Catégorie : Panier de la Ménagère

  • Plage du Golfe 1 : les tenanciers de bars implorent un sursis

    Plage du Golfe 1 : les tenanciers de bars implorent un sursis

    Les tenanciers de bars et restaurants de la plage situés à la plage du Golfe, à la veille de date butoir de sommation et de déguerpissement, implorent la clémence de Faure Gnassingbé.

    Au cours d’un point de presse animé ce 26 février 2026 sur leur site, les tenanciers de bars et restaurants de la plage du Golfe 1 ont exprimé leur désarroi face à la situation à laquelle ils sont confrontés, notamment la sommation de déguerpir avant le 28 février 2026 que leur a adressée le maire de la commune du Golfe 1.

    À quelques jours de la date butoir fixée par cette mise en demeure, les exploitants se tournent vers le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, à qui ils demandent de voler à leur secours.

    Loin d’ouvrir un bras de fer avec l’autorité municipale, ils affirment comprendre la décision du maire, mais sollicitent qu’un délai de dix mois leur soit accordé. Ce moratoire leur permettrait notamment d’éponger les dettes contractées auprès des institutions financières et de retirer progressivement leurs effets des lieux.

    La suite des informations dans ces deux fichiers:

  • Ousmane Sonko charge le FMI: une sortie au vitriol

    Ousmane Sonko charge le FMI: une sortie au vitriol

    Le ton était ferme, les mots soigneusement choisis mais sans détour. Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, s’en est frontalement pris au Fonds monétaire international (FMI), lors d’une récente intervention publique qui fait grand bruit à Dakar comme dans les cercles financiers internationaux.

    Dans un contexte de tensions budgétaires et de renégociations de programmes économiques, le chef du gouvernement, au cours d’une séance très suivie à l’Assemblée nationale, a dénoncé ce qu’il considère comme une “tutelle déguisée” sur les politiques publiques africaines.

    Une critique frontale des conditionnalités

    Au cœur de son réquisitoire : les conditionnalités imposées par le FMI aux États en difficulté. Ousmane Sonko a fustigé des exigences qu’il juge “déconnectées des réalités sociales”, notamment en matière de réduction des subventions, de maîtrise de la masse salariale et de réformes fiscales rapides.

    Selon lui, ces mesures, souvent présentées comme des remèdes techniques, ont des conséquences sociales lourdes : hausse du coût de la vie, tensions sociales accrues et fragilisation des services publics. “On ne peut pas exiger des sacrifices permanents des populations tout en prétendant soutenir le développement”, a-t-il martelé, appelant à une refonte des mécanismes d’intervention du FMI en Afrique.

    Souveraineté économique en ligne de mire

    Cette sortie s’inscrit dans une ligne politique assumée : la reconquête de la souveraineté économique. Ousmane Sonko défend depuis plusieurs années l’idée d’un modèle de développement plus autonome, moins dépendant des bailleurs internationaux.

    Face au FMI, il a rappelé que le Sénégal entendait désormais négocier “d’égal à égal”, en mettant en avant ses priorités nationales. Il a notamment insisté sur la nécessité de préserver les dépenses sociales et les investissements structurants, même en période d’ajustement budgétaire.

    Pour le Premier ministre, l’Afrique doit sortir d’une logique d’assistance pour entrer dans une dynamique de partenariat. Il a ainsi appelé à repenser les règles du jeu financier international, estimant que les institutions de Bretton Woods n’ont pas suffisamment évolué pour prendre en compte les spécificités des économies africaines.

    Un discours qui résonne au-delà du Sénégal

    La charge d’Ousmane Sonko dépasse le cadre strictement sénégalais. Dans plusieurs pays du continent, les programmes du FMI sont régulièrement critiqués pour leurs impacts sociaux. Sa prise de position trouve donc un écho particulier auprès d’une jeunesse africaine en quête de dignité économique et de justice sociale.

    Toutefois, cette posture n’est pas sans risques. Le Sénégal reste engagé dans des discussions financières cruciales, et la stabilité macroéconomique demeure un enjeu central. Les partenaires techniques et financiers observent attentivement l’évolution des relations entre Dakar et le FMI.

    Entre rupture et réalisme

    Si le ton est offensif, la stratégie reste à préciser. S’agit-il d’un repositionnement rhétorique pour peser davantage dans les négociations ? Ou d’un véritable tournant dans les relations avec le FMI ?

    Une chose est certaine : en “dézinguant” publiquement le Fonds monétaire international, Ousmane Sonko a envoyé un signal fort. Celui d’un pouvoir qui entend rompre avec certaines pratiques du passé et redéfinir les termes de la coopération financière. Reste à savoir si cette posture débouchera sur une nouvelle doctrine économique ou sur un bras de fer aux conséquences imprévisibles.

  • Chine–Togo : Pékin écrase le commerce

    Chine–Togo : Pékin écrase le commerce

    Au troisième trimestre de 2025, la République populaire de Chine a confirmé, une nouvelle fois, sa position de premier partenaire commercial du Togo, s’imposant loin devant les autres fournisseurs du pays et façonnant un commerce bilatéral devenu à la fois essentiel et profondément asymétrique.

    Selon les données publiées récemment, la Chine a été le principal fournisseur du Togo au troisième trimestre 2025, avec des exportations vers le pays ouest-africain s’élevant à 114,8 milliards de FCFA, soit 25,8 % du total des importations togolaises sur la période — un segment bien plus élevé que celui des seconds et troisièmes fournisseurs, la France (6,6 %) et l’Inde (6,1 %).

    Sur l’ensemble de cette période, les importations du Togo ont atteint 504,9 milliards de FCFA, contre lesquelles la balance commerciale demeure structurellement déficitaire à environ 255,8 milliards de FCFA, signe d’une dépendance notable à l’égard des biens étrangers, notamment manufacturés.

    Un commerce fortement dominé par les biens manufacturés chinois

    Les principaux produits achetés par le Togo auprès de la Chine sont des biens manufacturés : motos, vêtements, équipements électroniques et biens de consommation courante issus des chaînes de production chinoises. En parallèle, les exportations togolaises vers la Chine restent plus modestes et tournées vers les matières premières comme les phosphates, le coton, le soja ou le bois, reflet de la structure économique actuelle : un Togo exportateur de ressources naturelles et importateur de produits finis.

    Un rapport de 2024 rappelait déjà l’ampleur de cette relation commerciale asymétrique : le volume des échanges sino-togolais est passé de 1,24 milliard USD en 2008 à 3,48 milliards USD en 2021, tandis que les exportations togolaises vers la Chine ont été multipliées par sept sur dix ans.

    Des chiffres récents qui confirment la tendance

    D’autres statistiques mondiales confirment cette tendance plus récente : en 2024, les importations totales du Togo représentaient près de 2,97 milliards USD, dont environ 670 millions USD provenaient de Chine, plaçant ainsi le pays asiatique largement en tête des fournisseurs devant la France (203 millions USD) et l’Inde (188 millions USD).

    Cette domination chinoise s’explique par la taille de l’appareil productif chinois, capable d’écouler une grande variété de biens manufacturés à des prix compétitifs, et par le rôle logistique du port de Lomé comme plaque tournante de la distribution régionale.

    Le Togo dans le contexte sous-régional

    Si le commerce sino-togolais occupe une place prépondérante, il faut aussi souligner le rôle du Togo dans le commerce ouest-africain : son hub portuaire au Port de Lomé en fait un centre de distribution clé pour les importations destinées à la sous-région. De nombreux produits importés via Lomé sont ensuite réexportés vers les pays voisins d’Afrique de l’Ouest, renforçant ainsi l’importance stratégique du pays au-delà de ses propres frontières.

    Dans ce cadre, le commerce togolais ne se limite pas à un simple échange bilatéral ; il devient un vecteur régional de circulation de biens, notamment agricoles et manufacturés, intégrant le Togo à des chaînes logistiques plus larges au sein de l’UEMOA et de l’Afrique de l’Ouest.

    Vers une relation plus équilibrée ?

    Malgré la croissance très nette du commerce bilatéral — certains rapports évoquant une progression du commerce sino-togolais de plus de +56 % en 2025 — les défis restent nombreux, notamment celui de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et de renforcer la capacité exportatrice togolaise, en particulier vers la Chine.

    Face à un déséquilibre commercial structurel, les autorités togolaises devront poursuivre leurs efforts pour diversifier l’économie, stimuler la production locale et mieux intégrer les acteurs économiques nationaux dans la chaîne d’échanges avec Pékin et au-delà, dans une Afrique de l’Ouest en pleine mutation économique.

  • Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Un homme de nationalité togolaise a été arrêté en flagrant délit pour avoir vendu illégalement de l’électricité fournie par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) dans la commune de Ntoum, à environ 40 km de Libreville.

    Selon les autorités gabonaises, le suspect, identifié comme Kokou Anassi, exploitait un réseau clandestin de distribution d’énergie électrique, connecté sans autorisation au réseau officiel de la SEEG. Il fournissait cette électricité à une vingtaine de ménages en échange d’un forfait mensuel compris entre 5 000 et 15 000 FCFA versé par chaque client.

    L’homme a été mis en garde à vue par la gendarmerie de Ntoum après avoir admis les faits lors de son interrogatoire. Il est le père de trois enfants et vivait avec une compagne gabonaise dans la zone où il opérait.

    Conséquences économiques et judiciaires

    La SEEG a rappelé que les branchement frauduleux et la revente illégale de courant causent de lourdes pertes financières à l’entreprise, fragilisent le réseau électrique et peuvent compromettre la sécurité des installations ainsi que des populations. Ces pratiques constituent une violation de la législation gabonaise sur l’énergie et peuvent entraîner des poursuites pénales.

    Ce type d’affaire s’inscrit dans un contexte où les pertes pour la SEEG dues à la fraude au réseau sont estimées à plusieurs milliards de francs CFA, avec de nombreux branchements non autorisés ou modifications illégales du système officiel de facturation.

    L’arrestation récente d’un ressortissant togolais impliqué dans la revente illégale d’électricité a remis sur le devant de la scène un phénomène bien plus vaste : la fraude énergétique au Gabon. Derrière ce fait divers se cache une réalité structurelle qui pèse lourdement sur l’économie nationale, fragilise le réseau électrique et pénalise, paradoxalement, les consommateurs réguliers.

  • Afrique: dette sans développement

    Afrique: dette sans développement

    Le problème n’est pas seulement le volume de la dette, mais l’usage qui en est fait. Dans de nombreux pays africains, les emprunts extérieurs servent davantage à boucher des trous budgétaires, financer des dépenses de prestige ou entretenir des systèmes politiques clientélistes qu’à investir dans des secteurs productifs

    En 2026, l’Afrique devra rembourser plus de 90 milliards de dollars de dette extérieure. Un chiffre vertigineux qui illustre une réalité devenue banale : le continent s’endette toujours plus, sans que cet endettement ne se traduise, la plupart du temps, par un développement réel et durable. Routes inachevées, hôpitaux fantômes, écoles délabrées : la dette grossit, mais les conditions de vie des populations, elles, stagnent.

    Le problème n’est pas seulement le volume de la dette, mais l’usage qui en est fait. Dans de nombreux pays africains, les emprunts extérieurs servent davantage à boucher des trous budgétaires, financer des dépenses de prestige ou entretenir des systèmes politiques clientélistes qu’à investir dans des secteurs productifs. Résultat : peu de création de richesse, mais une lourde charge à rembourser, souvent en devises fortes.

    Les exemples concrets abondent.

    Au Mozambique, le scandale des « dettes cachées » révèle comment plus de 2 milliards de dollars empruntés pour des projets maritimes ont été détournés, sans bénéfice pour l’économie nationale. Le pays a fini par faire défaut, tandis que la population s’est appauvrie.

    En Zambie, l’endettement massif pour des infrastructures, souvent surévaluées et peu rentables, a conduit à un défaut de paiement en 2020. Les routes et barrages construits n’ont pas suffi à générer les recettes nécessaires pour honorer la dette.

    En Angola, des prêts adossés au pétrole ont permis de financer des projets, mais ont surtout renforcé la dépendance à une seule ressource, exposant le pays aux chocs des prix du brut, sans véritable diversification économique.

    Dans d’autres cas, la dette sert à financer des projets visibles mais peu utiles : palais présidentiels, stades surdimensionnés, sommets internationaux coûteux. Ces investissements flattent l’image des dirigeants, mais n’améliorent ni la productivité, ni l’emploi, ni la transformation industrielle du continent.

    Le plus inquiétant est que cette dette est majoritairement libellée en dollars ou en euros. À chaque dépréciation des monnaies locales, le fardeau s’alourdit. Les États consacrent alors une part croissante de leurs budgets au service de la dette, au détriment de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. L’endettement devient un cercle vicieux : on emprunte pour rembourser, sans jamais investir suffisamment pour produire.

    Bien sûr, la dette n’est pas mauvaise en soi. Des pays comme la Corée du Sud ou le Vietnam se sont endettés pour se développer. La différence ? Une gouvernance rigoureuse, une orientation claire vers l’industrialisation et l’exportation, et une lutte réelle contre la corruption. En Afrique, trop souvent, la dette sert à maintenir un système, pas à transformer une économie.

    En 2026, la question n’est donc pas seulement comment rembourser, mais pourquoi s’endetter. Tant que l’endettement ne sera pas strictement lié à des projets productifs, transparents et évaluables, la dette africaine restera une promesse trahie : beaucoup d’argent emprunté, peu de développement réel.

  • Expulsion de familles à Kégué Zogbedzi (Togo) : une situation dramatique

    Expulsion de familles à Kégué Zogbedzi (Togo) : une situation dramatique

    Ce samedi 20 janvier 2025, une matinée de peur et d’incompréhension a régné à Kégué Zogbedzi, dans la commune du Golfe 1, à Lomé, au Togo. Plusieurs personnes ont été chassées de leur habitation. La plupart y sont depuis au moins trois décennies.

    Des familles ont été expulsées de leurs maisons dans des conditions violentes, avec des portes défoncées et des effets personnels sortis de force. Les occupants affirment être en règle et avoir acquis leurs parcelles auprès d’un vendeur vivant et détenteur de documents fonciers authentiques.

    Le différend fait l’objet d’une procédure judiciaire en cours. Les victimes appellent les autorités administratives et judiciaires à intervenir rapidement pour faire respecter le droit et prévenir toute escalade de la violence.

    Il est important de noter que l’expulsion est une mesure extrême qui ne doit être utilisée qu’en dernier recours. Les autorités et les propriétaires doivent respecter les droits des personnes menacées d’expulsion et trouver des solutions alternatives.

    Le samedi 24 janvier, les concernés ont organisé une manifestation sur le site. Avec plus ou moins de réussite. Ils ne comptent pas baisser les bras. « C’est dire que cette affaire ne fait que commencer », nous glisse un délogé.

  • Au Togo, NADDAF mobilise la société civile autour de la RSE dans les entreprises

    Au Togo, NADDAF mobilise la société civile autour de la RSE dans les entreprises

    Dans le cadre du projet « Les Entreprises s’engagent pour la Protection des Femmes et des Filles (EP2F) », mis en œuvre par le consortium CARE International, CARE Bn/Tg, GF2D et NADDAF, et financé par l’Union Européenne (UIE), un travail de mobilisation de la société civile togolaise autour de la thématique de la RSE est fait actuellement.

    Deux rencontres de travail à Lomé

    Après une première rencontre de réflexion qui a mobilisé 20 organisations de la société civile sur les enjeux et principes de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au Togo pour la mise en place d’une plateforme RSE-SC Togo. Elle a également permis d’identifier les besoins spécifiques en renforcement de capacités des OSC membres du réseau, afin d’orienter les actions futures en fonction de leurs réalités »,

    La seconde rencontre a été tenue mardi le 23 décembre 2025 à la salle Orchidée de l’espace Saint Jean de Lomé. Cette importante rencontre avec les OSC membre de la plateforme a vu la participation de la majorité de leur premier responsable.

    Cette rencontre a été consacrée à la mise en place des organes de direction, la signature de la charte et à l’élaboration du plan de travail annuel pour l’année 2026 de la plateforme. Elle a été présidée par Bernard Anoumo Dodji BOKODJIN, coordinateur de NADDAF, qui a rappelé l’importance d’une synergie d’action de plaidoyer et de sensibilisation sur les enjeux de la RSE au Togo en vue de promouvoir la RSE dans les Entreprises en matière du respect des droits des femmes et des filles.

    Dans sa présentation, M. Bokodjin a aussi abordé les droits humains qui sont souvent bafoués au sein des entreprises, qu’elles soient multinationales, grandes, moyennes ou petites. Ces violations touchent particulièrement les droits des femmes et des filles.

    Le temps fort de cette rencontre est celui de la signature de la charte de la plateforme. Il a rappelé que la plateforme n’est pas seulement une structure, mais une communauté de femmes et d’hommes décidés à agir pour la protection des droits des femmes et des filles, et pour une gouvernance plus inclusive. La signature de la charte est ainsi devenue le symbole d’un nouveau départ collectif, où chaque membre se reconnaît comme acteur du changement.

    Après un bureau a été mis en place, composé du CACIT, de l’association AFRIYOL et d’Œil d’Afrique.

    Les membres de la PLATEFORME RSE-SC présents ont réaffirmé leur engagement à promouvoir la responsabilité sociale des Entreprises au service des femmes, des filles et de toute la communauté. Ce bureau, élu pour un mandat d’un an non renouvelable. Elle incarne la volonté de transparence et de participation inclusive.

    À l’issue de cette mise en place, un plan d’action annuel a été élaboré pour guider les activités de la plateforme. Ainsi, plus qu’un atelier, c’est le début d’un mouvement pour la justice sociale et le développement durable au Togo.

    Source: page facebook de Naddaf

  • Togo. Katanga, le «ghetto» des pêcheurs délogés puis délaissés

    Togo. Katanga, le «ghetto» des pêcheurs délogés puis délaissés

    Reportage · Face à la mer, à l’est du vaste port de la capitale Lomé, ce quartier de pêcheurs est devenu un vrai « ghetto » à la suite du délogement de ses habitants de son ancien emplacement pour l’extension du grand port construit par Bolloré. Malgré la mauvaise réputation et les violences policières, les « Katangais » tentent de maintenir une certaine solidarité et de reconstruire leur lieu de vie.

    Des centaines de petites cabanes posées côte à côte, avec des feuilles de palmiers pour murs et des bâches pour toits : le quartier de pêcheurs de Katanga, niché face à la mer, à une dizaine de kilomètres à l’est de Lomé, la capitale du Togo, détonne au milieu des hôtels, des restaurants, des villas ostentatoires et des grandes usines de la ville. Coincé entre le grand port de la capitale, dirigé jusqu’en 2023 par le groupe français Bolloré, et le nouveau port de pêche – un don des Japonais.

    La situation géographique de Katanga attire depuis longtemps des populations arrivées de différents pays du golfe de Guinée. Togolais, Ghanéens, Béninois et Nigérians… Quelques 3 000 personnes cohabitent dans ce village à l’allure négligée. Deux entrées permettent d’accéder à Katanga : une piste partant de la route du Bénin, ou depuis la plage, en contournant l’embouchure d’un ruisseau grisâtre malodorant qui charrie les déchets des usines environnantes.

    Les difficultés d’accès, à cause de l’éloignement géographique du centre urbain de Lomé et du manque d’infrastructures de transport, conjuguées au caractère « étranger » du lieu, ont cantonné le quartier à une position périphérique. Cette mise à l’écart a nourri le sentiment d’altérité des citadins de la capitale envers cette population d’exilés considérée comme marginale. Amandine Spire, spécialiste des sociétés urbaines et des dynamiques migratoires en Afrique subsaharienne, définit cette marginalité comme « le paradoxe de l’invisibilité de l’identité étrangère », un paradoxe consistant en une invisibilité sociale et politique.

    Ici on parle l’akan, l’adan, l’ashanti et le kabiyè

    Sans représentation, peu reconnu par les institutions, mais loin de passer inaperçu, le quartier attire l’attention par ses pratiques sociales et culturelles atypiques incarnées par la forte présence d’une population considérée comme étrangère. Ce contraste révèle toute la complexité de Katanga : mis à l’écart des circuits officiels de la ville, il n’en occupe pas moins une place bien réelle dans l’imaginaire urbain, comme un espace différent, marginal, et pourtant symboliquement central dans la construction de l’altérité à Lomé.

    La forte diversité communautaire se manifeste clairement dans les espaces de sociabilité de Katanga, marqués par une grande richesse linguistique. Jacques, 37 ans, pêcheur depuis son enfance, habite dans le village voisin de Gbétsogbé, accolé au port de pêche. Pourtant, tout le monde à Katanga le connaît et le salue en passant. « Jack bless », lui lancent-ils. « No one cares », répond-il en souriant. En nous accompagnant, il précise que les langues les plus parlées à Katanga sont l’akan, l’adan, l’ashanti et le kabiyè.

    Ce samedi de mars, sous un soleil brûlant à son zénith, nous empruntons la piste qui mène au quartier depuis la route. Nous traversons des venelles recouvertes de sable noirâtre : des femmes participent à la transformation du poisson, des hommes reprisent des filets de pêche, d’autres reviennent de la mer imprégnés d’une odeur iodée.

    La drogue pour s’évader

    Peu s’aventurent dans ce quartier, réputé dangereux et rempli de « drogués », mais, malgré les déchets omniprésents, les ruelles sont animées et mènent toutes à une place circulaire, le point névralgique du village.

    Installé sur un banc en bois, non loin du bar qui fait vibrer le quartier chaque jour au rythme de l’afrobeat, Khalifa, pantalon en dessous de la taille façon sagging, allume son joint de cannabis avant de le tendre à son « grand frère » Jacques. « On aime porter le pantalon comme ça, comme Tupac », lance Khalifa. Ce pêcheur résidant lui aussi à Gbétsogbé, aime se poser à Katanga pour se détendre après une nuit passée en mer. Deux autres jeunes semblent en transe après avoir consommé du tramadol, un analgésique de la classe des opioïdes très répandu au Togo. Le regard perdu dans l’horizon, ils basculent vers l’avant se pliant sur eux-mêmes, leurs mentons sur le point de toucher leurs genoux, avant de se redresser soudainement, tels des zombies.

    À quelques mètres, des enfants jouent au football avec un ballon déchiqueté. Soudain, arrivant comme par magie au milieu de la fumée, une mère hèle son gamin. Cette femme d’une quarantaine d’années est vendeuse de fruits au port de pêche. « Mon dernier ne veut plus aller à l’école depuis quelques semaines. J’ai essayé de le convaincre mais, pour devenir pêcheur, il pense qu’il n’a plus besoin d’y aller », confie-t-elle.

    Tué à 27 ans lors d’une intervention policière

    Katanga n’est pas seulement le territoire des jeunes fumeurs. Les habitations à même le sable ne sont pas la propriété de ceux qui les occupent. Chaque ménage est tenu de verser une taxe mensuelle de 1 000 F CFA (soit environ 1,53 euro) à l’État, sous peine d’expulsion. Aux yeux du gouvernement, cette forme de « ghettoïsation » ternit l’image de la ville et reste perçue comme un obstacle à son développement urbain. Livrés à eux-mêmes, les habitants de Katanga se plaignent de l’absence de services de nettoyage, un abandon illustré par l’imposante montagne de déchets qui borde le littoral et altère le paysage maritime. Les habitants disent avoir attendu deux ans pour que des techniciens municipaux se rendent enfin sur place, en janvier, afin d’étudier la possibilité d’une nouvelle opération de salubrité.

    La montée des eaux est un autre défi pour le village. L’inaction du gouvernement est perçue comme le signe d’une volonté de se débarrasser du quartier. L’océan engloutit chaque année de cinq à dix mètres de plage et les maisons construites avec des matériaux de fortune sur son passage. Cette situation s’est aggravée avec la construction du port de Lomé, en 1967, et le barrage hydroélectrique d’Akosombo, au Ghana. La modification des fonds marins a précipité, à l’est du port, un départ de sédiments qui contribuaient à limiter l’érosion, et le phénomène a été exacerbé par les effets du changement climatique ainsi que par l’extraction de graviers par les riverains.

    Les installations électriques improvisées, basées sur un système de câblage en araignée relié à un réseau clandestin, exposent les habitants à un risque permanent d’électrocution et d’incendie. Patricia, vendeuse ambulante de fruits, a vu sa maison familiale partir en fumée début décembre 2024. « Nous n’avons pas les moyens de la reconstruire », dit-elle, visiblement éprouvée. Quelques semaines auparavant, la famille avait déjà été frappée par un autre drame : son frère Modcho, 27 ans, avait été tué lors d’une intervention policière visant à démanteler un point de vente de cannabis. Selon plusieurs témoins, Modcho aurait tenté de s’interposer pour empêcher l’arrestation d’une vendeuse. Les policiers auraient alors ouvert le feu. Modcho était l’un des rares soutiens financiers du foyer, dont dépendaient également sa compagne et ses enfants. Depuis l’incendie, la famille est complètement désemparée, livrée à elle-même, sans ressources ni perspectives.

    « On constate une réduction des stocks de poissons »

    Assis en cercle sur le sable, devant la mer, cinq hommes d’une cinquantaine d’années réparent des filets de pêche en sirotant du sodabi, la boisson locale distillée à base de vin de palme. La réparation d’un filet de 100 mètres est rémunérée 10 000 F CFA, une somme dérisoire pour deux semaines de travail.

    Ils ne parlent pas français mais éwé, l’une des langues officielles du Togo, sont analphabètes et n’ont jamais fréquenté l’école. « Nos enfants sont aussi pêcheurs, mais les nouvelles générations prennent d’autres chemins parce qu’on constate une réduction des stocks de poissons », raconte Pascal, débraillé, avec une tenue aussi échevelée que son discours est hésitant. « De plus, les Ghanéens viennent ici avec des embarcations plus sophistiquées et des filets qui ne respectent pas les tailles autorisées. Ils capturent tous nos poissons », poursuit l’ancien pêcheur.

    « Il y a cinquante ans, on pêchait deux fois plus de poissons. Des navires chinois viennent capturer nos espèces avec des filets trop serrés », dénonce David, ancien pêcheur résidant à Katanga. Dans les eaux du Togo, pays du golfe de Guinée, la surpêche et la pêche illégale sont un problème récurrent depuis des décennies. En dépit des efforts du gouvernement togolais, à travers des patrouilles maritimes et le renforcement de la législation en 2016, la pêche illégale représente 37 % des captures.

    « Le gouvernement permet cette situation »

    Au Togo, les conséquences de la surpêche sont aggravées par d’autres facteurs, comme l’absence de période de repos biologique maritime. L’expérimentation par le Ghana de cette trêve imposée pousse les pêcheurs ghanéens à venir pêcher au large des côtes de son voisin, fragilisant davantage son écosystème.

    Face aux navires industriels étrangers, les pêcheurs artisanaux sur leurs petites pirogues motorisées ne font pas le poids. Parfois, voulant pêcher de nuit et profiter des lumières des grands navires stationnés dans le port de Lomé, ils s’approchent trop près et sont pris pour des pirates.

    « Les Ghanéens viennent sur nos côtes et ramassent tous les petits poissons. C’est pour ça qu’on a de moins en moins de gros poissons », raconte Kossivi, qui a dû abandonner la pêche quand sa pirogue s’est cassée. Depuis longtemps, la pêche n’était plus une activité lucrative : « On dépense plus en carburant qu’on ne fait de bénéfices. » Et le quadragénaire de conclure : « Le gouvernement permet cette situation en acceptant l’argent des Ghanéens qui paient une taxe pour violer en toute impunité la loi qui interdit les filets de mailles trop étroites. De plus, les vendeuses de poisson sont elles aussi complices. Elles en profitent. »

    Quand le port de Bolloré délogeait les pêcheurs

    La pêche artisanale représente 99 % de la production totale marine du Togo. Pourtant, les pêcheurs déplorent un manque de soutien du gouvernement à ce secteur qui emploie 20 000 personnes et représente 4,5 % du PIB, selon les chiffres du ministère de l’Économie maritime du Togo.

    Le gouvernement prétexte la nationalité étrangère supposée des habitants de Katanga pour justifier le manque d’investissement en faveur de cette communauté de pêcheurs. Cette dernière se sent abandonnée de l’État et craint à tout moment d’être délogée.

    « On nous a forcés à partir avec la construction du troisième quai du port de Lomé en 2002 », rappelle Cécile, une résidente d’environ 70 ans qui connaît bien l’histoire du quartier. Le souvenir du délogement forcé, pour construire le port de Bolloré, reste encore très présent dans les esprits. Contraints de partir, les gens se sont installés quelques kilomètres plus loin sans aucun dédommagement.

    Les habitants l’appellent le « ghetto »

    En plus de leurs habitations, les pêcheurs perdent alors leur port artisanal. La promesse d’un nouveau port de pêche ne se concrétise que bien plus tard, en 2019. Les pêcheurs dénoncent aujourd’hui des insuffisances dans le chenal d’accès du nouveau port de pêche qui a déjà coûté la vie1 à deux d’entre eux et causé la perte de treize pirogues rien que pour le mois de juillet 2020. « Les vagues doivent être cassées en amont, elles sont trop proches du chenal », explique Kossi, un jeune pêcheur.

    Les stupéfiants en circulation, la prostitution, la pauvreté, l’insalubrité et la délinquance ont fait de Katanga ce que beaucoup considèrent comme la pire banlieue de la capitale. Les habitants eux-mêmes l’appellent le « ghetto ».

    La précarité économique de la pêche (500 F CFA de gains lors d’une mauvaise journée) et le manque d’opportunités en dehors de ce secteur poussent les jeunes à considérer la vente de cannabis comme l’unique option de survie. D’autres formes de délinquance telles que le vol, le braquage ou des règlements de comptes violents ont contribué à stigmatiser cette population au sein de la société loméenne.

    Une mauvaise réputation qui perdure

    Les zemidjans (motos-taxis) refusent de s’y rendre, et les citadins de Lomé déconseillent d’y aller. De fait, les personnes étrangères ne faisant pas partie du village sont perçues avec méfiance et exposées aux braqueurs. Se faire accompagner d’un résident est le seul moyen d’entrer en toute sécurité. Face à cette situation, la communauté s’est organisée pour écarter les bandits. La mauvaise réputation perdure bien que les agressions en plein jour soient de plus en plus rares.

    À l’intérieur, une hiérarchie tirée de la coutume garantit un certain ordre, fidèle aux perceptions de la justice sociale. Loin de s’apitoyer, la population compense la précarité par des formes multiples de solidarité et d’entraide.

    Les conditions de vie engendrées par la précarité et amplifiées par l’isolement de Katanga favorisent une addiction précoce aux stupéfiants. Katanga est devenu un lieu de deal mais aussi un refuge pour celles et ceux qui sont en rupture avec les normes sociales imposées par la famille.

    Vente de cannabis et de repas chauds

    Chez elle, une mère de famille prépare des enveloppes de cannabis pour la vente. « On est nés dedans », explique Jeanne (nom d’emprunt), qui consacre sa vie aux enfants vulnérables. Proche de la soixantaine, elle s’est dévouée corps et âme à nourrir, habiller et scolariser ces mineurs abandonnés à leur sort.

    Pour ce faire, elle utilise une méthode peu orthodoxe : la vente de cannabis et de repas chauds qui lui permet d’assurer un revenu régulier pour financer les besoins de dizaines d’enfants. « Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme “la maman” dans tout Katanga ! », dit Akalai, un jeune que Jeanne a vu grandir. Malgré quelques passages éphémères à la prison civile de Lomé, elle n’a jamais baissé les bras. Elle fait la fierté des habitants de Katanga, qui la protègent même des descentes de police régulières dans le quartier.

    La criminalité et la présence de stupéfiants justifient les opérations inopinées de la gendarmerie à Katanga. « Des grands bandits se réfugient à Katanga. Il y a quelques années, la police n’osait même pas y intervenir », affirme Kokou, habitant de Lomé et fondateur d’un centre culturel. La stigmatisation du quartier engendre parfois des interventions disproportionnées, comme celle qui a coûté la vie à Modcho. Sa famille, résignée, refuse de saisir la justice. « Ça ne sert à rien de porter plainte contre l’État », lâche sa sœur, d’un ton las. Pour sa compagne, la perte est lourde : endeuillée, elle se tourne désormais vers la solidarité de la communauté pour subvenir aux besoins des enfants du couple.

    source: https://afriquexxi.info

  • Togo/Démolition le long des rails: Nul n’a choisi d’être pauvre

    Togo/Démolition le long des rails: Nul n’a choisi d’être pauvre

    Depuis quelques jours, les scènes de désolation qui accompagnent la démolition des baraques de fortune le long des rails me brisent le cœur. Et la seule question que je pose est celle-ci. Ne pouvait-on pas faire autrement ?

    Attention. Je suis un ex-homme politique et je ne céderai pas au populisme en condamnant unilatéralement la récupération par l’Etat d’espace public. Je sais aussi que dans certaines situations, certains occupants traînent à vider les lieux. Mais cette résistance à une raison principale. Les gens ne savent pas où aller.

    Et c’est à ce moment que j’ai du mal à comprendre le silence des services de la mairie. Beaucoup des personnes dont les installations ont été démolies payaient les taxes municipales, contribuaient à l’économie de la commune et de la ville. Ces personnes étaient installées là-bas faute de mieux. Parfois, on a l’impression que être pauvre dans notre pays est une malédiction, alors que le principe d’un Etat est surtout de veiller au bien-être de la population.

    C’est donc bien de demander aux gens de partir, mais c’est surtout mieux de les relocaliser. Et cette tâche revient aux services de la mairie.

    Par humanisme aussi, il revient aussi d’observer un moratoire quand les engins arrivent. Voir des engins démolir les baraques alors que des gens tentent désespérément de récupérer leurs effets est déchirant. Pourquoi autant de cruauté ? Oui, les gens n’ont peut-être pas respecté les ultimatums. Quand les engins sont-là et il est avéré que la démolition est imminente, ça coûte quoi de laisser les gens retirer leurs effets ? Où se trouve notre humanité?

    Le plus scandaleux dans cette histoire est que ces déguerpissements peuvent, comme ce fut le cas à plusieurs reprises, donner lieu à aucun projet. On déguerpit, on ne fait rien, et l’endroit est occupé progressivement par d’autres pauvres hères, qui n’ont nulle part où aller. La nature a horreur du vide.

    Parfois, j’ai l’impression que certains s’emploient à provoquer une explosion sociale. Coûte que coûte. La ville souffre de plusieurs maux qui s’appellent assainissement, accès à l’eau et à l’électricité, transport urbain et j’en passe, et ce qu’on trouve, c’est en rajouter à la précarité.

    Et tout ceci se passe sans qu’aucun maire, député ou ministre n’intervienne . Circulez, il n’y a rien à voir.

    Pauvres de nous. Nul n’a choisi d’être pauvre. Parmi les gens propriétaires des petits commerces qui ont été démolis, certains sont probablement diplômés, travailleurs, honnêtes et justes. Leur faute, c’est que personne ne leur a jamais tendu la main. Personne. Absolument personne.

    Pauvres de nous.

    Gerry Taama, ancien député

  • L’impact d’Esther Ayélé Gabiam visible à Folivi Joe

    L’impact d’Esther Ayélé Gabiam visible à Folivi Joe

    Les habitants Folivi Joe bénéficient d’une unité de production moderne de volailles avec un système d’alimentation automatique et d’un torréfacteur écologique.

    L’honorable Esther Ayélé Gabiam poursuit ses œuvres en faveur des habitants de Folivi Joe. Un promet mêlant la protection de l’environnement et la promotion du développement durable est en train de transformer la vie des femmes de ce village située dans la commune des Lacs 4.

    Développement communautaire

    ‎Dans le cadre du projet ” Terroirs villageois”, la population du village Folivi Joe, situé dans le du canton d’Anfoin, donc dans la préfecture des Lacs, commune des Lacs 4, a bénéficié de nouveau, avec l’appui du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), l’installation d’une unité de production moderne de volailles avec un système d’alimentation automatique et aussi la mise en place d’un torréfacteur écologique et économique en bois  d’énergie.

    ‎L’installation de ces deux équipements en faveur des communautés du village Folivi Joe est rendue possible grâce à l’élue du peuple dans la circonscription électorale des Lacs, l’honorable Esther Ayélé Gabiam.

    ‎La cérémonie de réception de ces équipements s’est déroulée ce mercredi 19 novembre 2025 en présence de la députée, Mme Esther Ayélé Gabiam, et de son second de la circonscription électorale des Lacs, Drafoe Jonas, du maire de la Commune des Lacs 4, Martin Anénou, et son Conseil, du Coordonnateur du projet “Ecovillage”, Joseph Agboussoumondé, des chefs traditionnels, des autorités politiques et administratives ainsi que une partie des populations bénéficiaires.

    ‎Ce projet du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la production côtière et du Changement climatique, financé par le PNUD vient renforcer les réalisations existantes déjà sur le terrain, faites dans le cadre du projet ” Eco Village” et financé toujours par le PNUD pour soulager les populations de Folivi Joe sur la base de leur autonomisation.

    ‎Il est à rappeler que ce projet ” Terroirs villageois” est mis en œuvre au Togo sur la période 2025-2027 avec l’appui financier du PNUD.

    Réduction de la pauvreté

    ‎Dans son allocution de circonstance, la députée, Mme Esther Ayélé Gabiam s’est félicitée de la détermination de la communauté de Folivi Joe et surtout de la dynamique qu’elle a enclenchée depuis qu’elle a mis cette communauté dans son programme de développement, soutenu par les pouvoirs publics et le principal partenaire financier, PNUD. Il a salué les efforts conjoints des uns et des autres qui visent à réduire considérablement les impacts de la pauvreté dans ce milieu.

    ‎ « Grâce à l’électrification, l’aménagement des pistes, l’accès à l’eau potable et la construction d’infrastructures sociales de base, Folivi Joe incarne aujourd’hui le visage d’une zone rurale en pleine autonomisation », a relevé, l’honorable Esther Ayélé Gabiam. Elle n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, pour son écoute et ses appuis sans cesse à l’endroit des populations, de même que le PNUD pour son appui financier jamais égalé. Elle a, pour finir, invité les populations de Folivi Joe à faire un bon usage de ces équipements de développement.

    Modernité

    ‎‎Pour Joseph Agbossoumondé, Coordonnateur du projet ” Eco Village”, « Ce système d’élevage en cage, doté d’une alimentation automatique, permet un gain de temps considérable pour les éleveurs, optimise le travail et favorise l’autonomisation des acteurs locaux».

    ‎‎Le torréfacteur installé, explique-t-il,  permettra de réduire l’utilisation du bois de chauffe, de diminuer la pression sur les ressources forestières, de préserver les écosystèmes, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer les conditions de travail des femmes, en limitant les inhalations nocives.

    ‎‎Le Maire de la commune Lacs 4, Martin Anénou, a, lui, salué cette initiative d’installer un torréfacteur pour la production de gari. Selon lui, ce dispositif répond à un besoin direct dans une localité où la majorité des femmes vive de la transformation du manioc en farine. « Je suis le plus heureux des habitants d’Anfoin aujourd’hui. Si l’on veut vraiment aider une femme d’ici, c’est ce qu’il faut lui offrir », a-t-il ajouté.

    ‎‎Le torréfacteur installé à Folivi Joe pourra également desservir les populations des cantons voisins de la Commune des Lacs 4, notamment Koliafo, Fiata et Anamé.

    ‎‎Le  Projet de développement ” Terroirs villageois”, porté par le ministère en charge de l’environnement avec l’appui du PNUD, est axé sur  trois volets majeurs : la construction des infrastructures communautaires ou l’aménagement utile pour les villages, l’énergie à travers l’électrification solaire, l’installation des plateformes multifonctionnelles et l’accès à une énergie propre, et enfin le soutien aux Activités génératrices de revenus (AGR) pour réduire la pression sur les ressources forestières.

    ‎‎Mme Gabiam est entrée en politique dans le camp du parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR). Depuis lors,  elle ne cesse d’aider, de soutenir les populations à la base dans sa circonscription électorale et ailleurs au Togo. ‎Elle a déjà fait ses preuves lors de son premier mandat à l’Assemblée nationale ce qui lui a valu une admiration des populations et sa réélection pour un nouveau mandat à l’hémicycle. ‎

    ‎Vivement que d’autres députés fassent comme elle !

    ‎

    ‎Justin ANANI

    ‎

    ‎

    ‎

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes