Catégorie : Panier de la Ménagère

  • Crédit-bail ou chaos : Pourquoi les TPME togolaises doivent sortir de l’informel maintenant ?

    Crédit-bail ou chaos : Pourquoi les TPME togolaises doivent sortir de l’informel maintenant ?

    Le monde célèbre ce vendredi 27 juin 2025, les TPME comme pilier de la résilience économique. Et le Togo se démarque par un choix de thème audacieux et chirurgical : « Crédit-bail et financement durable : un levier pour accélérer la formalisation et le financement des TPME ». A travers cette tribune, Helly GBENE, Expert en veille stratégique et CEO du Cabinet d’Ingenierie de Formation & Consulting – IF&C Togo, dont le rôle d’éclaireur stratégique est clé pour transformer le financement des TPME en outil d’émancipation, lance un appel à l’action.  Pour lui, en intégrant le crédit-bail et les solutions durables, le Togo peut impulser une vague de formalisation massive et réaliste. Ici, pas de théorie : des pistes concrètes, duplicables et humaines. 

    Sortir de l’informel sans s’endetter 

    À l’heure du chaos économique global, cette vision trace une trajectoire crédible vers un écosystème togolais robuste. Un contenu à fort impact pour tout leader d’influence.

     Le 27 juin 2025, le monde célèbre les TPME comme pilier de la résilience économique. Cette année, le Togo se démarque par un choix de thème audacieux et chirurgical : « Crédit-bail et financement durable : un levier pour accélérer la formalisation et le financement des TPME ». Enfin une prise de position claire : le financement ne doit plus être une entrave, mais un moteur.

    Car soyons directs : sans financement intelligent, sans outils adaptés, sans souplesse dans l’accès au matériel et aux services, nos TPME resteront dans l’ombre. Pire : elles risquent de s’effondrer sous le poids de dettes mal calibrées. Le crédit-bail, lui, offre une sortie de secours non toxique.

    Ce que le crédit-bail change vraiment

    Le crédit-bail (ou leasing) permet à une entreprise d’utiliser un équipement sans en payer le prix total immédiatement. C’est une révolution douce pour les TPME togolaises, surtout celles du secteur agricole, artisanal ou logistique. Un moulin, un tricycle, une machine à coudre ou un ordinateur professionnel : accessibles sans s’endetter ni hypothéquer la maison familiale.

    Mais pour cela, il faut : une réglementation claire et sécurisée ; des acteurs locaux de confiance (coopératives, banques partenaires, fintech) ; une vulgarisation massive dans toutes les langues nationales.

    Le vrai défi : formaliser par la confiance, pas par la peur

    Tant que formaliser une entreprise signifie « payer des impôts et être traqué », on tournera en rond. La formalisation doit devenir un passeport vers les opportunités. Le crédit-bail devient alors une carotte économique : seul un acteur formel peut y prétendre. C’est là que l’État joue un rôle stratégique.

    Proposition concrète :

    Chaque TPME formalisée reçoit un bonus crédit-bail automatique de démarrage.

    Les collectivités locales peuvent co-garantir les baux pour les TPME de leur zone.

    Création d’un répertoire national TPME* éligibles au crédit-bail, avec visibilité auprès des partenaires privés.

    Le financement durable : pas une mode, une nécessité

    On ne parle plus ici de crédits à la consommation ou d’endettement spéculatif. Le financement durable, c’est : orienter les fonds vers des activités viables, propres, ancrées dans le territoire ; imposer des conditions humaines et éthiques : pas d’usure, pas de clauses abusives ; prioriser les femmes, les jeunes, et les zones rurales.

    Idée forte : le Togo peut devenir leader sous-régional du leasing éthique, en lien avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En structurant une plateforme publique-privée, on crée un marché local, sécurisé, et massivement inclusif.

    Ce que le Cabinet IF& C-Togo peut impulser maintenant

    Le Cabinet IF&C peut : piloter un programme de formation express “leasing + formalisation” dans les 5 régions ; proposer une cellule d’intelligence stratégique pour accompagner les institutions dans le ciblage des secteurs prioritaires ; créer une base de données dynamique TPME formalisées et prêtes au crédit-bail, utile aux banques, fonds d’impact et partenaires au développement.

    Helly GBENE et son cabinet peuvent devenir le point focal d’une réforme réussie, en articulant les besoins du terrain et la vision de long terme.

    Le moment est maintenant

    Le crédit-bail n’est pas une solution miracle. Mais c’est la meilleure arme réaliste que nous ayons aujourd’hui pour faire basculer des milliers de TPME togolaises de la précarité vers la structuration, sans violence financière.

    L’État a ouvert une brèche avec ce thème fort. C’est le devoir des acteurs stratégiques comme IF&C d’y injecter méthode, énergie, et impact.

    Car en 2026, ce qu’on attendra, ce ne sont plus des discours. Ce sont des machines livrées, des jeunes formés, des bilans solides. Et, surtout, des TPME fières, visibles, et durables.

    Source: revueinfo.tg

  • Golfe1/Reddition des comptes: les gratitudes d’Espoir Koudjodji

    Golfe1/Reddition des comptes: les gratitudes d’Espoir Koudjodji

    Conformément à l’article 18 de la loi sur la décentralisation, la Commune du Golfe 1 a rendu compte à ses administrés. Il s’agit d’ ”Une règle de bonne gouvernance que nous avons adoptée et qui renforce notre proximité avec nos populations”, souligne Espoir Koudjodji, le maire adjoint.

    𝐌𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬….

    Pour la troisième fois consécutive, le conseil municipal du Golfe 1 a rendu compte aux mandants que sont les populations.

    Cette exigence de la loi sur la décentralisation est à son article 18 qui demande aux élus locaux de rendre compte de leur gestion.

    Une règle de bonne gouvernance que nous avons adoptée et qui renforce notre proximité avec nos populations. Du fonctionnement et des investissements, tous les détails de la gestion 2024 sont donnés.

    En fin de mandat, c’était également l’occasion de souligner quelques grandes lignes du bilan global des six (06) ans de gouvernance à la tête de la commune Golfe 1.

    La décentralisation avec des conseils élus étant une nouvelle expérience au Togo, nous avons essayé quelque chose que les gens peuvent apprécier à juste titre. Si les résultats de cette gestion sont encourageants, comme cela a été dit par la plupart des intervenants à la cérémonie d’hier 17 juin 2025, c’est à mettre à l’actif du collectif : Conseil communal, l’exécutif, le personnel et les forces vives de la commune. Nous avons accordé nos violons malgré nos différences pour bâtir ce bilan que nous défendons tout en reconnaissant des faiblesses liées aux nombreuses attentes non satisfaites. C’est aussi une question de moyens et de priorisation.

    Je voudrais ici comme je l’ai fait de vive voix hier à la cérémonie, rendre hommage à la population du Golfe 1 dans toute sa diversité, au personnel qui sous le soleil et la pluie est à l’œuvre pour rendre service et régler quotidiennement les problèmes des administrés. Mes remerciements en ma qualité de membre de l’exécutif local vont également à la chefferie traditionnelle, les confessions religieuses, aux Comités de Développement de Quartiers (CDQ), les associations de femmes et de jeunes, les services déconcentrés de l’Etat, les opérateurs économiques…

    Tous ces acteurs venus d’horizons divers, dans toute leur diversité religieuse et ethnique, chacun dans son domaine, ont décidé d’apporter leur touche, leur contribution au développement de leur commune. Cette convergence dans la diversité est le socle de la cohésion sociale. C’est en cela que tout discours ou toute considération communautariste est à condamner quand il s’agit d’une commune qui est un Etat en miniature, où les habitants et les différents acteurs sont variés et de plusieurs origines.

    Nous avons ce grand devoir de construire nos différents territoires pour le développement du Togo aujourd’hui en difficulté à cause de la mal gouvernance généralisée, source de misère ambiante des populations. Le développement par la base reste l’un des remparts.

    Espoir Koudjodji, maire adjoint de la commune du Golfe 1

  • BAD: de quelle couleur est donc le développement ?

    BAD: de quelle couleur est donc le développement ?

    Encore combien de décennies, pour que les peuples africains réalisent à quoi peut bien ressembler cette grande promesse des indépendances ? C’est là une question qui devrait préoccuper davantage la BAD, au moment où son président depuis dix ans s’en va, tout fier de son bilan, et que l’on vient d’élire son successeur pour les cinq prochaines années.

    Sidi Ould Tah, ex-grand argentier de la Mauritanie, élu, cette semaine, président de la Banque africaine de développement (BAD), prendra fonctions en septembre prochain. Vous évoquiez ici, la semaine dernière, cette élection avec d’infinies précautions. Le résultat vous paraît-il rassurant pour l’Afrique ?

    À présent que la messe est dite, on peut, non pas questionner les aptitudes et les éventuelles lacunes de certains prétendants, mais juste s’étonner que tel candidat d’Afrique centrale, pris en flagrant délit de népotisme dans des fonctions antérieures, ait pu aspirer à ce poste qui requiert impartialité, doigté et sens de l’intérêt général. Pour l’Afrique, c’est un véritable drame que de devoir subir les élites qui traînent d’institution en institution leurs tares et leurs échecs personnels.

    À la BAD, les problèmes sensibles que l’on retrouve dans la plupart des pays africains sont multipliés par cinquante. On ne peut donc la livrer à une élite capable de privilégier la médiocrité d’une culture de clan au sort d’un milliard et demi d’Africains. Ce n’est pas nécessairement le meilleur candidat qui l’emporte. Mais le niveau général est d’ordinaire suffisamment bon pour qu’un candidat qui a franchi l’étape de la pré-sélection puisse théoriquement diriger cette banque, où les compétences internes sont d’ailleurs telles que l’institution peut tourner normalement, sans président. En ces temps de déficit de respectabilité pour l’Afrique, le président dont a urgemment besoin la BAD est un leader d’envergure, capable d’imagination, de créativité, de vision, pour soustraire l’Afrique aux préjugés imbéciles dans lesquels l’enferment encore trop souvent certains.

    Quels sont donc ces préjugés ?

    Tel suggère, par exemple, que les difficultés de l’Afrique à se nourrir résultent de l’incapacité du paysan africain à travailler comme les autres. En oubliant que sous le chaud soleil, le paysan africain, avec sa houe rudimentaire, déploie parfois cinq fois plus d’énergie de ses muscles que les autres qui, eux, ont des engins agricoles mécanisés pour labourer leurs terres scientifiquement irriguées. Le paysan africain n’est pas paresseux, mais juste mal équipé. La BAD et les banques sous-régionales de développement devraient, en premier, trouver à tous des solutions, y compris coopératives, pour que la force de travail du paysan africain soit mieux utilisée.

    Les artisans du continent qui subissent des délestages intempestifs d’électricité amputant gravement leur productivité ne sont pas plus des fainéants. L’éducation, la santé et tant d’autres secteurs qui portent les conditions déterminantes de ce que l’on appelle le développement peuvent s’améliorer, avec une BAD plus proche des préoccupations de tous. Cela n’enlève rien à l’incurie de certains gouvernements, incapables, parfois, de simplement constituer des dossiers crédibles pour accéder aux financements disponibles.

    Où sont donc les certitudes d’espérance ?

    Taïwan, Singapour, Hong Kong et la Corée du Sud, qui étaient au même stade que les mieux portants des États africains dans les années 1970, disent aujourd’hui du développement : « Mission accomplie ! ». Ils sont passés au stade supérieur ! Le pire serait que les peuples africains en soient toujours à se demander, dans quarante ans, à quoi peut bien ressembler le développement. La crédibilité de la BAD réside plus que jamais dans sa capacité à proposer aux peuples africains des objectifs ambitieux, en précisant comment, par étapes, les atteindre.

    Babacar Ndiaye, président de la BAD entre 1985 et 1995, avait conforté la crédibilité l’institution en l’inscrivant durablement dans les notations des grandes agences. Il avait initié la création d’une Banque africaine d’import-export, pour que les États d’Afrique puissent vendre entre eux et hors du continent. Il a poussé à la création d’une table ronde des hommes d’affaires africains, en se promettant de pousser, le moment venu, à la jonction de ces deux entités avec la BAD, dans un objectif précis, qu’aucun de ses successeurs n’a vraiment repris. Sans continuité dans les ambitions, l’Afrique pourrait ainsi végéter encore longtemps. Et tous ces présidents qui prétendent avoir opéré des miracles, parce qu’ils ont simplement bien fait leur travail, convaincront d’autant moins que les peuples du continent ne perçoivent, dans leur quotidien, aucun signe de ces miracles.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 31 mai 2025 sur RFI

  • BAD: ce qui manque le plus: des leaders visionnaires

    BAD: ce qui manque le plus: des leaders visionnaires

    Des profils pointus, capables de gérer valablement une institution comme la Banque africaine de développement, l’Afrique en regorge à profusion, autant sur le continent que dans la diaspora.

    « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement ». Tel est le thème des Assemblées de la Banque africaine de développement, qui se tiennent, la semaine prochaine, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. En quoi, précisément, ces assemblées sont-elles importantes pour la Banque et pour l’Afrique ?

    Dans le contexte international actuel, ces Assemblées auraient dû revêtir une importance majeure, qui ne transparaît, hélas, pas dans le thème retenu : « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement » semble d’une banalité ennuyeuse, pour une institution créée il y a plus de soixante ans.

    L’Afrique n’en finit pas d’être humiliée, et ce thème sonne comme un aveu d’impuissance, au moment où les peuples ont réellement besoin de voir leurs espérances portées par un leadership de qualité. Si l’Afrique était une seule nation, la Banque africaine de développement en aurait été le ministère du Développement. Et, dans un pays sous-développé ou en voie de développement, quel département est plus important que le ministère du Développement ? La vision du président de cette institution a donc forcément une incidence sur la manière dont les autres traitent l’Afrique. Souvenez-vous du guet-apens dont a failli être victime, cette semaine, Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale ! Le chef de l’État sud-africain, une des trois premières, sinon la première économie du continent ne pouvait être traité comme l’a fait son homologue américain.

    Sauf que Donald Trump traite la plupart comme il a traité l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, en février dernier…

    Non, pas exactement. Nous avons vu le même Donald Trump doux, presque obséquieux, face aux dirigeants du Golfe. Il sait donc montrer du respect à ceux qui lui en imposent, au moins par leurs richesses, leur fortune sinon par leurs largesses. L’Afrique du Sud est un pays aux potentialités immenses. Comme une dizaine d’autres États du continent qui, s’ils étaient mieux gérés, feraient aussi bonne figure que certains de ceux que le locataire de la Maison Blanche révère, bon gré mal gré, dans le Golfe.

    Dans le nouvel ordre mondial qu’il nous conçoit, seule la puissance économique protège. Car, pour ce qui est de la démocratie, du respect des droits de l’homme et des grandes valeurs que prône habituellement les États-Unis, les amis devant lesquels Trump se fait tout doux dans le Golfe n’ont rien de plus que ceux qu’il méprise en Afrique. Pour se hisser à la hauteur de ses critères de respectabilité, l’Afrique a plus que jamais besoin de mieux se gouverner. D’où la nécessité d’un leadership visionnaire dans une institution comme la Banque africaine de développement, qui devrait être non seulement « la banque », mais aussi un prestigieux bureau d’études à la disposition des États du continent. Croire qu’il leur suffit d’apporter en offrandes à la Maison Blanche les richesses de leur sous-sol pour que Donald Trump leur montre du respect est une douce illusion.

    Qu’attend alors la BAD pour se trouver d’excellents dirigeants ?

    Des profils pointus capables de gérer valablement une institution comme la Banque africaine de développement, l’Afrique en regorge à profusion, autant sur le continent que dans la diaspora. Mais, dans un monde qui ne fonctionne plus que par intérêt, l’Afrique ne s’imposera pas juste avec des gestionnaires, aussi excellents soient-ils. Ce dont elle a cruellement besoin, ce sont des leaders visionnaires, capables d’anticiper et de relever les défis, de penser l’avenir pour valoriser au mieux les atouts d’un continent par ailleurs généreusement doté par la nature.

    Depuis sa création, en 1964, la Banque africaine de développement a eu des présidents bien formés, bardés de diplômes, souvent décrochés dans les plus prestigieuses institutions de la planète. Le Soudanais Mamoun Beheiry, premier président de l’institution, était diplômé d’Oxford. Et tous ses successeurs avaient de remarquables références à faire valoir. Mais seulement deux ou trois ont pu propulser la Banque à des niveaux significativement plus élevés que celui auquel ils l’ont trouvée. Peut-être que les actionnaires devraient, à l’avenir, demander aux postulants un véritable programme de gouvernement, avec un chronogramme, afin de s’assurer qu’ils ne vendent pas aux peuples des rideaux de fumée, comme en politique. C’est aussi cela, penser l’avenir.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca sur rfi

  • Identification biométrique, délestage, voici ce qu’en pense Sena Alipui

    Identification biométrique, délestage, voici ce qu’en pense Sena Alipui

    Le vice-président de l’Union des forces de changement (UFC) réagit après que l’opération de l’indentification biométrique a démarré dans le grand Lomé parce que, selon lui, elle “est la base (…) dans notre cheminement vers le développement” du Togo. Mais pas que.

    Le Sena Alipui a, dans un message posté sur sa page Facebook, salué “le lancement de l’identification biométrique dans le grand Lomé”. Cette campagne est plus que nécessaire parce que, souligne-t-il, elle permettra à chaque togolais d’avoir un identifiant unique qui lui permettra de mieux servir son pays.

    Il a saisi cette opportunité pour appeler la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) à assurer ” une fourniture continue en électricité aux citoyens”, rappelant que le délestage “devient intenable tant pour les citoyens que les opérateurs économiques”.

    Et de renchérir: ” Il est inconcevable que les clients prépaient en grande majorité l’électricité, absorbent une augmentation du prix du Kwh et que des coupures intempestives soient au rendez vous”.

    C’est dans ce contexte que les tarifs de l’électrique ont été augmenté de 12,5%. La solution, selon l’ancien député, est de “revoir à la baisse la fiscalité de la CEET pour lui permettre de dégager des ressources financières pour lui permettre d’effectuer les investissements pour une couverture complète du territoire et de nous assurer une fourniture continue et sans explications du courant”, convaincu que “L’électricité, l’eau, l’internet etc… ne sont pas un luxe mais des nécessités de base…auxquelles tous les citoyens ont droit”.

  • Helly Gbene dévoile “le vrai visage de l’entrepreneuriat togolais”

    Helly Gbene dévoile “le vrai visage de l’entrepreneuriat togolais”

    Face au chômage croissant des jeunes et à la mutation des modèles économiques, le Togo mise de plus en plus sur l’entrepreneuriat. Mais ce phénomène, largement encouragé par les institutions et les bailleurs, est-il réellement structurant ? Ou s’agit-il d’un mirage porté par la précarité et le manque d’emplois stables ?

    Pour y voir clair, nous avons rencontré Helly GBENE, entrepreneur engagé et Expert en développement des entreprises. Il partage ici une vision lucide et audacieuse de l’entrepreneuriat togolais, entre défis structurels, espoir générationnel et nécessité d’innovation systémique.

    Question : Helly GBENE, l’entrepreneuriat est très en vogue au Togo. S’agit-il d’un réel moteur de développement ou d’un simple effet de mode ?

    Helly GBENE :
    L’entrepreneuriat au Togo est une réalité en construction, pas une simple tendance. On ne parle pas d’un mythe, mais d’un mouvement profond, né d’un besoin urgent : celui pour des milliers de jeunes de prendre en main leur destin dans un contexte où le marché de l’emploi est saturé. Ce que nous observons, c’est une jeunesse qui transforme la contrainte en opportunité, et parfois l’échec des acteurs en acte de résilience.

    Mais cela ne suffit pas. Pour transformer ce mouvement en levier de développement durable, il faut structurer, accompagner, financer et surtout valoriser les porteurs de solutions locales.

    Quels sont les véritables obstacles que rencontrent les entrepreneurs togolais aujourd’hui ?

    Helly GBENE :
    Ils sont multiples. Le premier, c’est l’accès au financement structurant. La plupart des jeunes n’ont pas de garanties pour convaincre une banque. Le deuxième, c’est le manque de structuration : beaucoup lancent un projet sans business model solide, sans appui technique, ni stratégie de croissance.

    Il faut aussi parler de l’environnement juridique et fiscal, qui reste souvent flou et peu incitatif pour les très petites entreprises (TPE). Et enfin, un élément plus culturel : la peur de l’échec, la stigmatisation sociale, le manque de mentors inspirants. On ne construit pas un écosystème entrepreneurial uniquement avec des idées ; il faut une culture de la prise de risque et de la résilience.

    Comment jugez-vous l’écosystème entrepreneurial togolais actuellement ?

    Helly GBENE :
    Nous sommes dans une phase de transition. Des structures existent : le FAIEJ, le FNFI, les incubateurs comme WoeLab, CUBE, Startup Valley… Mais le lien entre ces initiatives reste trop fragile. Il faut une véritable chaîne de valeur entrepreneuriale, avec une vision partagée du financement à l’export, en passant par l’innovation, la formation, et l’intégration dans les marchés.

    Ce qui manque, c’est une approche systémique. Chaque acteur agit souvent en silo. Pour moi, l’enjeu est d’orchestrer tout cela autour de pôles territoriaux d’innovation et d’entrepreneuriat, ancrés localement, mais connectés aux dynamiques régionales.

    Justement, quel rôle jouent l’innovation et la technologie dans cette dynamique ?

    Helly GBENE :
    L’innovation est essentielle, mais il faut l’élargir. Elle ne se limite pas à la technologie numérique. Il s’agit aussi d’innovation sociale, organisationnelle, agricole, culturelle. Au Togo, des jeunes transforment des déchets en briques écologiques, créent des applis pour connecter les agriculteurs aux marchés, ou redonnent vie à l’artisanat local grâce au e-commerce.

    Pour moi, l’innovation et l’entrepreneuriat sont les deux piliers d’une nouvelle mobilité sociale. Ce sont des valeurs libératrices, qui donnent à chacun le pouvoir d’agir, de créer de la valeur, et de contribuer à la prospérité collective. Mais il faut les encadrer par des politiques publiques audacieuses, pas simplement les applaudir en surface.

    Que recommandez-vous pour faire de l’entrepreneuriat un véritable moteur de transformation au Togo ?

    Helly GBENE :
    En tant que CEO Cabinet d’Ingénierie de Formation & Consulting – IF&C Togo, il faut oser une révolution entrepreneuriale nationale, fondée sur cinq piliers :

    1. L’éducation à l’esprit entrepreneurial dès le secondaire, avec des modules pratiques et des partenariats entreprises-écoles.

    2. Un fonds souverain de capital-risque public-privé, accessible aux jeunes innovateurs, avec accompagnement.

    3. Des pôles territoriaux d’innovation intégrée, pour connecter formation, production, technologie et financement.

    4. Une fiscalité incitative pour les startups et les jeunes entreprises, avec exonérations ciblées et procédures simplifiées.

    1. Et surtout, une stratégie de visibilité régionale et internationale, pour que nos entrepreneurs soient aussi des ambassadeurs du Togo innovant.

    Un dernier mot pour les jeunes qui hésitent encore à se lancer ?

    Helly GBENE :
    N’attendez pas l’opportunité parfaite. Créez-la. L’entrepreneuriat n’est pas un chemin facile, mais c’est un chemin de liberté. Vous avez des idées ? Entourez-vous, formez-vous, testez, recommencez. Et surtout, sachez que vous n’êtes pas seuls. Il existe des acteurs prêts à vous tendre la main.

    Mon combat, c’est d’apporter ma contribution à créer un Togo où chaque jeune peut transformer sa passion en projet, et son projet en prospérité.

    Source: https://ledefenseurinfo.tg/

  • Le 1er mai n’est pas une journée de festin

    Le 1er mai n’est pas une journée de festin

    Les parades vestimentaires, les orgies de table n’y ont aucune partie liée. Après les différentes parades festives, les problèmes des travailleurs et les enjeux du secteur de l’emploi restent intacts.

    Il s’agit de réfléchir et de trouver des solutions permanentes ou intermédiaires à l’équation du travail décent et démocratise.

    Au Togo, l’artisanat connaît une crise qui ne semble inquiéter quiconque. Des patrons se retrouvent seuls dans leur atelier, très peu de jeunes gens acceptent aujourd’hui d’apprendre un métier. Certains métiers pourraient disparaître dans une perspective de demi-siecle,a cause aussi de l’extrême dépendance de l’économie et de la consommation locale au marché du petit prix et de la qualité approximative: Dubai, Beijing, etc

    En outre, l’expansion du secteur de la friperie a bouleversé les paradigmes dans la couture.

    Que dire des universités qui libèrent chaque année des milliers de citoyens qualifiés mais qui ne peuvent que se “débrouiller”?

    Voilà des enjeux. Les parades et les orgies n’y feront rien.

    Que fête-t-on au finish le 1er mai ? .

    Texte consultable sur la page Facebook du journaliste Kodjo Avuletey

  • Au garage ”Nouveau Départ”,  réparation rapide à un prix concurrentiel

    Au garage ”Nouveau Départ”, réparation rapide à un prix concurrentiel

    Situé à Bè-Hédze, rue Palakoko, au lieu-dit Boka, dans la commune du Golfe 1, à Lomé donc, ”Nouveau Départ” est un garage de réparation efficace des voitures de toutes marques sauf les poids lourds.

    Fondé il y a une dizaine d’années par le duo formé par Michel Kokou (mécanicien) et Dodji Kodjovi (électricien), ”Nouveau Départ” (ND) offre des prestations d’entretien et de réparation de véhicules dans une ambiance conviviale.

    Efficacité

    Les fondateurs, bien que jeunes, ont au moins deux décennies d’expérience derrières eux qu’ils mettent aux services de leurs clients. Leur devise : honnêteté et qualité à moindre frais.

    Au ”Nouveau Départ”, « les garagistes s’assurent que le véhicule fonctionne correctement après une réparation ou une intervention. Ils prennent le soin d’expliquer à leurs clients les réparations nécessaires sur leur véhicule et les raisons pour lesquelles elles sont indispensables », résume Michel Kokou.

    Le duo répare l’engin après un accident ou après une panne, commande et remplace des pièces défectueuses, règle et vérifie le bon fonctionnement d’un engin et remplit le carnet d’entretien avec précision.

    Equipements

    Si la mission classique  du mécanicien consiste à entretenir un véhicule, vérifier le niveau d’huile, l’eau, la pression des pneus, l’efficacité des freins, le fonctionnement de l’antipollution,  réaliser la vidange, remplacer les pièces défectueuses, réparer un engin après un accident ou après une panne, son autre objectif est d’aider les  confrères garagistes en situation difficile à détecter et réparer les pannes à un temps record.

    Le garage dispose d’un palan, d’un stock initial de pièces détachées courantes, d’un démonte-pneus, d’un poste de soudure pour les réparations métalliques. Et ambitionne d’acheter, dans les tout prochains jours, un  pont élévateur pour travailler sous les véhicules, d’un banc diagnostic électronique pour identifier les pannes, entre autres.

    Les qualités citées dans le tableau de la mécanique sont reconnues aussi aux autres sections. ND en compte au total quatre. En dehors de la mécanique, il y a aussi les départements électricité, soudure, peinture-froid.

    Dodji Kodjovi et Kokou Michel, les fondateurs du garage ”Nouveau Départ”

    Bas prix

    Dodji Kodjovi est un virtuose. Il « maîtrise les principes de l’électronique, des circuits électriques, des composants électroniques et des systèmes embarqués comme sa poche », lui reconnait un de ses clients.

    Et ce dernier d’enchaîner : « Il a une capacité d’analyse et d’interprétation des problèmes d’électricité de nos voitures, une capacité à diagnostiquer rapidement et efficacement les pannes ».

    Un autre client de complémenter. « Ce qui me plait chez Michel et Dodji est qu’ils ne font pas seulement du bon boulot. Ils ne sont pas aussi chers comme les autres de leurs confrères de la place », recommande-t-il.

    Si leur duo fonctionne sans écueils  jusqu’aujourd’hui c’est parce que l’un et l’autre sont complémentaires et se comprennent à demi-mot. « En dehors du travail, nous formons une famille. Ce qui rejaillit positivement sur nos prestations et la formation de nos apprentis », insiste M. AMETOWOGBLO.

    Pour solliciter leurs services, il suffit de contacter : (228) 91 91 45 81 ou 93 32 63 46.

  • Togbui Dagban-Ayivon : “Bè-Beach n’existe plus mais il vit en nous”

    Togbui Dagban-Ayivon : “Bè-Beach n’existe plus mais il vit en nous”

    Officiellement, depuis ce mercredi 26 mars 2025, Bè-Beach n’existe plus. La berge lagunaire est rasée pour, dit-on, un projet immobilier dont les contours demeurent aujourd’hui très flous.

    Voici la vidéo (Togovision) de Togbui Dagban-Ayivon, chef quartier d’Adakpamé, le pionnier des auteurs des constructions sur la berge lagunaire. C’est lui qui a également donné à cet espace le nom de Bè-Beach, devenu célèbre dans la capitale togolaise.

  • Dosseh SOHEY : « La plateforme togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire.. »

    Dosseh SOHEY : « La plateforme togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire.. »

    En prélude au Forum social mondial de 2026, il est important de redynamiser l’antenne togolaise de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau (CGLTE). C’est parce que ladite plateforme est un « creuset de réflexions des OSC » pour « des actions concertées », explique dans cette intervention Dosseh SOHEY, point focal de la Plateforme togolaise de la CGLTE.

    Vous avez organisé ces 18 et 19 mars, une rencontre nationale des OSC, en prélude au Forum Social Mondial 2026. De quoi a-t-il été question exactement ?

    Depuis quelques temps, la plateforme togolaise de la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau connait un certain ralentissement par rapport à ses activités. Or, ce creuset de réflexions des OSC est essentiel pour des actions concertées, étant entendu qu’aucune entité, prise individuellement, ne pourrait être véritablement efficace face aux innombrables défis. D’où la nécessité de dynamiser ce cadre de réflexions et d’actions qu’est la CGLTE.

    Ceci nous prépare en même temps au Forum Social Mondial qui aura lieu en 2026 à Cotonou au Bénin. Avant d’y participer, il est de bon aloi que les OSC togolaises soient organisées pour parler des problèmes spécifiques liés à leur environnement avec une certaine cohérence. Au cours de ces assises nationales  des 18 et 19 mars 2025 tenues à Lomé où des organisations, venues de toutes les régions du pays, se sont concertées, des thématiques qui feront l’objet du FSM 2026 ont été explorées en vue d’enrichir les réflexions qui y seront avancées par le Togo.   

    Quelles sont vos impressions par rapport au déroulement des travaux ?

    Tous les participants ont été à la hauteur. Les débats sont inclusifs, participatifs, intégratifs. Je suis heureux d’avoir gagné le pari. Je suis d’autan heureux car, après tant de moments passés sans actions, ni mobilisation, il n’est pas évident que la rencontre puisse connaitre un tel succès.

    Ce regain d’engagement des participants prouve à suffisance que la philosophie consistant à converger les actions est partagée par tous sans exception.  

    Qu’attendez-vous du FSM 2026, très important pour la justice sociale ?

    La Plateforme Togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire, à promouvoir l’agroécologie, la justice climatique, les droits des paysans et des communautés rurales, à travers des initiatives locales, des plaidoyers et des actions de sensibilisation. Cette rencontre annuelle sera une étape essentielle pour renforcer les synergies et construire une réponse collective aux défis actuels. 

    Il s’agit d’un espace stratégique pour discuter des propositions locales sur la gouvernance foncière et climatique, renforcer la coopération régionale et internationale avec d’autres mouvements engagés, valoriser les initiatives communautaires et les solutions alternatives portées au Togo. 

Radio Renouveau228

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