêté le 21 Décembre 2018

    13- BOUKARI DJOBO arrêté le 21 Décembre 2018

    14- MOHAMED SOULEMANE arrêté le 21 Décembre 2018

    15- YAYA SOULEMANI arrêté le 21 Décembre 2018

    16- BANAVEI BALA arrêté le 19 Décembre 2018

    17- OUATTARA ABDOU-FADEL arrêté le 25 Novembre 2019

    18- TCHAWISSI RAFIOU arrêté le 24 novembre 2019

    19- TCHATIKPI ABOUBAKAR

    20- ZAKARIYAO ABDEL-HAMID,

    21- OURO-GOUNI MOUTALA,

    22- TRAORÉ FOUSSENI, arrêté le 23 Novembre 2019

    23- ADAM ABDOUL-MANAF, arrêté le 2 Février 2020

    24- KONGOYOU ROUFAÏ, arrêté le 1er Décembre 2019

    25- ABRANGAO YOUSSAOU,

    26- KORIKO NOURIDINI, arrêté le 31 Décembre 2019

    27- TAGBA DJANFAROU, arrêté le 23 Novembre 2019

    28- TCHABANA MOUNIROU, arrêté le 18 Décembre 2019

    29- KPADJA MOUTADIOU,

    30- KERIME GAFAROU, arrêté le 29 Novembre 2019

    31- SEBABE ESSO BABA-DARO, arrêté le 30 Novembre 2019

    32- FOUSSENI MOUSSA

    33- DJOKOTO KOMLAN VICTOR, arrêté le 6 Décembre 2019

    34- DOUMASSI YAO, arrêté le 28 Décembre 2019

    35- TCHATACORA ABOUDOU BAKI, arrêté le 5 Janvier 2020

    36- SALIFOU MOUSTAFA, arrêté le 28 Novembre 2019

    37- FOFANA BABA-SANI

    38- OURO-ATCHOUNOU ASSOUMANOU, arrêté le 23 Novembre 2019

    39- KALAMBANI AFISSOU, arrêté le 26 Novembre 2019

    40- ABEVI ABDOULRAZAK, arrêté le 5 Décembre 2019

    41- AGOKPA EZO, arrêté le 4 Décembre 2019

    42- OURO-GNAO BASSIROU, arrêté le 3 Décembre 2019

    43- AGRIGNA RACHID, arrêté le 10 Décembre 2019

    44- ALIDOU ALASSANI, arrêté le 25 Décembre 2019

    45- AZOUMA FOUDOU, arrêté le 5 Décembre 2019

    46- ATTI RAZAK, arrêté le 2 Décembre 2019

    47- ALASSANI AWALI, arrêté le 25 Novembre 2019

    48- SIDI TOURÉ ABDOULAYE, arrêté le 7 Décembre 2019

    49- TCHAGNAOU ABOUBAKAR, arrêté le 4 Décembre 2019

    50- BOUKARI GAWILOU, arrêté le 6 Décembre 2019

    51- SEKOU KOSSI, arrêté le 11 Décembre 2019

    52- DIMA MASSAOUDOU, arrêté le 3 Décembre 2019

    53- OURO-MO ABDOUL-RAHIM,

    54- BOURAIMA KAMILOU, arrêté le 16 Janvier 2020

    55- AMIDOU IDRISSOU,

    56- OURO LONGA ABDEL, arrêté le 25 Novembre 2019

    57- ISSAKA GANIOU, arrêté le 25 Novembre 2019

    58- ALI AMEDJOA ABOUDOUKERIM, arrêté le 28 Novembre 2019

    59- INOUSSA FOUSSENI,  arrêté le 10 Décembre 2019

    60- MOUSSA ISSA, arrêté le 10 Février 2020

    61- ALASSANI SALIOU, arrêté le 26 Février 2020

    62- OURO-GNAOU NAZIF, arrêté le 4 Mars 2020

    63- OURO-MEDJI SADIKOU, arrêté le 4 Mars 2020

    64- ZAYINI KASSIMOU, arrêté le 24 Novembre 2019

    65- ADAM MOUNIROU, arrêté le 10 Janvier 2020

    66- BAGNA AWALI, arrêté le 16 Janvier 2020

    67- AMADOU MOUSBAOU, arrêté le 20 Janvier 2020

    68- TANKO TOURÉ MOUSTAPHA, arrêté le 26 Janvier 2020

    69- NAMBOU MOUNIROU, arrêté le 26 Janvier 2020

    70-ASSOUMANOU SOULEYMANE, arrêté le 26 Janvier 2020

    71- YACOUBOU AKILILOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    72- MOUMOUNI ALI, arrêté le 26 Janvier 2020

    73- BATCHA AWALI, arrêté le 26 Janvier 2020

    74- DERMANE SANI ZAKARI, arrêté le 26 Janvier 2020

    75- BETEOU FAZAZI, arrêté le 26 Janvier 2020

    76- ISSAKA RABIOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    77- MOUKAILA WALIOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    78- NYKA FINIBILÉ GADO, arrêté le 26 Janvier 2020

    79- YAYA TADJOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    80- ASSOUMANOU AMZA, arrêté le 26 Janvier 2020

    81- NARA RAIMOND, arrêté le 26 Janvier 2020

    82- YAYI DAKPANOU GUY, arrêté le 26 Janvier 2020

    83- SARIKI WAKILOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    84- AFFOUDA JULIEN, arrêté le 26 Janvier 2020

    85- BODÉ TCHABOUDJO, arrêté le 26 Janvier 2020

    86- TCHABORI DOUDOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    87- OURO TAGBA RABIOU, arrêté le 29 Janvier 2020

    88- OURO-ADJANA ARIMIYAOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    89- OURO-AGORO AWALI, arrêté le 26 Janvier 2020

    90- AKHOSSI SOULEMANE SAKIBOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    91- OURO-GNAOU ALIKOU, arrêté le 26 Janvier 2020

    92- TRAORÉ LEYLA (Une dame)

  • Présidentielle au Liberia: entre George Weah et Joseph Boakai, le second tour s’annonce serré

    Présidentielle au Liberia: entre George Weah et Joseph Boakai, le second tour s’annonce serré

    Près de 2,4 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce mardi, pour le second tour de la présidentielle. Le président sortant, Georges Weah, brigue un second mandat. Face à lui, un routier de la politique libérienne : Joseph Boakai. Même scénario qu’au second tour de la présidentielle de 2017. Mais depuis, le contexte et les deux personnages ont changé. Et les résultats du premier tour du 10 octobre dernier étaient serrés. 

    Au premier tour, Georges Weah était en tête du scrutin avec 7 000 voix de plus que son challenger. À 57 ans, l’ancien Ballon d’or promet de poursuivre sa politique : gratuité de l’enseignement, développer les infrastructures, améliorer le système de santé… Au premier tour, Weah a notamment bénéficié d’un soutien important des électeurs dans les comtés du sud du pays. Pour le second tour, il mise entre autres sur l’influence de plusieurs sénateurs élus le 10 octobre dernier.

    De son côté, Joseph Boakai, 78 ans, joue sa dernière carte. Il connaît bien l’appareil d’État car il a été vice-président pendant 12 ans. Son alliance avec l’ancien chef de guerre Prince Johnson, une personnalité controversée et redoutée, lui a permis de cumuler de nombreuses voix dans le comté de Nimba, une zone fortement peuplée, dans le nord.

    Sur le fond, Joseph Boakai promet de « sauver le pays », en mettant fin, assure-t-il, à la mauvaise gouvernance. « Joseph Boakai a surtout bénéficié du vote des électeurs frustrés et en colère contre le système actuel », estime un connaisseur de la vie politique libérienne.

    Deux facteurs pourraient avoir une incidence sur ce scrutin : la participation des électeurs. Et le choix des quelque 114 000 voix invalidées au premier tour, en raison d’une erreur sur leur bulletin de vote.

    Un défi logistique pour la Commission nationale des élections

    Ces élections sont les premières que le pays organise seul, suite au départ, en 2018, des forces de maintien de la paix des Nations unies (la Minul). Ainsi, lors de la dernière présidentielle, en 2017, la Commission nationale des élections avait bénéficié du soutien logistique et financier de la Minul dans l’organisation du scrutin ce qui n’est pas le cas de cette année.

    Pour la NEC, la Commission nationale des élections, l’enjeu est d’abord logistique. Au premier tour, aucun dysfonctionnement majeur n’avait été décelé le jour du vote. Les pluies étant moins fréquentes, l’acheminement du matériel électoral a pu être mené dans de meilleures conditions.

    Les partis politiques ont ces derniers jours, ponctuellement exprimé leurs doutes concernant la transparence du scrutin. Samedi, un informaticien ghanéen, soupçonné de monter une application parallèle de collecte des résultats, a été expulsé par les autorités. Lors de la compilation des résultats au premier tour, la Commission nationale des élections avait annoncé l’arrestation de cinq agents électoraux accusés de tentative de fraudes. Ces personnes ont été remplacées et sont poursuivies par la justice, assure la présidente de la NEC, qui affirme que des dispositions ont été prises pour éviter que cet incident ne se reproduise. 

    Cette élection est suivie de près par les observateurs internationaux, présent en nombre dans le pays. Dans un contexte sous-régional marqué par une succession de coups d’État, tout l’enjeu, est de « s’assurer que le scrutin est transparent, accepté de tous, politiques et citoyens », indique un observateur de la Cédéao.

    rfi.fr

  • Opposition togolaise : entre peur et résistance

    Opposition togolaise : entre peur et résistance

    Depuis plusieurs années, certaines figures de l’opposition togolaise sont devenues le symbole d’un climat politique tendu dans un Togo où les inquiétudes autour des libertés publiques ne cessent de grandir.

    Certaines trajectoires individuelles finissent par révéler les fragilités profondes d’un pays. Celle de plusieurs responsables du Parti national panafricain (PNP) illustre aujourd’hui les tensions persistantes entre le pouvoir et une opposition qui dénonce depuis des années des restrictions des libertés politiques et des pressions sécuritaires grandissantes.

    Les faits remontent à avril 2019. À cette période, le contexte sociopolitique togolais est déjà fortement marqué par les tensions entre le pouvoir et une opposition qui multiplie les appels à des réformes politiques. Le Parti national panafricain, dirigé par Tikpi Atchadam, annonce alors une manifestation pacifique prévue pour le 13 avril afin de dénoncer la gouvernance du pays et réclamer davantage d’ouverture démocratique.

    Mais à la veille de cette mobilisation, la situation dégénère rapidement. Dans plusieurs villes du pays, notamment dans la préfecture du Kloto, les forces de sécurité sont massivement déployées. À Kpalimé, des témoignages font état d’interventions musclées menées par des militaires dans certains domiciles. Des habitants dénoncent des passages à tabac, des intimidations et des patrouilles jugées arbitraires. Dans le même temps, plusieurs lieux supposés accueillir des rassemblements sont occupés par les forces de l’ordre afin d’empêcher toute mobilisation.

    La résidence de Tikpi Atchadam est également prise pour cible et vandalisée. Trois personnes chargées de sa sécurité disparaissent après avoir été enlevées par des individus non identifiés. Cet épisode marque un tournant majeur dans les relations déjà difficiles entre le pouvoir et le PNP. Pour de nombreux observateurs, c’est le début d’une longue période de méfiance, de traque et de tensions politiques.

    Quelques mois plus tard, à l’approche de l’élection présidentielle du 22 février 2020, les autorités togolaises annoncent avoir déjoué une tentative de déstabilisation du pays. Une trentaine de personnes sont arrêtées. Les autorités les associent à un groupe présenté sous le nom de « Tigre Révolution », supposément proche du PNP. Le parti rejette catégoriquement ces accusations et parle d’une manœuvre destinée à affaiblir davantage l’opposition.

    Dans ce climat particulièrement tendu, le PNP appelle au boycott du scrutin présidentiel, dénonçant la candidature controversée de Faure Gnassingbé à un quatrième mandat. Après la proclamation des résultats, des manifestations éclatent dans plusieurs localités du pays. Très vite, une vague d’arrestations vise des militants et responsables de l’opposition.

    À Kpalimé, la pression devient particulièrement forte sur les responsables locaux du PNP. Le président de la section locale, Tchatikpi Aboubakar, est arrêté. Le secrétaire général, Yacoubou Abdoul-Moutawakilou, l’est aussi. Le vice-président de la fédération locale, Kalao Palaki Yem, parvient à échapper à une arrestation imminente avant de prendre la fuite et d’entrer dans la clandestinité.

    Depuis lors, la situation de plusieurs militants et cadres du parti reste préoccupante. Selon leurs proches et plusieurs responsables du PNP, certains feraient l’objet de recherches actives de la part des autorités. Des convocations et procédures judiciaires ont progressivement ravivé les inquiétudes autour du traitement réservé aux opposants politiques au Togo.

    Pour de nombreux défenseurs des droits humains, cette affaire dépasse désormais le simple cadre d’un différend politique. Elle illustre un climat de plus en plus pesant pour les voix critiques du pouvoir.

    Au fil des années, plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé des arrestations ciblées, des procédures judiciaires contestées et un environnement politique marqué par la peur et les intimidations. Dans ce contexte, l’opposition affirme avoir de plus en plus de difficultés à exercer librement ses activités politiques.

    Le décès du secrétaire général du PNP section Kpalimé, intervenu peu de temps après sa libération de prison, a également renforcé les inquiétudes. Arrêté puis détenu durant plusieurs mois, il est mort quelques jours seulement après avoir retrouvé la liberté, dans des circonstances qui demeurent floues. Pour ses proches et ses camarades politiques, cette disparition reste entourée de nombreuses interrogations.

    Au-delà des cas individuels, c’est la question de l’état de la démocratie togolaise qui se retrouve au centre des débats. De nombreux observateurs s’interrogent sur la capacité du pays à garantir un espace politique ouvert, pluraliste et respectueux des libertés fondamentales. La liberté d’expression, le droit de manifester, la sécurité des opposants et l’indépendance de la justice apparaissent aujourd’hui comme des enjeux majeurs.

    Face à cette situation, les autorités togolaises portent une responsabilité importante. Elles sont appelées à garantir la protection de tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance politique, et à assurer le respect strict des droits humains ainsi que des principes de l’État de droit.

    Dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions politiques et sécuritaires, le Togo est attendu sur sa capacité à préserver un climat apaisé et à renforcer la confiance entre les différents acteurs de la vie publique.

    Car aucune démocratie ne peut véritablement s’épanouir lorsque la peur, les arrestations et les tensions prennent progressivement le pas sur le dialogue, les libertés et la justice.

Radio Renouveau228

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