Catégorie : Panier de la Ménagère

  • Services financiers en Afrique : la confiance encore fragile

    Services financiers en Afrique : la confiance encore fragile

    L’Organisation Africaine des Consommateurs (OAC) a franchi un cap important dans son engagement pour la défense des usagers en publiant, ce 25 mars 2026, son tout premier rapport d’enquête sur le niveau de satisfaction des consommateurs des services financiers en Afrique. Présenté lors d’une conférence publique à l’Université de Lomé, l’événement s’est tenu à la fois en présentiel et en ligne, réunissant experts, institutions et acteurs du secteur.

    Fruit d’une vaste enquête menée auprès de 10 655 répondants répartis dans 23 pays africains, ce rapport dresse un état des lieux sans complaisance des relations entre clients et institutions financières. Il met en lumière des attentes fortes, mais aussi des frustrations persistantes, qui freinent l’établissement d’une confiance durable.

    L’accueil et la transparence au cœur des attentes

    Parmi les principaux enseignements, l’importance de la qualité de l’accueil ressort clairement. Les consommateurs accordent une attention particulière à la disponibilité du personnel (31,2 %) et à la clarté des informations fournies (28,2 %). La sympathie et la rapidité du service, bien que moins citées, demeurent des critères non négligeables.

    Cependant, c’est sur la question de la transparence que les attentes sont les plus marquées. Les clients réclament davantage de clarté sur les taux d’intérêt, les frais appliqués et les conditions générales des services. Près de 60 % des répondants souhaitent notamment une meilleure compréhension des délais de remboursement, signe d’un déficit d’information encore préoccupant.

    Crédit : une satisfaction mitigée

    Le rapport révèle également une perception contrastée des conditions d’octroi et de recouvrement des crédits. Si 30,9 % des répondants se déclarent satisfaits, 28,2 % expriment leur insatisfaction, tandis qu’une part importante (31,8 %) reste neutre. Cette tendance traduit un manque de lisibilité et de communication autour des produits financiers.

    Les principaux points de friction concernent les coûts jugés élevés et le manque de flexibilité en cas de difficultés financières. Plus de 72 % des participants appellent à des taux d’intérêt plus compétitifs, tandis que près de 58 % souhaitent des mécanismes d’accompagnement plus souples en période de crise personnelle.

    Un déficit d’éducation financière

    Autre constat préoccupant : le faible niveau d’éducation financière. Une proportion significative des répondants (43,6 %) déclare ignorer les initiatives des banques centrales en matière d’information des consommateurs. Seuls 9,9 % estiment ces efforts fréquents. Ce déficit de sensibilisation limite la capacité des usagers à faire des choix éclairés et à défendre leurs droits.

    Un appel à l’action collective

    Face à ces résultats, l’OAC appelle à une mobilisation de tous les acteurs : États, banques centrales, institutions financières et organisations de consommateurs. L’objectif est clair : renforcer la transparence, améliorer la qualité du service et instaurer un climat de confiance durable.

    L’organisation insiste sur le rôle central des régulateurs dans la supervision du secteur et encourage une collaboration accrue avec les associations de consommateurs. Elle souligne également que ce rapport doit servir de base à des actions concrètes de plaidoyer en faveur d’une inclusion financière plus équitable.

    En donnant la parole aux consommateurs, l’OAC pose ainsi les jalons d’un dialogue essentiel pour l’avenir du secteur financier africain. Un dialogue qui, s’il est suivi d’effets, pourrait transformer durablement la relation entre institutions et usagers.

  • FNFI : le levier qui change des vies en 2025

    FNFI : le levier qui change des vies en 2025

    En 2025, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) confirme son rôle déterminant dans la transformation sociale et économique du Togo. Conçu pour démocratiser l’accès aux services financiers, ce mécanisme s’impose comme un outil efficace pour briser le cycle de l’exclusion bancaire et offrir aux populations vulnérables les moyens de leur autonomie.

    Depuis sa mise en place, le FNFI a permis à des milliers de bénéficiaires, longtemps marginalisés par les circuits financiers classiques, d’accéder au crédit. Cette dynamique s’est renforcée en 2025 avec une augmentation notable des financements destinés aux femmes, aux jeunes entrepreneurs, aux artisans et aux petits producteurs. Ces couches sociales, souvent confrontées à des difficultés d’accès au capital, trouvent désormais dans ce dispositif un véritable tremplin.

    Crédit comme outil d’émancipation

    L’année 2025 a été marquée par l’amélioration des produits financiers proposés par le FNFI. Adaptés aux réalités locales, ces crédits se caractérisent par des taux d’intérêt accessibles et des modalités de remboursement souples. Ils permettent ainsi à de nombreux porteurs de projets de créer ou de développer des activités génératrices de revenus.

    Sur le terrain, les retombées sont visibles. Dans les marchés, les ateliers, les exploitations agricoles et les unités de transformation, les bénéficiaires enregistrent une hausse de leurs revenus, diversifient leurs activités et participent à la création d’emplois. Le crédit devient alors un véritable instrument d’émancipation économique.

    Les femmes occupent une place centrale dans cette dynamique. Majoritaires parmi les bénéficiaires, elles investissent dans divers secteurs tels que le commerce, la transformation agroalimentaire, l’élevage, la couture ou la restauration. Grâce à l’appui du FNFI, elles renforcent leur autonomie financière et contribuent activement à la stabilité de leurs ménages.

    Les jeunes ne sont pas en reste. En facilitant l’accès au financement initial, le Fonds encourage l’auto-emploi et stimule l’esprit entrepreneurial. De nombreuses réussites émergent, illustrant la capacité des jeunes bénéficiaires à innover, structurer leurs activités et s’imposer progressivement sur les marchés.

    Bilan significatif

    Le bilan du FNFI, présenté par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, témoigne de l’ampleur de son impact. Entre 2014 et 2025, plus de 1,94 million de crédits ont été accordés à travers les systèmes financiers décentralisés et les institutions bancaires partenaires.

    Le volume global de ces financements s’élève à 117,7 milliards de francs CFA, avec un taux de remboursement de 94,98 %. Ce niveau de performance traduit l’efficacité du modèle mis en place par le FNFI.

    Au-delà du financement, l’institution accorde une importance particulière à l’éducation financière. En 2025, plusieurs sessions de formation ont été organisées afin de renforcer les compétences des bénéficiaires en gestion, en planification et en culture de remboursement. Cette approche intégrée contribue à sécuriser les investissements et à garantir la pérennité des activités soutenues.

    Impact durable

    L’action du FNFI dépasse le seul cadre économique. En injectant des ressources dans les zones rurales et périurbaines, le dispositif participe à la réduction des inégalités territoriales. Il favorise également la formalisation progressive des activités économiques, renforçant ainsi la structure productive du pays.

    À la croisée de la solidarité nationale et de la responsabilité individuelle, le FNFI incarne une finance inclusive, accessible et humaine. En 2025, ses réalisations confirment sa place stratégique dans le développement du Togo et dans l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

  • Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    La gestion des finances publiques connaît une transformation majeure avec l’adoption progressive du budget programme au Togo. Plus qu’un simple outil de répartition des ressources, ce mécanisme s’impose désormais comme un levier stratégique pour améliorer l’efficacité de l’action publique et renforcer l’impact des politiques sur le quotidien des citoyens.

    Dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de transparence et de résultats, le budget programme introduit une logique nouvelle : chaque dépense de l’État doit être justifiée par des objectifs précis et mesurables. L’époque des budgets centrés uniquement sur les moyens laisse ainsi place à une approche orientée vers la performance.

    Gestion axée sur les résultats

    Le principe est clair : les ministères et institutions ne se contentent plus d’exécuter des crédits. Ils doivent démontrer l’utilité de leurs actions à travers des résultats concrets. Cette exigence marque une évolution vers une administration plus rigoureuse, où la culture de la performance prend progressivement racine.

    Les politiques publiques sont désormais structurées autour de programmes bien définis, chacun assorti d’indicateurs permettant d’évaluer les progrès réalisés. Cette organisation facilite non seulement le suivi des actions, mais aussi l’identification des ajustements nécessaires pour améliorer l’efficacité des interventions de l’État.

    Le budget programme offre également une meilleure lisibilité de l’action publique. Il permet à l’ensemble des parties prenantes — gouvernement, société civile, partenaires techniques et financiers — de s’assurer que les ressources mobilisées sont utilisées de manière optimale, dans le respect des principes d’économie, d’efficacité et d’efficience.

    Cohérente des politiques publiques

    Dans sa mise en œuvre, le projet de budget programme de l’État pour la période 2025-2027 intègre les contributions de 33 ministères et de 12 institutions. Chaque programme est associé à des objectifs stratégiques précis, accompagnés d’indicateurs de performance et de cibles annuelles.

    Cette approche permet une meilleure planification des actions gouvernementales et renforce la cohérence entre les différents secteurs d’intervention. Les priorités nationales, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures et de l’agriculture, sont ainsi traduites en programmes structurés et suivis dans le temps.

    Par ailleurs, le Togo intègre des dimensions transversales essentielles dans sa gestion budgétaire. La budgétisation sensible au genre vise à promouvoir l’égalité entre les sexes et à améliorer les conditions de vie des femmes et des groupes vulnérables. Dans le même temps, la budgétisation verte prend en compte les enjeux environnementaux et les défis liés au changement climatique.

    Transparence

    Au-delà de ses aspects techniques, le budget programme s’affirme comme un véritable outil d’aide à la décision. Il permet aux autorités publiques de mieux orienter les ressources vers les actions les plus pertinentes, tout en renforçant la redevabilité.

    Cette exigence de transparence contribue à instaurer un climat de confiance entre l’État et les citoyens. En rendant plus lisible l’utilisation des fonds publics, elle favorise une meilleure compréhension des choix budgétaires et de leurs impacts.

    Efficacité

    En définitive, le budget programme s’impose comme un pilier de la modernisation de la gestion publique au Togo. Il traduit une conviction forte : la rigueur, la transparence et la recherche de résultats constituent des conditions essentielles pour un développement durable.

    À travers cet outil, le pays affirme sa volonté de bâtir une gouvernance plus performante, capable de répondre efficacement aux besoins des populations et de relever les défis économiques et sociaux à venir.

  • Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Les services financiers décentralisés s’imposent aujourd’hui comme un levier central de l’inclusion financière au Togo. Longtemps tenues à l’écart du système bancaire classique, de larges franges de la population accèdent désormais à des solutions adaptées grâce à la microfinance. Crédit, épargne sécurisée et accompagnement économique permettent à des millions de Togolais d’améliorer leurs conditions de vie et de développer des activités génératrices de revenus.

    Une inclusion financière en marche

    La microfinance repose sur une ambition claire : rendre les services financiers accessibles à tous, notamment aux populations historiquement exclues. Contrairement aux banques traditionnelles, souvent concentrées dans les grandes villes et exigeant des garanties importantes, les institutions de microfinance proposent des offres plus flexibles et adaptées aux réalités locales.

    Dans les zones urbaines comme rurales, ces structures jouent un rôle de proximité déterminant. Elles permettent à des profils variés — commerçants, artisans, agriculteurs ou encore travailleurs du secteur informel — d’accéder à des financements jusque-là inaccessibles. Ce rapprochement des services financiers contribue à réduire les inégalités et à stimuler l’économie locale.

    Les crédits accordés servent à financer le lancement ou le développement d’activités économiques. Ils permettent l’achat d’équipements, la constitution de stocks ou encore la consolidation d’entreprises naissantes. Parallèlement, les dispositifs d’épargne offrent aux bénéficiaires des solutions fiables pour sécuriser leurs ressources, favorisant ainsi une meilleure gestion financière au quotidien.

    Une progression notable des indicateurs

    Les chiffres témoignent de la vitalité du secteur. À la fin du mois de décembre 2025, la microfinance comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires, un chiffre en nette progression par rapport à l’année précédente. En effet, ils étaient un peu plus de 4,45 millions à fin 2024, avant d’atteindre près de 4,7 millions un an plus tard.

    L’encours des dépôts, qui représente le volume total des fonds confiés aux institutions, s’élève à 447,5 milliards de francs CFA. Ce niveau, en hausse par rapport aux 401 milliards enregistrés en 2024, illustre la confiance croissante des populations envers ces structures.

    Du côté des crédits, l’encours atteint 352,1 milliards de francs CFA, en légère baisse par rapport aux près de 359 milliards de l’année précédente. Cette diminution est interprétée positivement : elle traduit une capacité accrue des emprunteurs à honorer leurs engagements, signe d’une meilleure discipline financière.

    Selon les données du ministère des Finances et du Budget, l’ensemble des actifs du secteur dépasse désormais 578 milliards de francs CFA. Une performance qui confirme la solidité et l’expansion continue de la microfinance dans le pays.

    Un maillage territorial dense

    Le succès des services financiers décentralisés repose également sur leur forte implantation à travers le territoire. Plus de 140 structures sont aujourd’hui recensées, offrant aux populations un accès de proximité à des services financiers adaptés.

    Ces institutions constituent des points de contact réguliers pour de nombreux Togolais. Elles proposent des crédits à des conditions jugées accessibles, avec des taux d’intérêt modérés et des exigences moins contraignantes que celles des circuits bancaires traditionnels.

    Parmi ces structures, 63 sont regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), une organisation qui contribue à la structuration et à la professionnalisation du secteur.

    Un outil de transformation sociale

    La microfinance ne se limite pas à un simple mécanisme financier. Elle s’affirme comme un véritable outil de transformation économique et sociale. En facilitant l’accès au crédit et à l’épargne, elle favorise l’autonomisation des populations, notamment des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables.

    Les ménages peuvent ainsi mieux faire face aux aléas économiques, investir dans des activités productives et améliorer leur niveau de vie. Les micro-entrepreneurs, quant à eux, trouvent dans ces dispositifs un appui essentiel pour lancer ou développer leurs initiatives.

    Cette dynamique contribue à renforcer le tissu économique local, à créer des emplois et à encourager l’esprit entrepreneurial. Elle participe également à la réduction de la pauvreté et à la promotion d’une croissance plus inclusive.

    Au regard de ces avancées, la question de l’impact de la microfinance au Togo ne se pose presque plus. Les résultats observés sur le terrain, combinés à l’évolution des indicateurs, confirment que les services financiers décentralisés sont devenus un pilier du développement économique et social du pays.

  • Entrepreneuriat (FAIEJ) : le grand tournant

    Entrepreneuriat (FAIEJ) : le grand tournant

    Au Togo, l’accompagnement des jeunes entrepreneurs entre dans une nouvelle phase décisive. Après plus d’une décennie d’actions structurantes, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) laisse place à une structure plus ambitieuse : l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Une évolution stratégique qui marque une volonté claire des autorités de renforcer l’impact des politiques publiques en faveur de l’emploi et de la création de richesse.

    Instrument clé pendant plus de dix ans

    Pendant près de douze ans, le Faiej s’est imposé comme un levier essentiel de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes au Togo. Conçu pour répondre à la problématique du chômage et de l’insertion professionnelle, ce mécanisme a permis à des milliers de jeunes de franchir le cap de la création d’entreprise.

    À travers des dispositifs combinant formation, accompagnement technique et appui financier, le Faiej a contribué à faire émerger une génération d’entrepreneurs plus structurée et mieux préparée aux réalités du marché. Dans des secteurs variés tels que l’agriculture, l’artisanat, les services ou encore les technologies, les bénéficiaires ont su développer des activités viables et génératrices de revenus.

    Le bilan du dispositif est éloquent : 3,57 milliards de francs CFA mobilisés pour accompagner 5 370 jeunes, avec un taux de remboursement de 61,30 %. Ces chiffres traduisent à la fois l’ampleur de l’intervention et l’engagement des bénéficiaires dans la réussite de leurs projets.

    Au-delà des financements, le Faiej a surtout permis de renforcer les capacités entrepreneuriales des jeunes. Structuration des projets, acquisition de compétences en gestion, suivi technique : autant d’éléments qui ont contribué à améliorer la durabilité des initiatives soutenues. Pour beaucoup, ce programme a représenté une véritable opportunité de sortir du chômage et de devenir acteur de leur propre développement.

    Transition stratégique, sans rupture

    L’introduction de l’ADTPME ne constitue pas une rupture, mais plutôt une continuité améliorée. Elle s’inscrit dans une logique d’adaptation aux nouvelles exigences d’une économie en constante mutation.

    Face aux défis liés à la compétitivité, à la formalisation des entreprises et à l’accès au financement, les autorités ont opté pour une réforme en profondeur du dispositif d’accompagnement. L’objectif est clair : gagner en efficacité, en cohérence et en impact.

    La principale innovation réside dans la mise en place d’un guichet unique, chargé de centraliser l’ensemble des mécanismes d’appui à l’entrepreneuriat. Cette approche vise à simplifier les démarches des entrepreneurs et à leur offrir un accompagnement plus lisible et mieux coordonné.


    Dispositif plus ambitieux

    Avec l’ADTPME, le Togo franchit un cap important dans sa politique de soutien au secteur privé. Cette nouvelle agence élargit considérablement le champ d’intervention en intégrant plusieurs dimensions essentielles au développement des entreprises.

    Parmi les axes majeurs de son action figurent :

    • Le renforcement des capacités entrepreneuriales, pour mieux préparer les porteurs de projets ;
    • L’accès au financement, afin de lever les contraintes liées au manque de ressources ;
    • L’amélioration de la compétitivité des entreprises, dans un contexte économique de plus en plus exigeant ;
    • La facilitation de la formalisation, pour intégrer davantage d’acteurs dans le secteur formel.

    En regroupant ces différents leviers au sein d’une même structure, l’ADTPME ambitionne de proposer un accompagnement plus intégré, capable de suivre les entrepreneurs à chaque étape de leur développement.

    Impact attendu sur l’économie nationale

    Au-delà de l’accompagnement individuel, cette réforme vise un objectif plus large : la consolidation du tissu économique national. En soutenant les très petites, petites et moyennes entreprises, considérées comme le socle de l’économie, l’ADTPME devrait contribuer à dynamiser la croissance et à créer davantage d’emplois.

    L’enjeu est d’autant plus important que la jeunesse togolaise représente une part significative de la population. Offrir à cette frange des opportunités concrètes d’insertion économique constitue un impératif pour le développement durable du pays.

    Grâce à une approche plus structurée et plus ambitieuse, les autorités espèrent ainsi maximiser l’impact des politiques publiques et renforcer la résilience de l’économie face aux défis actuels.

    Nouvelle génération d’entrepreneurs

    Avec la mise en place de l’ADTPME, le Togo ouvre une nouvelle page de son histoire entrepreneuriale. En capitalisant sur les acquis du Faiej tout en apportant des innovations majeures, cette réforme pourrait favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, plus compétitifs et mieux intégrés dans les circuits économiques.

    Le pari est donc celui de la transformation : transformer les idées en projets solides, les projets en entreprises durables, et ces entreprises en véritables moteurs de croissance.

    Une ambition à la hauteur des défis, mais aussi des espoirs portés par toute une jeunesse en quête d’opportunités.

  • FNFI : le pari gagnant de la croissance inclusive

    FNFI : le pari gagnant de la croissance inclusive

    L’investissement public ne se limite plus à la simple dépense au Togo. Il s’inscrit désormais dans une logique de transformation durable, où chaque franc mobilisé doit générer de la valeur économique et sociale. À travers plusieurs mécanismes innovants, l’État structure des fonds capables de dynamiser l’économie, de favoriser l’inclusion et de créer des opportunités à grande échelle.

    Une stratégie publique orientée vers l’impact

    Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), le mécanisme Tinga, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) – aujourd’hui intégré à l’ADTPME – ainsi que le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) incarnent cette vision. Bien que distincts dans leurs missions, ces dispositifs convergent vers un objectif commun : faire de la dépense publique un levier de croissance durable.

    Le FNFI, moteur de l’inclusion financière

    Parmi ces instruments, le FNFI se distingue par des résultats tangibles. En 2025, il a généré près de 932 millions de francs CFA de revenus financiers. Sur la même période, plus de 34 000 crédits ont été octroyés, injectant plus de 4 milliards dans l’économie nationale.

    Depuis sa création en 2013, le FNFI affiche des performances remarquables : 1,94 million de crédits distribués pour un volume global de 117,7 milliards de francs CFA, avec un taux de remboursement avoisinant les 95 %. Ces chiffres traduisent non seulement l’efficacité du mécanisme, mais aussi la confiance des bénéficiaires. En facilitant l’accès au financement pour les populations exclues du système bancaire classique, le FNFI contribue à élargir la base économique du pays.

    Tinga, l’énergie au service du développement

    Dans un registre différent, le programme Tinga s’attaque à un obstacle majeur : l’accès à l’électricité. Longtemps considéré comme coûteux pour de nombreux ménages, le raccordement devient désormais accessible grâce à un modèle innovant. Moyennant un paiement initial de 1 000 francs CFA, les bénéficiaires peuvent étaler le reste du coût sur plusieurs années, selon leurs capacités financières.

    Au 30 juin 2025, près de 80 000 foyers ont été raccordés dans plusieurs régions du pays. Au-delà du confort domestique, l’électricité transforme les dynamiques économiques locales. Les commerces prolongent leurs שעות d’activité, les ateliers améliorent leur productivité et de nouveaux services émergent. Ce cercle vertueux est renforcé par le principe de remboursement progressif, qui alimente en continu le fonds et assure sa durabilité.

    Entrepreneuriat : des jeunes au cœur de la dynamique

    Le soutien à l’entrepreneuriat constitue un autre pilier de cette stratégie. À travers le Faiej, plus de 6 900 projets ont été financés à fin 2024, générant plus de 27 000 emplois durables. Près de 9,6 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour accompagner ces initiatives.

    Au-delà du financement, le dispositif proposait un accompagnement technique, sécurisant ainsi les parcours des jeunes entrepreneurs. Chaque projet soutenu devient un moteur de production, contribuant à renforcer le tissu économique national et à offrir des perspectives à une jeunesse en quête d’opportunités.

    Des territoires mieux structurés

    Le FACT, quant à lui, agit au niveau local en finançant des infrastructures essentielles. En cinq ans, plus de 41,8 milliards de francs CFA ont été alloués aux collectivités territoriales. Les dotations ont connu une progression significative, passant de 2,63 milliards en 2020 à 9,5 milliards en 2025, avec des projections encore plus ambitieuses pour 2026.

    Ces investissements permettent la construction d’écoles, de forages, d’extensions électriques ou encore de centres d’état civil. S’ils ne génèrent pas directement de revenus financiers, ils créent un environnement propice à l’activité économique et améliorent les conditions de vie des populations.

    Un cercle vertueux en construction

    À travers ces différents mécanismes, le Togo démontre que l’investissement public peut être un puissant catalyseur de développement. Revenus financiers, inclusion sociale, création d’emplois et structuration des territoires s’articulent pour former un écosystème cohérent.

    Plus qu’une politique, il s’agit d’une vision : celle d’un État stratège, capable de transformer ses ressources en opportunités concrètes pour ses citoyens. Un modèle qui, progressivement, installe les bases d’une croissance inclusive et durable.

  • Tata Matina, l’excellence culinaire au service de vos événements

    Tata Matina, l’excellence culinaire au service de vos événements

    Dans le domaine de la restauration événementielle, certains noms s’imposent par la qualité constante de leurs prestations et la satisfaction de leur clientèle. Celui de Tata Matina fait aujourd’hui partie de ces références incontournables à Lomé et au-delà. Restauratrice passionnée, elle a su bâtir en une quinzaine d’années une réputation solide, fondée sur le sérieux, la rigueur et un sens aigu du détail.

    Derrière cette réussite se cache une femme simple, affable et profondément engagée dans son métier. Tata Matina ne se contente pas de cuisiner : elle accompagne chaque client avec écoute et professionnalisme, en veillant à comprendre les besoins spécifiques de chaque événement. Qu’il s’agisse d’un anniversaire, d’un mariage, d’un baptême ou encore de moments plus délicats comme les funérailles, elle apporte la même attention et la même exigence.

    Sa force réside dans sa polyvalence culinaire. À l’aise aussi bien dans la cuisine traditionnelle que moderne, elle propose des mets savoureux, préparés avec soin et dans le respect des goûts locaux comme internationaux. Chaque plat est pensé pour allier qualité, hygiène et présentation irréprochable, garantissant ainsi une expérience gastronomique mémorable pour les convives.

    Installée à Bè-Kpota Kinitimé, Tata Matina a su étendre son savoir-faire bien au-delà de son quartier. Grâce à un service de livraison efficace, elle dessert toute la ville de Lomé ainsi que plusieurs localités de l’intérieur du pays, notamment Kpalimé et Notsè. Une disponibilité qui témoigne de son engagement à répondre aux attentes de sa clientèle, où qu’elle se trouve.

    Mais l’expertise de Tata Matina ne s’arrête pas à la cuisine. Elle propose également des services complémentaires qui font toute la différence lors des événements : dressage de tables élégantes, décoration soignée, et même sonorisation. Une offre complète qui permet aux organisateurs de se décharger du stress logistique et de profiter pleinement de leurs moments.

    Autre atout majeur : ses tarifs défiant toute concurrence. Dans un contexte où le coût des prestations peut rapidement devenir un frein, Tata Matina se distingue en proposant des services accessibles sans jamais compromettre la qualité. Une approche qui lui vaut la fidélité de nombreux clients, séduits par cet équilibre rare entre excellence et prix abordables.

    Parallèlement à ses activités de restauration, elle gère également une boutique d’alimentation générale et commercialise du charbon de bois, en gros comme en détail, renforçant ainsi sa présence dans le quotidien des populations.

    Sa devise, « rapidité, qualité et succès », n’est pas qu’un slogan : c’est une promesse qu’elle honore à chaque prestation. Avec Tata Matina, chaque événement devient une réussite culinaire et organisationnelle.

    Pour toute commande, un seul contact : (+228) 90 39 55 00.

  • Dialogue relancé entre l’État et le secteur privé togolais

    Dialogue relancé entre l’État et le secteur privé togolais

    Le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique a entamé une série de rencontres avec les principales organisations représentatives du secteur privé togolais. Ces échanges marquent une première prise de contact avec les acteurs économiques depuis sa récente prise de fonction et traduisent la volonté des autorités de consolider le dialogue public-privé au service du développement économique.

    Premiers échanges avec les organisations patronales

    À cette occasion, le ministre a reçu successivement une délégation du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo), conduite par son président Coami Tamegnon, une délégation de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) dirigée par Jonas Daou, ainsi qu’une délégation du Groupement des Industries du Togo (GITO), menée par Kossi Amétépé GLE.

    Ces rencontres ont permis d’aborder le rôle stratégique du secteur privé dans la croissance économique nationale, notamment en matière de création de richesse, de développement industriel et de génération d’emplois.

    Les défis du secteur privé au cœur des discussions

    Lors des échanges, les représentants du CNP-Togo ont soulevé plusieurs préoccupations majeures auxquelles les entreprises togolaises sont confrontées. Parmi celles-ci figurent l’accès au financement, la question de la dette intérieure, la compétitivité des entreprises et les défis énergétiques qui affectent la productivité de nombreuses unités industrielles.

    De son côté, l’AGET a rappelé le poids économique de ses membres, qui contribuent à près de 20 % des recettes fiscales nationales et génèrent plus de 13 000 emplois directs. L’organisation a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires, notamment à travers une fiscalité adaptée et des infrastructures performantes.

    Quant au GITO, il a mis l’accent sur l’importance de renforcer le tissu industriel national et de développer de véritables chaînes de valeur afin de favoriser la transformation locale et l’essor des marchés.

    Vers un partenariat renforcé pour la croissance

    Le ministre a salué l’engagement du secteur privé dans le développement du pays et réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir un dialogue permanent avec les acteurs économiques.

    Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui ambitionne de faire du secteur privé un véritable moteur de croissance, tout en renforçant l’attractivité du Togo et en créant un environnement propice aux investissements et aux opportunités économiques.

  • Amen Assignon : la voix des médias, en quête d’opportunité

    Amen Assignon : la voix des médias, en quête d’opportunité

    Journaliste togolaise, mère et créatrice de contenus, Amen Assignon incarne depuis plus d’une décennie la passion et la résilience du métier de journaliste en Afrique de l’Ouest. Pourtant, derrière un parcours riche de plus de seize années d’expérience dans les médias, se cache aujourd’hui une réalité plus sombre : celle d’une professionnelle expérimentée actuellement au chômage et à la recherche d’une nouvelle opportunité. Son parcours illustre, à lui seul, la précarité persistante du journalisme au Togo et dans de nombreux pays africains.

    Un parcours forgé par la passion du micro

    Rien ne prédestinait véritablement Amen Assignon au journalisme. Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique (série D) au lycée de Tokoin, elle entame des études en sciences avant de se réorienter vers l’anthropologie à l’Université de Lomé. Mais parallèlement à son cursus universitaire, sa passion pour les médias prend rapidement le dessus. Elle commence alors à faire ses premiers pas dans le monde du journalisme tout en poursuivant ses études.

    Ses débuts professionnels se font à Radio KNTB, avant qu’elle ne rejoigne en 2008 la Chaîne du Futur (LCF) où elle se distingue comme journaliste, reporter et animatrice d’émissions culturelles. Elle poursuit ensuite son parcours à City FM, puis à Taxi FM, où elle occupe plusieurs fonctions : reporter, présentatrice de journal et animatrice d’émissions dédiées aux femmes et aux questions sociales.

    Au fil des années, sa voix et son style journalistique s’imposent. Sa voix, souvent décrite comme “semi-rock” et marquante, devient reconnaissable pour les auditeurs et téléspectateurs.

    Une journaliste ouverte sur l’international

    Grâce à son professionnalisme, Amen Assignon élargit progressivement son horizon au-delà des médias locaux. Elle collabore pendant plusieurs années avec la radio internationale allemande Deutsche Welle (DW) entre 2015 et 2021.

    En 2022, elle franchit une nouvelle étape en devenant correspondante au Togo pour VOA Afrique (Voice of America), un média international de référence. À travers ses reportages, elle s’attache à mettre en lumière les initiatives positives du continent et à promouvoir les talents africains.

    Pour elle, le journalisme n’est pas seulement un métier, mais une mission : montrer une Afrique dynamique, créative et capable d’écrire son propre avenir.

    Une professionnelle aux multiples compétences

    Au fil de sa carrière, Amen Assignon a développé une palette de compétences aujourd’hui très recherchées dans les médias contemporains.

    Elle est à la fois : journaliste et reporter de terrain, créatrice de contenus, rédactrice freelance, spécialiste du storytelling, voix-off pour documentaires et productions audiovisuelles et monteuse audio et vidéo.

    Elle s’intéresse particulièrement aux sujets liés au social, au bien-être et au développement, avec la volonté constante de raconter des histoires humaines et inspirantes.

    Le revers du métier : la précarité journalistique

    Malgré cette expérience solide et cette polyvalence, Amen Assignon se retrouve aujourd’hui sans emploi stable, une situation qui reflète un problème plus large.

    Au Togo comme dans plusieurs pays africains, le secteur des médias reste marqué par :

    • des contrats précaires
    • la fermeture ou l’instabilité des organes de presse
    • des salaires souvent faibles
    • un manque de protection sociale pour les journalistes

    La fermeture de certaines chaînes et radios, ou la dépendance économique de nombreux médias, fragilise les carrières. Beaucoup de journalistes expérimentés se tournent alors vers le freelance, la production indépendante ou la création de contenus, parfois sans garantie de revenus réguliers.

    Le cas d’Amen Assignon illustre ainsi une contradiction fréquente dans les médias africains : des talents reconnus, mais peu de structures capables d’offrir une stabilité professionnelle durable.

    Une voix qui cherche un nouveau chapitre

    Aujourd’hui, Amen Assignon se définit comme journaliste freelance et créatrice de contenus, prête à mettre son expertise au service de nouveaux projets médiatiques, institutionnels ou audiovisuels.

    Son parcours témoigne d’une conviction profonde : l’Afrique a besoin de journalistes engagés capables de raconter ses réalités autrement.

    Mais pour que ces voix continuent d’exister, encore faut-il que les conditions du métier permettent à ceux qui l’exercent de vivre dignement de leur travail.

    Contact : +228 90 13 71 64

  • Le Togo modernise ses marchés avec l’appui français

    Le Togo modernise ses marchés avec l’appui français

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses marchés traditionnels. Avec le soutien de la France, à travers la société Engineering & Consulting France, le gouvernement lance le projet « Maison des services », une initiative portée par le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique.

    Ce programme ambitionne de transformer en profondeur le fonctionnement des marchés, véritables poumons de l’économie locale, en y introduisant des outils modernes et des services adaptés aux besoins des commerçants et des producteurs.

    Quatre piliers pour structurer la réforme

    Le projet « Maison des services » repose sur quatre axes majeurs. D’abord, l’installation de balances certifiées afin de garantir la transparence des transactions et renforcer la confiance entre vendeurs et clients. Cette mesure vise à mettre fin aux contestations liées aux pesées et à instaurer des pratiques commerciales plus équitables.

    Ensuite, la mise en place d’une plateforme de moulins multiproduits permettra la transformation des produits secs directement au sein des marchés. Cette innovation facilitera la valorisation des denrées agricoles locales, tout en offrant un gain de temps et de compétitivité aux acteurs économiques.

    Troisième composante : l’installation de conteneurs frigorifiques destinés à la conservation des produits périssables. En améliorant les conditions de stockage, le gouvernement entend réduire significativement les pertes post-récolte, un défi majeur pour les producteurs et commerçants.

    Enfin, le projet prévoit un important volet de formation. Les acteurs économiques bénéficieront d’un accompagnement pour s’approprier ces nouveaux outils et renforcer leurs capacités en gestion, en hygiène et en techniques commerciales.

    Moderniser et sécuriser les échanges

    À travers cette initiative, les autorités togolaises affichent un double objectif : moderniser les échanges commerciaux et sécuriser les productions agricoles. « Ce projet va contribuer à moderniser les échanges commerciaux dans nos marchés afin de valoriser davantage nos productions agricoles », a souligné le ministre Badanam Patoki.

    En améliorant la transparence, la transformation et la conservation des produits, le gouvernement espère dynamiser les circuits de distribution locaux et renforcer la compétitivité des filières agricoles.

    Une phase pilote dans le Grand Lomé

    La phase pilote du projet démarrera dans les marchés du Grand Lomé. Cette première étape permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif avant un déploiement progressif sur l’ensemble du territoire national.

    L’initiative s’inscrit dans une logique de partenariat public-privé. Elle réunit institutions publiques et acteurs locaux autour d’un comité technique de suivi chargé de veiller à la bonne mise en œuvre des actions.

    Avec « Maison des services », le Togo entend ainsi faire de ses marchés traditionnels des espaces modernisés, mieux organisés et davantage intégrés aux dynamiques de développement économique du pays.

Radio Renouveau228

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