Catégorie : Culture

  • Jeu « Génie Imhotep » N°2 : le Lycée Tokoin 1 reste le maître

    Jeu « Génie Imhotep » N°2 : le Lycée Tokoin 1 reste le maître

    Le Lycée de Tokoin 1 conserve son titre de « Génie Imhotep », un jeu de culture générale sur la santé, une initiative de l’ONG AIMES-AFRIQUE, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire et l’UNFPA.

    Génie Imhotep est porté par AIMES-AFRIQUE. C’est un jeu de culture générale – liée essentiellement à la sexualité responsable et les valeurs citoyennes – diffusé sur  la télévision SOS DOCTEUR TV. Les participants, membres des CLUBS SANTE SOS DOCTEUR TV.

    Le samedi 4 octobre, au studio Prof. JAMES de SOS DOCTEUR TV, face au Bloc CPL NEEA d’Akato, le Lycée de Tokoin 1 est sorti vainqueur de l’acte N° 2 de cette compétition. Avec 600 points contre 250, conservant ainsi sa couronne.

    Roland DOH- KETEAWU du Lycée Tokoin 1, s’est particulièrement distingué. Il est reparti avec le trophée de l’homme du match.

    Dans le tableau des récompenses, le vainqueur a  reçu 150.000 FCFA et le vaincu 25.000 FCFA.

    Ce projet d’excellence et d’émulation en milieu scolaire au Togo,  soutenue par le ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire et l’UNFPA, se décline également en activités parallèles, notamment une kermesse avec de nombreux lots gagnés.

  • L’artiste Ekouagou prend « sous son aile » à Paris

    L’artiste Ekouagou prend « sous son aile » à Paris

    Pour ce seul mois de septembre, Kokou Ekouagou participe, à Paris en France, à trois expositions prestigieuses. Une nouvelle lumière sur la carrière de l’artiste multidisciplinaire et plusieurs fois primés.

    Collage Festival Paris

    L’artiste de renommée internationale répond présent au rendez-vous de trois expositions en terre française. D’abord, du 1er au 27 Septembre 2025, il participe au Collage Festival Paris se déroulant à l’Espace Andrée Chedid d’Issy-les-Moulineaux pour une exposition sous le thème «Prendre sous son aile».

    Kokou Ekouagou fait partie d’une vingtaine d’artistes invités par le Collage Festival Paris. Les participants exposent leurs œuvres autour du thème « Prendre sous son aile », une invitation poétique visant à explorer la protection, l’entraide, mais aussi la force créative en écho par rapport à la devise de la ville : « De tous temps j’ai des ailes ».

    Destiné à toucher les sens et les émotions du public, le collage bien qu’un art puissant et accessible demeure encore trop peu représenté dans les espaces officiels, malgré près de 130 000 collagistes recensés sur la plateforme ArtMajeur. Exploré par de grands noms tels que Braque ou Picasso, l’art du collage offre un formidable terrain d’expression.

    À la suite d’un appel à idées émis par l’Espace Andrée Chedid, la vingtaine d’artistes collagistes issus de tous horizons: amateurs, professionnels, art-thérapeutes, a répondu à l’invitation du Collage Festival Paris et exposent une centaine d’œuvres.

    « Art et Paix »

    L’Artiste Ekouagou a participé aussi au LIN Xiang Xiong Prix “Art pour la paix”. Une récompense  coordonnée par Area galerie en partenariat avec Connaissances des Arts et Beaux-Arts Magazine. A cette occasion, l’œuvre du Professeur Lin et son Musée ont été présentés à Paris du 10 au 13 septembre 2025 dans le prestigieux bâtiment de l’Hôtel de l’Industrie à Paris. Pour marquer l’événement, un colloque a été organisé sur le thème « Art et Paix », suivi de la remise dudit prix.

    Muticulture

    Kokou Ekouagou continue avec l’exposition Carrousel Artistique ARTrip qui se déroule du 15 au 21 septembre à l’International art gallery, 78  Avenue de Suffren Paris, avec un vernissage organisé hier 16 Septembre ouvrant l’exposition.

    Lauréat de plusieurs prix et dont les œuvres font partie de grandes collections, il reste un artiste au parcours singulier et à la démarche résolument contemporaine.

    Porté par le concept de la “Multiculture”, il développe des stratégies basées sur des principes muticulturels, l’identité et l’affect à travers lesquels il propose des approches critiques des récits historiques dominants et tente de les décentraliser.  Ses œuvres sont denses, traversées par les influences croisées du monde.

    Art Héritage Culture du Togo

    Le travail de Kokou Ekouagou résonne comme une passerelle entre les cultures, une réflexion ouverte sur la diversité, la mémoire et l’humanité partagée.

    L’exposition Carrousel Artistique à Paris est avant tout un symbole d’unité sans frontières avec un échange international avec l’association Art Héritage Culture du Togo, qui, sous la direction de sa présidente, Atafèinam Belei, épouse Kadanga, continue de promouvoir l’art et la culture à l’heure de la mondialisation.

    Cette exposition s’inscrit donc dans le cadre du programme ProCIAA-AHC de l’Association ART HERITAGE CULTURE,  dont l’objectif est de propulser les artistes vers de nouvelles perspectives mondiales.

    Notoriété

    L’événement rassemble une sélection de talents de l’association qui ont contribué aux côtés de l’artiste international et consultant culturel Kokou Ekouagou, conseiller technique nommé par l’association dans le cadre de ce programme « Promotion de la Carrière Internationale des Artistes de l’Association ART HERITAGE CULTURE » (ProCIAA-AHC), à prendre part à cette exposition collective avec d’autres artistes occidentaux.

    Au cours de cette exposition, l’artiste Kokou Ekouagou présente une série d’œuvres poignantes intitulée ‘’No Borders/Sans Frontières’’. Lancée en 2020, elle puise son inspiration dans les effets mondiaux de la pandémie de COVID-19.

    Kokou Ekouagou a exposé déjà à Paris lors du précédent Carrousel ARTrip. C’était l’occasion pour lui de se distinguer, en remportant le troisième prix à l’issue du vote du public, un témoignage de l’impact de son travail et de son message.

    Par cette création, il invite à une réflexion profonde sur la nécessité d’unité et de solidarité face aux défis globaux. «Nous devons tous nous unir pour résoudre nos problèmes, car les problèmes humains, comme le COVID-19, ne prêtent pas attention aux frontières», aime-t-il répéter.

    Créations

    À travers ses œuvres, M. Ekouagou propose une vision d’un monde unifié par l’amour, la solidarité et le partage. Il exprime l’espoir que chacun de nous, à son niveau, puisse apporter une contribution positive au monde, convaincu que «dans des moments difficiles, l’amour doit être pour chacun de nous un mode de fonctionnement».

    Son engagement artistique et humanitaire contribue à faire de l’art un vecteur de paix et de compréhension entre les peuples. Cette perspective fait écho à un message central, celui de surmonter les défis mondiaux en renforçant les liens humains et en créant une « Paix sans frontières ».

    L’initiative ProCIAA-AHC prend une ampleur nouvelle avec de telles expositions, permettant aux artistes africains de se projeter sur la scène artistique internationale tout en véhiculant des messages universels d’unité et de résilience.

  • Les clés de Kodjo Eklou Aba pour le traitement et la prévention des maladies par les plantes médicinales

    Les clés de Kodjo Eklou Aba pour le traitement et la prévention des maladies par les plantes médicinales

    L’objectif est de partager gratuitement les fruits de ses recherches sur la guérison thérapeutique de diverses pathologies qui, jusqu’à ce jour, continuent de faire des victimes dans la population togolaise et d’ailleurs en Afrique.

    Comme annoncé, l’atelier de formation initié par le Président de l’ONG CERMETRA (Centre de Recherche en Médecine Traditionnelle Appliquée), ABA Kodjo Eklou a tenu ses promesses ce jeudi 04 août 2025 dans les locaux de son organisation à Badougbé dans la préfecture de Vo.

    L’objectif est de partager gratuitement les fruits de ses recherches sur la guérison thérapeutique de diverses pathologies qui jusqu’à ce jour continuent de faire des victimes dans la population togolaise et d’ailleurs en Afrique.

    Pour lui, le village qui l’a vu naître, Badougbé, devrait désormais être le lieu où toutes les maladies chroniques dont la tension artérielle, l’accident vasculaire cérébral (AVC), le diabète, les infections chroniques, l’arthrose et autre impuissance sexuelle etc. doivent être guéries par n’importe qui rencontré à Badougbé.

    Il est question également de léguer les secrets du traitement des maladies et leur prévention par les plantes médicinales aux jeunes de son village et d’ailleurs.

    Ainsi, la cinquantaine de participants qui ont pris part à cette formation ont eu à suivre les enseignants riches en théorie et pratique.

    Séance tenante, les plantes médicinales ont été composées et préparées pour consommation.

    Le chercheur thérapeute a été le premier à prendre la portion pour montrer l’exemple aux participants en terme de leur prouver que l’enseignement sur les plantes médicinales est une richesse pour l’Afrique. La seule force que le bon Dieu, créateur, a donné aux êtres humains sur ce continent, enchaîne-t-il.

    Pour lui, si d’autres peuples en Asie ont une durée de vie longue, c’est parce qu’ils ont compris que les plantes médicinales ont une force, une puissance de prévention et de guérison des maladies, et ils les pratiquent.

    Cette première session ouvre le bal à une série de formations sur la prévention et la guérison des pathologies par les plantes médicinales à l’endroit de la masse.

    Un acte hautement apprécié par les participants parmi lesquels les patients, souhaitant la continuité de ces ateliers de formation.

    Au terme de la formation, un conseil pratique a été donné par l’instructeur aux participants sur la maladie de la peau. Le comportement à adopter surtout pour l’éviter.

    Rendez-vous est donc pris pour le prochain mois.

    Justin Anani

  • Musique : un nouveau trophée pour le jeune artiste Lil Dem Chou

    Musique : un nouveau trophée pour le jeune artiste Lil Dem Chou

    La troisième édition d’Avé music awards a livré son verdict 31 août dernier à Assahoun (Préfecture de l’Avé), Foyer des jeunes. Lil Dem Chou est encore primé dans la catégorie Rnb.

    Révélation

    Pour sa nouvelle première participation, il gagne encore un prix. Le jeune artiste ne cache pas son émotion mais garde la tête sur ses épaules. « Ce prix témoigne que mon travail est récompensé. Je suis content. Mais je ne dois pas baisser les bras et me contenter de ce prix car d’autres défis restent à relever », affirme le jeune lauréat. D’après lui, cette récompense vient booster les projets qu’il compter réaliser, des collaborations avec d’autres artistes au plan national et international.

    Afin de réaliser son rêve, Lil Dem Chou, compte sur le soutien de ses fans et de la population togolaise. Il compte marcher sur les pas de ses aînés qui hissent le drapeau musical togolais hors des frontières du pays.

    Qualité

    Il a des qualités pour parvenir. Sa voix, les thèmes véhiculés et son style musical, « Afro Rnb » sont ses atouts. La chanson « Ogblé » qui a séduit le jury d’Avé music awards, est une preuve. Mais pas seulement. Le clip sorti 26 juillet dernier cumule déjà plus de mille vues sur Youtube. Pour un jeune qui est à ses débuts, ces milliers de likes sur la toile révèlent déjà son talent. Une voix venue du fin fond de la forêt (Avé) qui force admiration.

    Avé music awards s’est déroulé en marge de la fête traditionnelle Avezan (fête de la forêt). 31 artistes de la localité ont été nominés dans des catégories, « Meilleur rappeur », « Artiste de tous le temps », « Artiste Rnb », « Meilleur clip de l’année », entre autres. Le prix promeut les artistes et leurs œuvres musicales.

    Le succès appelle un autre. Lil Dem Chou compte maintenir le cap pour les prochaines éditions d’Avé music awards. Son ambition, profiter de cette vitrine musicale locale pour se faire un nom dans le showbiz togolais et international. A suivre.

    Thibaut Mawunyigan

  • Telles des bêtes de foire: John Calvert Nayo Bruce, le prince du Togo devenu son propre entrepreneur

    Telles des bêtes de foire: John Calvert Nayo Bruce, le prince du Togo devenu son propre entrepreneur

    Série 5/5 · L’exposition publique de Saartjie Baartman, dite la « Vénus hottentote », au début du XIXe siècle à Londres puis à Paris, annonce la mode à venir des expositions coloniales et des zoos humains. Il s’agit de séduire les foules et de justifier le projet colonial en s’appuyant sur les théoriciens du « racisme scientifique ». Le chef coutumier John Calvert Nayo Bruce a participé à l’organisation du « village togolais » de l’exposition coloniale de Berlin, en 1896. Fort de ce succès, il est devenu son propre imprésario et a exposé les siens à travers toute l’Europe…

    Barbe fournie, large front, regard sévère : l’Autrichien Felix von Luschan a 42 ans en cette année 1896 quand s’ouvre la grande exposition industrielle de Berlin (Berliner Gewerbe Austellung), dans le parc de Trebtow. Parmi toutes les attractions proposées, le médecin et anthropologue s’intéresse tout particulièrement à l’exposition coloniale (Deutsche Kolonial-ausstellung) qui entend recréer l’atmosphère de villages du Togo, du Cameroun et de Nouvelle-Guinée, en exhibant cent six autochtones originaires de ces protectorats de l’empire colonial allemand. Von Luschan a l’intention de photographier ces hommes et ces femmes afin de pouvoir réaliser, par la suite, des mesures anthropométriques. Promoteur du musée ethnologique de Berlin, l’homme restera dans l’histoire comme l’inventeur de « l’échelle chromatique de Von Luschan », un nuancier composé de trente-six plaques de verre opaques utilisées pour classer les « races humaines » selon la couleur de peau…

    Dans le parc de Trebtow, cette année-là, Von Luschan bute sur la résistance des humains exposés à quelque sept millions de visiteurs. L’historienne Nephtys Zwer écrit1 : « Pour dédouaner l’opération de sa dimension mercantile, les organisateurs misaient sur son intérêt scientifique et qualifiaient de “parc scientifico-commercial” cette partie de l’exposition. Son fonds constituera d’ailleurs, par la suite, le musée colonial et commercial de Berlin. Sous couvert de recherche, on étudiait autant les humains et leurs cultures que la faune et la flore. Profitant de la présence des “indigènes” pour réaliser ses mesures, l’anthropologue Felix von Luschan s’est plaint, cependant, de leur peu d’enthousiasme et de “la totale impossibilité d’exercer la moindre contrainte sur eux”. » Sans doute Von Luschan se heurta-t-il alors au caractère bien trempé d’un Togolais au parcours extraordinaire : John Calvert Nayo Bruce.

    Il existe un double portrait photographique de cet homme daté de 1896 (voir ci-dessous). L’intention anthropométrique du photographe semble évidente : le « sujet » y apparaît de face et de profil, crâne rasé, bouc taillé avec soin, pommettes scarifiées, regard intense.

    Si de nombreuses autres images existent, l’itinéraire précis de cet enfant d’Aného (dite alors Petit-Popo, dans le Sud-Est), qui fut un temps la capitale du Togo, demeure peu connu. La plupart des informations disponibles sont issues du travail de la journaliste et écrivaine suisse Rea Brändle (1953-2019), autrice en 2007 de Nayo Bruce. Geschichte einer Afrikanischen Familie in Europa (Chronos Verlag/Gva-Vertriebsgemeinschaft), un essai non traduit en français.

    Prince colonisé devenu producteur

    Né en 1859, Nayo Bruce serait le fils du roi Amuzu Djaglidjagli Bruce. Il aurait étudié à l’École des missionnaires de Brême de Keta, ville du Ghana en bordure du golfe de Guinée, avant de recevoir un enseignement méthodiste à Accra, au Ghana. À 16 ans, lors de son baptême, il aurait reçu le nom de John Calvert. C’est en octobre 1888 qu’il arrive pour la première fois dans l’empire allemand, après avoir été recruté avec trois autres Togolais par un certain Ernst Henrici (1854-1915). Ce professeur et écrivain s’est fait connaître dans les années 1880 comme agitateur antisémite et raciste avant de se tourner vers l’aventure coloniale. En 1887, il s’est rendu au Togo dans le cadre d’une mission gouvernementale. En 1888, il a fondé la « Gustav Nachtigal Gesellschaft für Väterlandische Afrikaforschung », puis, deux ans plus tard, la « Société allemande du Togo ». Ses vaines tentatives pour s’installer comme planteur dans le pays l’auraient mis en contact avec John Calvert Nayo Bruce, lequel aurait, vraisemblablement, été acteur de « Völkerschau » (zoo humain) pendant presque deux ans sous l’égide de la « société allemande du Togo » avant de repartir en Afrique pour le compte de l’administration coloniale allemande.

    Sur le site Black Central Europe, qui se consacre à 1 000 ans de présence noire sur le Vieux Continent, l’historien Robbie Aitken écrit2 : « Quand Nayo Bruce eut vent d’informations sur un projet d’exposition coloniale en Allemagne, il saisit l’occasion pour jouer un rôle clef dans l’organisation de la présence togolaise. C’est ainsi qu’un groupe de vingt-six hommes et femmes togolais (dont un enfant), emmené par Bruce, se rendit à Berlin en 1896 pour la première exposition coloniale allemande montée à Trebtow Park. Parmi les participants, il y avait aussi deux des femmes de Bruce, Ohui Creppy et Dassi, son fils de 3 ans Kwassi, deux de ses neveux, ainsi que les frères Samuel et Joseph Garber. Pendant plus de six mois, les Togolais, comme les autres participants issus d’autres parties de l’empire allemand, furent exhibés devant de grandes foules, incités à présenter leur artisanat et à montrer leurs “traditions” culturelles comme des chants, des danses ou des courses de canoë. » Nayo Bruce aurait lui-même rédigé le contrat régissant la rémunération des hommes et des femmes présentés dans le « village togolais » de l’exposition.

    Publié le 11 octobre 1896 dans le Kölnische Zeitung, un article exceptionnel titré « Eine unterhaltung mit einem Togo-Häuptling »3 permet de se faire une idée du personnage, alors âgé de 37 ans. « La première fois que j’ai visité l’exposition coloniale, un peu avant l’ouverture officielle, parmi toutes les figures nouvelles, exotiques, séduisantes, une en particulier a attiré mon regard, raconte le journaliste. C’était le chef des Nègres du Togo et je ne pouvais me défaire de l’impression qu’il me fit. Tout dans ce personnage singulier s’accordait à merveille. Comment cet homme immense, herculéen, en jupe brillante, un voile rayé de rouge et d’or passé par-dessus l’épaule comme une toge, au visage d’un noir profond sous une chevelure laineuse ornée d’un chapeau bleu avec un profil affilé, bien plus Arabe qu’Africain, regardait, ou plutôt regardait au-dessus de nombreuses étranges personnes ; comment il répondait aux questions de ces hommes connus de lui avec la dignité d’un roi, mais aussi avec la convivialité et les bonnes manières d’un gentleman, tandis que le sérieux de son visage était souvent tempéré par un sourire à la fois curieux et plaisant : tout ceci formait une image étrange et harmonieuse. »

    « Nous ne voulons rien avoir à faire avec les Français »

    Séduit, le journaliste va se rendre plusieurs fois au village togolais de l’exposition pour observer de plus près ce « phénomène ». Il ne manque alors pas de superlatifs pour le décrire : bon, intelligent, réfléchi, riche, « populaire auprès des Blancs », il a « quelque chose du lion en lui », « une force primordiale ». «  Quel modèle il ferait pour Othello ! », s’exclame, lyrique, le reporter, qui finit par solliciter une interview. John Calvert Nayo Bruce la lui accorde, et elle se tient en anglais, une langue que le Togolais maîtrise mieux que l’allemand. Le journaliste dit s’être retenu de toute amélioration stylistique dans la retranscription des réponses.

    Passionnante, cette « conversation avec Nayo Bruce » offre un exemple rare de vrai « dialogue »– même biaisé par l’idéologie de l’époque. Interrogé sur sa présence à l’exposition coloniale, Nayo Bruce soutient être très content d’être là, tout comme ceux qui l’accompagnent. Il raconte ensuite être venu suite à la proposition d’un « ami blanc », précisant qu’il avait déjà l’intention de voyager en Europe pour rendre visite à sa fille, qui y est scolarisée depuis sept ans « afin de pouvoir apprendre tout ce que les jeunes filles blanches apprennent et devenir aussi civilisée qu’elles le sont ».

    Quand on lui demande si personne n’a le mal du pays, Bruce soutient que la plupart des Togolais aimeraient rester en Allemagne pour « améliorer les compétences artisanales qu’ils utilisent chez eux ». Interrogé sur l’impression qu’il a du gouvernement, il livre une réponse qui ne manque pas de piquant, trahissant les tensions qui existent alors entre la Prusse et la France : « Une très bonne impression », dit-il.

    ‘‘Ce que j’aime en particulier, c’est le sens de la justice, les lois, qui ne font aucune distinction. Mais nous savions déjà cela en Afrique : les lois des Allemands sont justes, tout comme celles des Britanniques. C’est différent avec les Français. Chez eux, si deux personnes sont en désaccord, c’est habituellement le premier qui vient se plaindre qui obtient justice, parce que le juge français ne prend souvent pas la peine d’étudier le cas avec attention. Et si celui qui arrive après est Noir et attend justice contre un Blanc, il a déjà perdu. Mais les Allemands regardent les choses avec attention, et une fois qu’ils ont déterminé ce qui est juste, Blancs et Noirs sont traités à égalité. C’est pourquoi nous sommes heureux d’être des sujets allemands. Nous ne voulons rien avoir à faire avec les Français – ils sont en général injustes envers nous, et cela ne leur fait ni chaud ni froid d’abattre un Noir pour un délit mineur’.’

    La parole du chef togolais pourrait sembler, à ce moment de l’interview, dictée par les besoins de la propagande allemande. Mais l’homme ne se contente pas de servir un discours colonial et nationaliste.

    « Nous voulons avoir des avocats et des médecins noirs »

    Il défend aussi un point de vue beaucoup plus engagé, que le journaliste retranscrit avec fidélité. À la question : « Vous n’avez absolument aucune revendication quant aux soulèvements au Togo ? », John Calvert Nayo Bruce répond :

    ”Oh bien sûr, j’ai une revendication ! Vous voyez, nos jeunes aimeraient beaucoup étudier, mais les Allemands ne veulent pas. Ils pensent que lire et écrire est suffisant pour les Nègres, mais ce n’est pas suffisant. Les Britanniques laissent leurs sujets noirs étudier et devenir ce qu’ils souhaitent, mais nous, nous ne sommes pas soutenus en la matière. Bien sûr, [lire et écrire] est suffisant pour les jeunes que j’amène ici pour apprendre à commercer, mais pas pour de nombreux autres. Beaucoup veulent véritablement étudier le droit ou la médecine. Nous voulons avoir des avocats et des médecins noirs.”

    À ce moment de l’interview, la conversation prend un tour résolument politique : le journaliste interroge le Togolais sur les violences commises contre les Noirs – et livre au passage un élément de sa pensée : les Africains subiraient trop la violence des colons… Prudent, voire méfiant, Bruce livre une réponse toute diplomatique : « Je ne veux pas parler de l’Afrique. Vous voyez, je suis baptisé – et depuis, j’ai laissé derrière moi ce qui est arrivé par le passé. Je veux même oublier les injustices dont j’ai été victime. Mais il y a une chose que je vais dire : des choses terribles ont été commises contre les Nègres par des chasseurs et des voyageurs blancs qui s’aventuraient dans la savane. Des choses dont je ne peux dire plus. Nous ne pouvons pas les punir pour cela, mais Dieu les jugera. »

    La suite de l’échange livre quelques informations sur la position sociale de Nayo Bruce : en tant que chef coutumier, il règne sur quelque 2 000 personnes depuis qu’il est monté sur le trône, à la mort de son père. Son nom, Bruce, serait d’origine écossaise et viendrait d’un descendant du roi d’Écosse Robert Bruce – dit Robert Ier (1274-1329) – ayant voyagé et « essaimé » en Afrique. Droit dans ses bottes et ne manquant pas d’humour, Nayo Bruce a aussi une certaine idée de lui-même. Lorsque le journaliste lui demande si le calme et le bonheur règnent sur le Togo, il a cette répartie magnifique d’insolence maîtrisée – parlant de lui-même tantôt à la première personne du pluriel, tantôt à la troisième personne du singulier : « Hmmm… Si l’administration souhaite voir le Togo complètement pacifié et heureux, alors elle devrait nous envoyer comme gouverneur. Il sait comment traiter les Africains et il est un homme juste et bon. »

    La famille en guise de troupe

    À défaut de gouverner le Togo, sa majesté John Calvert Nayo Bruce sera l’un des rares Africains, sinon le seul, à monter son propre spectacle itinérant. Dans son texte4 « La monstration de l’Autre en suisse : plaidoyer pour des micro-études », la spécialiste du sujet Rea Brändle raconte le début de son parcours en ces termes : « La troupe se produisit pour la première fois en public en 1896, en tant qu’hôte officiel de l’exposition coloniale de Berlin où elle s’attira les faveurs des spectateurs en entonnant l’hymne national allemand. Cette partie de la représentation fut conservée par l’impresario Albert Urbach, qui engagea la troupe pour une tournée prolongée entre 1898 et 1900. »

    Vite émancipé d’Urbach, le groupe de Nayo Bruce va circuler sous plusieurs noms : « Die togo-Karawane, unsere Landsleute aus Togo » (Allemagne), « Schöne Mädchen vom Togoland » (Suisse), « Togo Carovana » (Italie), « Les Soudanais » et « Les Togomandingos de l’Afrique occidentale » (France), « Afrikaansche Famille » en Belgique, « Die Togo-Neger, 20 wilde Weiber » (en français : « Les Nègres du Togo, 20 femmes sauvages ») et « Kongolesen mit ihrer weissen Königin » en Allemagne. Ce dernier nom, « Congolais avec leur reine blanche », fait référence à l’épouse albinos de Bruce, Amanua Rebecca Ankrah Kpapo (1875-1952), qu’il plaça habilement au centre de ses « Völkerschau » (zoo humain) à partir de 1903. Elle était « la négresse blanche » ou « la négresse blanche et ses sœurs noires », et elle eut vraisemblablement cinq enfants, pour la plupart morts en bas âge. En 1911, le journal Rheinische Volksstimme rapporte : « Le plus grand miracle de la nature est probablement qu’Amanua a donné naissance à des jumeaux il y a quatre semaines, dont l’un est blanc, l’autre noir. Il est touchant de voir l’amour maternel dont Amanua entoure ses enfants, qui sont de couleurs si différentes. »

    La descendance de Nayo Bruce, qui fait en partie l’objet du livre Nayo Bruce. Geschichte einer Afrikanischen Familie in Europa de Rea Brändle, suit de vastes ramifications. Ses épouses officielles répertoriées se comptent au nombre de cinq, Dassi Comfort Creppy, Ohui Creppy, Dovi Kumi, Yenoussi Erika Johnson et Amanua Kpapo. Il aurait eu vingt et un enfants. L’un d’eux, Kwassi, deviendra relativement célèbre comme musicien de jazz… et organisateur du Deutsche Afrika-Schau avec « village indigène », au milieu des années 1930 (et interdit en 1940).

    « Le seul Africain à s’être émancipé de son imprésario »

    Au bout du compte, la « tournée » de John Calvert Nayo Bruce à travers l’Europe, de la France à l’Allemagne en passant par la Suisse, la Belgique et l’Italie, s’est étalée sur deux décennies avec quelque deux cents représentations. « Sa tournée dura vingt et un ans et traversa neuf pays jusqu’à Achgabat [Turkménistan actuel, NDLR], où J.C. Nayo Bruce décéda le 3 mars 1919 à l’âge de 60 ans, écrit Rea Brändle. Elle fut ainsi l’une des plus longues, et constitue également un cas d’exception à d’autres égards. J.C. Nayo Bruce fut en effet le premier, et, à ma connaissance, le seul Africain, à s’être émancipé de son imprésario – Albert Urbach – après avoir déposé plainte contre lui en 1900 et à avoir repris l’entreprise pour son propre compte. » Selon d’autres sources, Nayo Bruce aurait terminé sa vie à Bakou, en Azerbaïdjan.

    Quoi qu’il en soit, il demeura l’imprésario de sa troupe jusqu’à sa mort. Le fait qu’un Togolais exhibe d’autres Togolais, pour la plupart issus de sa propre famille, a sans doute de quoi surprendre. Comme toute histoire, celle des « zoos humains » est tissée de complexité et riche de cas particuliers.

    En 1994, presque cent ans après l’exposition coloniale de Berlin, le « village de Bamboula » du parc zoologique Safari Africain de Port-Saint-Père, près de Nantes, accueillit vingt-cinq artisans ivoiriens dans des cases traditionnelles reconstituées. L’idée de l’attraction avait germé dans la tête du directeur du parc animalier, Dany Laurent. Lors de l’inauguration dudit village, qui allait créer la polémique, le ruban fut coupé par le Premier ministre ivoirien de l’époque, Daniel Kablan Duncan.

    Source: https://afriquexxi.info

  • Le regard du Dr Kokou-Kpolou sur le remariage du pasteur Tunasi

    Le regard du Dr Kokou-Kpolou sur le remariage du pasteur Tunasi

    Le remariage du pasteur congolais Marcello Tunasi, 49 ans, leader de la communauté CREFM, est diversement apprécié. Qu’en pense alors l’universitaire togolais Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou?

    ”AFFAIRE DU REMARIAGE DU PASTEUR MARCELLO TUNASI

    Nous assistons, sous nos yeux, à un phénomène viral qui cristallise des enjeux de société profonds : deuil social, famille, couple, genre, religion, culture, acculturation et influence sociale.
    C’est là, très clairement, une véritable FABRIQUE SOCIALE , au sens que lui donne Pierre Bourdieu.

    Mais une question s’impose :
    Quand les intellectuels africains en sciences sociales et humaines sortiront-ils de leur inaction ?
    Quand éclaireront-ils, avec rigueur et courage, les dynamiques sociales à l’œuvre dans nos sociétés ?
    Je rêve d’une Afrique contemporaine où les intellectuels ne seraient pas seulement utiles dans les amphithéâtres, mais aussi essentiels dans le débat public.
    Utiles au peuple.
    À la société vivante.
    À la conscience collective”.

    Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou, Ph.D.



  • BUTODRA: ce que ces 9 artistes doivent faire pour recevoir leurs droits de la 50è répartition

    BUTODRA: ce que ces 9 artistes doivent faire pour recevoir leurs droits de la 50è répartition

    Une dizaine d’artistes retenus par le Bureau togolais du droit d’auteur (BUTODRA) sont appelés à satisfaire “leur situation administrative” avant de bénéficier le paiement de la 50è répartition des droits d’auteur.

    COMMUNIQUÉ


    RÉGULARISATION DE LA SITUATION AVANT LE PAIEMENT DES DROITS DE LA 50ème RÉPARTITION


    Le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) informe les auteurs dont les noms figurent sur la liste ci-jointe qu’ils doivent impérativement régulariser leur situation administrative avant le versement de la 50ème répartition des droits d’auteur.

    Cette démarche est essentielle pour permettre le traitement et le paiement de vos droits.

    Voici la liste des artistes en question:

    Nom et Prénoms: pseudonymes

    Akate Hodabalo : Senzaa
    Gnassounou Tchotchobi A. : Mary KIM
    Cooker M. Kana : MPD
    Dadjossime Amannah Djama : Djama-Yaka Man
    Ezao Hodabalo : King Zao
    Kodjo Kodjovi Emmanuel : Manu Koraman
    Komlan Yaovi Cyrille: Paki Chenzu
    Song Metchelani : Edsong
    Tchedre Essognim Reine: Ralycia
    Tounnou Mansa Kafui: Mary Carmel


    Nous invitons donc tous les auteurs concernés de s’adresser au service de la documentation sis au siège du BUTODRA.

    Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le service communication au +228 93 45 36 02.

    Le service communication!!!


  • Togo-Culture/RA’ANA : tout est bien qui finit bien

    Togo-Culture/RA’ANA : tout est bien qui finit bien

    L’exposition collective RA’ANA (Nous voici), démarrée le 21 avril dernier dans l’enceinte de La Bodega, à Lomé, est rentrée dans l’histoire avec un dîner de gala dans une ambiance des grands jours. C’était ce dimanche 4 mai.

    Organisée par l’Association Art Héritage Culture, cette exposition collective, en concertation avec le Groupe Mansa, a été une occasion pour les artistes et le public de communier avec l’origine de l’existence humaine selon chaque peuple, dans un décor artistique esthétiquement soigné.

    Résumé

    Il ne s’est pas agi seulement de revisiter l’origine de l’homme voire de l’humanité mais aussi de remettre au goût du jour les spécificités de chaque peuple par rapport à ses aïeux. Un défi relevé par une demi-dizaine d’artistes sélectionnés pour matérialiser RA’ANA durant une semaine. Au grand bonheur des amateurs de l’art plastique.

    En témoigne le bilan que dresse l’artiste participant Kokou EKOUAGOU : « Ce qui me touche, c’est d’avoir éveillé une conscience. L’art n’est pas un ornement, c’est un langage », convaincu que cette exposition ait été un concept ayant touché plusieurs milieux autrefois peu réceptifs aux projets artistiques.

    Et de poursuivre : «Ce que j’ai vécu ici, c’est la confirmation qu’un seul regard transformé suffit à justifier la création ».

    Atafèinam BELEI, présidente de l’association Art Héritage Culture, structure organisatrice de l’évènement, est ravie de ce que tout ce qui a été prévu ait été concrétisé.  « Toutes les activités ont été tenues comme prévu », se satisfait-elle.

    Vente aux enchères

    La vente aux enchères annoncées au début n’a pas été faite. Elle a été « volontairement reportée pour équilibrer les échanges entre les trois établissements impliqués », c’est-à-dire qu’il est prévu dans le prolongement de RA’ANA deux autres expositions et qu’il n’est donc pas bien d’organiser de vente aux enchères à chaque étape L’idéal qui a été, finalement, retenu, est de le faire à l’issue de RA’ANA 3, ajoute-t-elle.

    RA’ANA vise à faire en sorte que l’art soit accessible à tous les Togolais.  « On ne peut pas dire nous voici en restant chez soi », insiste M. BELEI, enchaînant qu’ « il faut aller vers l’art pour qu’il vienne à notre rencontre ».

    L’exposition collective a pris fin, ce 4 mai,  par un dîner de gala comme pour montrer que l’art n’est pas seulement le pinceau, le tableau sur fond l’inspiration, etc. mais demeure également, et avant tout, un vecteur de convivialité, de partage d’amour (pourquoi pas autour d’un pot) et de brassage socio-culturel. Il est tout simplement thérapeutique comme certains connaisseurs aiment le clamer.

  • Togo-Dr Kodom présente le bilan des 20 ans d’AIMES-AFRIQUE et ses perspectives à Victoire Tomegah-Dogbé

    Togo-Dr Kodom présente le bilan des 20 ans d’AIMES-AFRIQUE et ses perspectives à Victoire Tomegah-Dogbé

    L’ONG AIMES-AFRIQUE, au service des couches vulnérables en matière de soins de santé, a vingt ans. Reçu en audience par Victoire TOMEGAH-DOGBE, Dr Serge Michel KODOM non seulement a fait le bilan au Premier ministre mais lui a aussi demandé plus de soutien du gouvernement.

    Ce mardi 29 avril 2025. A Lomé. Le président fondateur d’AIMES-AFRIQUE a été reçu en audience à la Primature. L’occasion pour le visiteur de faire le bilan des deux décennies d’existence de son organisation non gouvernementale.

    Accompagnement

    En effet, Dr Serge Michel KODOM a fait le résumé des activités réalisées de la création de l’ONG jusqu’aujourd’hui, soulignant également ce qu’il prévoit de faire durant la prochaine décennie. Sur ce dernier tableau, il s’agit de brosser les préparatifs du congrès d’AIMES-AFRIQUE à la cheffe du gouvernement et de la tenue de la deuxième conférence internationale sur le droit à la santé et des droits socio-économiques et culturels des pays et des personnes travaillant dans les zones rurales face aux défis sécuritaires en Afrique. Cette rencontre de haut niveau est annoncée se dérouler à Lomé, la capitale du Togo en novembre 2025.

    M. KODOM a également parlé des cinq ans d’activités de SOS DOCTEUR TV, une télévision 100% santé basée au Togo, dont il est le promoteur.

    Un projet phare d’AIMES-AFRIQUE est en gestation : la création de l’Institut africain de formation en communication de santé et des sciences sociales (IAF-C3S). Pour qu’il prenne corps, et bien d’autres initiatives, notamment l’installation dans les établissements  du Togo des clubs Santé SOS DOCTEUR TV, destinés à la sensibilisation des élèves sur les questions liées à la santé, le visiteur a sollicité l’accompagnement du gouvernement.

    En guise de réponse, Victoire TOMEGAH-DOGBE a félicité son hôte pour tout ce qu’il fait pour les couches les plus pauvres d’ici et d’ailleurs et l’a exhorté à poursuivre sur la même lancée surtout que ses différents projets s’inscrivent dans les actions prioritaires du gouvernement togolais.

  • ‘’RA’ANA’’ : après le vernissage, afterwork artistique avant le dîner de gala

    ‘’RA’ANA’’ : après le vernissage, afterwork artistique avant le dîner de gala

    L’exposition collective ‘’RA’ANA’’, annoncée depuis quelques jours, a effectivement démarré  ce 21 avril par un vernissage pour prendre fin le 4 mai prochain à la place dite La BODEGA à Lomé par une soirée dédiée au finissage et au dîner de gala.

    Avec l’expertise de MANSA Groupe, une agence de communication qui a pignon sur rue dans la capitale togolaise, l’association ART HERITAGE CULTURE organise une exposition dénommée ‘’RA’ANA’’ (Nous voici en langue kabyè) qui se déroule actuellement à Lomé.

    Placée sous le thème « Les premières racines », cette exposition s’inscrit dans une dynamique de retour aux sources, « mettant en lumière des créations qui interrogent, racontent et exaltent l’essence de nos racines », a expliqué Atafeinam BELEI, présidente de ladite association et également patronne de la galerie Anidosse au cours de la soirée de vernissage.

    Pour cet évènement artistique, cinq créateurs ont réalisé des œuvres d’art abstrait et figuratif rappelant la mémoire collective, les mythes fondateurs et la place de l’homme dans l’univers. « Cet hommage aux racines, inspiré du proverbe africain ‘’N’oublie jamais le palmier duquel tu es la brindille’’, est une invitation à découvrir notre essence et à célébrer la richesse inestimable de l’art africain », complète Mme BELEI.

    Les toiles présentées au vernissage ce 21 avril à LA BODEGA plonge le public dans un univers fascinant lui permettant de découvrir ces œuvres uniques…

    « Cette exposition intitulée “Les premières racines » est un voyage au cœur de nos origines, là où l’art devient mémoire, émotion et transmission. C’est une exposition collective dont les œuvres interrogent les liens profonds entre traditions africaines et modernité. Un événement chargé d’histoire et de mémoire », a résumé Kokou EKOUAGOU, l’un des artistes participant à cette exposition collective.

    Mohamed Nimaga, le directeur général de MANSA Groupe, se félicite de ce que ce rendez-vous culturel et artistique ait pu démarrer, souhaitant que ces genres d’occasions se multiplient afin de faire découvrir les talents togolais, et surtout leurs créations.

    Après le vernissage, place à Afterwork programmé sur ce vendredi 25 avril avant la grande soirée de finissage et de dîner de gala qui aura lieu le 4 mai prochain au même lieu, LA BODEGA.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes